Les festivals de l’été sont passés. C’est l’automne. Il fait frais et le temps est humide… Alors que faire pour se redonner un petit coop de boost ? Et bien aller faire un tour à l’Atelier des Môles pour faire de nouvelles découvertes métal ! Ca tombe bien, l’association Ultim’Atome a réuni 3 groupes ce soir (j’en profite au passage pour remercier Mickey, membre de l’association, de m’avoir accrédité pour cette soirée).

C’est le groupe Oxymorya qui ouvre les hostilités. Composés d’anciens membres du groupe Arcadia, ils sont originaires de Dannemarie (Alsace), et distillent leur métal mélodique/symphonique (voire prog. par moment)  depuis 2018. Ils ont 1 album à leur actif,  « Save your mind », sorti en mai 2019.

Il n’y a pas beaucoup de monde dans la salle, et le public garde plutôt ses distances avec le front de scène. Surpris par un premier contact visuel ? Effectivement, les costumes des artistes sont la première chose que l’on remarque : Ambiance steam punk ! Puis ce sont les vindictes saturées de la chanteuse (Soizic en bustier noir) qui vous saisissent ! Avec sa complice (Aurélia en robe blanche), elles forment un duo vocal intéressant, alternant ou mixant chant clair/lyrique et chant saturé de façon assez équilibré (pour ma part, j’aurais préféré un réglage micro qui aurait rendu encore plus agressif et prenant la partie saturée). Le groupe se dit d’inspiration Epica, Nightwish, Delain, Sirenia… Effectivement il y a de cela, mais tant sur le plan visuel que musical, je dirais qu’il y a aussi de l’inspiration, ou tout du moins de la connotation, avec Therion.

L’ensemble marche plutôt bien, avec une bonne présence scénique des musicos (face à face, mains levés, etc.). Malgré tout l’énergie du groupe, le public sera resté globalement en retrait. Seuls les enfants de la famille des musiciens (dûment équipés de casque anti-bruits) se seront finalement risqués en front de scène.

C’est ensuite le groupe Obsidium qui vient faire la bagarre!

Attention, c’est bien au groupe originaire d’Epinal que je fais référence (et non au groupe homonyme suisse). Leur mixture, à eux c’est le modern death metal (euh… que je trouve quand même bien technique quand même). Ils ont commencé à la préparer en 2013, et ont donné naissance à un 1er album « Lesson of Hatred » en 2017. Influencés par The Black Dahlia Murder et Beyond Creation, ils balancent un death technique des plus efficace.  Mais moi, c’est à Allegaeon qu’ils me font penser, notamment par leur côté « on se prend pas au sérieux », en témoigneront les mimiques que  prendront plusieurs des musicos lors du set  (tirage de langue du guitariste Julian, regard exagérément froncé sur posture crabcore de leur autre guitariste Sylvain, …).

Leur chanteur Yan n’étant pas là, c’est Maxime Keller, ancien chanteur des Smash Hit Combo et actuel de No season,  qui a assuré l’intérim, et qui débitera un chant des plus énergiques. La foule se rapproche, et la chaleur  a monté d’un cran. Les titres s’enchaînent avec une exécution impeccable.

Un mystère demeurera pour moi. La bassiste a joué tout une partie du set avec un sous bock recouvrant une partie de ses micros. Pourquoi ? Se servirait elle aussi de son  superbe instrument (basse 6 cordes, multi-scale, qu’elle tabasse sans mediator) comme d’une table de bar de voyage ? Lui poser la question sera une motivation supplémentaire à revoir ce groupe au plus vite !

C’est finalement au tour de Dysmorphic d’entrer en scène pour clore cette soirée.

Leur impressionant chanteur, habillé d’une chemise en soie noire, nous annonce qu’ils viennent de Tours pour nous asséner leur death metal technique. Il rentre très vite dans le vif, et sa chemise ne restera pas sèche bien longtemps!

Dysmorphic officie depuis 2008, et ils sont en effet bien rôdés. A leur actifs, 1 EP : « Dysmorphic » et 2 albums : « A Notion of Causality » et « An Illusive Progress ». Leur jeu est précis, et les musiciens très concentrés sur leurs instruments (un poil trop peut-être, mais pas étonnant me direz vous, car bien sûr on parle de death technique).

