Bock’sons 2019

La fête de la Bière n’est plus…… en est né le BockSons, mariage en 2018 de cette fête rendant hommage à ce breuvage universel et populaire, enfanté pour l’occasion par des brasseurs locaux, et de la culture rock locale et nationale, le tout mis en musique à grands coups de décibels sur le site des Longines à Valentigney, autrefois site de la plus grande foire expo locale ayant accueilli Johnny, le Grand Jacques…… excusez du peu…..

Le BockSons entame donc sa 2ème année, après avoir connu une affluence de 9 000 personnes en 2018, avec pour objectif, le dépassement des 10 000 festivaliers pour 2019…. A en voir l’affiche composant le programme de ce vendredi, nul doute que ce dernier sera pulvérisé….. Malheureusement, je ne couvrirai que la soirée du vendredi, coincé le samedi pour d’autres obligations musicales……

Bref, revenons au programme :

    • 19h : les petits Vésuliens du groupe Truckks,
    • 20h : les Bretons déjantés de Tagada Jones,
    • 21h : les rockeurs Belfortains de 58 Shots,
    • 22h : les vieux briscards de Trust,
    • 23h : les déguisés et déglingués d’Un Saucisson de Malfaiteurs,
  • 24h : les Wampas….. et son leader charismatique, toujours aussi frais à 57 ans….

Alléchant non !!!!!

J’arrive sur le site à 18h30 environ, armé de mon matos photo et de mon WayKa…..(oui, j’ai caressé l’espoir toute la journée que la météo nous épargne….. mais en Franche-Comté, il faut s’attendre à tout, et les prévisions n’étaient vraiment pas terribles…). Je vois d’ailleurs que nous serons un bon paquet de photographes accrédités par la Ville de Valentigney, par contre, je serai le seul à porter le nom de THE WebZine, que j’ai le plaisir de représenter pour la 2ème fois….. Metal In Franche-Comté. Certains m’interrogent, « ils font quoi dans cette assoc., ils sont où, comment ça se passe… » bref, en tant que nouvel adhérent, j’essaie de répondre au mieux à tous ces passionnés de photo….

J’essaie tant bien que mal de récupérer mon pass photo, je demande aux contrôleur(ses) où se trouve l’espace « VIP, Presse, Invité », vers la grande scène, au bout du site, on me dit…. j’y vais, mais arrivé sur place, on me dit que ce stand est à l’entrée, à côtés des barrières de contrôle……. Merci les gars, merci les filles…. Bref, c’est l’occaz. de voir tous les stands de bière locales, les stands de bouffe, omniprésents sur ce genre de festival. Une chose est sûre, les festivaliers ne mourront ni de soif, ni de faim……

Je jette un œil sur les 2 scènes et fait quelques essais de prise de vue, une petite panoramique sur l’ensemble du site et d’un coup, débarquent 4 jeunes freluquets, originaires de Vesoul, le groupe Truckks lance la 2ème édition du festival le BockSons…il est 19h.

Ah ça !!!!! ils sont jeunes (18 ans de moyenne d’âge), mais attention, ils bénéficient déjà d’une belle expérience de la scène…. Printemps de Bourges, Eurock’ et Impetus Festival (festival transfrontalier Franco-Suisse)  en 2018…

Véritable brûlot Punk, ces 4 jeunes distillent un rock abrasif, à la croisée entre le Noise et le Garage. Des descendants directs de Nirvana….

La foule remplit progressivement le devant de la scène, ça y’est, le BockSons démarre vraiment, les têtes commencent à se secouer, ça danse, ça gueule….bref, tout ce qu’on aime…et pour l’instant la pluie est absente….Yesssss

Les concerts s’enchaînent, on voit que les horaires doivent être bien respectés afin d’être dans le timing imposé par l’organisation. En tant que photographe, pas le temps de se poser…. Voici arriver la pluie fine et….. les Tagada Jones sur la Grande Scène, et là…….

