Mon dernier concert pour Metal In Franche-Comté remonte à 1 an déjà. C’était au Pinky avec Sarcasme. Ce soir la boucle est bouclée : Me revoilà au Pinky avec DARK ELDER, IRON SKILLS et… SARCASME à nouveau !

La jauge est encore réduite alors ça joue « à guichet fermé ». Les réservations n’ont pas tardé !

Il faut dire que, les fêtes de la bière traditionnellement automnales n’ayant pas eu lieu, il en a fallu de la patience aux habitués pour attendre jusqu’à ce vendredi ! La petite note de folie de Gigi aidant : nous voilà ce soir au « Metal Beer No Hell Fest » d’octobre… en plein mois de Juin !

Qu’à cela ne tienne : la bière est en « promo » et les musiciens sont remontés comme des coucous suisses !

On commence par DARK ELDER. Ces 5 passionnés de musique en général et de metal en particulier ont créé le groupe en 2019. De Pierrot à la batterie à Fred et Olivier à la guitare, en passant par Pattou au chant, chacun a apporté sa patte et ses influences pour créer un set varié : Les reprises de Helloween, Iron Maiden, Judas Priest, AC/DC et autres nous rappellent nos jeunes années teintées alors de Hard Rock. Ce soir, c’est la première pour Jean-Seb à la basse qui a rejoint le groupe il y a quelques mois à peine, en pleine période de confinements répétitifs ! C’est aussi ce soir une « première » pour Pattou en tant qu’harmoniciste : ces quelques notes d’harmonica étaient son challenge du soir : elles s’en sort pas mal, bravo !

Coté jardin, les hamburgers faits maison cuisent au barbecue et sont avalés avec plaisir.

Et déjà le groupe suivant installe sont matériel sur la petite scène. C’est IRON SKULLS qui prend les manettes. Ils sont 4. Formés en 2017, ils répètent dans le garage de Nicolas, le batteur et se rendent sur leurs lieux de concerts à bord de leur vieux fourgon avec option « chaises de camping » à l’arrière ! D’influences plutôt heavy metal, leur set tourne autour de Motorhead, Metallica, Megadeth et Iron Maiden. Léo, Guitariste solo aussi doué dans l’art de faire chanter son instrument que dans celui de la lutherie, ayant lui-même créé sa propre guitare (pas celle de ce soir) a embarqué son père, jean, le chanteur, dans ce projet musical. Le 2e Nicolas, guitariste rythmique, est un ancien d’Osmose, pour les anciens qui ont connu ! Au fait, si vous êtes bassiste et que le style d’Iron Skulls vous intéresse, prenez contact : ils recrutent !

Le temps passe très vite, la soirée va être courte : le couvre feu à 23h est encore de rigueur… Il faut passer sans traîner au dernier groupe de la soirée : SARCASME.

Ce soir, toute la Team est là : Le chauffeur, le tourneur, l’intendant, le responsable du local de répétition, l’ingénieur du son, le coach, le conseiller technique, le caméra-man, et le grand-frère… enfin bref, JEFF est là : C’est lui tout ça !! D’ailleurs il y a aussi la responsable com’, la secrétaire, l’intendante adjointe, la première fan et la maman : Tout ça c’est Cécile. Bien entourés les 4 musiciens de Sarcasme ! Et ce soir le Pinky devient un peu leur petite salle fétiche : le dernier concert avant les confinements c’était là, et le 1er de l’ère post-Cov aussi ! Musicalement, quelques points de rouille dans les doigts du fait sans doute du manque de répétitions et de concerts, mais ça redémarre bien ! Les morceaux se suivent ; le public, même restreint du fait des contraintes sanitaires, apprécie ; et les musiciens se régalent. Mais le timing est trop serré ce soir : Gigi annonce qu’il faut conclure le set. Les personnes présentes quittent les lieux alors que les dernières notes résonnent encore… Vivement que toutes ces contraintes ne soient plus qu’un mauvais souvenir !

