En ces temps rudes, ne serait-ce qu’au niveau du climat, c’est emmitoufflée dans mon polaire que je vous propose de vous (re)plonger dans le WE des 6 & 7 septembre dernier, au bayou de Thise. Il est plus que temps, hein, oui je sais, et ça nous fera du bien ! Swampons de nouveau !!!

En cette seconde édition du Swamp Fest, Metal in Franche-Comté a eu l’honneur d’être invité par la chouette association Heavy Gators, y a tenu avec joie son stand et a pu participer à ces 2 jours de concerts. Avec 15 groupes au programme (contre déjà 12 l’an dernier !), 6 le vendredi, 9 le samedi, on savait qu’on allait être gâtés en décibels, d’autant que les styles musicaux étaient très cohérents (ouais, j’avoue, je ne suis pas fan du tout des festoches hétéroclites où il faut se farcir certains sets douloureux pour bénéficier de ceux qu’on attend…), nous emmenant sur toutes les branches du Rock’nRoll, du Blues au Stoner, punk surf, psychobilly et autre country touch…cohérent mais pas lassant ni lisse ! Je dirais même franchement parmi les meilleures prog’ que j’ai pu vivre cette année, et ptete même depuis plusieurs années. Je vais tenter de vous résumer tout ça…

Commençons par le vendredi 6 ! Arrivés à la mi-journée sur le site de l’aérodrome de Thise (une vaste plaine, plantée de quelques hangars typiques, et un immense parking), Jérôme et moi sommes chaleureusement accueillis et hop, on s’installe gentiment alors que les derniers préparatifs s’activent tout autour par une équipe de bénévoles motivée et bien cooool. Autour de nous, d’autres stands prennent forme : on retrouve notamment avec immense plaisir l’ami Laurent, alias Cigar Broc Guitare, le transformeur de tout en cigar box guitares dingues, et qui sooooonnent ! ; un stand de douceurs vegan qui nous a régalé lors des ptits creux ; des vendeurs de vinyls et d’objets rock; et j’en passe… Et tout le monde est heureux d’être là, un vrai plaisir partagé.

Vers 18h30, c’est sur scène que les hostilités commencent, et c’est le serial gig performer Fat Jeff qui s’y colle ! Qui mieux que lui pouvait donner le ton musical de ce festival à la sauce US ? Artiste local hyper actif sur toutes les scènes, festoches, caf’conc’, inlassablement il se donne toujours à 100 % en faisant vibrer tous ses guitares et cigar box guit’ (dont la plupart créées par Cigare Broc, qui en plus, en offre généreusement 2 à gagner par tombola), cadencées à la grosse caisse. Un set hyper bien mené, issu de son premier album que je recommande chaudement et grassement !L’heureux public déjà présent est dans le bain et sait à quoi s’attendre ensuite !

Enfin, pas tout à fait, car le duo qui se présente alors sur scène est plutôt atypique : venu de Suisse, One Rusty Band est constitué par un chanteur-guitariste (jusque là, normal) et par une performeuse de claquettes-percus bondissante, souriante, pleine d’énergie et de rythme (et là, c’est pas courant) ! Un spectacle incroyable, bien calé et surtout, plein de bonheur, leur complicité se sent et les sourires se propagent bien vite sur les visages autour. Greg, le one-man-band, empoigne guitare, ou, lui aussi, cigar-box guitare incroyable à base de radiateur, grosse caisse, caisse claire, ou encore harmonica, tandis que Léa, la tap danseuse acrobate illustre parfaitement le rythme, en utilisant même une wash board de temps en temps, quand elle ne fait pas le poirier… Un set de Dirty Blues Rock Tap’n Roll sautillant, bien gras mais bien gai ! Epatant, hâte de pouvoir les revoir, vraiment !

On vogue ensuite vers un Rythm’n Blues Rock, (plus « traditionnel et classique », si on compare avec ce qu’on vient de découvrir), avec le quatuor albigeois, looké bien class’ , The Money Makers. Un chanteur au piano, un guitariste, un batteur et un contrebassiste, et ça envoie du rock’n roll, en faisant le grand écart entre du Jump Blues, du Early Rock’n’Roll, voire du Swing . Du « ouuuh yeeaah » bien chaloupé, avec une reprise de Fat Domino glissée parmi le set, encore du son bien réjouissant et là aussi, un vrai plaisir visible sur la scène qui commence à se baigner de lumières, le soleil se couchant sagement (lui…). Devant la scène, la foule commence à bien se masser.

Surtout que le phénomène qui suit est parmi les « têtes d’affiche »…Voici donc l’heure de Reverend Beat-Man, lui aussi venu de Suisse, en solo, pour nous délivrer un set de son Blues Trash Rock’n Sauvage…Avec son fort accent suisse allemand, il propulse des paroles aux sons étranges, en one-man band encore, parfois carrément flippant, tout comme son crâne fumant littéralement sous les lights. J’avoue que là, perso, j’ai été un peu déboussolée, ahahah…Heureusement que j’étais bien protégée (notamment par ma capuche, (mais pas que !) parce que oui, ça flotte…arff). Mais c’est vraiment à voir, si vous n’avez pas peur du (space) blues trash achhhh so !