C’est véloce, les guitares déversent à souhait, les compos sont élaborées…  Mais je peine à bien rentrer dedans. Au final, j’ai tout de même passé un bon moment, mais sans doutes il m’aurait fallu une première découverte autre qu’en live pour réellement apprécier leur prestation. Pas grave ! La curiosité est aiguisée maintenant, alors je ferai les choses à l’envers.

Live report et crédits photo : Y.BRED

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Les Agités de la Comté, soirée organisée par Aim'Rock ! Report et photos ambiance par Jérôme, photos des groupes, Stéph !
Quand Aim’Rock appelle, Metal in Franche Comté répond présent !! En 3 ans, je pense qu’on a pas dû rater grand’chose, alors quand cette fois ils nous disent « on fait une soirée Metal », illico presto on rapplique !
Comme toujours, on est accueilli comme des rois, tout le monde est aux petits soins pour nous et ça fait toujours plaisir !
Donc ce soir, c’est Metal ! et du régional svp ! mais aussi du métal, la matière cette fois, avec les sculptures de Metal Transformeur, mais aussi les photos de Dark & Light !!
Niveau restauration, on boit de la Dan’s Beer !! Bon choix et comme souvent chez les Aim’Rock, le repas est végé !
Le public est par contre très clairsemé, dommage car du metal en Haute-Saône, ce n’est pas tous les jours.
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Le décor est planté, passons à la musique avec Tallulah qui nous vient de Belfort !! Première fois que je les vois. Leur Thrash aux multiples influences (Death, Doom, …) se laisse écouter, le son met un peu de temps à s’équilibrer. Les compos restent efficaces mais basiques, trop ? Il est vrai que l’originalité n’est pas le point fort des compos de Tallulah mais dans ce style, pas évident de l’être.

Swarmaggedon s’installe avec son backdrop géant !! Toujours à la recherche d’un deuxième gratteux, le groupe est lourdement pénalisé. Et ce soir, c’est double peine, la chanteuse est malade et le son va s’avérer catastrophique. Les samples sont bien trop forts, la batterie sous-mixée et parfois décalée. Les ingés sons n’ont pas su mettre en valeur le Death Mélodique des Bisonstins, c’est dommage ! Je préfère me garder en tête l’une de leur première date lors de la fête de la zik au Titty Twister, où le groupe avait montré un sacré potentiel !

 Ah Assigned Fate, déjà la 3ème fois depuis le début de l’année ! Et à chaque fois le même constat, où s’arrêteront-ils ? Même si l’album commence à dater, on ne se lasse pas de l’entendre ! Le deathcore (mélodique) des Pontissaliens fait mouche, et le public répond. Grâce à l’énergie de Seb, l’un des chanteurs, un petit circle pit se forme !! Qu’ils jouent devant 20 ou 200 personnes, ils assurent le show ! Indéniablement une valeur sûre du Metal franc-comtois qu’on aimerait un peu voir s’exporter !
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Finissons cette soirée avec les locaux de Membrane. Fort d’une tournée en Russie, le groupe est toujours dans la promo de son album « Burn your Bridges », album fort apprécié chez nous et dont les morceaux sont des monuments de lourdeur, de noirceur et tout ce qui peut finir en « eur » !! Le style s’apparente autant à du noise rock qu’à du Black Metal par moment, comme sur « At long last ». Néanmoins, la fin de soirée et l’endroit ne se prêtent pas trop à la musique assez intimiste de Membrane !!
Malgré quelques couacs de son, un manque de public (une mauvaise habitude en ce moment, ça devient parfois incompréhensible), ce fut une bonne soirée !! Merci Aim’Rock !
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Ce vendredi 25 et samedi 26 octobre s’est tenu la 7ème édition du Rock Your Brain Fest aux Tanzmatten à Sélestat en Alsace, organisé par  Zone 51 (que je tiens d’ailleurs à remercier au passage pour avoir bien voulu m’accréditer).

