Après une année 2020 morne en terme d’occasions de concerts (inutile je crois de rappeler la situation que nous traversons), c’est très enthousiaste que je me rends à cet évènement organisé par Le Moloco. Également, je vois ici l’occasion de voir à quoi pourraient ressembler certains concerts de ces prochains mois, le Moloco ayant eu l’initiative d’organiser ce concert « hors les murs », dans une configuration assise… Au moment où j’écris ces lignes, je me dis que c’était malheureusement sans compter sur l’évolution de la situation qui va nous priver pour quelque temps encore, j’en ai peur, d’évènements de ce genre.

En cette fin d’après-midi du dimanche 4 octobre, je suis donc au Théâtre de Montbéliard, qui offre une configuration des plus classiques : Plafond très haut, fauteuils disposés sur plusieurs niveaux et balcons…

Vérification des masques, mains re-désinfectées à l’entrée, au gel hydroalcoolique (protocole sanitaire suivi à la lettre), je fais mes premiers pas dans la salle principale pour chercher un siège, et je suis déjà surpris par l’ambiance très enfumée, à l’instar des salles de concert classiques. Un siège de séparation entre les groupes de personnes, puis me voilà confortablement installé, masque sur la bouche. Petit clin d’œil aux plus anciens parmi nous, les membres du staff arpentent les allées proposant des bouchons d’oreilles, façon vente de confiseries comme cela se faisait dans les cinémas avant l’arrivée des multiplexes…

Les premiers musiciens à ouvrir le bal sont originaires de la Côte d’Azur, et sont bien décidés à nous apporter un peu de chaleur. SVART CROWN entre donc en scène, avec son Blackened Death Metal.

Avec des débuts en 2004, 6 albums au compteur (le dernier, « Wolves Among The Ashes » est sorti en février cette année), et plusieurs tournées internationales, c’est à un combo bien rôdé que l’on a affaire. Et aussi une des 1ères prestations avec leur nouveau batteur, Remi Sarafino.

Très bon son, lourd, mais pas trop fort (peut-être lié à la configuration de la salle ?). L’ensemble propose des couleurs assez riches, martiales par moment, avec des teintes plus death ou doom à d’autres, des changements de rythme… Assez connoté black, mais décidément pas un black « calibré », et ce pour le plus grand plaisir des auditeurs.

Côté public, l’ambiance prend, mais configuration oblige, il y a beaucoup moins de signes visibles que la salle est transportée (très peu de headbanging). Bon jeu de lumière qui complète l’expérience sonore.

Quelques tritons plus tard, et ragaillardi par cette expérience, le public est autorisé à sortir pour l’entracte. Pas de buvette sur place, alors la grosse majorité fera quelques centaines de mètres pour aller se délecter d’une pinte à un des seuls bars/pubs restés ouverts. (Déjà habituellement les dimanches soirs à Montbéliard ne sont pas connus pour être particulièrement animés..).

En me délectant d’une IPA, je pense déjà au groupe suivant :  REGARDE LES HOMMES TOMBER, originaire de Nantes, et qui délivre du post-black metal. Leur formation date de 2011, et a 3 albums à son actif. Le dernier, « Ascension » est sorti cette année.

La première fois que je les ai découverts, c’était lors de l’évènement en ligne « Hellfest From Home » l’été dernier, filmé dans l’enceinte VIP du site clissonais. Les arches et lustres en os et crânes humains, façon crypte, se prêtaient à merveille à l’univers du groupe. Je m’imaginais donc bien retrouver cette ambiance en allant au Théâtre de Montbéliard ce soir !

De retour de notre pause, je découvre une scène emplie d’encens (même au fond de la salle on les sentait sans problème). Quelques chandeliers avec leurs bougies allumées complètent l’atmosphère, qui promet d’être bien moins lumineuse que pour le 1er groupe.

Les musiciens, chargés d’eyeliner, font leur entrée. Ils sont peu éclairés par les projecteurs, sans doute pour maintenir le côté sombre de leur univers. Ils sont disposés un peu en demi-cercle. Les premières notes teintées de reverb (qui composent leur titre « L’ascension »), fusent, et l’office commence. Je pense que c’est le bon terme, car c’est à une scénique très ritualiste que l’on assiste, d’abord par la mise en scène décrite plus haut, puis soutenue par le jeu de scène du groupe : musiciens assez statiques, chanteur arrivant avec une capuche dont les extrémités latérales tombent très bas (façon fidèle de Thulsa Doom dans Conan Le Barbare), et qui accompagne son chant de mouvements – notamment des mains – un peu à la façon d’un prêche.