Le temps de se remettre de toutes ces émotions, et de retrouver ses repères dans le site désormais plongé dans la nuit qui a pris une toute nouvelle allure sous les lumières, et zou, il est déjà temps de rejoindre l’immense scène encadrée par les têtes d’alligators illuminées… Bayouuuuu !

Il nous reste deux groupes à découvrir pour cette première soirée, alors on y va gaiement et humidement, mais c’est pas graaaave !

Place au White Rattlesnake, deux jeunes gaillards savoyards, vachement énergiques, en mode batterie-guitare qui se répondent et s’additionnent, formant un Heavy Blues Rock bien goudronné ! Des titres nerveux, des reprises à leur sauce (« Oups I fucked it again… »), et même un Wall of Death sorti de derrière le bayou et sous les gouttes, et ils finissent carrément en slibards.. Un set bien dingue, mais tout comme l’ont été, à leur façon, tous les prédécesseurs.

Et vous vous en doutez, le dernier groupe à se produire sur scène ne ramènera ni calme ni sérénité, ce n’est absolument pas prévu chez les Heavy Gators, faut du mordant et de la carapace 😀

Alors plus rien ne nous étonne quand arrivent les Cannibal Mosquitos sur la scène swampesque. Où trône une batterie encadrée de 3 écrans cathodiques de télévision, avec des courses de voitures, des hot-rods, de vieilles séries (Shériff fais moi peur et ses cascades mythiques !)…. Trois créatures en salopettes orange vif, des casques avec des yeux hublots surdimensionnés, un bec pointu de moustique XXL, et pas de micro, car Cannibal Mosquitos, c’est de la Punk Surf Music purement instrumentale, dopée au sang plein de stéroïdes et autres hormones survoltées, renforcée par des samples farfelus et bien drôles parfois…On termine cette journée comme on l’a démarrée, avec un set inoubliable. Même si sur l’affiche du programme, on pouvait s’interroger sur le peu de noms de groupes « connus » (personnellement, je n’en connaissais que 3 sur les 15), je peux vous garantir, et je n’en avais au départ aucun doute, qu’on peut avoir totale confiance dans les choix musicaux des Heavy Gators, capables de dégotter, une fois de plus, pour la seconde édition, un panel exceptionnel de talents. Merci les gars pour ces découvertes ! Reste 9 groupes pour le lendemain.. ouais… c’est jouable 😀 Le temps de (revivre et ) vous rédiger tout ça, et je reviens vous raconter ce qu’on a vécu… Ce sont des dingues ces gars-là, et on aime les tellement !

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Salle CATERING CAFE MUSIC (Héricourt-70) – Samedi 31 août 2019

PAS CON FESTIVAL #4

avec Kryptonix officiel, Armaniak, True Bad Hour, Un Saucisson de MaLfaiteurs, Pallas Cats et Caroline acoustic + plein d’exposants

L’été et ses festivals nous manquent déjà, alors on s’est gardé quelques reports sous le coude pour pouvoir s’y replonger un peu. Il est plus que temps de vous causer de ce 31 août, que Metal in Franche-Comté a choisi de passer du côté d’Héricourt (bien que l’évènement tout proche à Oricourt ne manquait pas d’attraits, Eclipse tribute Pink Floyd… pour lequel vous avez (et j’aurai) une séance de rattrapage le 16 novembre prochain à SaonExpo à Port-sur-Saône (70).

Cap donc sur le Catering Café sous un soleil splendide, et ce sont les notes reconnaissables entre toutes de Fat Jeff en mode testeur VIP de cigare box, l’un de ses péchés mignons, qui nous titillent les oreilles dès la sortie de l’auto…

Comme d’hab, en parallèle des concerts, Pulse avait convié pour cette 4ème édition les talents d’artistes suivants : Maskim art, La fausse patte, Metal Transformeur, Cigare Broc Guitare et Fat Jeff, La MangeuseDOM, Des Biles et des Balles, la Douche Froide (Mista Nove et Élise Poinsenot) qui se sont exprimés et nous ont régalé les yeux (et certains bouts de nez) via leurs expositions, leurs performances lives ou les ateliers. Ainsi, outre les incroyables cigar box et stompbox créées par Laurent, les sculptures originales de François aka Metal Transformeur, les non moins chouettes peintures et graff, on a pu assister tout au long de la fin de journée à la réalisation à multiples mains, d’une fresque géante sur le grand mur et la porte d’entrée de la zone expo, du grand Art performé en live sans filet !

 

Passons au son ! 1ère artiste en piste, Caroline Acoustic s’installe en extérieur, sous la généreuse et accueillante tonnelle montée devant le Catering Café, où le public est déjà au rendez-vous malgré l’heure, et c’est tant mieux. Seule avec sa guitare, ou devant son piano, Caroline présente ses compos personnelles, tantôt tendres ou décalées, avec une vraie bonté et une volonté d’échanger, en cherchant les regards et les participations. Une belle découverte, qui permet de lancer les festivités dont le ryhtme ira crescendo. Le temps de s’abreuver (parce que dis donc, il faisait sacrement chaud !) et d’aller redécouvrir les expositions avec toujours autant de bonheur, d’admirer les sons incroyables sortis par Fat Jeff, metteur en valeur de luxe des instruments façonnés par Cigar Broc Guitare, que le deuxième groupe programmé se lance.

