Ce vendredi 25 et samedi 26 octobre s’est tenu la 7ème édition du Rock Your Brain Fest aux Tanzmatten à Sélestat en Alsace, organisé par  Zone 51 (que je tiens d’ailleurs à remercier au passage pour avoir bien voulu m’accréditer).

La vie des bénévoles n’est pas simple, et vie professionnelle oblige, je n’ai malheureusement pas pu couvrir la 1ère journée de ce festival. Je ne saurai donc pas vous gratifier de photos ou de description des prestations des Fallen Lillies, Black Rain, Kissin’ Dynamite, Destruction, Equilibrium, Ultra Vomit et Iron Bastards « The snake bite experience » qui ont agrémenté ce vendredi 25 octobre.

Déçu donc, mais c’est quand même plein d’entrain, que j’arrive à l’ouverture des portes ce samedi placé sous un pavillon sacrément Punk ! Rappel : Cette journée annonçait Sold Out ! Et effectivement il y avait du monde. Et aussi du beau monde ! Jugez plutôt.

Démarrage en douceur avec 22 Longs Riffs. Je dis en douceur, non pas à cause de la musique, mais parce que la salle n’était pas encore pleine au moment où ont retentis les premiers accords. L’acoustique en était même perturbée dans le sens où cela résonnait. Petit à petit, les festivaliers ont rejoint la salle et la température a monté, littéralement ! Mais pas encore au point de couper l’élan de la foule qui commençait à bien bouger.

Ce sont ensuite Les Ramoneurs de Menhirs qui ont poursuivi la chauffe. La salle a fini de se remplier sur leur set. Biniou et bombardes d’un côté, guitare de l’autre, l’ambiance était à son comble.

Le set était entrecoupé de nombreuses vindictes, tantôt anticapitalistes, tantôt anti FN, tantôt vantant l’usage de certaines substances naturelles dans un but récréatif, et rappelant souvent que l’avenir reposera sur nos enfants, dont 2 ont d’ailleurs la chance d’assister au concert à leurs côtés sur la scène.

La chaleur était à son paroxysme. Le bon moment pour prendre un peu le frais dehors et en profiter pour se restaurer. Ce n’est certainement pas le festival où l’on trouvera le plus de variétés, mais on notera que la bouffe était plutôt dans le ton de la région avec au menu des Flammekueche ou bien encore des Knack. Côté bière, de la Kro (auquel j’ai d’ailleurs trouvé un petit goût « bizarre », mais bon, passons), et d’autre plus racées à la buvette extérieure.

Repu et désoiffé, je me replonge dans la salle quelques minutes avant le prochain set. Il y fait toujours aussi chaud et moite. Les porteurs de lunettes ne pouvaient d’ailleurs éviter l’embuage quasi immédiat. Heureusement, point besoin de lunettes pour apprécier les riffs sauvages des Tagada Jones et la voix si particulière de son chanteur Nico. Très grosse énergie tout au long du set, avec notamment un Waner qui ne cessait de parcourir la scène de droite à gauche avec sa basse. Les meilleures y sont passées : « Vendredi 13 », « Je suis démocratie », et bien sûr « Mort aux cons » que le groupe a bien fait durer, et invitant à un pogo général plutôt bien suivi.

Puis c’est au tour de Ludwig Von 88 de prendre les rennes. Et là, je dois bien dire que l’on est redescendu en énergie. Le public m’a semblé bien moins enthousiaste. La déco et costumes du groupe, avec colliers à fleurs, genre « les bronzés », ainsi que leur première chanson »Oui-Oui », n’étaient selon moi pas suffisamment raccord avec les le ton donné par les groupes précédents.

La bonne humeur du groupe, et les gros ballons qu’ils ont lâchés dans la foule n’auront pas réussi à rallumer la ferveur de la foule.

Les Sheriff arrivent juste après. Ils connaissent leurs classiques et savent les balancer efficacement au public. Heureusement, car cela a redonné un bon coup de boost à la populace !

Regonflés en énergie, on ne voit pas le temps passer, emportés par leur bonhomie.

