MON TOP 10

Pour ma playlist, j’ai opté pour des groupes franc-comtois, et comme il n’en fallait que 10, j’ai dû faire des choix…Cette compil alterne des titres énervés, punchy ou tout doux (oserais-je dire que le dernier titre est sublime…), et des groupes récents ou déjà bien implantés dans le paysage musical de la région, que des groupes que j’ai déjà vus, revus et soutenus et que je vous invite vivement à aller écouter en live, quand les lives nous rouvriront les bras…Bonne écoute, bonnes découvertes. Take care, les mélomanes !

Chainsaw Licence, de ASSIGNED FATE

On commence avec les énervés de Pontarlier, Assigned Fate et son double chant, qui nous proposent dans ce clip une chouette virée dans la forêt. A vos tronçonneuses !

Taetra Universe, de COROSTELER

Pour reposer de suite vos oreilles, passons à Corosteler, duo d’indus post metal, qui offre des titres d’une richesse profonde, et un univers incroyable qui allie videos, machines, guitares, lumières et des sculptures made by Niotte, une patte inimitable avec du sens.

Revolucion, de DESYBES

Back to metal avec les 4 belfortains de Desybes, groupe qui s’exprime en français, et qui a des messages à faire passer, à coup de marteau s’il le faut ! Un clip à base d’images de live, histoire de vous plonger dans leur public qui adore hurler sa rage avec eux !

Harfang, de DEMAIN DES L'AUBE

Demain dès l’aube (DDLA) est un groupe de post rock plutôt récent, originaire de Vesoul, parce que les guitares peuvent aussi rester sages, et les mots ne pas être forcément utiles. Fermez les yeux, respirez, il n’y a qu’à imaginer et vous laisser porter.

The Cave, de GLIZ

On n’oublie pas le Jura (mâtiné de Doubs un peu), avec Gliz, groupe créé en 2014. Si vous n’avez aucune idée de ce que peut donner une batterie, un tuba et un banjo, avec trois brillants musiciens au commande, précipitez-vous sur ce titre (et sur leurs albums) et découvrez ce paysage sonore inédit. C’est rockmantique, mélanconergique, joyeusement tourmenté. Un autre univers unique.

Sparks, de LE NOISE

On retrouve ici une autre machine à trois têtes, Le Noise, délivrant du power garage rock, tantôt sauvage et nerveux, tantôt contemplatif et angoissant. Un trio bisontin à connaître, et surtout, à voir en live.

Back from the Edge, de MAMADJO

Mamadjo, né à Vesoul en 2013, parcourt les scènes de la grande région depuis longtemps, prodiguant un style rarement proposé, de l’acoustic rock aux forts accents de bluegrass, c’est roots, c’est pro, c’est entraînant, c’est profondément rock et catchy !

Cercle vicieux, de PRIMITIF

Connus à leurs débuts sous le nom de Blindess, les deux frangins de Primitif, eux aussi du 70, se contentent d’une batterie sevèrement traitée et d’une basse tout aussi malmenée, et délivrent, à seulement eux deux, un punk hardcore (en français !) voire noise, dénonçant le chaos de notre société, avec force et rage.

Matraque la Mort, de TRUCKKS

Impossible de faire une playslit locale sans mettre à l’honneur les tRuckks, qui, depuis qu’ils ont 16 ans, font preuve d’un talent, d’une inventivité et d’une rage qu’ils sortent d’où l’on ne sait où…Devenus majeurs, ils continuent de défricher leur Noise psyché hardcore, de provoquer des pogo et aux joyeux démembrages sur toutes les scènes et les festivals où ils se sont déjà produits ! Allez clic et prends ça, on se reposera plus tard…

Fall Grief, de YULES

Pour vous récompenser d’avoir été au bout de cette playlist purement comtoise, je vous offre ce titre (sublime, oui je l’ai déjà dit) du duo de frangins (oui, encore un !) Yulès, probablement le doyen de la playlist. Yulès a touché à plein de styles, autour de la pop, de l’électro et du rock, grâce à plusieurs albums de leurs compos, mais a également su réinventer un album de Leonard Cohen avec des cordes, et revient aux compos avec l’album dont est extrait cette ballade. Fermez les yeux de nouveau (ça évitera qu’on voit les larmes des plus sensibles…) et reposez vos tympans avec cette douceur de belle mélancolie. Le métal reviendra !