Toujours en extérieur, les trois membres de Pallas Cat viennent offrir leurs compos ou reprises dans un style pop rock bien senti, et bien accueilli par le public qui grossit, et reprend en choeur certains refrains. Avec quelques titres joués avec Môssieur Spaso, toujous fidèle au lieu, le set des Pallas Cat prend fin, cloturant (enfin presque, on en reparlera plus tard) les concerts extérieurs. Croyant trouver de la fraicheur entre les murs en pierre, on réalise assez vite qu’on n’aura jamais besoin de notre petite laine…Sauna concert en approche, mais que ce fût bon !

Les premiers sur sa scène intérieure sont les True Bad Hour ! Découverts en début d’année au Simpson’s Pub en trio, je les redécouvre ce soir-là à 5, avec un percussioniste et un guitariste, autour de la flûtiste et du bassiste qui accompagnent (ooh encore lui!) Mista Nove, qui a rangé son échelle et ses peintures, après avoir réalisé les fresques extérieures. C’est donc son talent avec les mots et textes percutants qu’il nous expose alors, déclamant en toute sincérité, directe et décapatante, ses combats, ses envies, son approche de la vie. Un set intense en énergie, en tripes mises à nue, dont le style est indéfinissable mais captivant. On en redemande, unanimement…

Mine de rien, on n’est en qu’à la moitié du Pas Con, on se sert encore un peu plus dans le public et surtout sur scène, car voici que déboulent les Sausbacks ! Alias les énergumènes friants de  déguisements, Un Saucisson de MaLfaiteurs, qui vont déferler avec leur ska-punk-funky-comico-rock délirant, plein de cuivres et de délires et de renard slammant. Déjà nombreux sur scène, entre une vraie fausse-Marilyn au sax, ou autre curé, imprimés peau de bête et haut-de-forme, les Saucissons sont renforcés par l’incontournable Jeff, de retour aux percussions, et la sublime Federica au short transparent et aux ongles enflammés (littéralement ! Vive le Feu !). Un vrai show (on peut aussi dire un joyeux Bordel festif hein) qui donne encore plus chaud (ça paraissait impossible, mais si, on crame !) et met le public transpirant en transe.

Un petit peu de temps pour se remettre, et tenter de se rafraîchir à l’extérieur, où quelques gouttes sont finalement les bienvenues…Et on rattaque les concerts avec Armaniak, des fidèles de la salle, là encore, qui viennent distiller leur heavy rock stoner. Les cinq belfortains se donnent à fond pour défendre leurs compos, et même le coup du jack micro caché ne les destabilisera pas longtemps, ça bastonne, ça fuzze et ça secoue, ils ne tiennent pas en place (donc les photos sont souvent floues :-p ). Un vrai set efficace et maîtrisé, qui ne nous rafraichit pas, et tant mieux !

On va quand même aller rechercher de l’air à extérieur, et là, Surprise !! Des invités mystère ont pris d’assaut la scène extérieure, légèrement arrosée mais surtout éclairée et volcanisée par la fabuleuse équipe Des Biles et des Balles qui accompagne le concert improvisé par un show de cracheurs de Feu, de jonglages et d’acrobaties sublimées par la nuit totale. Sur scène, le trio Johnny Montreuil, (qui performe officiellement le lendemain dans une ville proche), n’a pas voulu attendre dimanche, et a brillamment assuré le rôle du 7ème groupe, offrant au public conquis, entre rouflaquettes et moustaches, quelques titres bebopalulesques, à base de guitare, de batterie et de contrebasse, insouciantes et gorgées de banlieue parisienne. Un vrai rafraîchissement qui nous requinque et nous permet d’aller affronter le dernier concert au coeur du brasier intérieur.

Enfin l’occasion pour moi, après les avoir ratés plusieurs fois, de découvrir les Kryptonix et leur rockabilly endiablé. Presque trentenaire, le groupe est composé de 4 montbéliardais, a sorti pas moins de 6 albums, et a écumé les scènes. Aucun doute aux premiers riffs, les Krypto aiment et maitrisent le live, une vraie présence scènique de la part de chacun, une énergie incroyable, des instrus dingues, à la hauteur de la réputation qui les précède. Un set idéal pour le final de cette quatrième édition du Pas Con Festival qu’il ne fallait pas manquer, foi de moi !