 

Mon dieu mes amis, comme j’ai kiffé ce groupe de Bretons (Niko, Stéf, Waner et Job), formé en 1993 à Rennes, dont la prestation au Hellfest de 2017 (entre autre…) n’était pas passée inaperçue. Héritiers directs de la scène alternative française (Les Béru, les Sheriff, Parabellum…), ils en arrivent à explorer divers registres comme le punk, le metal, le hardcore…. Quelle énergie… la voix colle tellement au style musical, ça gratte du lourd et ça tape fort….La foule ne s’y trompe pas, ça pogotte à mort, moi j’suis peinard dans mon espace réservé et prends mon pied à les mitrailler….

Entre « Envers et contre tous », « La peste et le Choléra », « Instinct Sauvage », « Les Nerfs à vif », « Mort aux cons », tout n’est que décharge vocale et sonore à l’encontre des institutions, problèmes sociétaux nationaux et internationaux….

Déjà à la tête de 9 albums + divers live (Les Herbiers, Hellfest 2017….), Tagada Jones constituera pour moi, la meilleure prestation de cette soirée….. Inoubliable…..

Après ce déluge sonore et musical, arrivent nos locaux de 58 Shots sur la petite scène. Après leur prestation du Week-End de Pâques au Pinky Bar avec Seeds Of Mary, Arthur, William, Théo et Tony, reprendront leur répertoire fait de gros rock bien carré, avec toujours un William au mieux de sa forme avec des solos et des duels de guitare d’enfer au côté d’Arthur.

Avec leur mixture explosive et comme lors de leurs prestations auxquelles j’ai participé auparavant, on sent une vraie valeur montante du Rock Hexagonal. Messieurs, chapeau bas…..

Quel dommage que le son de la petite scène ne soit pas à la hauteur pour distiller votre rock endiablé…..

Il est 22h00 passé de quelques minutes quand débarque sur la Grande Scène, ce qui devait constituer la tête d’affiche du festival pour ce vendredi soir, TRUST….. la foule est là… les molosses nous préviennent que nous sommes autorisés à prendre des photos sur les 3 premières chansons uniquement…. Bon, c’est comme ça…..mais finalement, ce sera bien suffisant….

Le set démarre avec « Ni dieu ni maître », comme au Hellfest 2017, ben oui, il faut bien faire la promo du dernier album « Dans le même sang » et je me dis qu’en une heure de concert, j’ai peur de ne pas entendre les classiques….. ce qui a fait TRUST, à savoir des titres comme « Monsieur Comédie », « Au nom de la Race », « Le Mitard », « Marche ou crève »….tout ce qui a dérangé à l’époque…. « Antisocial » viendra clore le set, sous les cris et la demande de la foule, comme si ce titre était l’unique attendu par l’assistance….. bref.

Malgré tout, ça tourne bien, Bernie et ses textes incisifs sont toujours là (démocrassie….), Nono Krief agit comme le chef d’orchestre du groupe et nous délivre des riffs et solos magnifiques, laissant dans l’ombre Ismalia Diop, le guitariste rythmique.

Par contre, et là je parle en tant que photographe, quel beau bassiste et quelle belle gueule sous sa capuche de Jog’, et quelles belles choristes…. C’est vrai, on est moins dans le Hard Rock pur et dur, mais bon, l’ensemble se tient bien….

« Antisocial » mettra fin au set de TRUST mais celui-ci n’aura pas été transcendant comme on aurait pu l’espérer. Mais il nous laisse la preuve que le rock conserve bien ses instigateurs, ceux qui vous poussent à l’aimer, à être toujours là pour les soutenir, nous le public, qui finalement, contribue à ce que les groupes durent dans le temps….

TRUST n’avait pas fini de nous saluer qu’un Saucisson de Malfaiteurs démarrait sur la petite scène. Je pris le temps de m’abreuver d’une bonne bière et de quelques amuse-gueules avant de m’approcher de cette troupe de joyeux Lurons (au propre comme au figuré, et oui ils sont originaires de Lure en Haute-Saône….)

