J’ai rencontré le groupe SARCASME dans leur local de répétition à Montbéliard (25), à quelques jours seulement pour eux de monter sur la scène du Moloco à Audincourt (25).
Ils sont plein de vie et ont des projets plein la tête ces 4 jeunes garçons ! Ecoutez !

Interview du groupe SARCASME par Lola, pour METAL IN FRANCHE COMTE

Après des mois de confinement, des semaines de restrictions en tous genres, des jours de solitude (avec apéros-skype quand même hein!!), des nuits pleines d’étoiles sans lumières citadines (ça c’était drôlement chouette !), des minutes le nez dans un étrange masque, des moments de crainte et de tristesse pour certains aussi hélas… la vie presque « normale » reprend tout doucement. Et ce soir, cette normalité passe par un 1er concert live depuis… bien trop longtemps pour moi ! Alors je ressors mon matériel photo, mes bouchons d’oreilles, et mon masque de protection à petites fleurs, et Go to The Pinky Bar !!

Ce sont les « jeûûûnots » de Sarcasme qui relancent le bal en ce début d’été ! Et qu’est-ce que ça fait du bien de retrouver ces bons moments de convivialité et de fête, autour d’une bonne IPA de la brasserie Backporte, servie par notre Gigi préférée !

Ce soir, pour les 4 jeunes metaleux, c’est seulement leur 3e concert ! Autant dire que pour eux, la scène, c’est tout frais ! Et pourtant, ils se débrouillent plutôt bien. Musicalement, ils ont un vrai talent. Joseph, chanteur et bassiste du groupe, même s’il manque bien sûr de pratique scénique, est déjà relativement à l’aise avec le public. Accompagné de son petit frère Rémy à la batterie, et de leurs potes Jérémie et Thomas aux guitares, ils vont enchaîner des reprises de Gojira et Sepultura, mais aussi et surtout nous faire découvrir leur talent d’auteurs-compositeurs-interprètes au travers d’une bonne demi douzaine de compositions originales de death et metalcore.

Moi je vous le dis, retenez leur nom : SARCASME. Ils sont beaux, ils sont jeunes et mon petit doigt me dit qu’ ils vont aller loin !…

Lola Photographie – Laurence AMIELH

TOP 10 de Lola : du Rock 'n Roll, du Hard Rock, du Heavy Metal et une touche de Punk !

Ma playlist de confinement peut être très variée. Ici, j’ai rassemblé quelques titres illustrant les courants musicaux Rock qui m’ont marquée depuis 4 décennies déjà. 

J’ai eu la chance de voir en concert (plusieurs fois pour certains) tous les groupes que j’ai sélectionnés ici… Sauf les Gun’s hélas…

GUNS N ROSES - Knocking On Heavens Door (Live 1992)

Commençons par un grand classique tout droit issu de mes très vieux souvenirs… Si AC/DC, Van Halen et autres Trust faisaient partie de ma discothèque d’adolescente, Gun’s & Roses est arrivé plus tard mais cette chanson reste parmi mes préférées, tout confondu.

AIRBOURNE - Ready to Rock

Quand le hard rock d’AC/DC se réincarne au travers d’autres Australiens, ça donne Airbourne. Vus déjà 3 fois en concert, ils ont, et plus particulièrement le chanteur Joel O’Keeffe, une hargne et un contact avec le public absolument fabuleux.

STICKY BOYS - Better Days

On appellera ça comme on voudra, Rock’n Roll ou autre… Du BMS Garage au Baracat en passant par la Mainstage du Hellfest en 2015, ils restent les mêmes : Sympathiques et souriants. La scène, ils aiment ça et ça se voit, ca se sent !

SHAKA PONK - Palabra Mi Amor (feat. Bertrand Cantat)

Palabra Mi Amor, c’est une chanson qui me fait vibrer au plus au point. Mais quand Shaka Ponk associe son énergie hors du commun à la voie mythique de Noir Desir, alias B. Cantat, les frissons sont à leur apogée.

Les puristes diront que ce n’est pas du Heavy ni du Hard Rock, cependant, ce groupe de rock alternatif français utilise bien les codes musicaux du heavy metal mais aussi de l’électro.

NO ONE IS INNOCENT - Silencio

On reste dans la chanson Française, mais on passe à la rubrique Rock alternatif et Heavy Metal, à la limite du Punk. Avec des chansons à texte, des revendications marquées et un jeu de scène enragé, No One fait partie de ces groupes français qui font leur place, dans la lignée des Tagada Jones, Lofofora, et autres Bal des Enragés.

