Sapins Barbus : deuxième journée dans la clairière

  Au programme : Alestorm, Sticky Boys, Snap Border, Dirty Deep, Dictracy Lords, et Rock or Bust AC/DC Cover band

    Après deux heures de route depuis Besançon (25) me revoilà sur le site des Sapins Barbus. Côté météo, si la journée de la veille nous avons quelques gouttes éparses, ce samedi est splendide le soleil est au rendez-vous. Quant aux festivaliers, la foule est moins dense cependant je suis arrivée en avance, il n’y a pas d’inquiétude à avoir la clairière va se remplir doucement au cours de la soirée avec petits conifères déchaînés.

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    Je m’accorde une petite bière bien méritée avant de débuter les festivités, elle est délicieuse cette bière ambrée « Sapin Barbue ». Je goûterais la bière artisanale locale de Remiremont, la « Marie-Thérèse », un peu plus tard dans la soirée. Tout en dégustant ma bière j’aperçois un type avec une tronçonneuse sur scène… rien de grave c’est juste une personne du staff qui effectue une finition de dernière minute sur la plate-forme qui accueil les batteries. Tout est normal (ou presque…) n’oublions pas qu’on est chez des bûcherons.

    Au bar, je discute cinq minutes avec deux membres de l’équipe des Sapins Barbus. Nous parlons des événements organisés en dehors du festival, ils m’expliquent qu’ils n’ont pas de tremplin même si c’est une idée pour les éditions futures. Je leur demande alors comment les groupes sont sélectionnés, ils me répondent que deux personnes de l’équipe sont préposés à cette tâche. D’autre part, comme cette année le festival fête sa cinquième édition, ils ont ré-invité les « coups de cœur » des années précédentes.

    Ils me parlent aussi des « 48 heures copeaux » qui se sont déroulés le week-end du 31 mars et 1er avril. Au cours de ces deux jours une soixantaine de bénévoles, encadrés par les « bûcherons barbus », ont découpé et écorcé le bois en vue de la fabrication des décors ainsi que de la grande scène construite cette année. Des graffeurs étaient venus aussi pour l’occasion réaliser quelques fresques. Un week-end d’un travail acharné mais essentiel aux préparatifs du festival, une petite scène a été montée pour l’occasion histoire se détendre après une dure journée de labeur. L’année prochaine ils envisagent de refaire un week-end similaire, la grande scène n’étant pas entièrement terminée et il y a toujours de nouveaux décors à réaliser. On parle aussi de l’ambiance dans le camping de cette année, des jeux ont été organisés et surtout des concerts entièrement gratuits. Toys Breakers (punk rock), 1F CK (pap & rock fusion) et Outspoken (punk rock) ont pu divertir les campeurs en attendant l’ouverture des portes du festival.

    Je les quitte pour me diriger vers la petite scène où Dicktracy Lords ne va pas tarder. Je reverrai l’un d’eux un peu plus dans la soirée avec une masse à la main… rien d’alarmant… je vous ai déjà dit qu’on est chez les bûcherons.

  Les festivités commencent…

    Dicktracy Lords débutent cette deuxième journée du festival. Il n’y a malheureusement pas foule devant la petite scène, et c’est bien dommage ce groupe de rock’n’roll l’aurait bien mérité. Pour ma part j’apprécie de découvrir ces Parisiens.

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    Pour le prochain groupe sachant que mon ami depuis 37ans l’apprécie je lui tourne une petite vidéo qu’il aura en main dès le lundi suivant. Je laisse donc Jérôme vous en parler bien mieux que moi : « Ah Sticky Boys, un des rare groupe vu dans un petit bar (feu le BarAcat) puis sur la mainstage 2 du Hellfest. J’avais adoré l’album « Make Art » et « Calling the devil » sorti en 2017 est venu prouver que les Boys avaient les reins (le foie aussi) pour devenir un sacré groupe de live ! Et aujourd’hui au milieu de sapins, ils ont encore tout dévastés. Le power trio enchaîne les titres, le public est déjà plus présent et commence à s’échauffer pour Alestorm ! Je peux vous dire une chose, on va les revoir bientôt sur nos terres ! »