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Les 29 février sont rares, contrairement aux programmations étonnantes concoctées par Pat, à la tête du Café Français, à Vesoul, l’un des seuls caf’conc’ régulier de la préfecture haut-saônoise. Ce fut encore le cas, avec deux belles découvertes en ce samedi 29/02 au soir : JUMENT précédé de Goal Volant. Deux noms surprenants, qui méritaient du public de curieux, et bingo ! Avec une forte affluence de mélomanes issus de Besançon et du Doubs présents dès le début de soirée, renforcée par les habitués vésuliens, cela n’augurait que du bon…

Mais avant d’évoquer le set du duo JUMENT, intéressons-nous à l’autre duo programmé, le très mystérieux « Goal Volant »…Après avoir découvert (et aimé !) « Equipe de Foot » en fin d’année dernière, je me disais que ce nouveau sportif à ballon dans le monde musical pouvait aussi être une belle surprise, et ça le fut ! Même si les installations techniques, à jardin de la cave, à base de machines, de câbles, de boutons, et de potentiomètres en tout genre, sont bien éloignées des instruments rock dont je suis plutôt friande, les basses et micros aperçus dans la pénombre m’ont un peu rassurées… Car Goal Volant aime la sombritude, quasi aucun light, une lampe frontale visée sur chaque front, et les 2 membres du duo lancent leur set. Un tout premier set en public, d’ailleurs, du moins sous ce projet, mais qui, tout en étant évidemment perfectible, a bien envoyé et a fait dansé le public remplissant la cave.  Un duo étonnant, qui s’ébroue dans la pénombre, s’échangeant basse et micro-voix (deux voix radicalement différentes, d’ailleurs, donnant des couleurs variées aux titres) au gré des différentes compos, envoyant un post indie aux forts accents de dark wave électro très prometteur. Un groupe à suivre, qui risque de faire parler de lui dans la région, et plus loin encore j’espère, après cette première.

Je vous invite à parcourir leur bandcamp par ici :  https://goalvolant.bandcamp.com/releases

ou à découvrir un extrait par ici :

https://www.facebook.com/StephV70/videos/pcb.3346192055410271/3346125955416881/?type=3&theater

Place ensuite au second duo, fortement attendu par l’audience du soir, JUMENT, installé à cour de la cave, de l’autre côté de ce (fichu) poteau du CF. On retrouve là une batterie et des guitares, augurant que du rock nerveux nous attend. JUMENT, basé à Lyon, distille du rock alternatif et instrumental, se définissant lui-même comme « aux frontières du Stoner, du Post Métal et du Post Rock ». Leur face-à-face quasi-permanent symbolise leur complémentarité, dans un set très changeant, rythmé et méga riche dans sa construction, hyper carré et captivant. Avec un intermède acoustique, où ils jouent en tandem, étrangement alignés chacun avec une guitare, on a le temps de respirer et d’apprécier ce calme au milieu de la tempête, qui ne tarde pas à reprendre. Cet animal respire et transpire le rock, et après avoir fait forte impression à Vesoul, il est reparti galoper vers  d’autres scènes. Ne les loupez pas si vous les croisez sur votre route !