Ça marche ! L’atmosphère est là. Les jeux de lumière sont assez monotones, avec beaucoup de rouge et du noir, et ne risquent pas de perturber l’obscurité de l’opus. Mais revers de la médaille, surtout calé dans un fauteuil, l’ensemble m’a paru trop mélancolique, oserais-je dire « soporifique », et un poil linéaire. Je pense qu’une découverte préalable et plus approfondie en mode audio eut été plus propice à une plus grosse prise de plaisir par la suite en live.

Je repars ravi de cette initiative du Moloco, qui encore une fois, situation oblige, va profondément marquer mes souvenirs de concerts. Merci également aux musiciens de SVART CROWN et REGARDE LES HOMMES TOMBER., et également à Cyril Damotte de Hard Force pour ses superbes photos !
Dernier concert avant je ne sais pas ☹. Mais bon, on va s’accrocher ! Stay safe !

Live Report : Y.Bred
Crédit Photo : Cyril Damotte pour Hard Force

Place d’Armes (Echenoz-la-Méline-70) – Samedi 12 septembre 2020

Concert Aim’Rock – 4 groupes

On n’y croyait plus, et pourtant, un quasi miracle s’est produit le 12 septembre dernier à Echenoz-la-Méline, limitrophe de Vesoul (70)…En cette si sombre année pour les évènements musicaux (et pas que…) l’association Aim’Rock, à la demande et avec le soutien de sa commune de localisation, a obtenu l’autorisation d’organiser une soirée de concerts, en plein air, afin d’inaugurer la fin des travaux de la nouvelle Place d’Armes au coeur du village. Bien belle rénovation, il faut le dire ! Un lieu désormais totalement adapté à ce genre de manifestation, avec une buvette permanente, adaptée, un grand préau couvert, devant une place où une grande scène a pu prendre vie en face (enfiiiiiin). Immense plaisir que d’entendre résonner les balances en milieu d’après-midi, à mon arrivée, à pieds, alors qu’au long de tous ces mois de printemps et d’été, les concerts et festivals étaient annulés les uns derrière les autres, malgré parfois des efforts immenses mais anéantis au dernier moment (grosse pensée notamment au Pas Con Festival et au Norton Festival, qui ont subi le pire à peine quelques jours auparavant…pour ne les citer qu’eux).

Comme elle tente de le faire toujours, parce qu’il y a plein de talents « par cheu nouuus », l’asso Aim’Rock a convié 4 groupes de la région, dans des styles assez différents pour répondre aux envies du public majoritairement familial (et totalement masqué évidemment).

Premier groupe à se lancer, le gang de trois, les Bonye & Klyde, avec leur rock acoustique et satirique. Roz’, Joce et Romain, les locaux de l’étape (ils répètent à quelques centaines de mètres dans le local Aim’Rock) ont pu captiver le public déjà bien présent en cette fin d’après-midi ensoleillée. Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de participer à l’un de leurs hold-ups auditifs,allez par là :

Bancamp Bonye&Klyde

Ce fut ensuite le tour d’Houdini d’occuper la scène. Groupe vésulien aussi, tout nouveau, tout motivé pour enfin défendre ses titres rock français en live, et Aim’Rock est fier de leur avoir offert l’opportunité de cette première ensemble à eux quatre. Un rock énergique, poétique et cinglant, que vous pouvez découvrir sur leur soundcloud où sont en ligne les 5 titres de leur premier EP. Un groupe à suivre !

https://soundcloud.com/user-214289175

Avec la nuit tombée (ben oui, en septembre, ça ne traîne plus, pfff), les lights prennent le relais du soleil couchant et prennent tout leur sens pour accompagner le rock trip-hop des Karakoroum, tout droit venus de Belfort pour l’occasion. Un savant mélange de rock, de machines, d’ambiances, de musiques du monde, de titres instrumentaux ou chantés, pour un set très original dans ce style, qui en a dépaysé plus d’un !