Merci à tous ceux qui ont rendu cette généreuse soirée possible et aussi réussie. Et rendez-vous l’année prochaine, un samedi fin août-début septembre, n’oubliez pas…

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Plein Air (Le Russey – 25) – Vendredi 7 juin 2019

POP CORNES FESTIVAL #1, avec No One Is Innocent, Zoombee’X, Ultra Vomit, Silver Dust, Le Bal Des Enragés, Ghost CH, CoverQUEEN

C’est avec beaucoup de retard (désolééééé !) que nous revenons sur la 1ère édition du Pop Cornes Festival, organisée du 7 au 9 juin dernier au Russey (Doubs). Depuis l’annonce du casting, je ne vous cache pas qu’on était plusieurs à trépigner et à attendre enfin ce vendredi 7 juin. Réunir 3 aussi belles têtes d’affiche sur un premier soir, sur un premier festoche, c’était hardi, et on aime ça ! On ne vous parlera pas des 2 autres jours, parce qu’on n’y était pas, mais une belle programmation était  également proposée, bien que moins rock et plus éclectique. J’aurais néanmoins aimé voir Luke et la talentueuse Marion Roch et ses acolytes, mais ça sera pour une autre fois…

Revenons donc à cette première soirée, et disons-le tout de suite, comme beaucoup l’ont déjà écrit clamé avant nous (beh oui, parce qu’on est super en retard, j’avoue encore…), ce fût une REUSSITE totale ! Alors certes, le Russey, ce n’est pas tout près (de Vesoul, en l’occurrence) et ça se mérite, mais une fois arrivé, on a été guidé par les pancartes prévues (pendant un certain temps, ce qui devenait presque inquiétant) pour finalement arriver sur un immense champ, parking obligatoire. Encore quelques centaines de mètres à parcourir à pied, et on accède enfin, pile poil quelques minutes avant les premiers riffs, au chouette méga site, encore bien vide (il est tôt!). Pas le temps de prendre un verre, parce que le 1er groupe n’est pas moins que les No One is Innocent (oui, No One vers 19h, en ouverture, c’est là aussi osé, étrange, et probablement assez inhabituel pour eux aussi), donc on fonce devant la méga scène, la dénommée Pop’Stage. Alors évidemment, à cette heure-là, un vendredi, le public n’est pas encore très dense, ce qui rajoute à l’étrangeté de ce concert des No One, avec une fosse plus couramment bondée d’headbangers prêts à en découdre. Mais pour mon ptit gabarit, ce n’est pas si mal, ça permet d’être aux premières loges sans prendre trop de risques d’hématomes :-p Donc gros gros kiff de revoir les No One en si bonnes conditions, physiquement parlant ! Le combo, qui joue donc en plein jour, et sans avoir eu de starter en route, balance son set sans état d’âme et la fosse s’agite quand même assez rapidement, et se remplit de plus en plus. Un concert parfait, comme d’hab (ouais, je suis fan… :-p), donnant la part belle à leur dernier album « Frankenstein », sans oublier les titres majeurs de leur discographie, dont certains ré-arrangés, réjouissant les headbangers fidèles depuis leurs débuts. Tout ça augure une seconde session dantesque d’ores et déjà prévue (et espérée un peu plus longue) à la Guerre du Son de Landresse 2 mois plus tard (et ça n’a pas loupé ! yeaah).

Après cette bien bonne claque sonore qui réchauffe (oui parce que bon, tout était top, sauf la météo un peu fraîchouille, et je ne parle pas des jours suivants pirement humides…), il était temps de jeter un œil sur l’organisation du site, de repérer les stands miam slurps et d’aller commander tout ça grâce à la carte Cashless. Perso, ça m’a paru un réel avantage de pouvoir remplir la carte d’euros à l’avance, en ligne (remise à l’entrée sur présentation du billet), d’autant que le reliquat éventuel pouvait nous être recrédités à la fin du festival. Donc on blinde la carte, et on se fera rembourser. Alors pour les plus dépensiers, certes, ça peut être un risque, mais globalement, je valide les avantages du cashless en festival ! A quand même une carte gérable avec un compte unique pour plusieurs festoches régionaux ?

L’Ecocup locale à la main, passage devant la Cornes’Stage, alias « la petite scène », prise d’assaut par les semi-vésuliens Zoombee’X et leur Rock Rock Rock ! Toujours un plaisir de les voir évoluer sur scène, ce que leurs fans bien présents ont confirmé, et le groupe ne boude pas son plaisir de partager cette affiche incroyable à quelques kilomètres de leur bassin de vie ! Le site commence à se remplir (mais en même temps, il est tellement vaste !) car les suivants sur la Pop’Stage sont fortement attendus, comme partout où ils passent !

Une ouverture de set en générique de dessin animé à leur effigie et c’est parti pour le show délirant d’Ultra Vomit. Les crampes de zygomatiques seront inévitables à la fin de leur set, tellement ils mêlent leurs titres parodiques d’humour et d’attitudes irresistibles tout en assénant des exécutions et interprétations impeccables. Entre réparties et chamailleries entre eux et avec le public, complètement acquis à leur cause, c’est un joyeux bordel de rock et de métal,. Si vous ne les avez jamais vus sur scène, c’est vraiment à rectifier ! Et évidemment, quand on sait que les nombreux enragés en coulisses ne sont pas loin, un espéré featuring de Niko (Tagada Jones) sur le « Chien Géant » a bien eu lieu ! C’eût été dommage de ne pas le faire !! Je n’ose imaginer l’ambiance en loges, avec ces 3 bandes de musicos complices et débridés…mais ça devait donner !