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Salle MOLOCO (Audincourt-25) – Samedi 30 novembre 2019

avec Betraying The Martyrs, Klone et Fractal Universe

Report par Stéphanie et photos par @dorine maillot

Depuis de nombreux mois, cette date du 30 novembre résonnait avec soirée Metal, prévue à Courchaton avec les potes d’Assigned Fate et Tallulah, pour fêter la fin d’automne, une nouvelle et dernière fois avec un plateau commun (oui, déjà vus plusieurs fois cette année en live, mais quand on aime… :-p), mais l’annonce tardive de la prog’ du Moloco m’a forcée à renoncer. L’attrait de la rareté et de la nouveauté, ou presque…

Pour ouvrir le bal de cette soirée Metal triple dose à 3 visages, le Moloco avait convié Fractal Universe, les quasi-locaux, venus du Pays de Montbéliard et de Lorraine, fortement soutenus par la salle qui les a accueillis en résidence en début d’année. J’étais très curieuse de découvrir comment leur set et leurs titres avaient évolué depuis la toute première (et hélas seule !) fois où je les avais découverts, à leurs débuts (il y a donc plusieurs années !) dans la cave vésulienne du CF. Quelle claque ! Arrivant un chouille en retard (suite à un petit blocage en billeterie rageant), je découvre une salle déjà bien pleine, et une avant-scène compacte. Je me faufile tant bien que mal et je suis plongée direct dans leur Death Metal progressif. La soirée s’annonce plus que réussie, car ça joue juste, techniquement impressionnant, et l’atmosphère qui se dégage tout au long de leur set et de leurs échanges de regards, de places , et de flamboyants jetés de cheveux, captive la salle ! Fortement soutenu par la salle et les premiers rangs, le groupe lance avec brio l’évènement, et on comprend pourquoi leur agenda est tellement rempli et va les emmener dans de nombreux pays dans les semaines à venir. J’espère juste qu’ils penseront à revenir jouer en France, et dans notre Grand Est ! Belle tournée à vous, les gars !

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Le groupe suivant est fortement attendu, et je ne parle pas que de moi…Je l’ai découvert en live (pour ne pas dire « pris en pleines oreilles et coeur ») il y a un mois à la Laiterie de Strasbourg, et c’était inimaginable de ne pas revenir les voir ici même aussi vite. Alors certes, l’effet découverte depuis le milieu d’une mega salle pleine à craquer, n’était pas aussi fort, mais c’est un immense plaisir de les revoir, d’aussi près cette fois, et avec leur dernier sublime album (« Le Grand Voyage ») bien en tête. Leur Metal très atmosphérique sur cette tournée est d’une efficacité redoutable sur le public, peuplé de connaisseurs et de fans, un jeu de lumières top et les titres s’enchaînent pour nous entraîner dans leur univers que je vous incite fortement à aller découvrir à votre tour. Un album incontournable parmi les sorties de cette année ! La voix de Yann sur ce registre est pleine de nuances, posée, juste et chargée de couleurs différentes, et colle tellement bien aux compositions riches de ce voyage qui nous entraîne dans leurs (ou nos propres) méandres psychiques…Cette date était annoncée comme étant leur dernière, mais vu le nombre des concerts qui s’accumulent déjà sur leur page, vous avez bien d’autres chances d’aller vivre leur musique en live. Il terminent leur set avec la reprise d’« Army of Me » qui leur va comme un gant, et nous laissent avec le sourire plaqué au visage, un vrai moment de vagues submersives et de lâcher-prise qui fait du bien…

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Et tandis qu’on tente doucement de reprendre nos esprits (« Ça va… aller, ça va, ça va aller ! »), c’est la 3ème facette métallique de la soirée qui se prépare sur scène. Le combo parisien Betraying The Martyrs, en digne ambassadeur de la scène metal française, vient sortir le public du Moloco de sa belle torpeur klonesque, avec force et énergie. Un double chant, notamment avec Aaron, originaire de Leicester, bien calé et la brigade metalcore forte de ces 6 gaillards lance les watts. L’audience commence à remuer sévère, ça finira même par presque dégénérer mais le posse est attentif à son public et fait cesser rapidement les hostilités pour les canaliser vers une énergie plus positive et bienveillante. Ca Circlepit et ça Wall-of death tout au long du set, set hyper dynamique et scènique, un vrai échange d’énergie entre la scène et la fosse. BTM a mis le feu et on ne peut que remercier le Moloco pour ce plateau Metal qui nous a fait passer par une tonne d’émotions et de décibels en une seule soirée ! Et à Metal in Franche-Comté, on aime bien ça…