La scène était presque trop petite pour accueillir les 11 membres du groupe, tous aussi déglingués les uns que les autres….et tous à l’initiative de ce joyeux bordel…..

Entre punk, rock, ska, un peu de ridicule et de beaux déguisements, l’ambiance fût plus que festive et d’un excellent niveau musical, les cuivres s’alliant à merveille aux paroles révoltées et aux distorsions de la guitare et rythmes infernaux de la batterie.

Ca danse sur scène, ça s’exhibe, ça picole via un serviteur aux gros seins et armé d’une seringue, distribuant le précieux breuvage alcoolisé à tous les membres du groupe. Bref, c’est le délire total et la grande fête…

Anarchie Solution, telle est leur devise…. Crazy Exhibition fût leur prestation…. Vive le rock déjanté et vive la Haute-Saône…..

Mais rien….. non rien…. ne laissait présager le moment de folie auquel j’allais participer pour le dernier concert de cette soirée…. Finalement, Un Saucisson de Malfaiteur en amont des Wampas, bien joué la prog….., car on reste dans ces instants de folie, où le rock vient à distiller ces déconnexions que seuls certains artistes comme Didier WAMPAS peuvent connaître, et arrivent à partager avec leur public.

Les WAMPAS, qui soit-disant ont inventé le rock n’roll…. Mdr…. sont surtout les dignes représentants du rock alternatif et du punk rock français depuis 1983, et c’est surtout UN personnage. Didier WAMPAS ou Didier CHAPPEDELAINE aux yeux de l’Etat Civil, mais aussi Tony TRUANT et Effello aux guitares, Niko à la batterie et Jean-Michel LEJOUX à la basse.

Le spectacle, Didier WAMPAS l’assure à lui tout seul, et à 57 piges, je peux vous dire que le bonhomme a encore de l’énergie à revendre, en plus il cumule encore son poste de technicien à la RATP…… A la 2ème chanson, le voilà déjà dans le public, à chanter ses chansons humoristico-trash et faussement juvéniles, avec toujours, sa voix, frôlant l’imperfection…..

Comme à son habitude, près d’une chanson sur 2 finit dans le public, les molosses chargés de la sécurité ont du taf avec lui….entre récupérer les slameurs qui viennent du public et assurer la sécurité de Mister WAMPAS…. Waouhhh c’est chaud. Par contre, nous en photos, on s’éclate….. entre les gros plans et les scènes d’hystérie collective, un vrai régal, et je ne parle pas de l’armada de jeunes femmes toutes aussi déjantées sur la chanson « Petite fille » et de ce jeune Franc-comtois de 7 ans que notre maître de cérémonie fera monter sur scène pour de jolis échanges et un cadeau en prime, quel homme généreux ce Didier WAMPAS….

Didier WAMPAS et ses acolytes finiront leur set passé 1h du mat’.

 

Je suis crevé, je repars rapidos du site pour éviter le gros flot de la foule des départs de festival, de toute façon, ils s’arrêteront bien prendre une dernière binouze chez nos brasseurs locaux n’est-ce pas ???

Il me tarde de passer à mon tri de photos afin de vous faire partager ces moments.

Excellent souvenir que ce BockSons, qui laisse présager d’un bel avenir pour les Festivals Franc-Comtois et la scène Metal-Rock franc-comtoise.

 

A l’année prochaine….