Enfin, le Bal des enragés fait son entrée. Sur une intro de Piaf (« La Foule »), Klodia – des Punish Yourself –  fait son entrée, en faisant virevolter ses éventails équipés de long foulards .

Puis c’est sur le « Salut à toi » des Béruriers Noirs que les autres membres de groups font tout à tour leur entrée.

C’est partie pour une farandole de reprises, couvrant plusieurs styles, parfaitement exécutées, et forcément suivies avec beaucoup de ferveur par le public. Le supergroupe a beaucoup tourné cette année, ils sont super bien calés, et prennent visiblement toujours du plaisir  à distiller toute leur rage et leur énergie au public. Pour ma part, ce sont les reprises de Metallica, « Master Of Puppets », Creeping Death » et « Whiplash » qui m’ont fait le plus vibrer… Le « Roots, Bloody Roots » des Sepultura était aussi un grand moment.

On s’amuse toujours aussi à retrouver les postures qui font un peu la marque de fabrique de chacun des groupes : Klodia avec sa meuleuse, Poun – des Black Bomb A –  qui hurle toute sa rage recroquevillé sur son micro et qui n’hésite pas à aller dans la foule pour encore plus la galvaniser, Shanka – des No One Is Innocent – qui porte sa guitare d’une main pour l’embrasser, … Que du bonheur ! Et.. Oh ? Il est déjà 2H30 ? C’est déjà fini ?

J’imagine que quelques furieux sont restés bien énervés avec l’idée de revoir le supergroupe dès le lendemain Chez Narcisse (dans les Vosges à 100 Km de là). Mais pour la majorité des autres, il ne restait plus qu’redescendre tout doucement en émotion, repu de cette formidable et intense journée.

Live report et crédits photo : Y.BRED

Please follow and like us:
error

Je tiens dans un premier temps à remercier Michelle de La Griffe du Lion pour m’avoir délivré l’accred’ Photo pour ce concert dont j’ai eu connaissance au tout dernier moment. Ayant déjà vu en concert 2 des 3 artistes de ce vendredi soir, je me suis dit que l’ambiance allait être électrique, un amoureux de la guitare tel que moi n’aurait raté ça sous aucun prétexte.

3 Pat for a Guitar Night, c’est l’histoire de 3 fines gâchettes de la 6 cordes qui ont eu la riche idée de se réunir pour une tournée qui allait débuter ce vendredi 11 octobre aux Môles de Montbéliard. Il s’agit de Pat Mac Manus (déjà vu aux Môles et bar /restaurant le Saint Mô à Saint-Maurice Colombier), de Pat O’May et de Patrick RONDAT que j’avais eu la chance de voir aux Monsters Of Rock de Paris-Vincennes en 1991 pour la sortie de son album « Rape of the Earth ». Patrick assurait la première partie des têtes d’affiche, qui étaient cette année-là, excusez du peu, Metallica et le Band des frères YOUNG…

Petit travail de mémoire rapide pour resituer nos 3 hôtes de ce soir…

Pat Mac Manus, le nord irlandais, c’est l’ex Horselips, puis l’ex Pulse et surtout l’ex Mama’s Boys. Le Groupe avec lequel il va conquérir l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie, jusqu’à rentrer dans le Top 100 du Bilboard aux USA. Le Groupe bougera énormément, changera même de nom…. CELTUS, Pat reviendra en Irlande retrouver ses racines culturelles et musicales et entamer une carrière solo, quelques années plus tard. Il s’agit là d’un musicien aux talents multiples, outre ses talents de guitariste, Pat est un as du Violon qu’il a appris dès l’âge de 5 ans, il affectionne particulièrement ses mélanges savants de Blues-Rock combinés à la musique irlandaise de ses origines.