La Cornes’Stage prend de suite le relais, mais une pause miam s’impose. Avec la particularité que les sandwiches les plus apétissants sur le menu sont en mode dé-structuré… une rondelle de pain d’un côté, une saucisse du crû bouillante de l’autre et débrouillez-vous.. un peu space comme concept, et j’avoue que je n’ai pas osé, et toujours pas compris le principe (plus assez de pain ? boycott de la forme sandwich ?)… alors bon, on opte pour un truc qu’on peut manger à peu près proprement, sans s’en mettre partout, le faire tomber ou se cramer les doigts… Surtout quand il faut aussi jongler avec la pluie qui s’invite un peu. Bref, pas le meilleur point pour la restauration ce soir-là, alors revenons à la musique…

 

Il reste encore un petit peu de temps pour découvrir les Silver Dust, et leur univers aux touches Burtonniennes voire Steampunk.. Ce groupe suisse trop méconnu ( ? du moins pour moi) présente un véritable spectacle, envoyant un rock puissant agrémenté de boucles électro, le tout avec grande classe et haut-de-forme, ma foi. Beaucoup aimé !

Hop hop hop, on ne perd pas d’énergie (mais on perd des degrés!) et c’est l’heure d’aller au Bal ! Après avoir déjà eu la chance de découvrir le nouveau set des Enragés chez Narcisse, c’est avec autant de plaisir que je remets ça, avec un peu plus d’espace et moins de chocs corporels, cela dit  (ouf) !! Encore un show extraordinaire, où se mêlent évidemment les No One (nouveaux arrivés chez les Enragés sur cette tournée, qui ont essayé de se reposer un peu de leur précédent set) mais aussi les ptits jeunes des putains d’Ultra Vomit qui ne manquent pas cette occasion d’aller rajouter du délire sur la scène déjà bien habitée de performers déchaînés (et presque enchaînée aussi, pour ce qui concerne Klodia…) Pourquoi s’en priver, on attendait tous ça ! La fosse est évidemment survoltée, ça remue dans tous les sens et dans les airs, ça crache des étincelles sur scène, et ça chante à tue-tête, ben ouais, c’est ça le Bal !

Troisième et dernier passage sur la petite scène pour découvrir cette fois (à défaut des vrais que je désespère de pouvoir découvrir un soir…) GHOST CH, groupe suisse reprenant du Ghost, pour ceux qui ne sont pas très forts en déductions :-p Ce Tribute Band ne se contente pas de faire des reprises du groupe suédois, mais il s’approprie aussi tout son univers, les costumes, les masques, les attitudes, la voix. On s’y croirait presque, même s’il est difficile de s’habituer au visage figé du chanteur, et surtout à ses lèvres statiques. Mais ça joue, ça envoie, une toute meilleure qualité de son n’aurait pas été de refus, mais on a fait avec ! Ne faisons pas la fine bouche, on a déjà été bien gâtés en décibels…

Les plus courageux des métalleux devront attendre d’assez longues minutes que le dernier groupe de cette incroyable soirée puisse démarrer son set, du fait de problèmes techniques.. mais c’est enfin au tour de Cover Queen. J’étais assez surprise au départ que ce soit un groupe de reprises qui ait été choisi pour finir la soirée, mais il faut reconnaître que ce combo a été BLUFFANT ! Un spectacle vraiment conçu pour un final en beauté, tant sur l’habillage lumières, sur les artifices que sur la qualité des titres et les performances vocales de Fred Caramia. Une vraie claque visuelle et auditive, et franchement, après les géniaux No One, UV et Enragés, je ne m’attendais pas à être aussi captivée, encore une fois, devant cette main stage. Bravo les programmateurs !

Cette 1ère édition du Pop Cornes Festival a été brillamment entamée en ce vendredi soir, les plus fortes audiences « public » des 2 autres jours confirmeront le succès et on attend avec impatience de voir comment la seconde édition sera menée et achalandée, car la barre a été placée bien haute ! Pourvu que ce festoche trouve sa place dans la région, en juin, et dans la durée. Et même si c’est un peu loin, Metal in Franche-Comté reviendra, j’espère encore plus en force, à condition que le concept d’une soirée axée rock métal soit conservée ! Longue Vie et vive le maïs du Russey !!

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Plein Air (Montbouton – 90) – Samedi 1er juin 2019

MONTBOUT’D’SON, avec Algorythme, Grumpy O’Sheep, The Fre3 Bastards, Jäger Blaster, Insomnia

 

C’est un festival bien sympathique et prometteur que Metal in Franche-Comté va vous raconter aujourd’hui. Organisé le 1er juin dernier (oui, ok, on n’est pas en avance 😉 ) par l’association « MS90 », ce festival de musique rock, gratuit, nous offre sa 1ère édition sous ce nom, mais il s’agit en fait de la 4ème édition de ce qui s’appelait jusqu’alors la Fête de la Bière, ce qui explique en partie la bonne qualité de l’organisation ! 5 groupes étaient à l’honneur, dont 3 avaient gagné leur participation lors d’un Tremplin (avec votes du public) organisé en mars dernier au foyer Brassens grâce à la Maison du Peuple et à Beaucourt (un 6ème groupe ayant malheureusement dû annuler pour souci de santé de l’un des membres).

Sur un très chouette site campagnard baigné de soleil, en forme de cuvette, avec la grande scène en bas au fond, les premières minutes sont de suite réjouissantes, accueil très simple et sympathique, de nombreuses tables et bancs, tentes (trop ou pas assez ? on y reviendra plus tard), plusieurs foods trucks proposant des choix variés de repas, et une grande buvette (mais juste 1…) offrant pas moins de 4 sortes de bières artisanales (toutes au top !) qu’on pouvait acquérir via de jolis jetons en forme de capsules, bien pensés et conçus.

Arrivant juste à temps pour choper une bière rouge et me positionner devant la scène, les premières notes d’Algorythme, [le clan des baskets rouges (on est raccord avec ma bière)] démarrent. C’est un groupe belfortain de 4 musiciens, que je découvre, et qui délivre ses compositions dans un style pop-rock idéal pour bien commencer ce festival vers 18h30. Sur une très belle scène (j’ai beaucoup apprécié le fond de scène en semi-transparence qui laisse apparaître les arbres derrière et le coucher de soleil), ils nous proposent un set de belle qualité, avec des instrumentistes expérimentés, et ça tourne, devant un public qui commence à se densifier, bien attentif. Groupe à revoir avec plaisir, n’hésitez pas à aller les découvrir s’ils passent près de chez vous.

 

Le temps d’aller faire le choix du miam parmi tout ce qui était proposé (et ce n’était pas simple, mais tellement bien d’éviter le sandwich chipo pour une fois), de se trouver un ptit coin de table et de banc (à cette heure-là, il y avait encore un peu de place), et de patienter durant le changement de scène et zou, j’y retourne. Changement de style et d’univers, on plonge dans le folk irish celtique du duo Grumpy O’Sheep (Lu au violon et Boss à la guitare et au chant). L’ambiance est posée d’entrée, avec la déco fond de scène illustrant une vieille devanture bois typique, et la tête de mouton shawnesque sur le devant de la scène. Une méga énergie à eux deux, des titres enjoués acoustiques, enlevés, mélangeant le traditionnel au punk, ça donne un cocktail vivifiant et du tapage de pied quasi instinctif et immédiat. Et pourtant, la « fosse » reste encore bien peu remplie, ce qui n’est pas le cas des loiiiiintaiiiins mobiliers repas qui sont pris d’assaut. Tellement dommage qu’avec autant de personnes présentes sur le site, le public des concerts soit si peu compact. On va se dire que c’est encore l’heure où l’appétit prime et que ça s’arrangera avec la tombée de la nuit…

 

Un ptit tour ensuite auprès du stand de l’ami Cigare Broc Guitare (conception de cigare box à partir de matériel de récup’, boîtes métal, enjoliveurs, bouillotes, et autres boîtes de bouteilles d’alcool), où les musiciens, amateurs ou pro, viennent tester les instruments en démo. Toujours un grand plaisir de croiser ce passionné, que je vous conseille d’aller rencontrer si vous apercevez son stand ici ou là.

Cette fois, la nuit se prépare, et les Belfortains de The Fre3 Bastards s’apprêtent à fouler la scène à leur tour, emménant le festival vers sa partie plus rock énervé, et ça ne fait que commencer. Le trio a lui aussi de l’énergie à offrir, et ne s’en prive pas. Là encore, malgré leurs appels répétés, ils n’arrivent guère à faire approcher les « badauds » plus attirés par les stands gastro et liquido que par les décibels, manifestement. Là où certains se plaindront par la suite de manque de places assises, je prône personnellement plutôt de ne pas en rajouter, voire d’en ôter, ou au moins de resserrer la surface du site afin que tous ces festivaliers soient plus présents près de la scène. Je peux imaginer la certaine frustation que, je crois, tous les artistes ont du ressentir, de seulement distinguer au loin toutes ces personnes, alors qu’ils auraient pu remplir dignement le devant de scène. Ces 5 groupes généreux l’auraient tous bien mérités. Bref. Cela dit, les Bastards envoient du lourd comme à leur habitude, ce qui n’est pas le cas des façades son qui commencent à montrer leur limite, ce qui, là aussi, était dommage. Un volume un peu plus velu aurait été le bienvenu pour toute cette fin de soirée qui allait crescendo en nervosité.

 

La nuit est cette fois bien tombée, les lights font ce qu’elles peuvent, on stage et sur le vaste site et il est temps d’accueillir les Jäger Blaster. Un groupe qu’on ne présente plus non plus (si?), bien connu sur l’Aire Urbaine et plus loin encore. C’est la formation stoner de l’ami Jeff, qui troque son kilt ou son look bayou, pour une tenue plus adaptée au monde post-hardcore qui va déferler. Un set très prenant pour tous ceux qui se tenaient devant la scène (mais quid de ceux qui étaient à 50 mètres de là), fortement garni des excellents titres de l’album récemment sorti (« Introspecta », puissamment recommandé). Leur univers est sombre, torturé, tantôt lent et mélancolique, tantôt détonnant, extériorisant des lignes oscillant entre doom, hardcore et post stoner. Un vrai régal d’émotions pour qui sait en recevoir en pleine face !