Please follow and like us:
error

tRuckks + la Bite et le Couteau = Objectif Ruine / Echo System

Salle ECHO SYSTEM (Scey-sur-Saône-70) – Samedi 30 mars 2019

Pogo Car Crash Control + tRuckks + La Bite et le Couteau

En cette fin mars (Attacks), un second gros rendez-vous avec les punk-noiseurs vésuliens de tRuckks était programmé, après un 1er mars détonnant à l’Antonnoir de Besançon pour leur Release Party (en compagnie de HellBats). Cette fois, ils devaient partager la scène avec un autre groupe de jeunes bien dépotants, les Pogo Car Crash Control, après une précédente soirée commune à l’Atelier des Môles le 10 novembre dernier. Mais hélas, terrassé par une rage de dents, le quatuor parisien a dû déclarer forfait au dernier moment, ne pouvant pas assurer sa prestation haut-saônoise… mettant l’équipe organisatrice d’Echo System dans une situation bien délicate. Difficile d’annuler le jour-même la soirée, alors ce fût branle-bas de combat dès le matin, et Carte Blanche laissée aux tRuckks locaux pour trouver au pied levé d’autres adversaires à leur mesure… Toujours prêts à en découdre, les bagarreurs de La Bite & le Couteau ont sorti et aiguisé leurs plus beaux instruments, fait quelques pompes et tractions, et ont répondu présents. Alors à défaut de P3C, allons-y pour une soirée de bagarre purement vésulienne !

 

A trois sur scène (certains ne les avaient pas encore vus sous cette config, augmentée d’une basse), La Bite & le Couteau lancent les hostilités et balancent, en mode Directs, leurs titres nerveux, virils et bien vener’, devant une salle plus clairsemée qu’initialement attendue, mais néanmoins loin d’être désertée, et qui se remplit petit à petit. Les fans du coin sont toujours fidèles au poste pour soutenir leurs talents locaux, pogos forever ! Des titres condensés, on pourrait même dire parfois, courts !, mais intenses, speeds, soutenus par une rythmique basse-batterie incontournable comme tout bon uppercut, et une guitare rageuse qui vient crocheter tout ça. Un son « bien couillu et tranchant » tel qu’ils le définissent eux-mêmes, qui touche à tous les coups et dépoussière littéralement la scène et la fosse, où ça remue déjà pas mal.

Après un temps de récupération assez court (les deux batteries étant déjà installées de part et d’autre de la scène), curieusement agrémenté par les pistes de l’album des P3C (mais quelle idée ?! raaaa re-frustraaaation), la reprise sonne et c’est parti pour le second round du combat des noiseurs de la Motte…

Pour les avoir vus il y a moins d’un mois, je n’ai pas eu autant l’effet de surprise que d’autres spectateurs et auditeurs, qui eux, prennent en pleine face le blast du set des tRuckks, qui a nettement pris du level grâce aux nombreuses scènes écumées ces derniers mois dans des salles de plus en plus éloignées et notables (en vrac, Annecy, Dijon, Toulouse, Paris, Auxerre, Rennes, Argenteuil…!). Une aisance évidente, ça enchaîne les frappes, euh, les titres, les plus anciens comme les plus récents (nouvel EP « Autophage » sorti ce 15 février), et Leny, chanteur-bassiste, rejoint, comme il aime le faire, sa crew de loubards dans la fosse pour quelques pogos et portés hurlés. Les deux guitares de Martin et Hugo sont incisives, tandis que la batterie résiste aux assauts des baguettes de Cyprien, qui pourtant, lui en fait voir ! Bien qu’increvables, les tRuckks arrivent enfin à la fin de leur set.

Mais ils ne quitteront pas la scène sans entamer un troisième mini-round, rejoints par leurs acolytes de première partie. Forte de deux batteries, l’équipe nous assène quelques derniers titres doublement violents, histoire de bien faire mordre la poussière (elle mettra du temps à retomber…) aux heureux spectateurs qui ont répondu présents sur cette soirée hautement rattrapée, malgré le coup du sort de la tête d’affiche annulée (à qui on souhaite nous aussi prompt rétablissement, et dont on espère la venue dès que ça sera possible, on veut notre REVANCHE !).