La vie des bénévoles n’est pas simple, et vie professionnelle oblige, je n’ai malheureusement pas pu couvrir la 1ère journée de ce festival. Je ne saurai donc pas vous gratifier de photos ou de description des prestations des Fallen Lillies, Black Rain, Kissin’ Dynamite, Destruction, Equilibrium, Ultra Vomit et Iron Bastards « The snake bite experience » qui ont agrémenté ce vendredi 25 octobre.

Déçu donc, mais c’est quand même plein d’entrain, que j’arrive à l’ouverture des portes ce samedi placé sous un pavillon sacrément Punk ! Rappel : Cette journée annonçait Sold Out ! Et effectivement il y avait du monde. Et aussi du beau monde ! Jugez plutôt.

Démarrage en douceur avec 22 Longs Riffs. Je dis en douceur, non pas à cause de la musique, mais parce que la salle n’était pas encore pleine au moment où ont retentis les premiers accords. L’acoustique en était même perturbée dans le sens où cela résonnait. Petit à petit, les festivaliers ont rejoint la salle et la température a monté, littéralement ! Mais pas encore au point de couper l’élan de la foule qui commençait à bien bouger.

Ce sont ensuite Les Ramoneurs de Menhirs qui ont poursuivi la chauffe. La salle a fini de se remplier sur leur set. Biniou et bombardes d’un côté, guitare de l’autre, l’ambiance était à son comble.

Le set était entrecoupé de nombreuses vindictes, tantôt anticapitalistes, tantôt anti FN, tantôt vantant l’usage de certaines substances naturelles dans un but récréatif, et rappelant souvent que l’avenir reposera sur nos enfants, dont 2 ont d’ailleurs la chance d’assister au concert à leurs côtés sur la scène.

La chaleur était à son paroxysme. Le bon moment pour prendre un peu le frais dehors et en profiter pour se restaurer. Ce n’est certainement pas le festival où l’on trouvera le plus de variétés, mais on notera que la bouffe était plutôt dans le ton de la région avec au menu des Flammekueche ou bien encore des Knack. Côté bière, de la Kro (auquel j’ai d’ailleurs trouvé un petit goût « bizarre », mais bon, passons), et d’autre plus racées à la buvette extérieure.

Repu et désoiffé, je me replonge dans la salle quelques minutes avant le prochain set. Il y fait toujours aussi chaud et moite. Les porteurs de lunettes ne pouvaient d’ailleurs éviter l’embuage quasi immédiat. Heureusement, point besoin de lunettes pour apprécier les riffs sauvages des Tagada Jones et la voix si particulière de son chanteur Nico. Très grosse énergie tout au long du set, avec notamment un Waner qui ne cessait de parcourir la scène de droite à gauche avec sa basse. Les meilleures y sont passées : « Vendredi 13 », « Je suis démocratie », et bien sûr « Mort aux cons » que le groupe a bien fait durer, et invitant à un pogo général plutôt bien suivi.

Puis c’est au tour de Ludwig Von 88 de prendre les rennes. Et là, je dois bien dire que l’on est redescendu en énergie. Le public m’a semblé bien moins enthousiaste. La déco et costumes du groupe, avec colliers à fleurs, genre « les bronzés », ainsi que leur première chanson »Oui-Oui », n’étaient selon moi pas suffisamment raccord avec les le ton donné par les groupes précédents.

La bonne humeur du groupe, et les gros ballons qu’ils ont lâchés dans la foule n’auront pas réussi à rallumer la ferveur de la foule.

Les Sheriff arrivent juste après. Ils connaissent leurs classiques et savent les balancer efficacement au public. Heureusement, car cela a redonné un bon coup de boost à la populace !

Regonflés en énergie, on ne voit pas le temps passer, emportés par leur bonhomie.

Enfin, le Bal des enragés fait son entrée. Sur une intro de Piaf (« La Foule »), Klodia – des Punish Yourself –  fait son entrée, en faisant virevolter ses éventails équipés de long foulards .

Puis c’est sur le « Salut à toi » des Béruriers Noirs que les autres membres de groups font tout à tour leur entrée.