Si vous voulez plus de son, il y a des extraits de leur Livestream de confinement ici :

https://karakoroum.com/videos/

Enfin, il était temps de contenter les plus nerveux du public, qui trépignaient en attendant le set volcanique des Breaking The Bank. Eux aussi locataires du local de répèt’ tout proche depuis des années, issus du coin, de Besançon voire même d’un peu plus loin, ils venaient de sortir leur nouvel EP « Bankable » (fin 2019) et s’apprêtaient à aller le présenter sur plusieurs dates avant le fatal coup d’arrêt généralisé. Une longue attente de quasi 9 mois a été nécessaire mais ils ont enfin pu le balancer en live, on y était, et on a aimé ! Du rock métal progressif en plein essor et un EP qu’on vous recommande vivement :

https://soundcloud.com/breaking-the-bank/albums

Et après un chouette rappel, ce concert, dans un lieu inédit (qui en appelle d’autres, msieur le Maire?) a du prendre fin. De nombreux auditeurs se sont succédés tout au long de la soirée, avec toutes les mesures sanitaires respectées (public assis tout autour de la place, masques, désinfectant mains obligatoire à l’entrée, aucune danse mais des remuages de corps quand même…), une jauge jamais dépassée, mais une vraie belle affluence continue. Vivement la reprise plus massive des Live, sisisi, on y croit encore… et tout le monde en a surtout besoin. Et donc, vivement l’occasion de vous proposer de nouveaux Live Reports…

Après des mois de confinement, des semaines de restrictions en tous genres, des jours de solitude (avec apéros-skype quand même hein!!), des nuits pleines d’étoiles sans lumières citadines (ça c’était drôlement chouette !), des minutes le nez dans un étrange masque, des moments de crainte et de tristesse pour certains aussi hélas… la vie presque « normale » reprend tout doucement. Et ce soir, cette normalité passe par un 1er concert live depuis… bien trop longtemps pour moi ! Alors je ressors mon matériel photo, mes bouchons d’oreilles, et mon masque de protection à petites fleurs, et Go to The Pinky Bar !!

Ce sont les « jeûûûnots » de Sarcasme qui relancent le bal en ce début d’été ! Et qu’est-ce que ça fait du bien de retrouver ces bons moments de convivialité et de fête, autour d’une bonne IPA de la brasserie Backporte, servie par notre Gigi préférée !

Ce soir, pour les 4 jeunes metaleux, c’est seulement leur 3e concert ! Autant dire que pour eux, la scène, c’est tout frais ! Et pourtant, ils se débrouillent plutôt bien. Musicalement, ils ont un vrai talent. Joseph, chanteur et bassiste du groupe, même s’il manque bien sûr de pratique scénique, est déjà relativement à l’aise avec le public. Accompagné de son petit frère Rémy à la batterie, et de leurs potes Jérémie et Thomas aux guitares, ils vont enchaîner des reprises de Gojira et Sepultura, mais aussi et surtout nous faire découvrir leur talent d’auteurs-compositeurs-interprètes au travers d’une bonne demi douzaine de compositions originales de death et metalcore.

Moi je vous le dis, retenez leur nom : SARCASME. Ils sont beaux, ils sont jeunes et mon petit doigt me dit qu’ ils vont aller loin !…

Lola Photographie – Laurence AMIELH

Il y a ceux qui connaissent le groupe Scorpions, dont je fais partie, et que je ne présenterai pas au cours de ce report/live. Moi, Scorpions, j’ai déconnecté de ce Groupe depuis Tokyo Tapes, album live sorti en 1978 et bien qu’ils aient fait de bons albums depuis cette date, je n’ai jamais retrouvé dans ce groupe ce qui me transcendait à l’écoute de ce live et des précédents albums, depuis leur premier opus sorti en 1975 (Fly to the Rainbow).

Cette sonorité à la guitare, cette touche magique, intemporelle, mystique, tantôt planante, et surtout très Hard-Rock, ne venait que d’un seul homme et aujourd’hui, il est devant nous, Monsieur Uli Jon Roth en personne, ce soir aux Môles de Montbéliard. Une programmation comme on les aime, chargée d’histoire…

Uli Jon Roth, c’est avant tout un personnage qui accorde une importance particulière à l’ésotérisme et à la métaphysique, auxquels il croit en une parfaite corrélation avec la structure technique de la musique. Il insuffle ainsi son inspiration mystique dans son inspiration musicale, ce qui lui permet d’aborder différents horizons musicaux, comme il a pu le faire sur l’album Metamorphosis, sur lequel il reprend à la guitare des classiques de la musique classique.