Patrick Rondat, c’est notre virtuose national né, à l’instar des Joe Satriani, Steve Vaï et autre John Petrucci ou Yngwie Malmsteen, comme lui, adepte de reprises de classiques de la musique classique mixés à la sauce Guitare électrique. Patrick, c’est la guitare dans tous ses états, des techniques guitaristiques, comme le Sweeping, qui donnent le tournis rien qu’à les regarder sur un manche. Son talent et sa technique l’amèneront à collaborer avec bon nombre de pointure musicale, comme Jean-Michel Jarre entre autres, qu’il accompagnera aux quatre coins du monde, avec lequel il jouera sa version électrique de l’été d’Antonio Vivaldi lors du concert au pied de la Tour Eiffel, Didier Lockwood, Michel Petrucciani, Steve Lukather, Garry Moore…. 30 ans de carrière au compteur, Patrick travaille actuellement sur son prochain album solo.

Pat O’May, c’est encore une fois, un fleuron national de la guitare. Né à Rouen, il devient rapidement fan de Deep Purple, qui lui donne envie de devenir guitariste de Hard Rock. Il deviendra la seconde guitare du groupe Rouennais MARIENTHAL qu’il quittera en 1986. Après cela, il s’installera en Bretagne et ce sera une succession d’aventure musicale et de rencontres riches, qui feront de lui un musicien accompli, adepte des mélanges Métalo-celtiques, d’énergie rock et autres musiques traditionnelles, et un digne représentant de la scène rock bretonne. Il travaillera à travers le monde sur des projets divers tels que l’écriture de musique de spectacles, collaborera avec de grandes marques de guitare comme GODIN et LAG en créant son modèle Lag Signature. Il participera aux principaux festivals nationaux tels que les Vieilles charrues, Festival interceltique de Lorient….côtoiera d’autres grands noms de la 6 cordes….. Jeff Beck, Joe Satriani, Steve Vaï, Uli Jon Roth (le prochain sur la liste de mes reports live…..) et travaillera même avec le magazine de la mer THALASSA, sur l’écriture de musique de reportage.

Mais ce soir, c’est Patrick Rondat qui ouvre le bal. Et là, on en prend plein les yeux et plein les oreilles. Car assister à un set de Patrick Rondat, ce n’est pas que sonore, c’est visuel aussi…. En fait on assiste à un contraste extrême dans le jeu de scène, à savoir, un artiste, très calme, réservé, très peu démonstratif mais injectant une énergie dans ses mains et sur l’instrument qui nous laisse sans voix. Ses mains volent sur la guitare, son jeu est tellement rapide qu’il en devient presque invisible. Les notes montent, descendent à la vitesse de l’éclair, la fluidité mélodique de son jeu me scotche littéralement. Patrick reprendra bon nombre de morceaux de son album majeur « Rape of the Earth », toujours d’actualité, quasi 30 ans après sa sortie, inspiré par l’engagement écologique de l’artiste. Les morceaux Nuages (reprise de Django Reinhardt), Ultimate dreams sont vraiment de toute beauté et en guise de passage de flambeau à Pat O’May, Mindscape, repris avec notre Rouennais de la soirée. Entre temps, nous aurons droit à un bref passage des 4 saisons de Vivaldy et plus précisément l’été……..comme c’est beau…..

Pat O’May assure donc le set suivant. Ce sont des racines musicales (métal), génétiques (Irlande, hé oui, il est d’origine irlandaise) et affectives (Bretagne)….. C’est tout ça Pat O’May, et dans sa musique, on a du Rock et du Métal mais tout à la sauce celtique et ça fonctionne bien. Techniquement, c’est du haut niveau également. On n’est pas sur le niveau de technicité du précédent Pat, mais ça crayonne grave quand même, et on est plus sur un environnement musical classique, fait de base Blues Rock Hard, à l’image d’un Gary Moore, autre irlandais de renom, qui nous manque tellement…

Vous l’aurez compris, la guitare est reine ce soir, aux Môles de Montbéliard. Je prends un vrai plaisir à immortaliser ces artistes sur mon capteur numérique. L’énergie, l’émotion qui se dégagent dans le jeu de ses artistes, dans leur visage, sont un vrai plaisir pour l’objectif. Et qui de mieux pour enchaîner que celui que je considère comme l’un des plus expressifs des guitaristes, qui sait faire partager ses émotions au public, celui dont les « mimisc » à la moindre poussée de corde nous laisse entrevoir des grimaces, des rictus, presque des orgasmes……. Monsieur Pat Mac Manus