C’est partie pour une farandole de reprises, couvrant plusieurs styles, parfaitement exécutées, et forcément suivies avec beaucoup de ferveur par le public. Le supergroupe a beaucoup tourné cette année, ils sont super bien calés, et prennent visiblement toujours du plaisir  à distiller toute leur rage et leur énergie au public. Pour ma part, ce sont les reprises de Metallica, « Master Of Puppets », Creeping Death » et « Whiplash » qui m’ont fait le plus vibrer… Le « Roots, Bloody Roots » des Sepultura était aussi un grand moment.

On s’amuse toujours aussi à retrouver les postures qui font un peu la marque de fabrique de chacun des groupes : Klodia avec sa meuleuse, Poun – des Black Bomb A –  qui hurle toute sa rage recroquevillé sur son micro et qui n’hésite pas à aller dans la foule pour encore plus la galvaniser, Shanka – des No One Is Innocent – qui porte sa guitare d’une main pour l’embrasser, … Que du bonheur ! Et.. Oh ? Il est déjà 2H30 ? C’est déjà fini ?

J’imagine que quelques furieux sont restés bien énervés avec l’idée de revoir le supergroupe dès le lendemain Chez Narcisse (dans les Vosges à 100 Km de là). Mais pour la majorité des autres, il ne restait plus qu’redescendre tout doucement en émotion, repu de cette formidable et intense journée.

Live report et crédits photo : Y.BRED

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Je tiens dans un premier temps à remercier Michelle de La Griffe du Lion pour m’avoir délivré l’accred’ Photo pour ce concert dont j’ai eu connaissance au tout dernier moment. Ayant déjà vu en concert 2 des 3 artistes de ce vendredi soir, je me suis dit que l’ambiance allait être électrique, un amoureux de la guitare tel que moi n’aurait raté ça sous aucun prétexte.

3 Pat for a Guitar Night, c’est l’histoire de 3 fines gâchettes de la 6 cordes qui ont eu la riche idée de se réunir pour une tournée qui allait débuter ce vendredi 11 octobre aux Môles de Montbéliard. Il s’agit de Pat Mac Manus (déjà vu aux Môles et bar /restaurant le Saint Mô à Saint-Maurice Colombier), de Pat O’May et de Patrick RONDAT que j’avais eu la chance de voir aux Monsters Of Rock de Paris-Vincennes en 1991 pour la sortie de son album « Rape of the Earth ». Patrick assurait la première partie des têtes d’affiche, qui étaient cette année-là, excusez du peu, Metallica et le Band des frères YOUNG…

Petit travail de mémoire rapide pour resituer nos 3 hôtes de ce soir…

Pat Mac Manus, le nord irlandais, c’est l’ex Horselips, puis l’ex Pulse et surtout l’ex Mama’s Boys. Le Groupe avec lequel il va conquérir l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie, jusqu’à rentrer dans le Top 100 du Bilboard aux USA. Le Groupe bougera énormément, changera même de nom…. CELTUS, Pat reviendra en Irlande retrouver ses racines culturelles et musicales et entamer une carrière solo, quelques années plus tard. Il s’agit là d’un musicien aux talents multiples, outre ses talents de guitariste, Pat est un as du Violon qu’il a appris dès l’âge de 5 ans, il affectionne particulièrement ses mélanges savants de Blues-Rock combinés à la musique irlandaise de ses origines.

Patrick Rondat, c’est notre virtuose national né, à l’instar des Joe Satriani, Steve Vaï et autre John Petrucci ou Yngwie Malmsteen, comme lui, adepte de reprises de classiques de la musique classique mixés à la sauce Guitare électrique. Patrick, c’est la guitare dans tous ses états, des techniques guitaristiques, comme le Sweeping, qui donnent le tournis rien qu’à les regarder sur un manche. Son talent et sa technique l’amèneront à collaborer avec bon nombre de pointure musicale, comme Jean-Michel Jarre entre autres, qu’il accompagnera aux quatre coins du monde, avec lequel il jouera sa version électrique de l’été d’Antonio Vivaldi lors du concert au pied de la Tour Eiffel, Didier Lockwood, Michel Petrucciani, Steve Lukather, Garry Moore…. 30 ans de carrière au compteur, Patrick travaille actuellement sur son prochain album solo.

