Athabas se livrent à nous.

Suite à leur changement de nom et au vu de la sortie de l’album « Undertaker » prévue début 2021, nous avons eu le privilège d’interviewer des membres du groupe Athabas (il y avait Silvère le bassiste, Fa le chanteur et Sébastien le guitariste).

C’est donc dans une ambiance conviviale et humoristique qu’ils ont acceptés de répondre à nos questions.

L’année 2020 a été semée d’embûche avec la crise sanitaire, est-ce que les confinements vous ont mis en retard pour la sortie de l’album ?

– Pas plus que ça, on a vraiment eu de la chance car on avait fini de pré-enregistrer quasiment tout l’album environ 1 semaine avant le premier confinement.

Fa a juste dû retourner au studio en Mai pour enregistrer les dernières parties de chant.

Et on prépare notre prochain album, on travail chacun de son côté pendant ce deuxième confinement mais on a une musique qui est prête et une autre qui est en cours.

Vous êtes vraiment actif en ce moment mais ça n’a pas toujours été le cas n’est-ce pas ?

– Non c’est vrai, en fait on a eu un peu de mal à trouver notre « line up » comme on dit, il y a eu beaucoup de turn-over à la batterie, (Seb) : à un moment donné on était carrément en duo avec Fa.

Mais depuis 2018 c’est bon, même si on est quatre caractères forts, on partage nos idées et on arrive à se mettre d’accord car on a tous les quatre la même passion.

Comment décrieriez-vous votre genre musical ?

– On essaie de faire quelque chose qui jongle entre le Heavy et le Doom mais sans vraiment être à l’extrême de ces genres, même si on a une orientation un peu plus Doom. Notre nouvel album devrait plaire à un maximum de personnes car nous l’avons travaillé pour qu’il ait de bons refrains qu’on garde en tête et avec des riffs qui envoient du lourd !

On en vient à la question du changement de nom, pourquoi « Athabas » ? Qu’est-ce que ça signifie ?

– Tout d’abord, on voulait changer de nom car The charles ingalls n’allait plus avec les musiques que nous préparions, plus on avançait dans la création de l’album et plus on se disait qu’il fallait changer de nom. En préparant le clip de « Undertaker », on a écrit The charles ingalls sur une croix et c’est là qu’on s’est dit qu’il était temps de le faire.

On voulait un nom qui sonne bien et qui aille avec notre musique, on est donc parti de Athabascae, qui signifie « bison des bois » en Latin et on a retiré la dernière syllabe car on trouvait que Athabas ça sonnait mieux.

Et justement en parlant de « Undertaker », cette chanson a eu le droit à un très beau clip qui est vraiment bien réalisé que ce soit pour le scénario, la production ou même vos jeux d’acteurs. Est-ce que s’était une bonne expérience ou avez-vous rencontré des difficultés ?

– Le tournage a été très long (près de 13h), donc à la fin de la journée on était tous crevés. Heureusement, le projet avait été bien préparé en amont, tout était prévu dans le script, on s’avait où on allait car on avait bien organisé le tournage mais je pense qu’on avait une bonne étoile car tout s’est vraiment bien passé.

On a juste voulu laisser de la liberté à Rémy de HastroProd pour qu’il puisse y mettre de sa patte car c’est un professionnel qui a l’habitude des tournages mais on a quand même bien respecté notre script de départ.

– (Silvère) : Ah si ! Il y a truc qui s’est pas passé comme prévu, Niotte Prod nous avait donné l’idée de bruler des sculptures alors j’avais ramené une espèce de pétrole, du Kerdane mais ça ne voulait pas bruler, alors on a trouvé une autre solution en se fabriquant une torche et on a pu y mettre le feu, dans la poudrière du Fort du Lomont d’ailleurs ! On avait vérifié auparavant qu’il ne restait pas de poudre et s’était bon. – Petite anecdote : Fa s’est brulé le pouce et on le voit dans le clip ! C’est quand il allume la lanterne, ça avait un peu de mal à prendre alors le feu lui a brulé le pouce.

Donc si ça s’est bien passé et que ça vous a plu, on peut imaginer que d’autres chansons vont bénéficier d’un clip ?