Né en décembre 1964 à Düsseldorf, Uli Jon Roth est un guitariste allemand, ex-membre du groupe Scorpions, considéré comme un virtuose et un pionnier du Metal Néo-Classique. Yngwie Malmsteen le cite comme une influence importante pour son jeu et comme meilleur guitariste rock des années 1970, il est d’ailleurs surnommé le Jimi Hendrix allemand, dont son jeu reste énormément influencé. Un jeu de guitare unique, très fluide, très rapide et d’une très grande originalité, à l’image de sa guitare (la Sky Guitar) à sept cordes et 38 frettes, lui permettant de passer à des sons très graves à très aigüs. Uli Jon Roth, à l’image d’Hendrix, demeure un roi de l’improvisation et, est toujours à la recherche de nouveaux sons, de nouveaux effets lui permettant d’explorer de nouveaux horizons et même proposer des choses différentes à chacune de ses prestations scéniques.

Après avoir réalisé 5 albums avec Scorpions, Uli Jon Roth quittera le groupe après la tournée Tokyo tapes et fondera son propre groupe, Electric Sun. Groupe avec lequel il réalisera 3 albums « Earthquake », « Firewind » et « Beyon the Astral Skies. »

S’en suivra une carrière solo avec des albums plus expérimentaux comme « Sky Of Avaloin », « Transcendental Sky Guitar » ou encore « Metamorphosis. »

A ce jour, il reste très actif, réalisant des tournées solo comme ce soir ou en accompagnant d’autres artistes.

Pour le set de ce soir, j’ai cru réentendre l’album Tokyo Tapes, tellement le choix des morceaux coïncidait avec ceux joués par Scorpions au cours de cette mémorable tournée nippone et l’accouchement de cet album live, qui pour moi reste à ce jour, unique. Excusez du peu, mais l’auditoire a de nouveaux pu se délecter aux riffs ravageurs de « Pictured life », « All night long », « We’ll burn the sky », « Dark Lady » « Polar Nights », se laisser transporter sur le sulfureux et plannant « Fly to the Rainbow », le mélodique « In Trance ». Il jouera également 2 titres de ses 2 premiers albums avec Electric Sun, « Indian dawn » et « Electric Sun », et reprendra « All along the Watchtower », morceau de Bob Dylan, mainte fois repris par bon nombre d’artiste, dont Jimi Hendrix…

D’un point de vue technique, tout reste de haute volée. Apporter une voix féminine au groupe demeure un choix original de notre maître de cérémonie tellement cette voix se rapproche de celle de Klaus Meine, unique et indétrônable chanteur de Scorpions, et malgré des réglages techniques quelques peu aléatoires par moment, nous en prenons pleins les oreilles, les bouchons sont les bienvenus quand Maître Uli monte dans les aigüs…. Et ce personnage, mais quel beau personnage, avec ses plumes pendantes à ses bottes et à sa guitare, ses cheveux grisonnant, balayés par le souffle d’un ventilateur d’appoint, et son éternel bandana….. J’aime ces musiciens intemporels alliant classicisme et modernité (première fois que je vois des repères de touche sur une guitare, allumés avec des leds bleus sur le manche….. les experts auront compris….), qui ont su préserver leur style musicale, qui en a fait leur légende.

Je repars heureux de ce concert. Heureux d’avoir vu en chair et en os, un des fondateurs de l’histoire du Hard-Rock, un musicien et guitariste exceptionnel.

Merci à l’Atelier des Môles pour l’organisation et l’accreditation qui m’a été donnée, et leur partenariat auprès de notre belle association.

Franck Lamberthod pour Metal In Franche-comté.