Përl - Nouvel album disponible!

Fondé en 2008 en Ile-de-France par Aline Boussaroque (guitare/chant), Thibault Delafosse (batterie) et Bastien Venzac (basse), Përl a longtemps poursuivi une trajectoire propre, personnelle, oscillant entre un rock dur et un metal organique, fusionnant des envies d’hypnotisme, de rages, d’histoires, de mélancolie. Un premier album naît en 2013, R(a)ve, reflet d’une période plus rock pour Përl. Son successeur en 2017, le mini-album Luminance, bascule un peu plus vers un metal plus dense, doom, black, post-rock, sans perdre pour autant un attrait certain pour le clair-obscur, l’entremêlement des nuances et des influences, délivrant en 33 minutes et cinq titres un voyage complet.
C’est armé de l’expérience acquise lors d’une première tournée européenne et de l’étoffement du groupe en live avec un second guitariste et l’ajout d’éléments électroniques que Përl est retourné en studio en 2020 avec Etienne Sarthou pour leur 3eme album, Les Maîtres du silence, poursuivant leur périple dans des contrées toujours plus diverses, mêlant post-metal, rock indé, post-black et bien plus. Ecoutez, et ressentez la sève, le sang, la bête, l’humain.

Premier album d'Owl Cave

Broken Speech est le premier album d’Owl Cave, un nouveau one-man band dans le paysage musical extrême français. Il aura fallu plus de trois années à cet album pour enfin voir le jour, entre les différentes phases de composition, puis de production.

Si cet album va chercher ses racines dans un black metal lourd et dissonant, Broken Speech ne peut cependant pas s’y résumer. Imaginez un enchevêtrement de textures sonores tortueuses, des riffs grinçants s’enchaînant à des allures frénétiques entrecoupés de passages ambient plus éthérés, en passant par des ambiances tribales, presque sauvages, ou encore certaines sonorités industrielles.

Malgré la diversité des sons et des textures, il ne s’éparpille cependant pas pour autant dans tous les sens. S’en dégage au contraire une sensation de maîtrise et d’unité, un fil conducteur auquel se rattachent insensiblement d’une manière ou d’une autre toutes les explorations sonores auquel s’est livré S., l’instigateur du projet.

Ce fil conducteur se ressent jusque dans la forme que revêt cette pièce, puisque le choix a été fait par l’artiste de condenser les 6 titres en une seule piste, contraignant ainsi l’auditeur à une écoute intégrale de l’album, et dans l’ordre voulu par le compositeur, à l’encontre du mode de consommation majoritaire de la musique aujourd’hui.

Cheminement intérieur en 6 étapes, cet album n’était au début absolument pas pensé comme tel. Composer a été pour S. un processus cathartique qui lui a permis de s’exprimer à un moment où les mots lui faisaient défaut. Il appartient aujourd’hui à chacun de s’y laisser absorber et de chercher à ressentir les différents niveaux d’intensité insufflés dans chaque titre.

Si S. reste la tête pensante du projet, ayant tout composé et enregistré la plupart des éléments lui-même, il a cependant su s’entourer convenablement pour chaque étape. La batterie a été enregistrée par un batteur session au Studio de St-Loup, où les guitares ont également été réampées. Le mixage a été confié à Thomas Le Roux, et le mastering à Deviant Lab.

Concernant l’artwork, il a été réalisé avec brio par Dehn Sora, que l’on ne présente plus dans ces sphères où tant d’albums ont bénéficié de son talent. Il a su d’emblée créer un univers visuel correspondant à la musique.

Lourd, riche, dissonant, terreux, torturé, brut, sont autant d’adjectifs qui pourraient convenir à décrire cet univers sonore, à découvrir le 9 juillet 2021 chez Time Tombs Productions.

