Les festivals de l’été sont passés. C’est l’automne. Il fait frais et le temps est humide… Alors que faire pour se redonner un petit coup de boost ? Et bien aller faire un tour à l’Atelier des Môles pour faire de nouvelles découvertes métal ! Ca tombe bien, l’association Ultim’Atome a réuni 3 groupes ce soir (j’en profite au passage pour remercier Mickey, membre de l’association, de m’avoir accrédité pour cette soirée).

C’est le groupe Oxymorya qui ouvre les hostilités. Composés d’anciens membres du groupe Arcadia, ils sont originaires de Dannemarie (Alsace), et distillent leur métal mélodique/symphonique (voire prog. par moment)  depuis 2018. Ils ont 1 album à leur actif,  « Save your mind », sorti en mai 2019.

Il n’y a pas beaucoup de monde dans la salle, et le public garde plutôt ses distances avec le front de scène. Surpris par un premier contact visuel ? Effectivement, les costumes des artistes sont la première chose que l’on remarque : Ambiance steam punk ! Puis ce sont les vindictes saturées de la chanteuse (Soizic en bustier noir) qui vous saisissent ! Avec sa complice (Aurélia en robe blanche), elles forment un duo vocal intéressant, alternant ou mixant chant clair/lyrique et chant saturé de façon assez équilibré (pour ma part, j’aurais préféré un réglage micro qui aurait rendu encore plus agressif et prenant la partie saturée). Le groupe se dit d’inspiration Epica, Nightwish, Delain, Sirenia… Effectivement il y a de cela, mais tant sur le plan visuel que musical, je dirais qu’il y a aussi de l’inspiration, ou tout du moins de la connotation, avec Therion.

L’ensemble marche plutôt bien, avec une bonne présence scénique des musicos (face à face, mains levés, etc.). Malgré tout l’énergie du groupe, le public sera resté globalement en retrait. Seuls les enfants de la famille des musiciens (dûment équipés de casque anti-bruits) se seront finalement risqués en front de scène.

C’est ensuite le groupe Obsidium qui vient faire la bagarre!

Attention, c’est bien au groupe originaire d’Epinal que je fais référence (et non au groupe homonyme suisse). Leur mixture, à eux c’est le modern death metal (euh… que je trouve quand même bien technique quand même). Ils ont commencé à la préparer en 2013, et ont donné naissance à un 1er album « Lesson of Hatred » en 2017. Influencés par The Black Dahlia Murder et Beyond Creation, ils balancent un death technique des plus efficace.  Mais moi, c’est à Allegaeon qu’ils me font penser, notamment par leur côté « on se prend pas au sérieux », en témoigneront les mimiques que  prendront plusieurs des musicos lors du set  (tirage de langue du guitariste Julian, regard exagérément froncé sur posture crabcore de leur autre guitariste Sylvain, …).

Leur chanteur Yan n’étant pas là, c’est Maxime Keller, ancien chanteur des Smash Hit Combo et actuel de No season,  qui a assuré l’intérim, et qui débitera un chant des plus énergiques. La foule se rapproche, et la chaleur  a monté d’un cran. Les titres s’enchaînent avec une exécution impeccable.

Un mystère demeurera pour moi. La bassiste a joué tout une partie du set avec un sous bock recouvrant une partie de ses micros. Pourquoi ? Se servirait elle aussi de son  superbe instrument (basse 6 cordes, multi-scale, qu’elle tabasse sans mediator) comme d’une table de bar de voyage ? Lui poser la question sera une motivation supplémentaire à revoir ce groupe au plus vite !

C’est finalement au tour de Dysmorphic d’entrer en scène pour clore cette soirée.

Leur impressionant chanteur, habillé d’une chemise en soie noire, nous annonce qu’ils viennent de Tours pour nous asséner leur death metal technique. Il rentre très vite dans le vif, et sa chemise ne restera pas sèche bien longtemps!

Dysmorphic officie depuis 2008, et ils sont en effet bien rôdés. A leur actifs, 1 EP : « Dysmorphic » et 2 albums : « A Notion of Causality » et « An Illusive Progress ». Leur jeu est précis, et les musiciens très concentrés sur leurs instruments (un poil trop peut-être, mais pas étonnant me direz vous, car bien sûr on parle de death technique).

C’est véloce, les guitares déversent à souhait, les compos sont élaborées…  Mais je peine à bien rentrer dedans. Au final, j’ai tout de même passé un bon moment, mais sans doutes il m’aurait fallu une première découverte autre qu’en live pour réellement apprécier leur prestation. Pas grave ! La curiosité est aiguisée maintenant, alors je ferai les choses à l’envers.