Ca me fera un hématome tibiesque de plus pour ce mois-ci (faut que je retravaille mes esquives…), mais même pas mal ! :-p

« 1 de 2 »
Please follow and like us:
error

tRuckks et Hellbats à l’Antonnoir

L’ANTONNOIR (Besançon  – 25) – Vendredi 1er mars 2019

S’il y a un concert que j’attendais depuis des mois, c’est bien celui là (bon ok, j’attends avec encore plus d’impatience le nôtre, de concert), revoir Hellbats sur scène alors que ça fait presque 8 ans que je ne les ai pas vus, du pur bonheur ! Et quand en plus Mighty Worm décide de confronter la vieille garde aux jeunes loups de Vesoul, on se dit que cette affiche a tout pour faire une soirée de pur Rock’n’roll !

C’est donc accompagné de 2 autres membres de l’équipe, et d’un public bien fourni dans l’Antonnoir, que tRuckks envoie les premières notes !! En l’espace de 2 ans, j’ai vu progresser ces petits gars de Haute-Saône, des « Agités du Local » aux « Eurockéennes », que d’évolution dans le bon sens. Plus pro, plus de morceaux, plus d’influences et une maîtrise de la scène qui fait que le public (une vraie fan base a littéralement fait vivre le pogo durant tout le concert) est en transe ! Une demoiselle devant a carrément posé le tshirt au bout de 2 titres !! Les nouveaux titres du EP passent très bien l’épreuve du live, « Chaîne » par exemple a déchaîné encore plus le public que les autres morceaux !! c’est de loin mon préféré. Leny, le bassiste chanteur, est totalement habité par sa musique, il n’hésite pas à poser la basse pour aller dans le public. Lui aussi tombe le tshirt pour laisser apparaître un soutif rose, un message ? une revendication ? on leur posera un jour la question !! En tout cas, l’esprit punk ne quittera pas les 4 boys durant tout le live et c’est une pédale d’effet HS qui mettra fin au concert !! ça tombe bien c’était la fin !! Petite pause bières, discussion avec un paquet de personnes de Bad Obsession et Cocoelle (pâtisserie végétale de Besançon), passage par le stand merch Hellbats pour récupérer le DVD de la tournée mythique aux USA, que voilà déjà les Chauves Souris de l’enfer !

tRuckks

« 1 de 2 »

Hellbats monte sur scène et c’est avec un nouveau bassiste que je redécouvre un groupe que je suis depuis 2003, toujours un immense plaisir de les voir en live ! Elie est toujours totalement imprégné de sa musique, ce mélange de psychobilly, de Metal et de Rockab, bref du Rock’n’roll. Et comme pour tRuckks, c’est la sortie d’un EP qui fait qu’on se retrouve tous ce soir pour vibrer au son de la guitare électrique ! Et force est de reconnaître que si je doutais un peu (voir chronique) de la puissance des nouveaux morceaux, mes doutes s’estompent en live !! Malgré tout, c’est vers les anciens titres que balance mon cœur et comme beaucoup de vieux de la soirée, dès que retentit « Heavy rockers » impossible de ne pas secouer la tête, de reprendre en chœur ce refrain que j’ai chanté des dizaines de fois déjà ! Mention spéciale au gars du public qui a piqué le micro du bassiste pour chanter avec le groupe !! Le public est déchaîné, le matos souffre, vole, tombe mais résiste à cette tornade !!

A la fin du concert, difficile de dire quel groupe a le plus rendu fou le public, la jeunesse de tRuckks face à l’expérience des Hellbats ! Ce qui est sûr c’est que l’Antonnoir, Mighty Worm et les groupes précédemment cités ont montré que Besac peut encore se sortir les doigts pour une belle date ! Si vous n’étiez pas là, sachez que vous aurez pas mal de sessions de rattrapage, pour ça un petit tour sur l’agenda et surtout rendez-vous le 16 mars, au même endroit, pour une date qui sera, je l’espère, aussi épique !!

