La sélection de Mika

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Nom du groupe

The darkness

Album

Easter is cancelled

Label

Canary Dwarf

Date de sortie

4 octobre 2019

LA NOTE
8.6/10

Ce qu’il a de bien avec toute forme artistique, c’est qu’on finit toujours par découvrir des choses même lorsqu’on a l’impression d’avoir fait le tour d’un sujet. En l’occurrence, The Darkness était un groupe qui m’était totalement inconnu jusqu’à ce qu’Easter is Cancelled, leur sixième album, ne sorte début octobre 2019. Depuis, je me suis refait l’intégralité de leur discographie et il me tâte que les membres ne passent dans le coin pour apprécier toutes les facettes de leur musique sur scène.

Et des facettes, il y a en a un paquet sur Easter is Cancelled. Rock pop / prog’ tranquille à la Yes des débuts voire à la Marillion (le morceau “In Another Life”), gros riffs pop qui envoient à la Foo Fighters (“How Can I Lose your Love”), envolées lyriques dignes d’un Jack Black dans Tenacious D (“Rock and Roll Deserves to Die”): chacun y verra midi à sa porte en termes d’influences.

En tout cas, une chose est sûre : les arrangements sont léchés et la production parfaite. Magnifiquement mises en avant, les parties de chant démontrent toute la facilité qu’a Justin Hawkins à monter dans des tonalités aiguës aux rendus hard rock vraiment efficaces (“Confirmation Bias”).

On retrouve également toute l’autodérision du combo british dès le titre d’ouverture : “Rock and Roll Deserves to Die”. Un sens de l’humour anglais et de la provoc’ visible avant même la première écoute, la pochette parlant d’elle-même avec un Justin Hawkins aux abdos en béton, en position de crucifixion.

Les tubes s’enchaînent avec une facilité déconcertante. Ici, des solos en tapping à la Van Halen se laissent entendre. Plus loin, l’énergie brute d’AC / DC. Bref, comme le suggère le titre de l’album, si Pâques est annulé, pour les fans de The Darkness, c’est déjà un peu Noël.

(A noter qu’ils passent en France fin janvier 2020 à Paris et Strasbourg.)

Membres du groupe
 
Justin Hawkins, Dan Hawkins, Frankie Poullain and Rufus Tiger Taylor
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Avec un titre pareil on s’attend (Satan ?) à tout … voilà fin de la chronique ! Non je vais développer un peu tout ça pour ce nouveau type de review, toujours en partenariat avec Cultura Besançon qui nous fait profiter des sorties du moment.  Et donc cette semaine, je vais opposer 2 groupes que finalement pas grand chose ne sépare.

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Eonian, dernier bijou de Norvège ?

Dixième et dernier en date, et après 8 ans d’attente, cet opus de Dimmu Borgir sorti le 04 mai dernier chez Nuclear Blast me paraissait mitigé à l’écoute des deux titres mis à disposition avant la sortie.  Interdimensional Summit m’a d’abord laissé un arrière-goût de « mais c’est Dimmu ça ? » car sans être indigeste, il n’en est pas moins en jolie rupture avec ce dont le groupe nous avait habitué, avec un une sonorité et une construction très pop. Autant dire que, touché par leur musique depuis longtemps, j’ai serré les fesses. Heureusement pour mon arrière-train, la seconde release, Council of Wolves and Snakes, m’a rassuré : un ton plus sombre, bien que très propre, et un accompagnement « tribal » tout à fait bienvenu.

               Musique parfaite pour préparer la sortie de l’album, j’étais donc hypé, comme disent les jeunes (y’a plus de saisons ma ‘tite dame..). Quelle ne fût pas ma stupéfaction lorsque…en fait non, malgré mon plaisir immense, j’avoue ne pas avoir été tant surpris : c’est du Dimmu Borgir, sûrement un peu modernisé, mais leur signature est toujours présente. Sauf pour la piste 2, je vous laisse deviner laquelle est-ce.

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Nouveau format pour cette sélection Cultura Besançon ! Plutôt qu’une chronique ce sont 3 albums que je passerai en revue à chaque fois. Pourquoi car il y a beaucoup de sortie, car je n’ai malheureusement pas le temps de faire un article par cd et parce que je suis le patron et que je fais ce que je veux ! Na !

Bien entendu, cette sélection est basée en grande partie sur mes gouts musicaux et peut parfois revenir dans le passé, ne vous attendez pas à chaque fois à des nouvelles sorties !

Pour faire dans le frais,

 

Watain « Trident Wolf Eclipse » sortie le 12 janvier 2018

Après « The Wild Hunt » qui a surpris et rebuté les fans purs et durs, Watain revient à sa violence des débuts. Certains vont crier au retournement de veste (à patch), reprocheront au groupe de faire des titres en fonction de la mode … putain ce qu’il ne faut pas entendre ! Si il y a bien un groupe qui a toujours fait du Black Metal avec une sincérité authentique c’est bien Watain. Alors peut être que certains morceaux sonnent déjà entendus, et franchement faut là aussi chercher la petite bête pour y voir un opportunisme musical mais en général, ce nouvel album me ravit !

Enfin un CD de Black Metal qui pue le sang et la haine en ce début d’année (attention il y a d’autres groupes qui sortent de bons cd mais à ce niveau de popularité c’est rare). Rien que les 2 premiers titres valent le détour. « Nuclear Alchemy » défonce bien la gueule, « Sacred Damnation » avec ses claviers sobres rappellent les vieux Emperor. Et ce n’est pas « Teufelsreich » qui va faire passer cette sensation d’hommage à la scène Norvégienne. Bien entendu, l’influence Dissection est toujours là !

Alors, concluons cette chronique en se disant que Watain reste une valeur sur dans le Black Metal à l’ancienne.

Der Weg Einer Freiheit « Finisterre »  sortie le 25 aout 2017

Les allemands ont su imposer leur Black Metal interstellaire en l’espace de seulement 3 albums, pour ça je dis respect. Ce nouvel cd comporte 5 titres qui vont jusqu’à 13 min, rien que ça, certains auraient envie de se sauver ! ça serait une grande erreur car parfois un morceau peut s’étirer sans devenir chiant ! C’est ce qu’arrive à faire DWEF (oui j’abrège).

Sans révolutionner le Black Metal en général, « Finisterre » a le mérite de réparer certaines erreurs du précédent album en rendant les morceaux plus reconnaissables, moins rébarbatifs ! L’ajout de voix clairs est aussi un sacré plus ! Les mélodies sont encore plus marquées, c’est là que DWEF est très fort, il arrive à manier la brutalité et la « douceur » pour faire des titres qui s’apparentent au début à une balade sympa pour se transformer rapidement en grosse boucherie, façon déluge de bombe, la faute à un batteur qui dépasse le mur du son !

Cradle of Filth « Cryptoriana – The Seductiveness of Decay » sortie le 22 septembre 2017

Je vous vois venir, Cradle du Black ? Ouais je continuerai contre vent et marée à considérer COF comme un groupe précurseur du Black Metal. Et ce nouvel album ne va pas me faire changer d’avis. Même si mon « amour » pour ce groupe s’est un peu érodé avec les années, surtout pendant la période après « Cruelty and the Beast », je dois reconnaitre que les 2 précédents albums m’avaient un peu remis dans leurs rails. Et ce « Cryptoriana » comporte ce qui me plait dans COF, des rythmiques heavy, des éléments symphoniques, des chœurs et cette voix criarde de Dani qui fait fuir un nombre pas possible de Metalleux !

L’arrivée des 2 guitaristes a été un élément important du retour à de bonnes compos pour COF, leur complémentarité donne au groupe un son très typé NWOBHM par moment et c’est tant mieux !

Alors même si certains morceaux se ressemblent par leur structure, il faut donner une chance à cet album, à écouter dans son intégralité, rien que pour le titre « The Seductiveness of decay » totalement Iron maidesque !

Bien sur, tous ces CD sont disponibles chez Cultura Besançon

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Retour de la sélection Cultura avec le nouvel album de SepticFlesh. Et le moins qu’on puisse dire c’est que depuis leur reformation en 2007, le groupe ne cesse de progresser et de nous surprendre par sa capacité à repousser les limites de leur style musical de départ.

Si « Titan » était trop pompeux pour certains (moi le premier), « Codex Omega » se montre plus travaillé sur les orchestrations. L’apport de nouveaux instruments y est pour beaucoup comme sur le morceau « Portrait of a headless man » qui nous envoie directement vers l’Arménie.