Pour ce set raccourci, Pat Mc Manus nous gratifie de quelques classiques comme Belfast Boy, avec toujours la même énergie et la même passion, sa musique se vit sur son visage… (je vous renvoie aux photos…..) Il nous fait l’honneur d’une magnifique reprise du Thème de Game of Thrones, joué sur son violon électrique. Un bel hommage à Gary Moore avec la reprise de Still Got The Blues. J’adore cet artiste, même après l’avoir vu pour la 3ème fois, c’est toujours un plaisir que d’aller à sa rencontre de ce type, qui apporte avec lui sot lot d’énergie et de générosité, de joie et de sourire à partager sans modération avec son public.

Nos 3 Pat se retrouveront pour un set final avec entre autres la reprise de « Smoke On The Water » de qui vous savez…

Ils sont beaux nos 3 gratteux, les regards se croisent sur scène, ça s’embrasse, ça s’étreint. On sent le plaisir partagé d’avoir passé une excellente soirée avec Monsieur Rock et Madame Guitare.

Merci les gars.

Franck LAMBERTHOD pour Metal In Franche-Comté.

« 1 de 2 »
Please follow and like us:
error

RISING FEST VIII, 4 & 5 octobre 2019 à Longvic par David Blackheart

Il me semble raisonnable de m’excuser au près de tous les membres du webzine Metal in Franche-Comté et auprès de tous les membres de l’association Phœnix Rising pour mon absentéisme le vendredi 4 octobre. J’ai discuté le lendemain avec des personnes présentent ce soir là et je sais Ô combien j’ai raté de merveilleux moments offerts par de supers groupes mais la vie n’est pas toujours vécu comme on l’aurait pensé. Mon travail de nuit est la cause de mon absentéisme.

Ce qui est fait est fait et nul besoin d’y poser plus longtemps des regrets. Pour rester avec un certain esprit positif dans la vie, il ne faut pas s’attarder sur le passé, il faut avancer alors place au heavy metal !!!

Samedi 5 octobre 2019

 

13H – A commencer par Sacrifizer, un groupe qui à botter des culs metalleux en envoyant son pur jus de speed metal dans un set dément injecté d’une satané dose de black metal. Ces alsaciens sont à suivre car leur EP sorti en mai 2019 est une belle preuve de leur part qu’ils maîtrisent leurs instruments autant en studio qu’en live. Rien ne leur fait peur, la route black thrash les attend et plus encore, nous les metalleux.

Aller on enchaîne avec Citadelle, un groupe venu de la région bordelaise pour nous jouer un set heavy metal old school avec de belles mélodies. Des chants en français à reprendre en chœur.

15H – Le rythme s’accélère au son de Thrasback, 100% thrash old school pour ce groupe de l’Ile de France. Des reprises, des dérapages et un set décontracté, fuck-off posers !

Born Again en voilà du H.M.G.P (heavy metal géographiquement protégé) made in Bourgogne-France-Comté, j’ai aimé, tu ne peux pas rester de marbre en écoutant leur musique très influencée hard rock.

Thrashback
Born Again
« 1 de 2 »

17H15 – Si tu voulais de la violence et de la rébellion alors il ne fallait surtout pas rater le live des italiens d’Ultra Violence, je m’en suis démonté les cervicales. Ça à chauffer dans le pit ! Ils ont assuré un long live qui a su satisfaire une bonne troupe de thrashers.

Ultra Violence

18H30 – Tiens mais qu’est-ce donc ? Une troupe de théâtre fan de metal ? Cinq personnes font leur entrée sur scène vêtues et coiffées de couleurs criardes, merde c’est l’heure du disco ou quoi ? Ahah ! Pas de panique c’est Nanowar of Steel, ce sont les Ultravomit italiens qui font des parodies de heavy metal avec une grosse dose d’humour. Refrain repris en chœur sur Il cacciatore della note « barbagianni !!! » comprenez la chouette en français et encore Hail to Liechtenstein, Barbie MILF Princess of the Twilight ou Norwegian Reggaeton, le tout à écouter au 10000éme degré avec ou sans alcool.