Hellbats

« 1 de 2 »
Report par Jérôme
Photos par Nicolight
Please follow and like us:
error

On a osé approcher les tRuckks

Ils m’énervent ces jeunes, pleins d’entrain, toujours heureux, ils jouent dans des gros festivals (les Eurock quoi !!) et ils n’ont même pas 18 ans, je pourrais être leur père  ! Moi à leur âge … euh je faisais du Black Metal cradingue dans mon garage tout en buvant des kros … bref ça on s’en fout ! Donc là les Vésuliens sortent un nouvel Ep, il fallait donc que cette fois on en apprenne un peu plus que la dernière fois !

1/Alors mes ptits loups, qui êtes-vous mais surtout d’où vient ce nom de groupe bordel !!
Alors, on est des Vésuliens de 18 ans, passionnés de camions, donc ce choix de nom n’était qu’évident. Non sérieusement, nous sommes en guerre contre eux. Cyprien étant grand fan de skate, Leny a proposé « trucks » il y’a de ça, 4 ans, nous, naïfs, avons validé. Découvrant les joies d’internet et du référencement, on s’est rendu compte que les seuls groupes qui nous faisaient de la concurrence étaient « Renault trucks », ou encore les fameux  « Food trucks ». On a donc pris la grosse décision de rajouter UN SEUL K.
Voilà le mystère enfin résolu. Depuis ce temps on se rassure en se cherchant des excuses, mais il  faut se rendre à la raison, les camions vaincront.

2/On peut dire que depuis le Lac en Zik, un sacré chemin a été parcouru, pensiez-vous que votre musique allait plaire autant ?

Nous avons toujours misé sur le mauvais goût ambiant!

3/Et voilà que déboule un EP … 8 titres (pas loin du Lp), avec un son énorme et une progression technique sur tous les points, parlez-nous de ce CD.

En octobre 2018 nous avons enregistré tous les morceaux au magnifique Black Box Studio à proximité d’Angers. Le but était d’avoir le son le plus brut possible, en enregistrant tout live et en analogique.   Nous sommes super satisfaits du taf de Peter, ce studio est génial pour ce type de session et pas que!

Nous voilà avec 6 titres complets et deux interludes qu’on s’est bien amusé à créer là-bas. Nous voulions plus de contenu sur les nouveaux morceaux, essayer d’étoffer tant musicalement qu’au niveau des paroles.
Nous avons pris initialement la décision de le faire sans label,  c’est donc grâce à Mighty Worms et la Région que nous avons pu assumer tous les frais le concernant! 

Deux mois après, les Lysistrata (que l’on embrasse), toujours un tour dans leur sac, ont créé Grabuge Record et proposé de le sortir en K7! On prépare donc deux fiesta pour le sortir : Le samedi 16 février à Paris au Supersonic & à l’Antonnoir de Besançon le 1er mars où l’on espère voir un maximum de Loubards. 

 4/Lors de notre dernier entretien, on a appris certaines choses, en plus de la recette du boudin, c’est votre admiration pour Metz ? Qu’est-ce que représente ce groupe pour vous ?

Metz c’est un peu comme un super bon boudin, depuis tout petit on n’ose pas goûter, mais dès la première bouchée c’est la folie. Metz est notre plus grosse influence, verdict après avoir joué avec eux : encore plus puissant en live qu’en studio. 

© 2019 Lukas Guidet

5/Vous avez participé à des festivals (du Lac en Zik aux Eurock), quels souvenirs gardez-vous  de ces dates ? Quel fut le plus marquant ?

Les Eurocks ont été un énorme moment, beaucoup de personnes se sont déplacées, c’était un joyeux bordel. Le souvenir le plus marquant actuellement reste « les Bars en trans » à Rennes, pour l’after.. et une halte à Sens sur le trajet pour suivre une préparation physique avec coach Vincent et la team Mafia.
Sur les dernières dates (depuis les Eurocks), nous tournons avec notre ami de toujours : Guillaume (ingé son de talent, qui bosse sur le Lac en Zik et sur des milliers d’autres concerts). La venue de ce grand malade rajoute un goût particulier à chaque date! 