Pat O’May, c’est encore une fois, un fleuron national de la guitare. Né à Rouen, il devient rapidement fan de Deep Purple, qui lui donne envie de devenir guitariste de Hard Rock. Il deviendra la seconde guitare du groupe Rouennais MARIENTHAL qu’il quittera en 1986. Après cela, il s’installera en Bretagne et ce sera une succession d’aventure musicale et de rencontres riches, qui feront de lui un musicien accompli, adepte des mélanges Métalo-celtiques, d’énergie rock et autres musiques traditionnelles, et un digne représentant de la scène rock bretonne. Il travaillera à travers le monde sur des projets divers tels que l’écriture de musique de spectacles, collaborera avec de grandes marques de guitare comme GODIN et LAG en créant son modèle Lag Signature. Il participera aux principaux festivals nationaux tels que les Vieilles charrues, Festival interceltique de Lorient….côtoiera d’autres grands noms de la 6 cordes….. Jeff Beck, Joe Satriani, Steve Vaï, Uli Jon Roth (le prochain sur la liste de mes reports live…..) et travaillera même avec le magazine de la mer THALASSA, sur l’écriture de musique de reportage.

Mais ce soir, c’est Patrick Rondat qui ouvre le bal. Et là, on en prend plein les yeux et plein les oreilles. Car assister à un set de Patrick Rondat, ce n’est pas que sonore, c’est visuel aussi…. En fait on assiste à un contraste extrême dans le jeu de scène, à savoir, un artiste, très calme, réservé, très peu démonstratif mais injectant une énergie dans ses mains et sur l’instrument qui nous laisse sans voix. Ses mains volent sur la guitare, son jeu est tellement rapide qu’il en devient presque invisible. Les notes montent, descendent à la vitesse de l’éclair, la fluidité mélodique de son jeu me scotche littéralement. Patrick reprendra bon nombre de morceaux de son album majeur « Rape of the Earth », toujours d’actualité, quasi 30 ans après sa sortie, inspiré par l’engagement écologique de l’artiste. Les morceaux Nuages (reprise de Django Reinhardt), Ultimate dreams sont vraiment de toute beauté et en guise de passage de flambeau à Pat O’May, Mindscape, repris avec notre Rouennais de la soirée. Entre temps, nous aurons droit à un bref passage des 4 saisons de Vivaldy et plus précisément l’été……..comme c’est beau…..

Pat O’May assure donc le set suivant. Ce sont des racines musicales (métal), génétiques (Irlande, hé oui, il est d’origine irlandaise) et affectives (Bretagne)….. C’est tout ça Pat O’May, et dans sa musique, on a du Rock et du Métal mais tout à la sauce celtique et ça fonctionne bien. Techniquement, c’est du haut niveau également. On n’est pas sur le niveau de technicité du précédent Pat, mais ça crayonne grave quand même, et on est plus sur un environnement musical classique, fait de base Blues Rock Hard, à l’image d’un Gary Moore, autre irlandais de renom, qui nous manque tellement…

Vous l’aurez compris, la guitare est reine ce soir, aux Môles de Montbéliard. Je prends un vrai plaisir à immortaliser ces artistes sur mon capteur numérique. L’énergie, l’émotion qui se dégagent dans le jeu de ses artistes, dans leur visage, sont un vrai plaisir pour l’objectif. Et qui de mieux pour enchaîner que celui que je considère comme l’un des plus expressifs des guitaristes, qui sait faire partager ses émotions au public, celui dont les « mimisc » à la moindre poussée de corde nous laisse entrevoir des grimaces, des rictus, presque des orgasmes……. Monsieur Pat Mac Manus

Pour ce set raccourci, Pat Mc Manus nous gratifie de quelques classiques comme Belfast Boy, avec toujours la même énergie et la même passion, sa musique se vit sur son visage… (je vous renvoie aux photos…..) Il nous fait l’honneur d’une magnifique reprise du Thème de Game of Thrones, joué sur son violon électrique. Un bel hommage à Gary Moore avec la reprise de Still Got The Blues. J’adore cet artiste, même après l’avoir vu pour la 3ème fois, c’est toujours un plaisir que d’aller à sa rencontre de ce type, qui apporte avec lui sot lot d’énergie et de générosité, de joie et de sourire à partager sans modération avec son public.

Nos 3 Pat se retrouveront pour un set final avec entre autres la reprise de « Smoke On The Water » de qui vous savez…

Ils sont beaux nos 3 gratteux, les regards se croisent sur scène, ça s’embrasse, ça s’étreint. On sent le plaisir partagé d’avoir passé une excellente soirée avec Monsieur Rock et Madame Guitare.

Merci les gars.

Franck LAMBERTHOD pour Metal In Franche-Comté.

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RISING FEST VIII, 4 & 5 octobre 2019 à Longvic par David Blackheart

Il me semble raisonnable de m’excuser au près de tous les membres du webzine Metal in Franche-Comté et auprès de tous les membres de l’association Phœnix Rising pour mon absentéisme le vendredi 4 octobre. J’ai discuté le lendemain avec des personnes présentent ce soir là et je sais Ô combien j’ai raté de merveilleux moments offerts par de supers groupes mais la vie n’est pas toujours vécu comme on l’aurait pensé. Mon travail de nuit est la cause de mon absentéisme.

Ce qui est fait est fait et nul besoin d’y poser plus longtemps des regrets. Pour rester avec un certain esprit positif dans la vie, il ne faut pas s’attarder sur le passé, il faut avancer alors place au heavy metal !!!

Samedi 5 octobre 2019

 

13H – A commencer par Sacrifizer, un groupe qui à botter des culs metalleux en envoyant son pur jus de speed metal dans un set dément injecté d’une satané dose de black metal. Ces alsaciens sont à suivre car leur EP sorti en mai 2019 est une belle preuve de leur part qu’ils maîtrisent leurs instruments autant en studio qu’en live. Rien ne leur fait peur, la route black thrash les attend et plus encore, nous les metalleux.

Aller on enchaîne avec Citadelle, un groupe venu de la région bordelaise pour nous jouer un set heavy metal old school avec de belles mélodies. Des chants en français à reprendre en chœur.

15H – Le rythme s’accélère au son de Thrasback, 100% thrash old school pour ce groupe de l’Ile de France. Des reprises, des dérapages et un set décontracté, fuck-off posers !

Born Again en voilà du H.M.G.P (heavy metal géographiquement protégé) made in Bourgogne-France-Comté, j’ai aimé, tu ne peux pas rester de marbre en écoutant leur musique très influencée hard rock.

Thrashback
Born Again
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17H15 – Si tu voulais de la violence et de la rébellion alors il ne fallait surtout pas rater le live des italiens d’Ultra Violence, je m’en suis démonté les cervicales. Ça à chauffer dans le pit ! Ils ont assuré un long live qui a su satisfaire une bonne troupe de thrashers.

Ultra Violence

18H30 – Tiens mais qu’est-ce donc ? Une troupe de théâtre fan de metal ? Cinq personnes font leur entrée sur scène vêtues et coiffées de couleurs criardes, merde c’est l’heure du disco ou quoi ? Ahah ! Pas de panique c’est Nanowar of Steel, ce sont les Ultravomit italiens qui font des parodies de heavy metal avec une grosse dose d’humour. Refrain repris en chœur sur Il cacciatore della note « barbagianni !!! » comprenez la chouette en français et encore Hail to Liechtenstein, Barbie MILF Princess of the Twilight ou Norwegian Reggaeton, le tout à écouter au 10000éme degré avec ou sans alcool.

C’est au tour de Titan et qui fut une agréable surprise pour ma part, je ne connaissais pas ce groupe légende du heavy metal français, né en 1986 sur les cendres de Killers dont nous avons eu droit à quelques reprises pour les fans et nous autres. Le groupe s’est reformé en 2017 au Pyrenean Warriors Open Air.

Nanowar of steel
Titan

21H30 – Enfin un groupe avec une front woman, Marta Gabriel et ses musicos de Crystal Viper nous en ont mis plein la vue et plein les oreilles. Du heavy avec un grand H ! Sur la route des fest depuis 2003 et ils sont venus ce soir spécialement pour notre plus grand plaisir. Ce groupe polonais à un bon jeu de scène et plus rien à prouver. Crystal Viper a chauffé au maximum le public avant qu’il ne se jette sur la tête d’affiche.