C’est au tour de Titan et qui fut une agréable surprise pour ma part, je ne connaissais pas ce groupe légende du heavy metal français, né en 1986 sur les cendres de Killers dont nous avons eu droit à quelques reprises pour les fans et nous autres. Le groupe s’est reformé en 2017 au Pyrenean Warriors Open Air.

Nanowar of steel
Titan

21H30 – Enfin un groupe avec une front woman, Marta Gabriel et ses musicos de Crystal Viper nous en ont mis plein la vue et plein les oreilles. Du heavy avec un grand H ! Sur la route des fest depuis 2003 et ils sont venus ce soir spécialement pour notre plus grand plaisir. Ce groupe polonais à un bon jeu de scène et plus rien à prouver. Crystal Viper a chauffé au maximum le public avant qu’il ne se jette sur la tête d’affiche.

Crystal Viper
« 1 de 2 »

23H – La bombe hard rock suédoise à fait exploser l’espace Jean Bouhey avec ses riffs infernaux à deux guitares plus la voix rocailleuse et incontournable du chanteur Dag Hell Ofer. Headbanging et poing levé pendant plus d’une heure sur du gros son hard rock. Ce fut sans aucun doute une belle clôture de festival.

Cette année encore, l’association Phœnix Rising et ses nombreux bénévoles ont su nous offrir un fest varié qui à satisfait l’ensemble du public metalleux venu profiter de cet unique weekend à Dijon-Longvic.

Longue vie au Rising Fest ! Faîtes nous encore rêver !

Bullet
« 1 de 3 »
Please follow and like us:
error

 

Jeudi 17 octobre, nous avons eu la chance de pouvoir couvrir le concert des groupes HEILUNG+SKÀLD , à L’autre Canal, dans le cadre du Nancy Jazz Pulsations (NJP). Pour celles et ceux qui ne situent pas, on sort effectivement de l’esprit « métal » habituel pour se retrouver face à de la musique expérimentale envoutante et mise en scène dans un esprit shamanique. Fan de ce groupe, je ne sais pas si ce report va être très objectif mais c’est l’intention qui compte n’est-ce pas ? 😉

Je co-voiture donc dès la sortie du travail, direction Nancy, 2h30 de route, des embouteillages, j’arrive en retard et je ne vois que deux morceaux de la première partie qui n’est autre que SKÀLD. Ouais c’était un sacré beau plateau que nous proposait le NJP.

Du fait de ce retard, je ne peux prendre SKÀLD en photo, j’arrive à peine à capturer une image sympa depuis le balcon de la salle. Malgré le fait que je n’ai pu voir seulement les derniers morceaux, il faut dire que ça envoyait du bois !

Il est 21h, Heilung joue à 22h, ce laps de temps annonce déjà un espace scénique digne de ce nom ! Je retrouve Stéphane à ce moment-là, on attrape une bière et on va attendre dans le PIT photo. 4 morceaux autorisés à la prise de vues depuis le PIT, on s’équipe chacun d’un boitier et on se prépare à immortaliser l’envoutement. On repèrera dans la foule une petite fille d’une dizaine d’année, sur les épaules de son papa qui semble être déjà fan aux vues des bois de cerfs qui ornent sa tête.

22h, c’est partie ! Les mystiques Maria Franz et Kai Uwe Faust entrent en scène. Une longue intro s’ensuit, annonçant la couleur du live. Les morceaux se succèdent,  exécutés à la perfection, ça prend aux tripes d’entrée. Les membres du groupe produisent ces sonorités en frappant sur des tambours, des os, des cloches rituelles, des hochets et surtout un grand nombre d’instruments à percussion… C’est singulier et captivant.

On termine les photos, retournons dans la foule et on ne voit pas le temps passer. Des guerriers entrent en scène, peintures noires sur le corps, femmes seins nus, munis de boucliers et de lances, frappent le rythme au sol avec les manches des lances.

Tout va crescendo, on se laisse animer par l’histoire racontée par les artistes sur scène.