MICHAEL SCHENKER - Doctor Doctor

Dans son dernier Live Report sur MIFC, Franck a parlé d’Uli Jonh Roth, ex membre de Scorpions. Ici, mon 6e choix se tourne aussi sur un ex membre du groupe, durant les années 70 : Michael Schenker.  Le  guitariste de légende a fondé Michael Schenker Group dès 1978. J’ai eu la chance de le voir, et surtout l’entendre, à La Rodia de Besançon : sourire  et dextérité sont les 2 mots qui le définissent le mieux je crois.

FALLEN LILLIES - Wake-up call

Dans cette playlist, j’ai choisi d’inscrire également mon coup de cœur local… qui monte, qui monte ! Les 4 filles de Fallen Lillies, élevées aux décibels de l’Atelier des Môles, ont quand même décroché l’accès à la Mainstage du Hellfest 2019 en gagnant le tremplin Voice of Hell : ce n’est pas donné à tout le monde ! En plus d’être jolies, sympa et intelligentes, elles ont du talent. il ne faut pas s’en priver !

MOTÖRHEAD - Ace Of Spades

Une playlist Heavy sans un morceau de Motörhead serait sans doute une faute de gout. Celui qui veille sur le domaine de Clisson depuis 2016 est, et restera, une légende du Heavy Metal. Le groupe s’est éteint avec Lemmy fin 2015… J’avais eu la chance de les voir sur scène quelques mois avant seulement…

ULTRA VOMIT - Évier Metal

Une pointe d’humour dans ce monde de brutes !! Quand le Heavy Metal devient humoristique et parodique… De Rammstein à AC/DC  en passant par Gojira ou Calogero on ne sait plus bien, les 4 Nantais d’Ultra Vomit sont capables de tout, y compris de retourner un public gonflé à bloc.

IRON MAIDEN - Fear of the Dark

Last but not Least… Iron Maiden. J’ai choisi de garder le meilleur pour la fin… Je reconnais que ce groupe me fait vibrer plus que tous les précédents, et je me permets ici de remercier mon beau-frère de les avoir mis sur mon chemin il y a une petite vingtaine d’années maintenant. La voix, les rifs, les mélodies, tout y est. Et cerise sur le gâteau, les concerts sont époustouflants scéniquement.

Ce soir, à l’Atelier des Môles, on inaugurait un nouveau concept : l’Apéro Concert.

L’idée, c’est : tu sors du boulot, tu passes faire tes 3 courses au supermarché du coin, tu te rends ensuite à ton rendez-vous chez ta coiffeuse : comme un jour de semaine normal quoi !

Sauf
qu’en sortant, tu t’arrêtes boire l’apéro aux Môles. Et voilà !

En
tout cas c’est ce que j’ai fait ce soir !

Sur place, un chouette concert avait débuté. Le
temps de revoir avec plaisir plusieurs visages connus, de siroter une
petite bière en grignotant des biscuits apéritifs, de discuter à
droite à gauche, le tout au son d’un excellent concert de
rock-blues, et c’était déjà l’heure de rentrer à la maison. Un
vrai plaisir ce petit bout de soirée !

Mais
revenons-en au concert : Andy
Balcon, à
l’origine de « Heymoonshaker », avec le beatboxer Dave
Crowe, est un excellent Bluesman, qui a déjà trainé sa guitare,
ses grands riffs, ses rythmes sales et sa voix rauque un peu partout
à travers le monde.

Ce
soir, il se présente avec un nouveau projet, accompagné d’un
batteur, l’excellent Rémi Ferbus (Holy Two, Kimberose…) et c’est
sa première sur scène pour ce nouveau show.

Manu Lanvin, grand habitué des Môles, l’a approché… je verrais bien Andy parmi les invités du prochain Baby Blues Festival moi non ?! 😉

Photos JP GRAPHE.
Report : Laurence AMIELH.

Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe
Andy BaLcon – Atelier des Môles – Photo JP Graphe

En ce 15 août, mes vacances vont bientôt toucher à leur fin… alors quoi de mieux qu’un bon petit concert pour les clôturer en beauté ?!

Quand j’ai appris qu’il y avait une envolée de rockeuses en vue au Term’ à Morteau, ni une ni deux, on a décidé de monter !

Ce soir au programme, nos Montbéliardaises des Fallen Lillies seront accompagnées des anglaises de Maid of Ace.

Les 4 sœurs Elliott, originaires de Hastings au sud de l’Angleterre, ont créé leur groupe au lycée en 2005, mais ont surtout commencé à prendre les choses plus au sérieux autour de 2012. Depuis quelques années, elles sont parvenues à se faire un nom hors des frontières britanniques. Et les voilà parties à travers l’Europe pour égrainer leur punk rock rageur !