 

Avec l’heure avancée et le déferlement de décibels (bien que timides en façade hein, ah je vous l’ai déjà dit, ptete… :-p ), le public se raréfie encore plus sur le tarmac. Ailleurs, je ne sais pas trop, mais il semble quand même le site se vide gentiment dans sa globalité. Mais Insomnia est encore au programme, même s’il est déjà bien 1h30. Let’s go pour cette dernière prestation du festival. Encore des potes sur scène, from Jussey (Haute-Patate!), qui délivrent du metalcore mélodique, à double chant et en français, suffisamment rare pour le signaler. Même s’ils sont peu nombreux, les résistants dans l’audience sont à fond et répondent aux six gaillards qui ne manquent pas d’énergie (mais de lights, un peu aussi…d’où des photos bien moches, sorry !). Pas le meilleur set que j’ai pu voir de leur part, mais il était bien tard pour tous les organismes encore debout ! Mais comme ils ne manquent pas de dates pour tout cet été, gageons que vous pourrez aller les revoir ou découvrir très vite dans les parages franc-comtois ou lorrains.

 

C’en est donc fini pour l’édition #1 du Montbout’d’Son, une belle réussite malgré quelques petites bricoles à arranger, et Metal in Franche-Comté sera heureux de revenir l’an prochain pour couvrir et profiter de ce bel évènement. Un petit arrangement sur l’agenda avec les collègues tout proches qui organisaient en même temps un festival du même style musical, gratos aussi, et ça serait parfait : on pourrait aller soutenir tout le monde et doubler le plaisir 😉 Et ptet le public dans la « fosse » aussi… :-p

Un grand merci aussi pour l’accueil et un grand bravo pour l’orga et le casting réussi sur scène.

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L’Antonnoir (Besançon-25) – Jeudi 16 mai 2019

 

C’était il y a presque un mois, un jeudi soir à l’Antonnoir, lieu désormais incontournable à Besançon qui a le talent de booker des têtes d’affiches, parfois internationales, et qui très souvent, déboîtent ! Et ce concert résonne encore un peu, tellement ce fut mémorable. Retour sur cette soirée que beaucoup ont raté… tant pis pour eux !

Un jeudi soir à Besak, on se dit qu’il y aura du monde, mais le monde étudiant et festif n’était malheureusement pas vraiment au rendez-vous. L’affiche était pourtant alléchante, avec le retour à Besançon des Lords of Altamont, quasiment 1 an après leur passage au Circasismic. Les ayant découverts (et admirés!) à cette occasion, je ne voulais pas manquer cette opportunité de les revoir, de près qui plus est ! Et je n’ai pas été déçue.,,

Avant qu’ils n’apparaissent sur scène, c’est Desana qui avait la charge de faire chauffer l’ambiance. A noter qu’ils l’ont fait au pied levé, du fait que la première partie initialement prévue, les Australiens de Grinding Eyes, avait annulé sa venue au dernier moment. Qu’à cela ne tienne, le trio local est au taquet pour prendre le relais et délivrer ses coups de bottes et de décibels sans concession. Toujours un kiff de retrouver les 3 rockers et de recevoir dans les oreilles leur indie rock hyper carburé, suintant et gras à souhait, découlinant de mélancolie qui ne se laisse pas faire et rue violemment, le tout, avec classe… Je ne m’en lasse pas, je vous aime les gars !


Mais il fallait quand même laisser la place aux Californiens, ils viennent de loin quand même…Après s’être faits désirer un peu longtemps (et non, même en attendant, l’Antonnoir n’a pas rempli sa jauge, et on peut forcément et fortement se poser la question… POURQUOIIIIIIIII ??), le public présent a suffisamment hurlé pour les faire monter sur scène, enfin. Musicalement The Lords of Altamont, c’est du rock’n roll mâtiné de hard, punk, de garage, de psyché, et scéniquement, c’est quatre mecs qui n’arrêtent pas ! Basse-batterie-guitare, et un frontman (Jake « The Preacher » Cavaliere ) chanteur et organiste de talent, qui a le don de fusionner avec son instrument qui reste rarement sur ses quatre pieds. Malgré des positions improbables, devant, dessous, derrière ou sur son clavier, The Preacher délivre ses messages avec une énergie dingue qui rebondit de musicien en musicien et provoque dans le public une vraie réaction quasi instinctive. Un set incroyable, encore plus fort que ce que j’avais pu ressentir au Circa où le lieu était plus vaste. La proximité avec un tel groupe est une vraie chance et on ne peut que remercier encore l’Antonnoir et le maître des lieux pour nous offrir ces opportunités (et rappeler au public qu’il faut VENIR aux concerts live pour que ça puisse durer et recommencer). Après nous avoir gratifiés de 2 rappels, les Lords quittent enfin la scène et nous laissent un peu pantois et perdus quand le silence fut revenu…Une bien belle soirée, encore une fois, qui continuera avec l’homme aux platines, mais sans moi…car je rappelle qu’on était un jeudi, enfin déjà même un vendredi, et que la semaine de taf n’était pas finie…mais peu importe. Cette date ne pouvait pas être loupée ! Vive l’Anto !