Attentifs à tout ce qu’il se passe, captivés à la fois par le voyage musical que l’expérience visuelle, on se rend compte que le morceau final arrive quand on voit débarquer une des femmes guerrières avec des torches enflammées sur scène.

Ce dernier titre est d’une intensité surprenante, et je crois que si on ne s’était pas laissé bercer par ce qui venait de se passer, la perception de ces énergies que le groupe nous envoyais en pleine face n’était pas possible.  

Le live se termine, la magie du voyage aussi mais ne me laisse pas indemne.

Ce concept proposé par Heilung est le genre de performance que l’on n’a pas l’occasion de voir tous les jours, et ça en devient réellement mystique. C’est pourquoi nous tenions à remercier le NJP pour l’accréditation, car ça nous a permis de vivre une expérience exceptionnelle !

Please follow and like us:
error
touché amoré zurich

L’an dernier, on était allé voir Touché Amoré à Zurich au Dynamo dans un tout petit club de 120 personnes (concert dantesque). On se souvient de les avoir découvert à Aarau @Kiff en ouverture de Converge en 2014.

Ces stakhanovistes du tour-bus, qui ont célébré leur 1000ème concert depuis 2007 (avec la sortie d’un live de 30 titres), repartent en tournée pour célébrer ici les 10 ans de leur premier album To the Beat of a Dead Horse (janvier 2009) qui vient de ressortir en version remastérisée.

Sortant de Stage Four (leur dernier album), le groupe s’offre donc une nouvelle tournée européenne alors que vient de sortir un aperçu de leur prochain album : Deflector. Jérémy Bolton, le front-man annonce, pour 2020, une nouvelle venue de TA en Europe.

Tournée un peu spéciale, surtout en raison des groupes qui les accompagnent, qui donne un plateau très éclectique.

On se décide à y aller avec Ludo qui va nous accompagner. Rdv donc à la Rotte Fabrik de Zurich en banlieue; une première pour nous dans cette salle, ayant l’habitude d’aller plutôt au Dynamo ou encore au club 456.

Le temps de trouver la salle, se garer (au 1er parking gratuit à 800m), on loupe les ¾ de PORTRAYAL OF GUILT. On entend deux morceaux, le temps de se prendre une bière un peu chère, d’un post-death/blackened en raison surtout de la voix tintée très black. Le groupe a ressorti une version live de leur album de 2018. Surprenant une telle esthétique en ouverture de TA qui passent un peu pour des gentils californiens.

Là, on a le temps de se poser en attendant DEFHEAVEN. La salle est pas pleine mais assez compacte, il doit y avoir 400 personnes, de tous profils de metalleux (on le remarque aux t-shirts). Le groupe envoie « dream house », titre phare. Là aussi, du blast-beat à mort, sur des guitares envolées, et un chanteur qui officie à la manière d’un front-man de black-metal. Pendant les 9’00 du morceau d’ouverture, on se fait mettre d’accord, ça joue bien, de la reverb à gaver, avec laquelle le chanteur nous fera une panoplie des techniques/effets de chant black. On oscille entre des passages à la Isis, instrumentaux et atmosphériques (par exemple toute la fin de Honey Comb) à des parties brutales quasi black-death (par exemple le morceau Black Brick). C’est vraiment surprenant comme mélange, cohérent avec POG juste avant. Le son est très fort et agressif, ça laisse pas indifférent, la salle ne désemplira quasi pas du live.

Après une pause plutôt courte, TA vient envoyer les premières notes, on est bien installés. Comme prévu, la set-list ne comprend que des titres du premier album _ de 26 morceaux quand même _ comme si le groupe _ qui en a fait le prétexte de sa tournée _ voulait redonner de la noblesse à un album trop méconnu par rapport à I survived by ou encore Stage four. On se laisse alors porter par des morceaux auxquels on s’est rarement attardés. Certains sont des hymnes et poussent public devant le pit pour hurler dans le micro que Jérémy leur tend _ c’est un peu le truc en post-punk : laisser le public finir les phrases. Le concert est plutôt bon, bien qu’on sent qu’une partie du public n’est pas venue pour TA mais pour les groupes précédents. On passera en revue tout l’album pour s’attarder sur une demi-douzaine de morceaux des albums modernes qui ont fait la renommée mondiale de TA, en vrac : Just exist, Flowers and you, Rapture, ou encore Skyscraper en version boule à facettes. On aura aussi droit à Deflector le titre de l’album à venir. Cela tranche néanmoins avec l’ambiance de la soirée. Deux cerises amères sur le gâteau, le son général : on s’attendrait pour TA d’avoir de la basse et de la compression dans la salle, histoire de donner un peu de contenance à cette musique, on en aura très peu, eu égard je pense à la config de la salle : peu de sub, du line-array un peu faible sur une salle avec plafond de 10 mètres.

