La sélection de Mika

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Nom du groupe

Opeth

Album

In Cauda Venenum

Label

nuclear blast

Date de sortie

27 septembre 2019

LA NOTE
8.5/10

In Cauda Venenum, de l’expression latine “Les mauvaises surprises sont pour la fin”, est le treizième album d’Opeth, disponible aussi bien en anglais qu’en suédois au niveau du chant. Ce double choix de langues – une première dans l’histoire du groupe (du metal ?) – s’avère amusant pour peu que l’on aime comparer les rendus. De mon point de vue, le suédois donne une couleur plus sombre, qui rappelle les racines death de leur début de carrière, là où l’anglais sonne logiquement plus pop. Il faut rappeler que l’album fut pensé initialement en suédois, le label Nuclear Blast ayant insisté pour qu’une version anglaise soit aussi présente afin de ne pas faire fuir des auditeurs potentiels.

Jeu des sept différences mis à part, il faut reconnaître que In Cauda Venenum est globalement très inspiré. S’il reste dans la même veine metal progressif seventies que Sorceress, l’opus précédent, il demeure plus maîtrisé sur l’ensemble. Il n’y a pas de creux en milieu d’album. Tout semble s’enchaîner avec une certaine logique, comme si les compositions faisaient partie d’un bloc unique à la manière d’un concept album. Les titres sont souvent grandiloquents, les thèmes restent en tête et les moments calmes tempèrent parfaitement l’énergie brute chère à la formation. Mention spéciale à la balade ‘Lovelorn Crime’ (ou ‘Minnets Yta’ selon la version choisie), mélancolique à souhait, et dont la progression à la guitare rappelle le meilleur du hard rock progressif des décennies passées.

Toujours mené par Mikael Åkerfeldt, Opeth propose une formule plus efficace que jamais. Riffs couillus, mesures impaires où la section rythmique se fait plaisir, envolées lyriques hypnotiques : presqu’un quart de siècle après son premier album, le groupe est définitivement à sa place dans le paysage musical contemporain. Derrière les fûts, le toucher presque jazzy (parfaitement perceptible sur un morceau comme ‘Banemannen’) de Martin « Axe » Axenrot rend le tout léger même dans les moments puissants. Un album somptueux donc, de la part d’un groupe qui a su muer, quitte à perdre en route certains fans trop attachés à un sous-genre précis.

Membres du groupe
Mikael Åkerfeldt (Vox, guitars), Martin Mendez (bass), Martin Axenrot (drums), Fredrik Åkesson (guitars), Joakim Svalberg (keys)
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