– Oui en effet on est en train d’en discuter tous ensemble car il y a une musique qui se prêterai bien à un clip et on a quelques idées mais le problème est toujours le même : La pêpette ! Pas d’argent : pas de clip et pas de concert : pas d’argent. Alors on garde ça de coté en attendant que la situation évolue.

Quel est votre objectif actuellement ?

– On aimerait reprendre les concerts mais comme dit avant : c’est compliqué, on prépare la sortie de notre nouvel album et on attend que tout soit prêt et qu’on est bien reçu les CD avant de les mettre en vente car on veut s’assurer car ça correspond bien à ce qu’on veut.

– Et toutefois si un label nous contacterai ça nous aiderais beaucoup parce que ça nous donnerai de la visibilité, les labels ont un grand réseau et c’est ce qu’il nous manque pour nous faire connaitre. On a vraiment mis le cœur à l’ouvrage pour cet album et il a même été masterisé par Orgone studio qui ont entre autre masterisé Ghost.

Avez-vous des passions externes au métal et à la musique ?

– Silvère : Je suis vraiment à 100% dans la musique mais j’aime bien aussi tout ce qui est électronique, informatique et je fabrique des pédales d’effets.

– Fa : C’est un peu prêt pareil, ma passion c’est ma musique mais je fais de la moto alors ça fait du bien de s’évader un peu, le temps d’une balade.

– Seb : Ben moi le groupe c’est ma passion mais j’aime beaucoup mon métier, je dessine des BD, je fais de la peinture et du coup c’est moi qui ai peint la pochette de notre prochain album.

Auriez-vous une petite anecdote à me divulguer sur votre groupe ?

– Eh bien figure toi que la chanson « Undertaker » à faillit ne jamais exister !

En fait Dennys (le batteur) ne se sentait pas à l’aise avec cette musique, il est plutôt habitué à du Iron Maiden et autres groupes de Heavy Metal et là ça changeait un peu trop de son registre selon lui. Mais nous on y croyait vraiment tous à cette chanson ! Alors on lui a un peu forcé la main et quand on l’a enregistrée pour la première et qu’on lui a fait écouter il nous a dit : « Ah ouais … On a bien fait de la faire en fait ! ».

Dernières infos pour la fin ?

– On remercie vraiment tous ceux qui ont travaillé avec nous, Cube Studio n’a pas été cité mais ils nous ont vraiment beaucoup aidé, c’est vraiment un super studio. Si on enregistre un autre album on retournera chez eux sans hésiter, ils apparaissent même dans deux chansons, une avec du clavier et l’autre où il a un chœur.

– Et on est aussi très fier d’avoir pu nous financer seul, grâce aux concerts et à la vente de goodies et de ne rien devoir à personne d’autres que nos fans.

Lien Facebook du groupe : https://www.facebook.com/athabas.woodoom

Nom du groupe

Invaders project

Album

majestic 12

Label

autoproduction

Date de sortie

2020

LA NOTE
8/10

Avec cet album instrumental, Invaders project nous plongent en 1947, en plein cœur de l’affaire Roswell, bien loin de leur pays de Montbéliard. Influencés par Tool et Gojira, ils nous immergent dans une ambiance envahissante avec des riffs saisissants.

L’album est découpé en 4 chapitres composés à chaque fois d’une narration suivie de 2 chansons :

 

Le premier chapitre est assez groove, avec de belles mélodies où l’on sent bien l’influence de Tool avec quelques apparitions de sons de films de science-fiction comme des espèces de lasers ou des sonorités extra- terrestres. Pour parler un peu technique, la guitare est généralement en clean ou avec un peu de disto et la batterie utilise beaucoup les cymbales ce qui donne un air plutôt rock. Et je suis sous le charme de l’outro de ce chapitre : un air de piano embelli par un reverb, accompagné par des sonorités alien qui donnent de la profondeur à cette fin.

 

Le deuxième chapitre est bien plus progressif, dans le style de Devin Townsend Project, avec une ambiance un peu plus imposante. Mais l’histoire qu’on nous raconte continue et le mystère s’épaissit, comme nous le laissent comprendre les musiques. Il n’y a pas de paroles mais il y a des chœurs dans ce chapitre, qui permettent entre autres d’avoir ce côté mystique.