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SWAMP FEST #2, Saison 2 – Episode 2

 

C’est reparti pour un voyage au bayou de l’aérodrome de Thise, on débriefe la seconde (méga) journée du Swamp Fest 2019, avec 9 groupes à l’affiche, et malheureusement une incruste dont on se serait bien passé, la pluie… C’est d’abord sous un soleil radieux et dès le milieu d’après-midi que la scène est investie par un premier groupe, le p’tit nouveau de la bande, tout frais tout jeune, première scène pour son chanteur, mais encore fallait-il le savoir… Blend of Stone délivre un Heavy Stoner Rock et est composé, en grande (totale ?) majorité par des membres ou sympathisants proches d’Heavy Gators, l’association qui organise le festival, et règne au Bar de l’U également. Composé de musiciens aguerris, que j’ai déjà croisés sous d’autres formations par le passé, le combo déroule son set sans accroc, avec le total soutien du public présent gonflé par quasi l’ensemble des bénévoles de l’évènement. Assez étonnant de technique, d’envie et de cohésion pour un si jeune groupe, qu’on a hâte de revoir sur d’autres terres ou dans d’autres antres…L’épisode 2 du Swamp est lancé, et bien lancé !

Place ensuite à un trio de musiciens d’expérience (je n’ai pas dit plus âgés ! mais aussi..), les Hipshakers, qui proposent à l’heure du thé (peu en buvaient, à vrai dire) un bon Power Blues Electrique maîtrisé, avec dextérité, et bien chaloupant. On s’échauffe les muscles des hanches gentiment dans la fosse, tandis que les nuages s’amoncellent plus vite que les spectateurs…

Troisième groupe à l’affiche, les Belfortains The Fre3 Bastards, bien connus dans la région, qui enchaînent les dates ces dernières années avec énergie. Leur Loud Heavy Rock fait passer le rythme à un niveau supérieur, les gouttes de pluie aussi, à tel point que les Bastards font littéralement sauter les plombs ! Une pause forcée où tout le monde se réfugie sous les tentes et près des comptoirs, en attendant que sons et lumières soient rétablis pour que le groupe puisse repartir de plus belle, à peine déstabilisé. Les plus courageux rechaussent leur capuche, casquette, et autre poncho de pluie, et zou, ça repart à l’assaut. Mais cette pluie drue à cette heure-là va fortement compromettre le remplissage du site qur’on espérait encore tous… Un bon gros « Ace of Spades » en rappel, puis les courageux Fre3 Bastards laissent la place.

C’est un tôlier américain qui prend le relais, le célèbre Tomcat Blake, arrivé du Missouri et bien implanté en France, au couer du Haut-Doubs, et le Swamp bascule dans un Blues Country Rock’n’Roll. On retrouve, l’accompagnant ce jour, le batteur des Hipshakers, mais aussi pour un titre, son propre fiston à la guitare, biberonné comme il faut par la passion du paternel. Celui-ci prend même le soin de téléphoner à l’un de ses amis US pour qu’il puisse profiter, à distance, au set offert à Thise. Je rêve de ça aussi, appelez-moi, les potes musicos, quand vous serez aux antipodes 😉

Il est maintenant 20h, la flotte s’est un peu calmée mais a décidé de rester, hélas… Appelés en renfort pour remplacer un groupe absent, les fabuleux The Maniax, de Montbéliard, font leur entrée et marqueront cette édition du Swamp bien que n’apparaissant pas sur l’affiche initiale. Chacun de leur set est une performance pleine d’énergie, de va-et-vient incessants sur la scène, autour du batteur, le seul condamné à rester sur son mètre carré. Leurs titres de psychobilly surf rock mâtiné de metal font un carton dans le public, ruisselant, mais toujours présent. Les photos sont floues, mais les souvenirs resteront en tête. Un groupe à suivre, définitivement, précipitez-vous s’ils passent près de chez vous ! Ce groupe doit être vu et revu en live !!