Live report et crédits photo : Y.BRED

Please follow and like us:
error

Le dimanche 14 avril, l’Atelier des Môles nous gratifiait d’une soirée toute en douceur pour préparer la semaine à venir. Les pionniers du grind Napalm Death ont rameuté du monde et la salle est déjà bien remplie quand commence la première partie.

 

Pour chauffer la salle en début de soirée, les bisontins de Prison Life ont été recrutés. J’ai pu gouter à leur hardcore 90’s groovy il y a un an à l’Antonnoir, me laissant une très bonne impression. Leur show énergique et frontal ne s’est pas épuisé et donne toujours autant envie de s’énerver. Le chanteur est particulièrement survolté, mimant ses paroles et donnant des coups dans le vent. Il essaie souvent de communiquer avec le public, qui est au début assez peu réceptif à ses appels à se rapprocher de la scène. Seuls quelques énervés en première ligne se bousculent, notamment lors des quelques très bons breaks.

Question d’organisation, le groupe joue devant le matos de la tête d’affiche. La batterie est sur l’avant de la scène, et on peut voir le batteur jouer. Il a l’air d’en chier par moments, mais je le trouve plus en place qu’il y a un an. Le guitariste et le bassiste sont chacun d’un côté et sont plutôt concentrés sur leur jeu sans trop rester statiques. Ce set de 45 min est efficace et bien exécuté, pas un moment d’ennui pour ma part et la salle a l’air de s’être bien réchauffée.

C’est après une longue attente que les anglais de Napalm Death montent sur scène, et encore c’est pour faire quelques réglages. Le bassiste a des problèmes de son qui ne seront réglés qu’après quelques morceaux. Ce n’est qu’a l’entrée du chanteur que l’on comprend enfin que ça commence. Ce dernier est tout souriant, donne le message de la plupart des morceaux avant de les commencer, fais ses petits pas de course sur scène. Le public est à fond dès que ça commence, beaucoup prennent des photos. Ça énerve quelqu’un qui se met à attraper les portables pour les balancer sur scène, une bagarre éclate au deuxième morceau. Le ton est donné, le pit sera violemment agités tout au long du concert, avec pas mal de bourrins venus pour casser de la mâchoire. Quelques slammeurs se jettent dans la foule depuis la scène, parfois en faisant un salto. Les morceaux s’enchainent, présentant un panel des différentes époques du groupe : titres courts et ultra rapides du début, plus recherchés et longs pour les plus récents. On aura droit au fameux Scum et à deux reprises, l’une des Dead Kennedys et l’autre d’un groupe hardcore suédois (dont j’ai oublié le nom). Le début du concert me plait bien, le coté crasseux et bas du front de Napalm Death communique une envie de tout casser. Mais le groupe a beau être rompu à l’exercice et la musique efficace, une heure et demi de set c’est long pour du grindcore et ça tourne vite en rond, je me suis un peu ennuyé sur les vingt dernières minutes.

Les Môles étaient remplies ce soir-là et c’est quelque chose qui fait plaisir à voir. Merci à l’Atelier pour cette soirée et à Yannick pour les photos.

Please follow and like us:
error
Atelier des Môles (Montbéliard – 25) – Samedi 27 avril 2019

La Guerre du Son organisé « La Guerre du Son lance l’Assaut », samedi 27 avril 2019, à l’Atelier des Môles. Un concert pour se chauffer avant le festival qui aura lieu le 19 et 20 juillet prochain à Landresses (25). L’équipe de la Guerre du Son ont donc invité trois groupes MADAM, Dog’n’Style et Syndrom pour nous remuer.

Avant de passer au vif du sujet parlons du seul bémol de cette soirée  « l’affluence » !!! Je me rend compte rapidement que le public n’est pas au rendez-vous, une petite soixantaine de personnes se sont déplacées. C’est bien dommage car les groupes se sont venus de loin, Dog’n’Style d’Epinal, Syndrom de Mulhouse, et les filles de MADAM ont fait spécialement la route depuis Toulouse. En plus c’est la première fois qu’elles se produisaient dans la région, alors voir si peu de monde c’était un peu navrant… Bougez-vous !!!

Après cet aparté reprenons le déroulement de la soirée.