 

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De retour sur le site du LeZ en ce samedi après-midi, la pluie a cette fois bel et bien décidé de s’installer et de compromettre la scène extérieure, qui sera donc abandonnée aux gouttes. Les stands pliants et le grand chapiteau permettent néanmoins de rester dehors et d’abriter la restauration et la buvette extérieure au sec. Le repli à l’intérieur de la salle était déjà anticipé, avec l’installation d’une petite scène accueillante, joliment décorée de tapis et de lights, faisant face à la grande scène à l’autre bout de la salle.

C’est parti pour les concerts dès 18h30, et c’est le groupe Pearl qui a l’objectif d’accueillir les premiers festivaliers du samedi. Haut-Saônois et déjà bien connus, ils ont rapidement du public au contact, dont de fidèles fans de leur pop rock funky et groovy. Maureen au chant et claviers charme les spectateurs par sa voix et son charisme, bien épaulée par 3 musiciens qui assurent. Un groupe en devenir, qui ne cesse de progresser à chaque prestation, et qui lance avec succès la soirée.

Pearl

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Retournement des corps et on se rapproche de la scène B, où ont pris place les membres de Woodleaf pour un show acoustique de très belle facture, un folk rock de qualité qui captive l’audience, rassemblée en demi-cercle et très attentive à ce moment un peu suspendu dans le temps, et joliment mis en lumières dans cette salle qui commence à s’assombrir.

Woodleaf

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Ce moment de douceur (et aussi un bon petit repas pris sur le pouce) bien digéré, et il s’agit de revenir à l’assaut de la grande scène, où trépignent les Lokataires suivants. Ce groupe n’est plus à présenter pour bon nombre de spectateurs, bien qu’ayant maintes fois changé de composition. Il est temps de remuer, de secouer son corps et de donner de la voix, et leur funk fusionnée au reggae et au ska hyper dynamique et festive est efficace pour ça ! Thom saute assez rapidement dans la foule pour entraîner ceux qui le souhaitent dans une grande ronde qui parcourt toute la salle, et la fin de leur set fait bouger le public en transversal de gauche à droite avec une bel engouement. Le concert le plus sportif et fun de ce festival, sans nul doute, avec de nombreux visages souriants ! L’énergie des quatres LoKataires est très communicative, en grande partie grâce à la générosité d’Eddy, au saxo déchaîné et incontournable !

Les Lokataires

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Le temps de reprendre un peu son souffle et de s’abreuver (le micro-brasseur Dan’s Beer est toujours là, fidèle à sa tireuse, qui ne désemplit pas…), et il est l’heure de découvrir le set du groupe Altes, une jeune trio bisontin qui promet un « spectacle complet à base de show lights, sueurs, et émotions à l’état pur ». Leur EP s’intitulant « Broken », on osera dire que malheureusement, plusieurs soucis techniques ralentissent en effet le début de leur set, mais les gaillards ne se démontent pas et absorbent ces petits ennuis pour avancer énergiquement et pour de bon sur le reste de leurs titres, oscillant entre rock et électro, avec une belle présence et occupation de la scène. Encore un set bien accueilli par les festivaliers, encore présents en nombre.

Altes

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Mais la soirée est cette fois bien avancée, et c’est devant un public un peu plus clairsemé que s’installe Blowing Machine. Un one-man band entouré de nombreuses machines électro, mais qui s’accompagne, très curieusement, d’une trompette. Un concept intrigant qui mérite qu’on prête attention à cette dernière prestation du week-end. Un bon équilibre entre mixing et trompetting, qui a le mérite d’apporter un peu plus de vie à ce type de show électro, parfois trop répétitif ou peu démonstratif sur une grande scène. Pari réussi pour Blowing Machine qui a su étonner et conserver un public bien intéressé jusqu’à cette heure tardive !

Un week-end bien rempli donc, grâce à cette succession de 10 formations aux styles variés, capables de contenter les goûts des nombreux participants (environ 1 500 personnes sur les 2 jours), et qui avaient en commun de présenter des sets bien maîtrisés, et entraînants et/ou captivants.

Merci à l’association Aim’Rock et à la Commune de Vaivre, co-organisateurs de cet évènement, pour leur accueil, car en tant qu’exposants, l’opportunité d’être présents sur ce festival est une vraie chance de faire connaître encore plus nos activités, et de toucher un public dense. Rendez-vous à Vaivre l’année prochaine, très probablement, mais peut-être en un autre lieu (la salle habituelle sera peut-être encore en travaux à cette période-là…), nous vous en dirons plus en temps utile !

Blowing Machine

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