A l’heure où certains concerts commencent seulement, nous sommes déjà comblés de 5 groupes, mais 4 trépignent encore en coulisses. Bien rassasiés grâce aux différents stands (loin des tradi sandwiches chipo-merguez, ce qu’on ne regrettera pas) et où les vegans ne sont pas oubliés, les spectateurs regagnent le devant de la scène lorsque s’avance le trio nancéen suivant, HoBoken Division, déjà bien connus dans le coin, et notamment découverts en live, pour ma part, lors du  festival Circasismic à Besançon. Là où ils m’avaient laissé une sensation de « il manque un truc mais je ne sais pas quoi », je craignais qu’après les déluges sonores précédents, la transition soit trop brutale, mais les HoBoken ont vite chassé mes craintes. Alors certes, le rythme est plus lent, bercé d’harmonica au début du set, mais reste soutenu et pas du tout soporofique. Leur rock garage est bien mené, embelli par un jeu de lumières harmonieux, et par la présence scènique de la seule représentante de la gente féminine sur scène lors de ce festoche !! et finalement, ce petit ralentissement est un vrai moment de récupération pour nos organismes ! Un pari gagné dans cette programmation, ils sont forts, les Gators, je vous le répète…

On quitte Nancy, et même la France, et là, attention, seconde déferlante américaine sur la scène du Swamp. En provenance d’Alabama, les Them Dirty Roses font enfin leur apparition et là aussi, ce set aura un effet wahou sur moi (mais pas que sur moi, hein, enfin je crois, vu le jet de slip dédicacé sur scène de la part d’une groupie convaincue). Bon, je vous vois venir, oui, ce sont quatre beaux cow-boys aux cheveux longs et bien virils. Mais ce sont surtout quatre musiciens de talent, totalement rôdés à la scène, manifestement heureux d’être là, qui assènent un rock impeccable avec le sourire et une belle complicité. Les berceuses ne font pas partie de leur répertoire, et ils offrent même deux tout nouveaux titres à leur public franc-comtois ! Un groupe à voir sur scène, foncez si jamais ils reviennent par là ! Vous serez transportés direct aux USA, ouh yeah…

Avant-derniers sur la liste de passage, les Henry’s Funeral Shoes, deux frères gallois, en mode batterie-guitare-chant, nous font replonger dans les années 70 avec leur rock bluegrass hyper technique, tant à la guitare qu’à la batt’. Des titres impressionnants, hyper carrés mais bien barrés parfois, là aussi une belle performance scènique, alors que la pluie redouble, tentant de mettre fin à cette édition, mais en vain !

A 1 heure du mat’, on arrivera au bout de la prog’, avec The Moggies, en provenance d’Italie, et comme cela a été brillament résumé, on retiendra que « This guys are fucking good » ! Pour les non anglophones, disons qu’ils déchirent, dans leur style NeoRockabilly détonnant.

Avant de clôturer cette édition, le tirage au sort permettra d’élire l’heureux gagnant de la Cigare Box Guitare réalisée par l’ami Laurent aka Cigare Broc Guitar. Bravo Philippe, totalement ravi de la victoire et du gain, dont on est sûr qu’il en fera bon usage (il en avait testées plusieurs sur le stand dans la journée, donc victoire d’autant plus méritée qu’il les avait appréciées !).

Il restera ensuite à remballer le stand de Metal in Franche-Comté, à regagner nos penates et à se remettre de ces 48 heures swampesques complètement réjouissantes, si on met de côté la galère météo du second jour, fortement préjudiciable sur un festival plein air tout jeune. N’hésitez pas à aller soutenir les Heavy Gators pour qu’ils puissent offrir une troisième édition du Swamp est, qui mérite de perdurer. Ils ont ouvert une cagnotte dans cet objectif, on vous glisse le lien ici, et on vous incite à être généreux, tout comme ils le sont avec nos oreilles et nos yeux !

https://www.helloasso.com/associations/heavy-gators/formulaires/1?fbclid=IwAR0pVitJxoPVgqIY1sDbw7JLciYQ-B73AYdliNL6r-pgk_mDAE6ugHT9cWA