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    Rock Or Bust AC-DC Cover Band se produit ensuite sur la petite scène, un groupe de reprises comme son nom l’indique. Rien à redire ça sonne juste et du AC/DC ça fonctionne toujours qui plus est quand les membres du groupe se donnent à fond sur scène. L’un dès guitaristes va même descendre de scène entouré de quatre garde du corps pour se rendre sur la plate-forme surélevée pour livrer quelques riffs. Dommage qu’ils ne se produisent  pas sur la « main stage » ça aurait donné vu comment les festivaliers apprécient et en redemandent.

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    Il est temps de s’alimenter entre deux groupes. Le jour précédent nous avions eu une agréable surprise, je me dirige donc vers le stand de « Tofaille » puisque qu’il y a une version végétarienne. Rappelons que la recette de base, que nous avions dénichée sur le site officiel, est à base pomme de terre, oignons, lard, échine de porc et saucisses. Les cuistots ont donc fait l’effort de séparer les aliments dans des marmites pour en décliner une version végétarienne (et même végan). Au top les Sapins Barbus !!! Pour faire descendre tout ça une une petit mousse blonde la « Marie-Thérèse », la bière artisanale de Remiremont. Elle est douce cependant j’ai une préférence pour la Sapin Barbue.

    Sinon pour la restauration les festivaliers avaient le choix entre plusieurs stands (barbecue, Tofaille et burger) ainsi que deux bars pour s’abreuver. Ils pouvaient ensuite se poser sur vieux canapés (comme ceux qui se trouvent dans les garages des potes) placés sous de grandes gloriettes fabriquées maison bien évidemment. Tout est bien pensé je regrette en revanche le manque de tables hautes au niveau des bars, les places sont chères pour simplement poser sa barquette de bouffe et sa bière.

  On continue sur la « main stage »…

    La foule atteint son apogée pour Alestorm, les petits conifères sont venus en masse et ils sont survoltés. On m’avait prévenu, la sécu sera sur les dents !!! Alestorm font le show, déchaîne le public à tel point que les membres de sécurité sont obligés les soutenir les « crash-barrières », et un membre du staff des Sapins Barbus vient à la hâte planter de nouveau piton à coup de masse pour les maintenir en place. On a eu le droit bien sûr au traditionnel « Canard Géant » dans le public et le chanteur de All But One Joe CARTER-HAWKIN est soudainement apparu sur scène pour fêter son anniversaire. Il est jeté dans une brouette puis on lui sert un bon gros gâteau et une bonne bière, il se rappellera longtemps de ce moment.

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    C’est le tour de  Snap Border de continuer à emmener le publique sur la seconde scène, et si nos conifères étaient chaud avec Alestorm la température continue de monter avec Snap Border. Ils ont offre un magnifique Wall Of Death que vous pouvez retrouver sur leur page Facebook : Wall Of Death – Snap Border et il y a eu encore un anniversaire de fêté sur scène. C’est autour de Eddy, l’un des guitariste du groupe, de recevoir un magnifique cape rouge de Super Eddy qu’il portera jusqu’à la fin.

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    Dirty Deep termine la soirée sur la scène principale. Le mélange judicieux de guitare, basse, batterie et surtout de d’harmonica donnent des sonorités blues-rocks idéales pour apaiser les esprits. Je ne vais pas tarder à partir mais je sais que je reverrai Dirty Deep d’ici peu car ils sont programmés au Swamp Fest, le 7 et 8 septembre, sur l’aérodrome de Besançon-Thise (25).

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    Il est tard et deux heures de route m’attendent, je m’en retourne en pensant déjà à l’année prochaine. Bye Bye les Sapins Barbus, on ne vous oubliera pas…

Crédits photos : Nico Light

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