Les musiciens des Studios de répétition du Moloco à l’honneur ! 🎸
Pour ce clip N°3 c’est au tour de The Maniax de passer sur la scène du Moloco Panoramique
vidéo par : Chlo Zurbach – RObine
Projection vidéo par : C3PO.LETTE
Enregistré et mixé par : Herve Improvetone
Masterisé par: Graeme Durham
Enregistré au Disvlar Studio par Steph Tanker ( Blockheads, Whoresnation, Abyssal Ascendant…) et composé pendant cette période cruciale pour
le monde entier (durant l’année 2020), ces 7 tracks expriment  simplement une violence légitime face à cette triste évolution de nos  vies.
Alta Rossa pratique un Post Metal surprenant, mêlant l’énergie et   la rage du Punk  Hardcore à des atmosphères plus sombres, et empruntant quelques
fois  des sonorités noise, voir  Black.

« Silva Luges (dark metal) dévoile le titre, la tracklist et la pochette de son prochain album.

Intitulé ‘Franche Comté’, ce concept-album traitera des contes et légendes de la région.

L’artwork a été réalisé par Mythrid-Art.

La track list de ‘Franche Comté’ est la suivante :

1 : Dame Blanche

2 : La Combe de l’Homme Mort

3 : Damvauthier, le Village Englouti

4 : La Prisonnière de Joux

5 : La Sorcière De Florimont

6 : L’escarboucle de la Vouivre

7 : L’âme Errante du Lac de Bonlieu

8 : Le Baiser de la Fée Verte »

Nom du groupe

The losts

Album

Mystery of depths

Label

ellie promotion

Date de sortie

mai 2021

LA NOTE
8/10

Après un premier album, en 2016, qui a eu son petit succès, les Lillois nous reviennent avec « Mystery of Depths ».

Produit par Phil, du Psykron Studio, qui d’habitude sort plutôt du « gros Death qui tache » (Mercyless, Putrid Offal), ce nouveau CD va mettre d’accord les vieux de la vieille accrochés aux anciens groupes et les petits jeunes qui veulent du Old School !

Et de quoi parle-t-on ? De Heavy Metal bien sûr !

The Losts connait bien ses classiques : on passe par Mercyful Fate ou Iron Maiden pour aller visiter des contrées plus récentes comme Therion (enfin récent, Therion c’est les années 80 aussi). Et par moments, on part dans des styles plus extrêmes dont seul Bathory savait nous abreuver.

Et n’allez pas croire que c’est du brutal tout le long ! Écoutez ce démarrage de « the drug I miss », digne d’une des nombreuses balades « maidenesques ». Et après, ça galope tel un Adrian Smith dans ses meilleurs jours !

La petite surprise, c’est « Pharaoh’s Curse », que l’on penserait écrite par Melechesh tant il ressemble un titre de « Djinn ». Bon, bien sûr Melechesh sans la voix, le Black et les Blast. Mais ce mélange des genres n’est pas pour me déplaire. On retrouve aussi un petit Oud rafraichissant sur « A path of Arabia ».

Petit kif du groupe : se faire un chœur maison avec des chanteuses et chanteurs de groupes comme Giotopia, Sythera, Fool’s Paradise, Shadow Breaker, Hooded Priest. Et ça a de la gueule. Les chœurs sont d’ailleurs souvent présents dans les morceaux. Et surtout cette voix criée typiquement Heavy Metal popularisé par King Diamond.

Coté visuel, c’est Chadwick St John (qui a réalisé des couv de Darkthrone) qui a réalisé la pochette et ça colle bien à la musique.

Bref, un album étonnant, qui surprend dans une période où l’on privilégie toujours vitesse et ultra technique dans les dernières sorties. Un bien bel hommage à ce putain de Heavy Metal qui nous fait tous et toutes vibrer !

The Losts are:

YGC: Lead Vocals/Guitars
PPG: Bass/Backing Vocals
JCR: Drums/Backing Vocals
DGC: Guitars/Backing Vocals