Septicflesh n’en oublie pour autant d’où il vient, du DEATH METAL bordel !! Et ça pendant les 47 min du CD on en mange du gros riff qui tache, heureusement car sinon si c’est pour écouter un orchestre, je sais que j’ai plutôt intérêt à me tourner vers les créateurs de la musique classique !

Le groupe a aussi choisi de faire ressortir la voix clair de Sotiris, qui rappelle un peu les interventions que faisait ICS Vortex dans Dimmu Borgir. Petite façon d’introduire un peu la suite de ma chronique car les grecs ont finalement la même démarche, à savoir intégrer de plus en plus les parties orchestrales à leur style. Alors parfois ça sonne réchauffé, mais dans l’ensemble, ce mélange prend bien.

Et avec un titre comme « The Gospels of Fear » on atteint presque le 100% réussi, ce morceau est sobre mais très rentre dedans ! Nul doute qu’en live il doit prendre encore plus de force !

Bref, un album réussi, certes avec certaines longueurs mais on leur pardonnera sans problème.

https://www.facebook.com/septicfleshband/

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phazmPhazm, dont la carrière avait failli s’arrêter en 2009 puis en 2012 mais qui à la faveur d’un live salvateur a pris la décision de continuer, revient avec un nouvel album, et ça c’est une bonne chose pour nous.

Si les premiers albums se voulaient très Death’n’Roll, « Scornful of icons » se montre lui plus Black’n’Roll. Car Pierrick Valence (compositeur principal) nous replonge avec ce nouvel opus dans un Black Metal des origines, très scandinave.

Coté pochette, c’est Valnoir qui s’en charge et on ne peut que saluer encore une fois la qualité et la justesse de son œuvre par rapport à la musique de Phazm

Dès le premier titre, le ton est donné. « Ginnungagap » ne laisse que peu de moment de répit, enchainant Blast beat furieux, passage mélodique pour se terminer sur une des particularités de Phazm, cette voix chamanique impressionnante qui nous fait plonger dans cet abîme d’où fut créé Midgard.

« Ubiquitous Almighty », toujours dans une veine Black Metal, se rapproche du travail d‘Emperor ou encore de Mayhem (encore ce chant sourd, lourd, oppressant  similaire à celui qu’on retrouve sur « De Mysteriis dom sathanas »). Par contre niveau solo, c’est plutôt dans le thrash qu’on peut trouver des influences.

Avec « Howling for you », Phazm renoue avec son coté Rock’n’Roll, ce rythme mid tempo, tout en groove qui annonce une partie bien rapide après. La fin du morceau se veut épique avec cette guitare mélodique, rappelant un Satyricon. Ce titre est fait pour le live, aucun doute. Et hop encore un solo !

« The Godless Pope », un de mes titres favoris (en fait je les apprécie tous mais faut bien avoir des favoris), qui monte en puissance assez rapidement pour atteindre un sommet de brutalité tout bonnement excellent. Avec un clavier en arrière plan, il souffle sur ce morceau un air Mayhemesque (pourri ce mot mais on a compris).

Le titre « Conquerors March » permet d’offrir un peu de répit sur cet album lancé à pleine vitesse, en effet à partir de 2.30 min, le calme s’installe  pour un passage très ritualiste, chamanique, avant que la violence ne reprenne sa place.

Et nous arrivons au titre éponyme de l’album qui s’ouvre sur des sonorités folk réalisées entre autre par Manu de Tryo et Jean Claude Condi, luthier et joueur de nyckelharpa. La suite, c’est vers un Black/Death Metal, que n’aurait pas renié Jon (Dissection), que l’on s’oriente. Et après, c’est un duo entre Pierrick et Alexandra Prat (chanteuse dans Arita) qui donne une puissance à ce titre, une sensation étrange comme s’ils essayaient de nous attirer dans un autre monde, et sans sourciller nous les suivons dans ce brouillard. Sans aucun doute, ce titre est une invitation.

Après un titre pareil que dire de plus, et bien que le dernier morceau « Never to return » va vous achever et vous convaincre que Phazm a créé l’un des meilleurs albums de Black Metal Norvégien (enfin Français mais bon) de cette année. 

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