Une fois passée la porte de l’Atelier des Môles, l’accueil est chaleureux entre bière et petits gâteaux. On ne pouvait pas en attendre moins de cette équipe qui se décarcasse maintenant depuis plusieurs années à organiser leur festival dont la programmation est prodigieuse à chaque nouvelle édition.

MADAM débarque sur scène pour nous livrer un bon rock énergique. Les quatre filles Gab au chant, Marine à la basse, Chris à la guitare et Eva à la batterie (elle remplace temporairement Anaïs suite à un heureux événement) se donnent à fond, elles chauffent le public qui tarde un peu à rapprocher de la scène. Les filles se donnent du mal pour bouger le public, ce n’est pas des plus évident car elles sont en première partie, elles ne sont pas de la région, et il n’y a pas foule (cf la gueulante). Quoi qu’il est soit c’est du bon rock comme j’aime avec en plus quatre nanas aux commandes, ça casse les codes j’adore. Ce vu un réel plaisir de vous découvrir, revenez dans la région quand vous voulez MADAM.

MADAM
« 1 de 2 »

Le second groupe à monter sur la scène de l’Atelier des Môles est Dog’n’Style. Ils ont abandonné leurs shorts et tee-shirts à fleurs, qui nous avaient temps marqué au festival des Sapins Barbus, pour une tenu plus classique de rockeur : jean troué, veste en jean et tee-shirt. Ils nous dévoilent leurs nouvelles compos qu’ils travaillent depuis plusieurs mois maintenant. La scène leur a manqué ça se ressent. Les quatre amis Greg (chant et guitare), Yan (guitare), Robin (basse) et Vincent (batterie) ont bien bossé, ils peuvent être fier du boulot accompli c’est un régale.

Dog'n'Style
« 1 de 3 »

En clôture de cette soirée Syndrom dans un style pop hardcore détonnant. Céclia au chant, et à la guitare, alterne sa voix entre mélodie et brutalité. Elle est entourée de Nicolas à la guitare avec ses riffs crasseux, Anna avec ses lignes de basse claquantes, et Louison enrobant le tout à la batterie. Ce style d’opposition est parfaitement maîtrisé, ça ne laisse pas indifférent pour preuve ils joueront le samedi 22 juin au Hell Stage 2019 – Beyond the HellGate !!! Dommage que le groupe a quitté la scène rapidement, j’en aurai bien pris une ou deux doses de plus.

Une autre actualité les concernant : ils sortent prochainement un nouvelle EP « You’ll Get Used To Pain » qu’ils vont dévoiler à l’occasion d’un concert, le 18 mai 2019, au Noumatrouff à Mulhouse (Haut-Rhin) – lien vers l’évènement facebook

Syndrome
« 1 de 3 »

La soirée de termine, merci à toute l’équipe de la Guerre du Son et de l’Atelier des Môles, et il me tarde d’être à la prochaine édition de la Guerre du Son dont l’affiche impressionnante : OOMPH, Soulfly, No One is Innocent, Black Bomb A, Pogo Car Crash Control, Banane Metalik, Knuckle Head, Shaârghot, Fallen Lillies, Iphaze, Demon Vendetta, Membrane, Assigned Fate, Le Massacre, Sound of Dust, Landslide, Daale et The Maniax.

Alors, Guerriers et Guerrières, rendez-vous au 19 et 20 juillet prochain à Landresse (Doubs).

Report et crédit photo Nico Ligth
Please follow and like us:
error

Les 35 ans de l’Atelier des Môles – décembre 2018 – Live Report by Lola.

En ce début d’année, je vous souhaite à tous une excellente année 2019, pleine de bonheur, de rires, et de bons concerts ! A l’Atelier des Môles, on entame la 36e saison ! Vous imaginez !… Hé oui… on a fêté les 35 ans de cette association début décembre !

Le 17 décembre 1983, Sabino, Denis, Doudou et quelques autres étaient déjà là. Ils ont ouvert les portes de l’Atelier des Môles pour la première fois au public. A l’affiche, les Black Angels et Stunners. Le prix d’entrée avait été fixé à 30 francs…

Depuis, plus de 1000 concerts ont suivi cette première fois ! Denis a immortalisé toutes ces soirées jour après jour derrière son objectif. Imaginez la photothèque qu’il possède ! C’était l’occasion de proposer une belle expo-photos* qui retrace ces 35 années de concerts.

