Nom du groupe

THe Chant of trees

Label

autoprod

Style

Folk Metal

Album

THe Chant of trees

Date de sortie

mars 2021

Pays

France

LA NOTE
8.6/10

Il y a des albums qui tombent bien, qui sont une bouffée d’air pur dans une période sombre (bien propice aux albums Black Metal en tout cas), et ce projet mené par Frédéric (plus connu pour son groupe Black Metal, Himinbjorg) en fait partie.

Il a su s’entourer des bonnes personnes (dont Baptiste de Boisson Divine et Sven d’Himinbjorg ainsi que 2 chanteuses) pour composer un album qui se veut être un voyage initiatique vers un retour à la nature.

En grande partie acoustique, où se mêlent chant, guitare sèche, instruments traditionnels et sons de la nature, The Chant of Trees renoue avec un style qui avait quelque peu disparu avec les années, souvent caché par la popularité des groupes de Folk Metal Festif. Il est loin le temps des Hagalaz Runedance et consorts.

Malgré tout le groupe ne se prive pas de mettre des parties bien Metal, qui aurait largement pu être sur un album d’Himinbjorg comme sur « The boundless seas », morceau divisé en 2 parties, dont la deuxième moitié est un solo de guitare électrique (qui, je pense ne pas me tromper, est de Baptiste de Boisson Divine) extrêmement émouvant ou bien encore sur « War Day » un peu plus épique.

Les chants sont un des atouts de Chant of Trees, qu’ils soient en chœur, parlés, criés, en solo, uniquement en vocalises ou avec des paroles en anglais.

Le dernier morceau « Springtime of the soul » mets en avant le violon et c’est un instrument qui colle vraiment à l’univers de The chant of Trees, à la fois mélancolique et aérien, capable de faire passer une émotion positive comme négative.

Alors que retenir de tout ça, que The Chant of Trees est un bon album de Folk au sens noble du terme, en dehors de toute volonté commerciale, sincère dans sa démarche et tourné totalement vers la Nature.

A noter qu’il y a une version Digipack format A5 avec des œuvres d’artistes de Pascal Moguérou et David Thiérrée.

Chronique écrite par

Baptiste – Guitars
Pierre – Flute
Sara – Vocals and Backing Vocals
Luille – Harp and Violin
Sven – Guitars
Zahaah – Vocals
Frédéric – Vocals and Guitars
Elisabeth – Vocals

Nom du groupe

Eternal Majesty

Album

Black Metal Excommunication

Label

Those Opposed Records & Mallevs Records

Date de sortie

novembre 2020

LA NOTE
6.9/10

Alors qu’on les pensait définitivement retirer de la scène avec qui ils ont toujours été en « froid » (mais franchement qui peut les en blâmer), Eternal Majesty nous revient avec un album qu’on penserait avoir été écrit dans les 90.
Après une intro occulte, incantatoire, que n’aurait pas renié Emperor ou Summoning, nous sommes plongés dans un Black Metal de la vieille époque où les claviers et les guitares sonnent terriblement old school. Ce n’est bien sûr pas un gros mot quand c’est fait avec les tripes, et je pense E-M semble sincère dans sa démarche.
« L’appel de Neptune / éternelle majesté » est vraiment un titre parfait, l’ambiance qui s’en dégage est froide, sans fioriture.
Le groupe utilise le chant en Français, et ça reste une bonne idée. La voix de Navint Alfius ayant ce grain de folie idéal au Black Metal.
Cet album se veut presque un hommage à ce style, tant les groupes qui me viennent à l’esprit sont nombreux, de Burzum (pour les parties ambiantes) à Bathory (les riffs des Damnés), en passant par Emperor et Mayhem pour les ambiances.
Qu’est ce qu’on pourrait reprocher à cet album, qu’il est un peu court (30 min avec 2 morceaux instrumentaux) et la pochette pas très originale. Hormis ça, c’est un album à se mettre rapidement sous la dent.

?
Line-up :
Navint (Goetia) Martyr (Traumatic Hellstrings) Sagoth (Throbbing Black Art) (ex-End of Mankind, ex-Antaeus, ex-Reverence, ex-Ancestral Fog, ex-Aosoth) Thorgon (Battle Artillery) (Sepulchral Goetia) (Traumatic Hellstrings) (ex-Antaeus, ex-End of Mankind, ex-Hell Militia, ex-Deviant, ex-Aosoth) Crucifier (Strings of

Nom du groupe

End of Mankind

Album

Antérieur à la lumière

Label

Mallevs Records

Date de sortie

novembre 2020

LA NOTE
7.5/10

Né des cendres (bon ok rallumées depuis) de Eternal Majesty en 2015, End of Mankind avait déjà sorti un album convaincant en 2019 « Faciem Diaboli », un pur condensé de Black Metal Old school mais avec cette touche presque typiquement Française.

Cette foutue COVID ayant mis à terre les concerts et autres festivals, le groupe en a profité pour bosser sur un nouvel opus qui a été mis en boite très rapidement au mois de Juin 2020. Et nous voilà, en novembre 2020, avec « Antérieur à la lumière ».

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer les mots d’Albert Camus (lors de son discours de réception du prix nobel de littérature), qui servent ici à l’introduction de ce nouvel album car ils ont eu une saveur presque actuelle.
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d’elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir.

Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu’elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance. »
Passons maintenant à la partie musicale qui montre bien que les musiciens connaissent bien leurs classiques. Car « Antérieur à la lumière » fait la part belle au Black Metal des débuts avec des ambiances qu’on retrouve sur les premiers Emperor ou Satyricon, un mélange de brutalité et de mélodie. Cette dualité est finalement la trame de cet album, basé sur le travail de Pierre Soulage (peintre né en 1919 et toujours de ce monde) dont le morceau « Outrenoir » en est l’expression la plus précise.

Le groupe n’hésite pas non plus à utiliser des instruments que l’on trouve rarement comme le Saxophone, comme sur « Opponent Deity ».

L’album se termine sur un morceau presque Jazzy, « le Boël ».

Maintenant qu’Eternal Majesty est de retour, on se dit finalement que les membres du groupe ont bien fait de prendre chacun une destination différente, cela nous permet d’avoir 2 styles de Black Metal. A vous de choisir … ou pas.

Line-up:
Anxiferath : Vocals Goulax : Guitar Nesh : Guitar Volodia : Drums Gasha: Bass

Nom du groupe

Ferriterium

Album

calvaire

Label

epictural production

Date de sortie

janvier 2021

LA NOTE
7.1/10

Le moins qu’on puisse dire est que Raido ne manque pas d’inspiration et que chaque nouvelle production montre une progression significative. « Le Dernier livre », l’opus précédent, est sorti en 2019 et proposait déjà des titres aboutis dans un style Black Metal Mélodique. Si à l’époque je trouvais que certains morceaux manquaient d’originalité et que le son n’était pas assez puissant, sur ce nouveau CD, ces remarques n’ont plus lieu d’être.

Le son déjà, le mixage a été confié cette fois Mario Dahmen, (Evangelion, Magoth) et il permet de bien profiter de toutes les mélodies que propose Raido quelles soient sur la partie rythmique ou bien sur la guitare solo. Rajoutons à cela une batterie (tenu par Thyr, guitariste de Iron Flesh mais aussi ancien batteur d’Otargos) bien mise en avant, ce qui manquait à l’album précédent.

La suite, ce sont 4 titres entre 9 et 12 minutes de Black Metal Mélodique où alternent passages en Blast Beat furieux, épique même et des parties plus mid tempo. On pourrait avoir peur de l’effet soporifique d’un titre dépassant les 10 min mais il n’en est rien. Tout est utile au morceau, pas de remplissage inutile.

La pochette a été réalisée par Sözo Tözo, artiste-peintre de son état, dont les œuvres vont, je pense, ornées de plus en plus de pochettes. La mise en page de l’artwork a été faite par Ars Goetia.

Raido : All musics

Proudhon

Style :
Deathgrind
Membres du groupe :

Basse et guitare : Antoine Hillion

Batterie et chant : Thomas Hagmanne

Ville d'origine :
Besançon

Biographie

Cet album est un hommage à la souffrance ouvrière entre la première révolution industrielle et les années 50. Dans une démarche similaire à celle d’Assück, la musique tend à mettre en lumière la misère de ces hommes, qui ont détruit leurs corps afin de servir une logique capitaliste inhumaine. Les thématiques sont nombreuses, elles peuvent être parfois ancrées dans des éléments concrets à l’image de l’exécution de Ravachol ou encore la révolte des Canuts ainsi que plus général comme à propos de la décrépitude des corps des travailleurs. Le nom du groupe s’inspire directement de l’inventeur du courant anarchiste qu’est Joseph Proudhon. Bien que cette référence permet d’ancrer géographiquement la naissance de l’anarchisme, il faut toute fois rappeler certains propos problématiques (sexisme et antisémitisme) de cette figure historique afin de mieux s’en détacher et d’en reprendre seulement les meilleurs aspects.
Ce projet à commencé pendant le deuxième confinement en 2020. Cet album a été composé entièrement par Antoine Hillon (guitare et basse) et Thomas Hagmann (batterie et chant). La moitié des paroles ont été écrites par un ami de longue date, Till Batoz. L’enregistrement à pris trois semaines. La composition n’est pas trop conventuelle, premièrement, c’est la guitare qui donnent le ton, la batterie suit, c’est ensuite au chant pour finir avec la basse.
Bien que le groupe soit encore incapable de jouer en concert, la formation d’un line up est en cours. Cependant, de part l’entente musicale particulière entre les deux membres, les rôles de compositeurs resteront identiques. Pas encore de label pour le moment, on attend des réponses. Peut être une sortie physique auprès d’Inhuman Homicide au mois d’avril.
Nos influences: Assück, Wormrot, Whoresnation, Death Toll 80k, Magrudergrind, Sanguisugabogg, Haggus, Celtic Frost, Terrorizer, Insect Warfare, Bolt Thrower.

2021

Nous voici avec un nouveau projet relatif à Proudhon en tant que concept artistique. Nous avons voulu briser certaines de nos règles et gimmicks pour créer un EP en ébullition ; prenez-le comme le visage le plus sombre et le plus furieux du groupe (jusqu’à présent !). C’est un mélange détestable entre certaines de nos influences extrêmes et avant-gardistes, Noise, Noisecore, Grind et Mincecore, Death metal et même black metal.

 

Pour compléter notre arsenal, nous avons invité notre parolier à ajouter sa voix à notre manifeste et les oreilles intelligentes et les mains habiles de KLMT pour certaines parties bruyantes, et le visuel agressif.

 

Un court mais intense chemin à travers les flammes et la folie. 

Discographie

a1783628117_16 - Thomas Hagmann
The Damaged bodies (EP)
kunst
K.U.N.S.T (ep 2021)