De leur coté, les Fallen Lillies ont elles aussi commencé à jouer au lycée, soutenues par par l’Atelier des Môles. Depuis elles ont bien avancé et sont devenues des piliers de leur salle fétiche : Tandis que Marine, la batteuse, en est devenue la Présidente, Hélène la chanteuse a pris le rôle de programmatrice. Musicalement, elles avancent à grand pas aussi : Victorieuses du templin « Voice of Hell » en 2019, outres leurs nombreuses dates en France, elles s’étaient précédemment offert une tournée en Grande Bretagne avec les Made of Ace.

Toutes ces filles survitaminées sont là ce soir au Term’ pour une soirée Rock Metal bouillonnante. Le public est venu en masse, la petite salle est pleine à craquer. Les Fallen enchaînent les morceaux et font monter l’ambiance. Quelle chaleur sous les spots ! La pose est la bienvenue… Mathias et tout le staff est là pour nous abreuver ! J’en profite pour les remercier pour leur accueil sympathique.

Dehors, les Molly Hatchets, équipe de Roller Derby de Pontarlier, ont profité de cette soirée fille pour venir faire la promo de leur sport favori.

Pendant ce temps, les sœurs Elliott ont préparé leurs instruments et nous voilà repartis vers le petite scène. La température est encore montée d’un cran : sur les quelques mètres carrés, ça pogote, ça bouge, et même ça slam ! Oui oui ! Regardez bien, il y a même une photo de Ludivine, la bassiste, portée à bout de bras ! Et quand arrive le dernier morceau du set de Maid of Ace, elles appellent leurs 4 copines vers elles et le concert se termine avec les 8 filles complètement déjantées ensemble aux manettes !

Samedi 20 juillet.

Landresse nous revoilà ! La guerre n’est pas terminée ! Une partie des guerriers est restée dormir sur place, plantant la tente ou garant le camping-car à coté du champ de bataille. Nous on a refait la route avec plaisir pour retrouver l’équipe de l’organisation de festival. On se sent bien chez vous : Partout, ce sont des sourires qui nous accueillent. Un vrai plaisir.

La 2e soirée commence avec KNUCKLE HEAD. Découverts lors de « Mon Baby Blues Festival » à l’automne dernier, je les attends avec plaisir. La batterie de Jock est installée sur l’avant gauche de la scène tandis que le micro de Jack patiente à droite. Son pied de micro est caractéristique, fait d’une grosse chaîne, ornée à son sommet d’un crâne de ce que je pense être un mouflon, avec ses grosses cornes spiralées et recourbées. Les 2 garçons proposent un set lourd et gras, qui mélange le blues, le rock, la country. On voyage à travers les paysages poussiéreux de l’ouest américain. On croit entendre dans le lointain les Harley vrombir. Non seulement ils ont des « gueules » comme on dit, mais ils ont aussi une présence forte sur scène. Jock ne s’est pas calmé depuis la dernière fois derrière sa batterie, cognant comme un fou… (je ne vois pas pourquoi il se serait calmé d’ailleurs ?!!:-) ) et Jack nous embarque au son de sa guitare et par sa voix profonde. Si vous les avez ratés, allez voir leur clip « Gazoline » extrait de leur dernier album. Un chef d’œuvre : Vous aurez compris ce que je peine à exprimer avec ces quelques mots.

Allez, retour sur la scène B. Aujourd’hui, c’est l’asso Mighty worms qui tient les manettes de la programmation. Cette association Bisontine travaille pour la promotion du Rock, et plus particulièrement de la scène locale, depuis 2003. Ce soir au programme, il y aura tour à tour SOUND OF DUST, LANDSLIDE, DAALE et THE MANIAX.

SOUND OF DUST ne sont eux aussi que 2 sur scène, un batteur et un guitariste. Au programme, quelque chose à mi-chemin ente le rock et le blues, mais un son plutôt efficace. Il n’y a pas grand monde devant la petite scène en ce début de soirée, et pourtant ils font ce qu’il faut pour l’animer, le guitariste descendant au milieu du public le temps d’un morceau. Pas facile de jouer de la guitare et tenir le micro pour chanter en même temps : C’est un fan qui proposera de servir de pied de micro temporaire tandis qu’un autre apportera une bière à l’artiste ! Ambiance vraiment sympa pour ce jeune combo dont je ne connais pas grand chose.

Pendant ce temps en backstage au pied de la grande scène, les membres de POGO CAR CRASH CONTROL s’échauffent ! Quelques mouvements histoire de se mettre en jambe au pied de l’escalier pour les uns, un fond de bière sur la nuque et les cheveux pour Lola, la bassiste, pour se rafraîchir les idées (si si ! Je l’ai vue !! Le houblon, ça doit être bon pour sa jolie chevelure blonde!), et hop ! C’est parti pour un nouveau set bourré d’énergie ! Ça doit être la 3e ou 4e fois que je les vois, et j’ai hâte ! Du bon punk qui envoie !! Ils commencent à avoir une certaine réputation. Leur passage au Hellfest entre autre n’y est sans doute pas pour rien. Les textes, écrits en français, traitent des thèmes actuels tels que le mal-être de la jeunesse actuelle. La musique qui les accompagne est cinglante et leur prestation sur scène décape du feu de dieu ! Et pourtant, ils savent aussi se poser entre deux titres explosifs où ils vomissent toute leur rage, tant par les mots, par le son que par leur jeu de scène. Débute alors une balade aux notes plus douces qui permet aussi au public de reprendre son souffle.

Du coté de la scène B, on pourra découvrir LANDSLIDE, jeune groupe de Indie Rock/Pop’90’s originaire de Besançon (25). C’est le 2e concert seulement ce soir pour ce groupe fraîchement formé : j’imagine le trac !… même si les musiciens sont issus de précédents autres groupes. Suivront un peu plus tard dans la soirée DAALE, trio originaire d’Épinal, qui se classe dans la catégorie Grunge/Rock/Noise, puis THE MANIAX. Eux tournent pas mal dans la région et plus loin. Il paraît qu’ils font du Crossover Rock’n roll ! Je ne sais pas bien ce que cela veut dire, mais en tout cas leur présence sur scène est indéniable. Même si Julian, le chanteur, a quitté sa canne et son chapeau, ils sont tous beaux avec leurs vêtements assortis à leurs jolis nœuds-papillons gris ! Ce coté Circassien, voire freakshow un peu désuet renforce l’image de ce groupe. Et musicalement, on s’évade aussi dans une sorte de fresque mêlant l’étrange et le fantastique au Rock’nroll.

En milieu de soirée, BLACK BOMB A accaparait la scène A. On ne présente plus ces parisiens qui écument les scènes depuis plus de 20 ans, balançant un punk Hardcore qui vous déchausse les molaires ! Spécialistes des Circle Pits et wall of death, ils n’ont pas dérogé aux habitudes, même si à la Guerre du Son, on a fait plus petit que devant des très grandes scènes… mais les fans ne pouvaient pas rater ça bien sûr ! Ça va de pair avec BBA ! L’énergie monstrueuse de ce groupe communiquée à son public et leur style musical font d’eux un groupe à part en France, sur la scène punk.

Allez, je redonne la main à Yannick pour présenter les 2 autres grands groupes de cette 2e soirée : OOMPH! et SHAARGHOT.

OOMPH! C’est un groupe allemand de musique industrielle. Ils chantent en anglais et en allemand. Le chanteur parle aussi quelques mots de français (j’y reviendrai plus tard). Bien qu’ils aient commencé à officier avant (et qu’ils ont même peut-être un peu inspirés) leurs compatriotes de Rammstein, ils sont bien moins connus. Je suis certain que beaucoup les découvraient ce soir.

C’est définitivement un très bon groupe de scène. Par les costumes d’une part : look un peu gothique pour le chanteur (et frontman) Dero, casque souple d’aviateur orné de balles pour le bassiste… Mais également par les différents postures que chacun prendra tout au long du concert, debout sur des piédestals, brandissant les guitares, etc. Et bien sûr par l’incroyable efficacité de leurs titres.

Une intro très martiale avec le titre « TRRR-FCKN-HTLR » (issu de leur dernier album « Ritual » sorti en 2019) qui fait énormément penser… ben à du Rammstein, tant dans la musique que dans le chant. S’enchaînent alors des titres tous plus entraînants les uns que les autres (« Träumst Du », « Jetzt Oder Nie », « Labyrinth », …) où le chanteur tend fréquemment son micro vers le public pour l’inviter à reprendre les refrains. A de multiples reprises, ce dernier se saisit de baguettes pour frapper un tom qu’il a à sa disposition au-devant de la scène.

A un moment du concert une partie du matériel audio s’est arrêté. Les claviers – dont les 2 guitaristes du groupe s’étaient d’ailleurs emparé -mettent plusieurs minutes à rebooter. Pour faire patienter Dero demande à la foule (en français) si ça va ? si ça plane ? puis il entonnera avec le public la fameuse chanson de Plastic Bertrand ! Il slamera d’ailleurs lui-même un peu plus tard sur la foule.

Un groupe définitivement à aller voir et revoir !

Arrive le dernier concert. Il s’agit d’un groupe qui mérite qu’on s’y attarde. Parce qu’ils font la clôture, et parce qu’ils ne sont pas (à tort) encore très connus. Alors profitons-en pour faire les présentations : SHAÂRGHOT. Groupe français, 1er EP (« Mad party ») sorti en 2013, qui distille un métal indus (pour faire simple) énergique, plutôt sombre, et avec des teintes assez martiales.

Shaârghot, ce n’est pas juste une musique efficace. C’est tout un univers qu’ils installent. Imaginez vous un futur proche, ambiance blade runner et cyber punk… Vous y êtes ! Le Shaârghot est le fruit d’une expérience ratée, vivant dans les bas-fonds de la ville, et constituant son armée de fidèles (ses « Shadows ») en les contaminant avec son propre sang. Allez jeter un œil sur leur dernier clip « Z//B » (éventuellement sur un célèbre Hub porno pour y voir la version non censurée) et vous saisirez bien l’ambiance.

Comment transposent t’ils cela sur scène ? Éclairage sombre que transpercent des lumières noires et vertes. Un écran de projection à l’arrière de la scène qui offrira tout au long du set une série d’images collant à l’ambiance survoltée (on y verra notamment des extraits de leur clip « Break your body » où une armée de mercenaires s’attaquent aux Shadows, scène filmée par moment comme dans un FPS, en vue subjective). Tous les musiciens sont recouverts de noir (c’est le parasite qui fait de Shaârghot le Shaârghot), portent des lunettes stylées cyberpunk ou des lentilles phosphorescentes. Le look du chanteur – hormis son chapeau melon orné du “Great Eye” – fait un peu penser à celui du héros de BD RanXerox. Shaârghot, le frontman, est déchaîné et parcourt toute la scène. Il va fréquemment à la rencontre du public pour les contaminer en les marquant sur le front de son parasite, déclenche un wall of death en se trouvant lui-même au point de rencontre des 2 vagues, utilise un bidon pour faire des percussions dessus en intro de leur titre « Azerty », puis le jette dans le public.

Une pause avec leur titre « Regrets » en toile de fond, le temps de mettre un masque en forme d’araignée et c’est reparti pour un tour. Le guitariste Brun’O Klose a équipé sa guitare d’une sorte de bougie fontaine produisant une pluie d’étincelles et de lasers, artifices auxquels il a plusieurs fois recours pendant le set. Le bassiste Clem-X, a un jeu et un style beaucoup plus posé, prenant à un moment le temps de s’allumer une cigarette. Ce n’est d’ailleurs peut-être pas pour rien que son pied de micro est équipé d’un repose verre où trône fièrement un gobelet de bière. O.Hurt/U, le batteur, a un jeu très efficace, mais malheureusement un peu trop en retrait sur la scène.

Contrairement à d’autres de leurs prestations, il n’y avait pas Scarskin, sorte de souffre-douleur que le Shârghot aime habituellement à maltraiter à coup de clés à molettes ou batte de baseball. Il n’y avait pas non plus les Mantes, créatures montées sur échasses avec des lames de faux en guise de main (sans doute sont-elles restées au Hellfest où Shaârghot a retourné le public 1 mois plus tôt).

Pendant près d’une heure et demie le groupe nous en a mis plein les oreilles et les yeux , et a passé en revue la plupart des titres phares de leur 2 albums (« Vol.1 », et « Vol2 : The Advent of Shadows » sorti il y a tout juste quelques mois). A la fin du set que je n’ai pas vu passer, même impression qu’ils m’ont laissé au Hellfest : Beaucoup dans le public ne connaissaient pas, mais ont été conquis. Bienvenue à vous, « Shadows » !

Merci à Yannick et Franck de m’avoir prêté main forte pour la rédaction de ce report.
Ainsi s’achève la 15e édition de La Guerre du Son. Petit festival par la taille de son infrastructure, mais grand par la qualité de sa programmation, qui devient de plus en plus époustouflante d’année en année. On se prend à rêver sur le chemin du retour d’un Hellfest Comtois d’ici quelques années, là au milieu de cette campagne bucolique… Et pourquoi pas ? Eux aussi ont commencé tout petits à l’époque !

Crédits Photos : Franck Lamberthod, Yannick Bredent, Laurence AMIELH