En cette soirée anniversaire, entre deux petits toasts apéros, on refait le match : les anciens se sont remémoré les premières années, la sono a égrainé une toute petite partie des milliers de chansons qui ont fait tremblé les murs de la salle obscure, le public est venu trinquer à la santé de cette salle devenue mythique sur le Pays de Montbéliard et bien plus loin aussi… Si les murs pouvaient parler, ils en auraient à dire, eux qui ont tellement « sué » au cours de ces centaines de soirées au rythme du Rock, du Punk, du Metal, du Blues, du Stoner et j’en passe ! A eux aussi je souhaite, non seulement une Bonne Année 2019 avec une super prog comme d’habitude, mais aussi plein de bon son pour les 35 prochaines années !

*L’exposition photo de Denis BRETEY restera visible jusqu’en juin 2019.

Lola Photographie – Laurence AMIELH

Please follow and like us:
error

    Le temps passe… bien trop vite… Nous voilà déjà en fin d’année 2018 et je ne vous ai pas raconté les quelques concerts auxquels j’ai eu le plaisir d’assister en cette fin d’automne à l’Atelier des Môles.

    La très jeune génération a été représentée par tRuckks, jeunes Haut-Saônois dont le talent a déjà été remarqué puisqu’ils sont montés sur scène aux Eurockéennes et ont fait les Inouïs du Printemps de Bourges. Leurs « potes-fans » les avaient accompagnés et ont mis une bonne ambiance au pied de la scène !  Pour moi, ces 4 garçons ont encore à apprendre coté live, et en particulier être plus naturels… et relever la tête ! 😉 Mais le plaisir de jouer est présent et ça c’est important !

    Ils ouvraient la soirée pour Pogo Car Crash Control, P3C pour les intimes ! 😛 Alors eux, ils sont 4 aussi, guère plus vieux que les précédents (d’ailleurs le sont-ils seulement ?!…), mais alors une énergie débordante ! Je les ai découverts sur la scène de la War Zone au Hellfest 2018. Quand j’ai vu leur nom sur le programme automnal des Môles, j’ai foncé sans hésiter ! Lola, jolie petite blonde au visage d’ange, est folle à lier dès qu’elle branche son ampli et attrape sa basse ! 😀 Whaou ! Ses 3 potes musiciens sont de la même trempe. Le tout envoie un Rock Garage à la limite du punk, agrémenté d’une ou deux jolies balades, histoire de faire redescendre un peu la pression et reprendre son souffle entre 2 pogos ! Ouf !… Restez comme vous êtes, naturels et plein de fougue, et surtout ne prenez pas la grosse tête comme certains de vos « Influences »….. 😉

    Bon ça c’était la soirée du 17 novembre. Retour aux Môles le 24 ! Faut pas perdre la main ! On commence par The Dead Ritons. Ils sont 2, nous viennent tout droit du haut Doubs, et font du Punk Musette ! Oui oui ça existe ! Un accordéon et des cordes vocales, et hop ! C’est parti ! Bon, cette formation est encore récente, il y a de l’idée mais je trouve qu’il manque quelque chose… La voix n’est pas assez posée, et l’accordéon seul ne donne pas suffisamment de profondeur à l’ensemble. J’aurais bien vu au moins un minimum de percu. A revoir, suivant l’évolution du groupe.

    La tête d’affiche de la soirée, c’était Opium du Peuple. Ils sont 7, tous aussi déjantés les uns que les autres ! Le groupe, originaire du Sud Ouest, a déjà plus de 10 ans de scène. C’est avec un humour désarmant qu’ils reprennent aussi bien des classiques de la chanson Française que des titres de groupes rocks bien connus, le tout remixé à la sauce Rock, Punk, Métal, voire Black Metal ! Les Opiumettes sont là aussi pour faire du concert un véritable spectacle. On en prend plein les mirettes et ont se prend à chanter à Tue-tête avec eux aussi bien « Le temps des Cerises » que ‘Macron est mort ce soir » ou un bon vieux Renaud !!

Lola Photographie – Laurence AMIELH

 

 

Please follow and like us:
error

L’APCRPM a organisé son 1er concert de rock le 17 décembre 1983. C’est plus de 35 ans d’expérience et une équipe de bénévoles passionnés et sans cesse renouvelée, qui se fendent en quatre pour servir un cocktail musical détonant et étonnant. La salle a su acquérir une reconnaissance nationale et internationale.

Afin de fêter dignement cet événement, 3 soirées sont prévues sur 10 jours

Et vous pourrez découvrir le nouvel ecocup de l’Atelier des Môles où notre logo trône fièrement !

Please follow and like us:
error