 

On espère de tout coeur avoir un 3ème report à vous pondre un jour, et avoir donné envie, à vous qui nous lisez, de venir ou de revenir swamper avec nous !! Un grand merci pour l’accueil ! Bye bye Bayou et kissss Gators’…

 

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En ces temps rudes, ne serait-ce qu’au niveau du climat, c’est emmitoufflée dans mon polaire que je vous propose de vous (re)plonger dans le WE des 6 & 7 septembre dernier, au bayou de Thise. Il est plus que temps, hein, oui je sais, et ça nous fera du bien ! Swampons de nouveau !!!

En cette seconde édition du Swamp Fest, Metal in Franche-Comté a eu l’honneur d’être invité par la chouette association Heavy Gators, y a tenu avec joie son stand et a pu participer à ces 2 jours de concerts. Avec 15 groupes au programme (contre déjà 12 l’an dernier !), 6 le vendredi, 9 le samedi, on savait qu’on allait être gâtés en décibels, d’autant que les styles musicaux étaient très cohérents (ouais, j’avoue, je ne suis pas fan du tout des festoches hétéroclites où il faut se farcir certains sets douloureux pour bénéficier de ceux qu’on attend…), nous emmenant sur toutes les branches du Rock’nRoll, du Blues au Stoner, punk surf, psychobilly et autre country touch…cohérent mais pas lassant ni lisse ! Je dirais même franchement parmi les meilleures prog’ que j’ai pu vivre cette année, et ptete même depuis plusieurs années. Je vais tenter de vous résumer tout ça…

Commençons par le vendredi 6 ! Arrivés à la mi-journée sur le site de l’aérodrome de Thise (une vaste plaine, plantée de quelques hangars typiques, et un immense parking), Jérôme et moi sommes chaleureusement accueillis et hop, on s’installe gentiment alors que les derniers préparatifs s’activent tout autour par une équipe de bénévoles motivée et bien cooool. Autour de nous, d’autres stands prennent forme : on retrouve notamment avec immense plaisir l’ami Laurent, alias Cigar Broc Guitare, le transformeur de tout en cigar box guitares dingues, et qui sooooonnent ! ; un stand de douceurs vegan qui nous a régalé lors des ptits creux ; des vendeurs de vinyls et d’objets rock; et j’en passe… Et tout le monde est heureux d’être là, un vrai plaisir partagé.

Vers 18h30, c’est sur scène que les hostilités commencent, et c’est le serial gig performer Fat Jeff qui s’y colle ! Qui mieux que lui pouvait donner le ton musical de ce festival à la sauce US ? Artiste local hyper actif sur toutes les scènes, festoches, caf’conc’, inlassablement il se donne toujours à 100 % en faisant vibrer tous ses guitares et cigar box guit’ (dont la plupart créées par Cigare Broc, qui en plus, en offre généreusement 2 à gagner par tombola), cadencées à la grosse caisse. Un set hyper bien mené, issu de son premier album que je recommande chaudement et grassement !L’heureux public déjà présent est dans le bain et sait à quoi s’attendre ensuite !

Enfin, pas tout à fait, car le duo qui se présente alors sur scène est plutôt atypique : venu de Suisse, One Rusty Band est constitué par un chanteur-guitariste (jusque là, normal) et par une performeuse de claquettes-percus bondissante, souriante, pleine d’énergie et de rythme (et là, c’est pas courant) ! Un spectacle incroyable, bien calé et surtout, plein de bonheur, leur complicité se sent et les sourires se propagent bien vite sur les visages autour. Greg, le one-man-band, empoigne guitare, ou, lui aussi, cigar-box guitare incroyable à base de radiateur, grosse caisse, caisse claire, ou encore harmonica, tandis que Léa, la tap danseuse acrobate illustre parfaitement le rythme, en utilisant même une wash board de temps en temps, quand elle ne fait pas le poirier… Un set de Dirty Blues Rock Tap’n Roll sautillant, bien gras mais bien gai ! Epatant, hâte de pouvoir les revoir, vraiment !