La soirée fut bonne, c’était cool de découvrir une nouvelle salle à Zurich ; et de revoir ce groupe qu’on attend de pied ferme sur leur prochain album.

Photographies : @DorineMaillot

Live report : Stéphane

Please follow and like us:
error

Salle CATERING CAFE MUSIC (Héricourt-70) – Samedi 31 août 2019

PAS CON FESTIVAL #4

avec Kryptonix officiel, Armaniak, True Bad Hour, Un Saucisson de MaLfaiteurs, Pallas Cats et Caroline acoustic + plein d’exposants

L’été et ses festivals nous manquent déjà, alors on s’est gardé quelques reports sous le coude pour pouvoir s’y replonger un peu. Il est plus que temps de vous causer de ce 31 août, que Metal in Franche-Comté a choisi de passer du côté d’Héricourt (bien que l’évènement tout proche à Oricourt ne manquait pas d’attraits, Eclipse tribute Pink Floyd… pour lequel vous avez (et j’aurai) une séance de rattrapage le 16 novembre prochain à SaonExpo à Port-sur-Saône (70).

Cap donc sur le Catering Café sous un soleil splendide, et ce sont les notes reconnaissables entre toutes de Fat Jeff en mode testeur VIP de cigare box, l’un de ses péchés mignons, qui nous titillent les oreilles dès la sortie de l’auto…

Comme d’hab, en parallèle des concerts, Pulse avait convié pour cette 4ème édition les talents d’artistes suivants : Maskim art, La fausse patte, Metal Transformeur, Cigare Broc Guitare et Fat Jeff, La MangeuseDOM, Des Biles et des Balles, la Douche Froide (Mista Nove et Élise Poinsenot) qui se sont exprimés et nous ont régalé les yeux (et certains bouts de nez) via leurs expositions, leurs performances lives ou les ateliers. Ainsi, outre les incroyables cigar box et stompbox créées par Laurent, les sculptures originales de François aka Metal Transformeur, les non moins chouettes peintures et graff, on a pu assister tout au long de la fin de journée à la réalisation à multiples mains, d’une fresque géante sur le grand mur et la porte d’entrée de la zone expo, du grand Art performé en live sans filet !

 

Passons au son ! 1ère artiste en piste, Caroline Acoustic s’installe en extérieur, sous la généreuse et accueillante tonnelle montée devant le Catering Café, où le public est déjà au rendez-vous malgré l’heure, et c’est tant mieux. Seule avec sa guitare, ou devant son piano, Caroline présente ses compos personnelles, tantôt tendres ou décalées, avec une vraie bonté et une volonté d’échanger, en cherchant les regards et les participations. Une belle découverte, qui permet de lancer les festivités dont le ryhtme ira crescendo. Le temps de s’abreuver (parce que dis donc, il faisait sacrement chaud !) et d’aller redécouvrir les expositions avec toujours autant de bonheur, d’admirer les sons incroyables sortis par Fat Jeff, metteur en valeur de luxe des instruments façonnés par Cigar Broc Guitare, que le deuxième groupe programmé se lance.

Toujours en extérieur, les trois membres de Pallas Cat viennent offrir leurs compos ou reprises dans un style pop rock bien senti, et bien accueilli par le public qui grossit, et reprend en choeur certains refrains. Avec quelques titres joués avec Môssieur Spaso, toujous fidèle au lieu, le set des Pallas Cat prend fin, cloturant (enfin presque, on en reparlera plus tard) les concerts extérieurs. Croyant trouver de la fraicheur entre les murs en pierre, on réalise assez vite qu’on n’aura jamais besoin de notre petite laine…Sauna concert en approche, mais que ce fût bon !