6/Qui dit Sortie d’un cd, dit dates pour le promouvoir, où va-t-on croiser les tRuckks ?
Dans la région : L’Antonnoir le 1er Mars, à la Poudrière de Belfort le 14 mars, à Echo System le 30 Mars avec les Pogo Car Crash Control et deux-trois festivals bien sympa qui devraient bientôt être annoncés.
Et sinon nous avons aussi des super dates transpatatiques comme : le Brise Glace à Annecy le 23/02 , à Evreux le 10/05 avec Tagada Jones, ou encore à Toulouse au Metronum pour la semaine du Rock le 28/03. 

7/Quels sont les objectifs du groupe pour les années à venir, encore plus de concerts, plus de professionnalisation ?
Nous avons un objectif commun qui ne cesse de se réaliser: faire un feat avec Amadou et Mariam, Tike Boss et Philippe Katerine ( c’est en discussion avec notre agent).

8/Parlons Haute Saône, pouvez-vous me parler des groupes du coin ?
Y’en a tellement, mais nos gros kiffs de cette année sont : PAUWELS et La Bite et le Couteau!
On a rencontré Pauwels lors d’un plateau pour le festival Microsiphon, la plus grosse claque live depuis Lysistrata (vu un an plus tôt). On espère très vite rejouer avec eux, en attendant il faut écouter en boucle ! 
Parlons de ces ogres Saônois de La Bite et le Couteau : ils ont sorti un super 4 titres « Machine gun Bacon » en septembre si je ne dis pas de connerie. Dernièrement on a fondé un groupe à 7 membres vésuliens  pour un projet live : « Objectif Ruine » qui devrait paraître sur youtube d’ici 1 mois!  L’histoire d’une après-midi dans une grange à Osselle ( futur siège Social du FMI), où nous avons joué un morceau live créé en deux repets, surprise ! Eux aussi, des supers gars.

Membres du groupe
Cyprien Hernandez
Lény Boussakhane
Hugo Philippe
Martin Mesnier

Ville d’origine : VESOUL
 

Maison de disque : Grabuge Rec

Please follow and like us:
error

tRuckks – Autophage

Nom du groupe

truckks

Album

autophage

Label

autoprod

Date de sortie

février 2019

LA NOTE
7.8/10

Les sales gosses de Vesoul sont de retour. Après avoir foulé les planches de nombreux festivals (Eurockéennes, Les Inouïs du Printemps de Bourges, le Impetus) et concerts, ils ont choisi de pondre un album, pardon EP qu’ils disent ! Moi 8 titres, même court j’appelle ça un LP !!

Ces 4 jeunes dans le vent ont su, en l’espace d’un an, s’imposer dans la scène Rock, car oui au début, ils n’avaient même pas le permis ! Et bien même s’il faut reconnaître que ma première impression (live) m’avait fait douter de la musique (mais pas de l’intention) de tRuckks, mais avec « Autophage », c’est une nouvelle vision qui s’impose à moi.

Celle d’un groupe qui  a mûri, appris énormément de ses concerts et rencontres pour proposer un Punk Noise Rock exécuté de façon magistrale. On dit que la valeur n’attend pas le nombre des années, encore un proverbe à la con mais bien utile ici.

Premier point, important pour moi, c’est le chant, beaucoup plus grave, posé mais toujours animé par un grain de folie. Par moment presque Thrash mais toujours en français. Une marque de fabrique qu’il faudra garder.

Deuxième point, le son !! Enregistrée au Black Box Studios, c’est une sacrée puissance que dégage cette galette.  La liste des groupes passée par là est ahurissante ! Parabellum, les Wampas, Sidilarsen, et j’en passe.

Et pour le style, comme je vous le disais, les jeunots ont bien appris leurs classiques, ont découvert sûrement d’autres styles/groupes. Ils ont su agrémenter leur PunK Rock de sons noise, Thrash Metal (sur « Cadeaux » ou « Meurtre »).  « Chaine » reste mon titre favori avec cette basse saturée, un titre avec un feeling Punk, percutant !

L’influence Metz est toujours présente mais bien mieux digérée.

Ils ont su prendre des risques en mettant plus de riffs désaccordés, transformés !  La prise de risque est maximum pour un groupe aussi jeune. tRuckks semble promis à un bel avenir et 2019 s’annonce encore riche en concerts, car je vois qu’ils sont à l’affiche de Rolling Saône.

Membres du groupe
Cyprien Hernandez
Lény Boussakhane
Hugo Philippe
Martin Mesnier
 
Ville d’origine
VESOUL
Please follow and like us:
error

Les concerts de l’Automne : Pogo Car Crash Control, Opium du Peuple, The Dead Ritons, tRuckks

    Le temps passe… bien trop vite… Nous voilà déjà en fin d’année 2018 et je ne vous ai pas raconté les quelques concerts auxquels j’ai eu le plaisir d’assister en cette fin d’automne à l’Atelier des Môles.

    La très jeune génération a été représentée par tRuckks, jeunes Haut-Saônois dont le talent a déjà été remarqué puisqu’ils sont montés sur scène aux Eurockéennes et ont fait les Inouïs du Printemps de Bourges. Leurs « potes-fans » les avaient accompagnés et ont mis une bonne ambiance au pied de la scène !  Pour moi, ces 4 garçons ont encore à apprendre coté live, et en particulier être plus naturels… et relever la tête ! 😉 Mais le plaisir de jouer est présent et ça c’est important !

    Ils ouvraient la soirée pour Pogo Car Crash Control, P3C pour les intimes ! 😛 Alors eux, ils sont 4 aussi, guère plus vieux que les précédents (d’ailleurs le sont-ils seulement ?!…), mais alors une énergie débordante ! Je les ai découverts sur la scène de la War Zone au Hellfest 2018. Quand j’ai vu leur nom sur le programme automnal des Môles, j’ai foncé sans hésiter ! Lola, jolie petite blonde au visage d’ange, est folle à lier dès qu’elle branche son ampli et attrape sa basse ! 😀 Whaou ! Ses 3 potes musiciens sont de la même trempe. Le tout envoie un Rock Garage à la limite du punk, agrémenté d’une ou deux jolies balades, histoire de faire redescendre un peu la pression et reprendre son souffle entre 2 pogos ! Ouf !… Restez comme vous êtes, naturels et plein de fougue, et surtout ne prenez pas la grosse tête comme certains de vos « Influences »….. 😉

    Bon ça c’était la soirée du 17 novembre. Retour aux Môles le 24 ! Faut pas perdre la main ! On commence par The Dead Ritons. Ils sont 2, nous viennent tout droit du haut Doubs, et font du Punk Musette ! Oui oui ça existe ! Un accordéon et des cordes vocales, et hop ! C’est parti ! Bon, cette formation est encore récente, il y a de l’idée mais je trouve qu’il manque quelque chose… La voix n’est pas assez posée, et l’accordéon seul ne donne pas suffisamment de profondeur à l’ensemble. J’aurais bien vu au moins un minimum de percu. A revoir, suivant l’évolution du groupe.

    La tête d’affiche de la soirée, c’était Opium du Peuple. Ils sont 7, tous aussi déjantés les uns que les autres ! Le groupe, originaire du Sud Ouest, a déjà plus de 10 ans de scène. C’est avec un humour désarmant qu’ils reprennent aussi bien des classiques de la chanson Française que des titres de groupes rocks bien connus, le tout remixé à la sauce Rock, Punk, Métal, voire Black Metal ! Les Opiumettes sont là aussi pour faire du concert un véritable spectacle. On en prend plein les mirettes et ont se prend à chanter à Tue-tête avec eux aussi bien « Le temps des Cerises » que ‘Macron est mort ce soir » ou un bon vieux Renaud !!

Lola Photographie – Laurence AMIELH

 

 

Please follow and like us:
error