Les 29 février sont rares, contrairement aux programmations étonnantes concoctées par Pat, à la tête du Café Français, à Vesoul, l’un des seuls caf’conc’ régulier de la préfecture haut-saônoise. Ce fut encore le cas, avec deux belles découvertes en ce samedi 29/02 au soir : JUMENT précédé de Goal Volant. Deux noms surprenants, qui méritaient du public de curieux, et bingo ! Avec une forte affluence de mélomanes issus de Besançon et du Doubs présents dès le début de soirée, renforcée par les habitués vésuliens, cela n’augurait que du bon…

Mais avant d’évoquer le set du duo JUMENT, intéressons-nous à l’autre duo programmé, le très mystérieux « Goal Volant »…Après avoir découvert (et aimé !) « Equipe de Foot » en fin d’année dernière, je me disais que ce nouveau sportif à ballon dans le monde musical pouvait aussi être une belle surprise, et ça le fut ! Même si les installations techniques, à jardin de la cave, à base de machines, de câbles, de boutons, et de potentiomètres en tout genre, sont bien éloignées des instruments rock dont je suis plutôt friande, les basses et micros aperçus dans la pénombre m’ont un peu rassurées… Car Goal Volant aime la sombritude, quasi aucun light, une lampe frontale visée sur chaque front, et les 2 membres du duo lancent leur set. Un tout premier set en public, d’ailleurs, du moins sous ce projet, mais qui, tout en étant évidemment perfectible, a bien envoyé et a fait dansé le public remplissant la cave.  Un duo étonnant, qui s’ébroue dans la pénombre, s’échangeant basse et micro-voix (deux voix radicalement différentes, d’ailleurs, donnant des couleurs variées aux titres) au gré des différentes compos, envoyant un post indie aux forts accents de dark wave électro très prometteur. Un groupe à suivre, qui risque de faire parler de lui dans la région, et plus loin encore j’espère, après cette première.

Je vous invite à parcourir leur bandcamp par ici :  https://goalvolant.bandcamp.com/releases

ou à découvrir un extrait par ici :

https://www.facebook.com/StephV70/videos/pcb.3346192055410271/3346125955416881/?type=3&theater

Place ensuite au second duo, fortement attendu par l’audience du soir, JUMENT, installé à cour de la cave, de l’autre côté de ce (fichu) poteau du CF. On retrouve là une batterie et des guitares, augurant que du rock nerveux nous attend. JUMENT, basé à Lyon, distille du rock alternatif et instrumental, se définissant lui-même comme « aux frontières du Stoner, du Post Métal et du Post Rock ». Leur face-à-face quasi-permanent symbolise leur complémentarité, dans un set très changeant, rythmé et méga riche dans sa construction, hyper carré et captivant. Avec un intermède acoustique, où ils jouent en tandem, étrangement alignés chacun avec une guitare, on a le temps de respirer et d’apprécier ce calme au milieu de la tempête, qui ne tarde pas à reprendre. Cet animal respire et transpire le rock, et après avoir fait forte impression à Vesoul, il est reparti galoper vers  d’autres scènes. Ne les loupez pas si vous les croisez sur votre route !

« 1 de 2 »

Ce soir, à l’Atelier des Môles, on inaugurait un nouveau concept : l’Apéro Concert.

L’idée, c’est : tu sors du boulot, tu passes faire tes 3 courses au supermarché du coin, tu te rends ensuite à ton rendez-vous chez ta coiffeuse : comme un jour de semaine normal quoi !

Sauf
qu’en sortant, tu t’arrêtes boire l’apéro aux Môles. Et voilà !

En
tout cas c’est ce que j’ai fait ce soir !

Sur place, un chouette concert avait débuté. Le
temps de revoir avec plaisir plusieurs visages connus, de siroter une
petite bière en grignotant des biscuits apéritifs, de discuter à
droite à gauche, le tout au son d’un excellent concert de
rock-blues, et c’était déjà l’heure de rentrer à la maison. Un
vrai plaisir ce petit bout de soirée !

Mais
revenons-en au concert : Andy
Balcon, à
l’origine de « Heymoonshaker », avec le beatboxer Dave
Crowe, est un excellent Bluesman, qui a déjà trainé sa guitare,
ses grands riffs, ses rythmes sales et sa voix rauque un peu partout
à travers le monde.

Ce
soir, il se présente avec un nouveau projet, accompagné d’un
batteur, l’excellent Rémi Ferbus (Holy Two, Kimberose…) et c’est
sa première sur scène pour ce nouveau show.

Manu Lanvin, grand habitué des Môles, l’a approché… je verrais bien Andy parmi les invités du prochain Baby Blues Festival moi non ?! 😉

Photos JP GRAPHE.
Report : Laurence AMIELH.

Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe