Ces 2 années de pandémie auront eu raison des nerfs de beaucoup de monde, entre annulation à cause des conditions sanitaires et anticipation de futurs confinements, les concerts se sont faits rares. Et pour moi ce fut double peine, le COVID ayant augmenté une certaine angoisse de me retrouver au milieu de beaucoup de monde. J’avais déjà éprouvé des difficultés lors de la release party des Fallen Lillies, tant est si bien que j’avais proposé de tenir le stand de merch pour mettre un peu de distance. Mais il ne faut pas se laisser abattre, un comtois ne se rends pas ! 

Et grâce à l’Atelier des Môles, l’occasion de se lancer de nouveau dans la fosse se présente avec le passage de Lion’s Law et The Casualties. Voir pour la première fois en live les Parisiens de Lion’s Law ça pousse à se sortir les doigts. Le dernier album passant en boucle très souvent à la maison, je vais profiter de cette tournée pour leur proposer une interview, chose qu’il accepte tout de suite d’ailleurs.

Et hop nous voilà le 02 avril, et putain il neige à mort … et bien sur j’arrive à la bourre sur l’horaire prévu. Un mal pour un bien, je peux profiter la balance des Lions. Et là c’est le mi mi le ra ra c’est le miracle, je souris, j’ai les poils qui se dressent à l’écoute de « Fidèle ».  Que ça fait du bien cette énergie !

Les réglages sont terminés, on peut se mettre sur l’interview avec Wattie et Thomoï qui ont bien des choses à dire ! Il y aura une belle interview vidéo d’ici quelques jours. Les questions terminées, on discute musique, bière, … merde les bières je file à la Cave Sans Nom pour la livraison des bières MIFC et je reviens pour l’ouverture des portes.

Lion's Law

Déjà du monde devant la porte, les Punks sont là, la salle se remplit rapidement. On sent que le public est venu pour les 2 groupes pour en prendre plein la tronche. Ça démarre gentiment, ça bouge un petit peu sur « Reaper » et il faut que Wattie pousse un peu pour que les premiers pogos se lancent, c’est toujours mieux de se faire un peu désirer ! Une fois la foule lancée, c’est un enchainement de titres façon rouleau compresseur ! ça va un peu trop vite, même le groupe le reconnait ! On passe du premier album avec « Lafayette » au dernier en date avec « Un jour » ou encore « Escape ». On a droit au titre qui reste mon préféré du dernier CD, « Fidèle » avec un refrain facile à se souvenir ! On arrive déjà à la fin et le set se conclue avec le mythique et fédérateur « For my clan » que le public chante à plein poumon. Ohlàlà quel pied disait Thierry Roland, après avoir vu ça on peut mourir tranquille, enfin le plus tard possible.

Petite pause au merch pour récupérer un tshirt car j’ai déjà tous les vinyls (merci encore au groupe pour les eps), les punks de The Casualties s’installent tranquillement. Le moins qu’on puisse dire c’est que les crêtes des Américains ont de la gueule et ces couleurs ça donnent le sourire !

Photos par Graphejp
The Casualties

Je ne connais pas trop le groupe mais on rentre vite dans leur univers, ça joue vite aussi, ça cause entre les morceaux avec des ptits mots de français néanmoins ! Le chanteur se démène pour faire repartir le public qui a déjà bien sué ! Et il y arrive sans mal, ça pogotte, ça y va de son petit circle pit et carrément on envoie le Wall of Death avec David qui descend dans la fosse !

Quelques titres à retenir, « For the punk », « Riot », « Made in NYC » ou bien encore « We are all we have” qui clôture ce concert complétement dément. Je n’avais aucun doute sur le fait qu’on allait passer une bonne soirée, et bien je suis encore plus convaincu. Et je repars avec cette sensation que le public Punk est celui qui se donne le plus en concert, on ne s’économise pas, on donne tout ! On est loin des lives avec des mecs bras croisés au fond de la salle.

Photos par Graphejp