On vogue ensuite vers un Rythm’n Blues Rock, (plus « traditionnel et classique », si on compare avec ce qu’on vient de découvrir), avec le quatuor albigeois, looké bien class’ , The Money Makers. Un chanteur au piano, un guitariste, un batteur et un contrebassiste, et ça envoie du rock’n roll, en faisant le grand écart entre du Jump Blues, du Early Rock’n’Roll, voire du Swing . Du « ouuuh yeeaah » bien chaloupé, avec une reprise de Fat Domino glissée parmi le set, encore du son bien réjouissant et là aussi, un vrai plaisir visible sur la scène qui commence à se baigner de lumières, le soleil se couchant sagement (lui…). Devant la scène, la foule commence à bien se masser.

Surtout que le phénomène qui suit est parmi les « têtes d’affiche »…Voici donc l’heure de Reverend Beat-Man, lui aussi venu de Suisse, en solo, pour nous délivrer un set de son Blues Trash Rock’n Sauvage…Avec son fort accent suisse allemand, il propulse des paroles aux sons étranges, en one-man band encore, parfois carrément flippant, tout comme son crâne fumant littéralement sous les lights. J’avoue que là, perso, j’ai été un peu déboussolée, ahahah…Heureusement que j’étais bien protégée (notamment par ma capuche, (mais pas que !) parce que oui, ça flotte…arff). Mais c’est vraiment à voir, si vous n’avez pas peur du (space) blues trash achhhh so !

Le temps de se remettre de toutes ces émotions, et de retrouver ses repères dans le site désormais plongé dans la nuit qui a pris une toute nouvelle allure sous les lumières, et zou, il est déjà temps de rejoindre l’immense scène encadrée par les têtes d’alligators illuminées… Bayouuuuu !

Il nous reste deux groupes à découvrir pour cette première soirée, alors on y va gaiement et humidement, mais c’est pas graaaave !

Place au White Rattlesnake, deux jeunes gaillards savoyards, vachement énergiques, en mode batterie-guitare qui se répondent et s’additionnent, formant un Heavy Blues Rock bien goudronné ! Des titres nerveux, des reprises à leur sauce (« Oups I fucked it again… »), et même un Wall of Death sorti de derrière le bayou et sous les gouttes, et ils finissent carrément en slibards.. Un set bien dingue, mais tout comme l’ont été, à leur façon, tous les prédécesseurs.

Et vous vous en doutez, le dernier groupe à se produire sur scène ne ramènera ni calme ni sérénité, ce n’est absolument pas prévu chez les Heavy Gators, faut du mordant et de la carapace 😀

Alors plus rien ne nous étonne quand arrivent les Cannibal Mosquitos sur la scène swampesque. Où trône une batterie encadrée de 3 écrans cathodiques de télévision, avec des courses de voitures, des hot-rods, de vieilles séries (Shériff fais moi peur et ses cascades mythiques !)…. Trois créatures en salopettes orange vif, des casques avec des yeux hublots surdimensionnés, un bec pointu de moustique XXL, et pas de micro, car Cannibal Mosquitos, c’est de la Punk Surf Music purement instrumentale, dopée au sang plein de stéroïdes et autres hormones survoltées, renforcée par des samples farfelus et bien drôles parfois…On termine cette journée comme on l’a démarrée, avec un set inoubliable. Même si sur l’affiche du programme, on pouvait s’interroger sur le peu de noms de groupes « connus » (personnellement, je n’en connaissais que 3 sur les 15), je peux vous garantir, et je n’en avais au départ aucun doute, qu’on peut avoir totale confiance dans les choix musicaux des Heavy Gators, capables de dégotter, une fois de plus, pour la seconde édition, un panel exceptionnel de talents. Merci les gars pour ces découvertes ! Reste 9 groupes pour le lendemain.. ouais… c’est jouable 😀 Le temps de (revivre et ) vous rédiger tout ça, et je reviens vous raconter ce qu’on a vécu… Ce sont des dingues ces gars-là, et on aime les tellement !

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