 

Le tempo s’accélère pour le troisième chapitre avec une batterie plus rapide, une basse que j’ai entendue un peu plus, et des chœurs qui restent présents. Invaders project nous balancent des gros riffs puissants qui viennent contrebalancer une ambiance plus calme.

 

Et les 2 musiques du dernier chapitre nous achèvent avec un son vraiment lourd à la Fear Factory, une guitare rythmique grave et un tempo modéré. Il y a aussi un violon qui reprend ce côté mystique du deuxième chapitre.

J’ai vraiment trouvé intéressant le changement d’ambiance, plus terrifiante et qui m’a transporté sur un lieu qui serait hanté, avec des mystères toujours en suspens.

 

 

 

Cet album envoie vraiment du lourd, les riffs et les silences sont vraiment mortels et c’est un de leurs points forts.

J’ai aussi beaucoup aimé les sonorités de science-fiction qui leur sont vraiment propres et qui sont super bien intégrées parmi les autres instruments.

Le projet est vraiment original et intéressant car une vraie histoire est racontée. Mais s’il y avait des paroles, cela permettrait de mieux comprendre l’histoire que veulent nous raconter nos montbéliardais.

Nom du groupe

Druids Of The Gué Charette

Album

Talking To The Moon

Label

Beast Records / Mauvaise Foi Records

Date de sortie

2020

LA NOTE
9/10

Pour cette deuxième cuvée, nos Druids nous ont préparé une potion à la fois douce et caractérielle, avec des notes de distorsion, une voix qui donne du punch et un soupçon de psychédélisme, ce qui donne un mélange qui va vous réchauffer lors de vos soirées.

 

Les premières notes nous proviennent d’une basse, qui nous accueille dans ce monde inconnu, puis les autres instruments viennent à notre rencontre, dans cet univers aux paroles bienveillantes, à l’ambiance chaleureuse dans laquelle on se sent bien. Et très rapidement on comprend qu’on a affaire à un bon garage rock qui tend vers le stoner.

 

Au fil des chansons, les Druids nous montrent aussi une diversité instrumentale : ils utilisent bien plus que les instruments habituels des groupes de métal (bien qu’ils restent majoritairement présent) que sont la guitare, la basse et la batterie.

En effet, les bretons nous montrent qu’ils savent aussi jouer avec des sons électroniques, et dans « It’s alright to fail sometimes » j’ai même été surpris en entendant un air de banjo, mais il a vraiment sa place et il aurait dû être plus présent selon moi.

 

Pour entrer un peu plus dans le détail de l’album, et avec mes recommandations,

Je vous suggère « Fading Away » si vous voulez une musique qui va vous faire bouger ou si vous avez besoin d’une musique dynamique avant de commencer votre journée ! Je me suis fait avoir avec son petit air entêtant mais je dois avouer qu’il est vraiment très plaisant.

 

Si au contraire vous voulez faire évader votre esprit, prenez un billet avec « Every color but the black » car cette musique dépaysante, aux sonorités me rappelant le groupe Islandais Solsatir, vous permettra de vous ressourcer et de vous détendre grâce à son tempo plus lent et sa sonorité plus claire. Pas besoin d’aller bien loin pour profiter d’un bon moment !

 

Ce délicieux breuvage, préparé avec soin par ces Druids bretons vêtus de robes (Oui, je veux croire qu’ils portent tous les jours des robes !) nous transporte et nous fait osciller dans un genre entre le groupe Fuzz et celui de 13th floor elevators avec un chant qui tend sur du Motörhead, sans le recopier.

 

Vous l’aurez compris, cet album peut vraiment séduire n’importe quel auditeur. On ne peut pas ne pas aimer au moins une chanson tant cet album est diversifié, tout en gardant un ton général plutôt calme, avec des notes qui nous transportent.

Face A

I’m Not a Bad Boy
Talking To The Moon
Parasites
Bury Your Dead
It’s Alright To Fail Sometimes

Face B

Gods & Dolls
The Curse
Fading Away
Heartbeat
Every Color But The Black
Faking Emotions is Easy