Les premiers sur sa scène intérieure sont les True Bad Hour ! Découverts en début d’année au Simpson’s Pub en trio, je les redécouvre ce soir-là à 5, avec un percussioniste et un guitariste, autour de la flûtiste et du bassiste qui accompagnent (ooh encore lui!) Mista Nove, qui a rangé son échelle et ses peintures, après avoir réalisé les fresques extérieures. C’est donc son talent avec les mots et textes percutants qu’il nous expose alors, déclamant en toute sincérité, directe et décapatante, ses combats, ses envies, son approche de la vie. Un set intense en énergie, en tripes mises à nue, dont le style est indéfinissable mais captivant. On en redemande, unanimement…

Mine de rien, on n’est en qu’à la moitié du Pas Con, on se sert encore un peu plus dans le public et surtout sur scène, car voici que déboulent les Sausbacks ! Alias les énergumènes friants de  déguisements, Un Saucisson de MaLfaiteurs, qui vont déferler avec leur ska-punk-funky-comico-rock délirant, plein de cuivres et de délires et de renard slammant. Déjà nombreux sur scène, entre une vraie fausse-Marilyn au sax, ou autre curé, imprimés peau de bête et haut-de-forme, les Saucissons sont renforcés par l’incontournable Jeff, de retour aux percussions, et la sublime Federica au short transparent et aux ongles enflammés (littéralement ! Vive le Feu !). Un vrai show (on peut aussi dire un joyeux Bordel festif hein) qui donne encore plus chaud (ça paraissait impossible, mais si, on crame !) et met le public transpirant en transe.

Un petit peu de temps pour se remettre, et tenter de se rafraîchir à l’extérieur, où quelques gouttes sont finalement les bienvenues…Et on rattaque les concerts avec Armaniak, des fidèles de la salle, là encore, qui viennent distiller leur heavy rock stoner. Les cinq belfortains se donnent à fond pour défendre leurs compos, et même le coup du jack micro caché ne les destabilisera pas longtemps, ça bastonne, ça fuzze et ça secoue, ils ne tiennent pas en place (donc les photos sont souvent floues :-p ). Un vrai set efficace et maîtrisé, qui ne nous rafraichit pas, et tant mieux !

On va quand même aller rechercher de l’air à extérieur, et là, Surprise !! Des invités mystère ont pris d’assaut la scène extérieure, légèrement arrosée mais surtout éclairée et volcanisée par la fabuleuse équipe Des Biles et des Balles qui accompagne le concert improvisé par un show de cracheurs de Feu, de jonglages et d’acrobaties sublimées par la nuit totale. Sur scène, le trio Johnny Montreuil, (qui performe officiellement le lendemain dans une ville proche), n’a pas voulu attendre dimanche, et a brillamment assuré le rôle du 7ème groupe, offrant au public conquis, entre rouflaquettes et moustaches, quelques titres bebopalulesques, à base de guitare, de batterie et de contrebasse, insouciantes et gorgées de banlieue parisienne. Un vrai rafraîchissement qui nous requinque et nous permet d’aller affronter le dernier concert au coeur du brasier intérieur.

Enfin l’occasion pour moi, après les avoir ratés plusieurs fois, de découvrir les Kryptonix et leur rockabilly endiablé. Presque trentenaire, le groupe est composé de 4 montbéliardais, a sorti pas moins de 6 albums, et a écumé les scènes. Aucun doute aux premiers riffs, les Krypto aiment et maitrisent le live, une vraie présence scènique de la part de chacun, une énergie incroyable, des instrus dingues, à la hauteur de la réputation qui les précède. Un set idéal pour le final de cette quatrième édition du Pas Con Festival qu’il ne fallait pas manquer, foi de moi !

Merci à tous ceux qui ont rendu cette généreuse soirée possible et aussi réussie. Et rendez-vous l’année prochaine, un samedi fin août-début septembre, n’oubliez pas…

Please follow and like us:
error