Crystal Viper
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23H – La bombe hard rock suédoise à fait exploser l’espace Jean Bouhey avec ses riffs infernaux à deux guitares plus la voix rocailleuse et incontournable du chanteur Dag Hell Ofer. Headbanging et poing levé pendant plus d’une heure sur du gros son hard rock. Ce fut sans aucun doute une belle clôture de festival.

Cette année encore, l’association Phœnix Rising et ses nombreux bénévoles ont su nous offrir un fest varié qui à satisfait l’ensemble du public metalleux venu profiter de cet unique weekend à Dijon-Longvic.

Longue vie au Rising Fest ! Faîtes nous encore rêver !

Bullet
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Jeudi 17 octobre, nous avons eu la chance de pouvoir couvrir le concert des groupes HEILUNG+SKÀLD , à L’autre Canal, dans le cadre du Nancy Jazz Pulsations (NJP). Pour celles et ceux qui ne situent pas, on sort effectivement de l’esprit « métal » habituel pour se retrouver face à de la musique expérimentale envoutante et mise en scène dans un esprit shamanique. Fan de ce groupe, je ne sais pas si ce report va être très objectif mais c’est l’intention qui compte n’est-ce pas ? 😉

Je co-voiture donc dès la sortie du travail, direction Nancy, 2h30 de route, des embouteillages, j’arrive en retard et je ne vois que deux morceaux de la première partie qui n’est autre que SKÀLD. Ouais c’était un sacré beau plateau que nous proposait le NJP.

Du fait de ce retard, je ne peux prendre SKÀLD en photo, j’arrive à peine à capturer une image sympa depuis le balcon de la salle. Malgré le fait que je n’ai pu voir seulement les derniers morceaux, il faut dire que ça envoyait du bois !

Il est 21h, Heilung joue à 22h, ce laps de temps annonce déjà un espace scénique digne de ce nom ! Je retrouve Stéphane à ce moment-là, on attrape une bière et on va attendre dans le PIT photo. 4 morceaux autorisés à la prise de vues depuis le PIT, on s’équipe chacun d’un boitier et on se prépare à immortaliser l’envoutement. On repèrera dans la foule une petite fille d’une dizaine d’année, sur les épaules de son papa qui semble être déjà fan aux vues des bois de cerfs qui ornent sa tête.

22h, c’est partie ! Les mystiques Maria Franz et Kai Uwe Faust entrent en scène. Une longue intro s’ensuit, annonçant la couleur du live. Les morceaux se succèdent,  exécutés à la perfection, ça prend aux tripes d’entrée. Les membres du groupe produisent ces sonorités en frappant sur des tambours, des os, des cloches rituelles, des hochets et surtout un grand nombre d’instruments à percussion… C’est singulier et captivant.

On termine les photos, retournons dans la foule et on ne voit pas le temps passer. Des guerriers entrent en scène, peintures noires sur le corps, femmes seins nus, munis de boucliers et de lances, frappent le rythme au sol avec les manches des lances.

Tout va crescendo, on se laisse animer par l’histoire racontée par les artistes sur scène.

Attentifs à tout ce qu’il se passe, captivés à la fois par le voyage musical que l’expérience visuelle, on se rend compte que le morceau final arrive quand on voit débarquer une des femmes guerrières avec des torches enflammées sur scène.

Ce dernier titre est d’une intensité surprenante, et je crois que si on ne s’était pas laissé bercer par ce qui venait de se passer, la perception de ces énergies que le groupe nous envoyais en pleine face n’était pas possible.  

Le live se termine, la magie du voyage aussi mais ne me laisse pas indemne.

Ce concept proposé par Heilung est le genre de performance que l’on n’a pas l’occasion de voir tous les jours, et ça en devient réellement mystique. C’est pourquoi nous tenions à remercier le NJP pour l’accréditation, car ça nous a permis de vivre une expérience exceptionnelle !

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