Nom du groupe

ULVÅND

Album

THe origins

Label

Autoprod

Date de sortie

mars 2020

LA NOTE
7/10

ULVÅND nous vient tout droit de la ville rose, composé de Bérangère (chant), Serge (textes, chant et basse) et Wilfried (composition, guitare et programmation). Ils collaborent ensemble depuis presque vingt ans sur différents projets comme « In Lupus Pacis » ou « Leiden ». Leur nouveau projet, ULVÅND, est lancé par un premier EP « The Origins », composé de six titres et totalement autoproduit. On peut rendre hommage au bon travail de Wilfried Rabin, qui a pris en main la production ainsi que le mixage dans un seul et unique but, nous offrir un son de qualité et surtout puissant. Il faut noter aussi que le mastering a été géré par Brett Caldas Lima qui a travaillé avec Septic Flesh, Ayreon, Chimaira, Pain Of Salvation ou Adagio (excusez du peu).
ULVÅND est un groupe qu’on peut cataloguer dans la rubrique « Dark Metal », qui est un des nombreux dérivés du metal, mêlant à la fois le heavy, le gothique et le black metal. Composé d’une alternance entre le chant clair et le growl ainsi que l’utilisation de différents instruments à cordes, ce style propose une résonnance assez sombre et mélancolique.

Le décor est planté, rentrons dans le vif du sujet !
Une passe d’arme entre Bérangère (chant clair) et Serge (growl) sur fond de bons riffs est assez intéressante. Les arrangements sont signés Wilfried, et il faut noter que le combo ne possède pas de batteur. En effet, la batterie est programmée et les trois membres jouent uniquement de la guitare et de la basse.
Au premier abord, on peut se poser la question « euh qu’est-ce que ça va donner ? ». Et bien la réponse est que l’atmosphère, le son, la musique que le groupe propose vaut le détour. Serge, avec un growl clair, rude, montre une réelle maîtrise. A posteriori, on arrive à remarquer que la voix de Bérangère manque un tant soit peu de tessiture, voire de coffre. Ceci dit, l’opus ne nous empêche pas de headbanger à volonté lorsque les riffs, la basse, ou la double pédale déboulent.

« The Origins » arrive au fil de l’écoute à créer une ambiance sombre, caverneuse et ce, malgré la touche lumineuse qu’apporte le chant de Bérangère. Les différents passages techniques (breaks et clavier) aident à alléger les titres. On peut dire que la musique d’ULVÅND est un bon mix de modernité et de old-school. La composition de cet EP allie d’une manière assez équilibrée le mélange entre la mélodie, l’agressivité et la puissance. La diversité des arrangements et du « cocon musical » offre beaucoup de relief aux compositions, ce qui est un avantage remarquable.

En se penchant un peu sur les textes, on arrive à bien ressentir une certaine harmonie avec la musique proposée. Le titre « 7 vertues » vous fait voyager dans l’univers des morts par exemple, « The Origins » redessine bien notre société actuelle sans langue de bois, sur fond d’une belle association d’éléments orchestraux et de metal puissant à souhait. Dans les titres « Valhalla » ou « 7 Virtues », l’esprit du black metal est bien conservé bien qu’on passe dans le gothique avec le chant clair de Bérangère.

« The Origins » est un album très bien produit et assez bon dans l’ensemble, mention spéciale pour la pochette qui est très bien faite alliant à la fois mysticisme et modernité. Seul petit bémol, j’aurais
aimé qu’ULVÅND se laisse aller vers plus de fougue, plus de prise de risque en se laissant tenter par diverses expérimentations. ULVÅND a du potentiel et reste quand même un groupe à suivre !

Membres du groupe
Béran (auteure) : chant
Serge (auteur) : chant, basse
Wilfried (compositeur) : programmation, guitares
 
Ville d’origine
Toulouse
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Nom du groupe

IgoRRr

Album

Spiritualy and Distortion

Label

metal blade

Date de sortie

mars 2020

LA NOTE
9.9/10
Il y a des coïncidences dans la vie, en ces temps de confinement et après avoir écouter les extraits, j’allais me décider à acheter le dernier Igorrr et pan, le voilà qui m’arrive via . Étrangement, j’avais découvert le groupe via le projet de Laurent et Laure , ÖxxÖ Xööx et je ne m’étais jamais trop penché sur la discographie d’Igorrr. Pas que l’univers musicale me déplaise, j’ai toujours apprécié les mélanges et avec Gautier Serre, le compositeur, pas de doute, on en a ! Mais tellement de disque, tellement de sortie, les habitudes, bla bla, … On peut se trouver toutes les excuses de la Terre mais là avec ce nouvel album, je dois avouer qu’Igorrr rentre dans mon top 3 de cette année 2020, et à la première place.
 
Tout y est, le son tout bonnement énorme ! les compos toutes aussi originales les unes que les autres mais en gardant une certaine unité. Et ce fil directeur, ce sont des sonorités orientales utilisées avec parcimonie et surtout une basse (le bassiste de Soullfy) totalement intégrée, tapant dans tous les styles de jeu, slap, tapping, … 
Il est toujours rare que sur une première écoute je ne zappe pas un titre ou 2. Là je me suis fait le cd en une fois.
 
Après un morceau into, « Nervous Walrz » débarque avec son violon et la voix de Laure, l’ambiance, les blast en font le titre le plus Black Metal de l’album même si Laurent n’intervient pas dessus.
« Very Noise », qui a eu droit à un clip tout en animation, débarque avec ses rythmiques électro, des beats totalement fous, un univers très jeu vidéo.
 
« Hollow Tree » permet encore à Laure de montrer toute l’étendu de son talent, un titre que fait ressortir le coté Metal de Igorrr, assez sombre.
 
Ah !!! « Parpaing » … le nom déjà, il évoque une certaine violence, et quoi de mieux que le hurleur le plus connu du Death Metal; Georges « Corpsegrinder » Fisher pour poser sa voix. Alors du coup on imagine bien le style mais au bout d’1min30, Igorrr montre qu’il s’est retourner le cerveau de ses auditeurs en transformant le Death Metal en 8 bit, on s’imagine alors corpse en train de démolir des vilaines bestioles dans un jeu vidéo.
 
Le retour de l’accordéon dans Igorrr est toujours un régal. Après « Cheval », il revisite un vieil air de musette à la sauce Black Metal sur « Musette Maximum ». Ils sont fous, mais putain ce que c’est bon d’être aussi barge !
« Himalaya Massive Ritual » marque une légère coupure dans l’album, une espèce d’interlude sombre, ou les voix sont mises en valeur. Définitivement l’univers Igorrr serait une bande originale idéale pour un film (barré le film alors) tant ce cd s’écoute comme une histoire.
Et le titre suivant ne fait que conforter cette impression, « Lost in introspection » aurait pu se retrouver dans Inception ou bien un film d’Emir Kusturica.
Définitivement, ce « Spiritualy and Distortion » est un album qui lorgne vraiment dans le Black Metal, tant dans les ambiances, dans les voix, les rythmes ! Bien plus extrême que les albums fadasses de Post Black de ses dernières années
« Paranoid Bulldozer Italiano », plus indus et electro que les autres revisite un air de Chopin
Déjà 13 titres, le temps passe vite, toujours pas de sensation de remplissage inutile, chaque titre est une pièce du puzzle Igorrr. Et ce n’est pas avec « Polyphonic Rust » que cela va changé, encore une fois, Laure utilise ses voix (oui oui, cette fille a plusieurs timbres).
Et sur « Kung Fu Chèvre » elle est rejointe par Pierre Lacasa et Jasmine Barra (qui était déjà sur l’album précédant, pour « Cheval » et « Vegetable Soup »).
 
Comme souvent je finis cette chronique à 6h30 du mat, (moment de calme pendant mon taf) avec le sentiment d’avoir écouter un album abouti, totalement unique, qui ne correspond à rien, tout en étant un hommage à tous les styles de Metal Extrême. Gautier Serre précise dans le communiqué de presse, « la vie n’est pas qu’une seule couleur. Ces 14 titres sont un voyage à travers différents états d’esprit que j’ai traversé ». Je ne vois pas mieux pour définir « Spiritualy and Distortion ».

 

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Nom du groupe

VOORHEES

Album

Chapter Two

Label

Great Dane Records

Date de sortie

13 mars 2020

LA NOTE
8.6/10

Cette jeune formation voit le jour en 2017 (les musiciens eux ont une solide expérience avec des influences Death 90ties totalement digérées et remises au goût du jour), VOORHEES rapplique avec hargne et voracité, plus carnassier que jamais après son EP 6 titres (Chapter One) datant de 2017. Parlons court, parlons sérieux! Les scènes Death Metal Scandinave et Floridienne sont les fers de lance de la musique de VOORHEES « Asphyx, Dismember, Sinister, Unleashed, Death, Obituary, Cannibal Corpse, Deicide…. » Ça vous parle? Nous sommes sur du solide musicalement, riffs taillés au scalpel « My Horror Event » hommage au grand Chuck Schuldiner, je croyais d’ailleurs à la première écoute avoir affaire à une reprise de Death, il n’en est rien c’est bien une compo perso. « The Will To Kill » remarquable titre à l’ambiance pesante et frissonnante avec mélodies peaufinées et chant guttural, je dirais lignée CARCASS, AMON AMARTH vieille école, très heavy dans l’emboitement des riffs, calmant à certains moments les cavalcades double grosse caisse, musicalement très bien ficelé. Le mid – tempo sur « I’m The Man Who Became God » renforce VOORHEES dans une lourdeur oppressante nous écrasant dans un étau. Arrrgghh ! L’usine à riffs VOORHEES vous lacère titre après titre avec de surcroit un vocaliste plaçant avec justesse ses lignes de chant. « Voorhees II » accélère le rythme, titre assez court, d’une portée musicale d’exception. « Reanimated » et  » Into Darkness » clôturent le brulot. Gros travail, brut de décoffrage avec un mastering son à la hauteur (Dan Swano s’en est chargé quand même…). Huit titres complets et efficaces. Cet opus est a apprécier tous les jours, pas seulement les vendredis 13. Hein!

Membres du groupe
Vocals / Guitar : Chris (Metal Militia, ex-Insane)
Guitar : Seb (ex-Dungortheb)
Bass : Fred (Dehumanize)
Drums : Will (Nosphares)
 
 
Ville d’origine
Metz / Nancy
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Black Velvet

Style :
Heavy rock?
Membres du groupe :

guitare lead : Anthony PHILIPPE,

guitare rythmique : Émilien ROUSSEAU,

basse: Robin GAUMARD,

batterie Pierre KLEIN,

chant : Ludo WUTRICH

Ville d'origine :
Belfort

Biographie

 Fondé en 2014 par Anthony Philippe et Lucas KREITNER Black Velvet met du temps à trouver son line up définitif.
Après quelques dates leur chanteur les abandonnes, c’est en 2017 après plusieurs candidats qu’ils trouvent leur voix avec Ludo WUTRICH au micro.
En 2018 ils sortent de leur coquilles pour monter sur la scène du festival FRACASS à Altkirch, après quelques dates ils consacreront leur temps à remplacer les absents. C’est Émilien ROUSSEAU qui remplace Lucas KREITNER en seconde guitare et Pierre KLEIN qui prendra la place derrière les fûts laissée vacante par Greg BOILLOT.
En 2019 ils remettent le pied à l’étrier lors de la fêté de la musique de Belfort sur la scène extérieur de la poudrière, ils participent également à la soirée Support Your Local Band organisée par le MOLOCO en association avec le Rockhatry et le bastion. Après plusieurs dates, c’est lors du concert d’adieu de leur bassiste Anthony DIJOUX qu’ils trouvent son remplaçant, Robin GAUMARD.
Robin les rejoints dès le lendemain pour sa première répète au sein du groupe. L’alchimmie opère si bien que le groupe passe en studio quelques semaines plus tard pour enregistrer un EP de cinq titre qui sera dévoilé lors de la release party qui aura lieu le 13 mars 2020 à la brasserie la Cude à Hyémondans dans le cadre du festival Hibou Et Le Chien Blanc.

Discographie

BV logo - Darkrabbitt INZENIGHT
EP : Black Velvet

Clip

Albums Photos

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La guerre du son 2019 fut une sacrée bataille, de nombreux·ses guerriers·ères furent présents·e, les boucliers ont soufferts mais ils ont tenu malgré les coups de marteau de Thor pendant Shaargot.

Il est donc temps de parler du prochain raid de cet été.

TROLLFEST

Les fous folkloriques d’Oslo « Trollfest » viennent avec un sac plein d’hymnes et quel serait un meilleur choix thématique pour leur huitième album qu’un concept basé sur divers mythes et légendes norvégiens ? Chaque morceau raconte l’histoire d’un conte ancien différent du pays d’origine du groupe, mais bien sûr, sans la pincée trollish typique qui attire l’histoire dans le cosmos de l’octet.

Armé d’un accordéon, d’un violon, et même d’un saxophone, Trollfest dispose d’un véritable esprit troll scandinave (et toujours profondément humoristique) qui se révèle être le moteur de « Norwegian Fairytales », leur nouvel album, et montre que cette troupe ne perd jamais leur inspiration tordue.

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Craÿ Crüe

Style :
rock/metal industriel
Membres du groupe :

Craÿ Crüe – chant
Feÿ Skäpp – guitare
Mathis Darondeau – Basse

Ville d'origine :

Biographie

Le groupe Craÿ Crüe fut monté le 16 août 2016 par le chanteur et compositeur Craÿ Crüe (Emile Georges de son vrai nom) et vu défiler de nombreux musiciens au fil des années. A partir de 2018 le groupe commença à se présenter sur scène en enchaînant tremplins, café concerts et autres événements. Les musiciens actuels sont Hugo Besançon (alias Faÿ Skäpp – guitare) et Mathis Darondeau (basse). Ce dernier rejoint le groupe suite au départ du précédent bassiste en novembre 2019, et fait rapidement ses preuves sur scènes lors des portes ouvertes et soirées privées où le groupe est invité à jouer.
Des compositions entre le rock et le metal, alliant finesse et violence pour un mélange lourd et puissant : c’est Craÿ Crüe. Trois étudiants jouant par dessus une boite à rythme de batteries agressive et de synthés ravageurs dans un spectacle théâtrale fascinamment dérangeant qui saura jouer avec vos émotions et vos pulsions les plus intimes.
Craÿ Crüe au chant, Feÿ Skäpp à la guitare, et Mathis Darondeau à la basse ; pour vous déplaire….

Discographie

Bathroom pochette carré - Craÿ Crüe
14 fev 2017 - Bathroom (album)
pochette - Craÿ Crüe(1)
15 nov 2018 - Experimental Promotion (EP) 15 nov 2019 - Eperimental Promotion Remastered (EP)

Clip

Albums Photos

Articles

Actu

Craÿ Crüe

Craÿ Crüe Style : rock/metal industriel Membres du groupe : Craÿ Crüe – chant Feÿ Skäpp – guitare Mathis Darondeau – Basse Ville d’origine :

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