tRuckks + la Bite et le Couteau = Objectif Ruine / Echo System

Salle ECHO SYSTEM (Scey-sur-Saône-70) – Samedi 30 mars 2019

Pogo Car Crash Control + tRuckks + La Bite et le Couteau

En cette fin mars (Attacks), un second gros rendez-vous avec les punk-noiseurs vésuliens de tRuckks était programmé, après un 1er mars détonnant à l’Antonnoir de Besançon pour leur Release Party (en compagnie de HellBats). Cette fois, ils devaient partager la scène avec un autre groupe de jeunes bien dépotants, les Pogo Car Crash Control, après une précédente soirée commune à l’Atelier des Môles le 10 novembre dernier. Mais hélas, terrassé par une rage de dents, le quatuor parisien a dû déclarer forfait au dernier moment, ne pouvant pas assurer sa prestation haut-saônoise… mettant l’équipe organisatrice d’Echo System dans une situation bien délicate. Difficile d’annuler le jour-même la soirée, alors ce fût branle-bas de combat dès le matin, et Carte Blanche laissée aux tRuckks locaux pour trouver au pied levé d’autres adversaires à leur mesure… Toujours prêts à en découdre, les bagarreurs de La Bite & le Couteau ont sorti et aiguisé leurs plus beaux instruments, fait quelques pompes et tractions, et ont répondu présents. Alors à défaut de P3C, allons-y pour une soirée de bagarre purement vésulienne !

 

A trois sur scène (certains ne les avaient pas encore vus sous cette config, augmentée d’une basse), La Bite & le Couteau lancent les hostilités et balancent, en mode Directs, leurs titres nerveux, virils et bien vener’, devant une salle plus clairsemée qu’initialement attendue, mais néanmoins loin d’être désertée, et qui se remplit petit à petit. Les fans du coin sont toujours fidèles au poste pour soutenir leurs talents locaux, pogos forever ! Des titres condensés, on pourrait même dire parfois, courts !, mais intenses, speeds, soutenus par une rythmique basse-batterie incontournable comme tout bon uppercut, et une guitare rageuse qui vient crocheter tout ça. Un son « bien couillu et tranchant » tel qu’ils le définissent eux-mêmes, qui touche à tous les coups et dépoussière littéralement la scène et la fosse, où ça remue déjà pas mal.

Après un temps de récupération assez court (les deux batteries étant déjà installées de part et d’autre de la scène), curieusement agrémenté par les pistes de l’album des P3C (mais quelle idée ?! raaaa re-frustraaaation), la reprise sonne et c’est parti pour le second round du combat des noiseurs de la Motte…

Pour les avoir vus il y a moins d’un mois, je n’ai pas eu autant l’effet de surprise que d’autres spectateurs et auditeurs, qui eux, prennent en pleine face le blast du set des tRuckks, qui a nettement pris du level grâce aux nombreuses scènes écumées ces derniers mois dans des salles de plus en plus éloignées et notables (en vrac, Annecy, Dijon, Toulouse, Paris, Auxerre, Rennes, Argenteuil…!). Une aisance évidente, ça enchaîne les frappes, euh, les titres, les plus anciens comme les plus récents (nouvel EP « Autophage » sorti ce 15 février), et Leny, chanteur-bassiste, rejoint, comme il aime le faire, sa crew de loubards dans la fosse pour quelques pogos et portés hurlés. Les deux guitares de Martin et Hugo sont incisives, tandis que la batterie résiste aux assauts des baguettes de Cyprien, qui pourtant, lui en fait voir ! Bien qu’increvables, les tRuckks arrivent enfin à la fin de leur set.

Mais ils ne quitteront pas la scène sans entamer un troisième mini-round, rejoints par leurs acolytes de première partie. Forte de deux batteries, l’équipe nous assène quelques derniers titres doublement violents, histoire de bien faire mordre la poussière (elle mettra du temps à retomber…) aux heureux spectateurs qui ont répondu présents sur cette soirée hautement rattrapée, malgré le coup du sort de la tête d’affiche annulée (à qui on souhaite nous aussi prompt rétablissement, et dont on espère la venue dès que ça sera possible, on veut notre REVANCHE !).

Ca me fera un hématome tibiesque de plus pour ce mois-ci (faut que je retravaille mes esquives…), mais même pas mal ! :-p

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tRuckks et Hellbats à l’Antonnoir

L’ANTONNOIR (Besançon  – 25) – Vendredi 1er mars 2019

S’il y a un concert que j’attendais depuis des mois, c’est bien celui là (bon ok, j’attends avec encore plus d’impatience le nôtre, de concert), revoir Hellbats sur scène alors que ça fait presque 8 ans que je ne les ai pas vus, du pur bonheur ! Et quand en plus Mighty Worm décide de confronter la vieille garde aux jeunes loups de Vesoul, on se dit que cette affiche a tout pour faire une soirée de pur Rock’n’roll !

C’est donc accompagné de 2 autres membres de l’équipe, et d’un public bien fourni dans l’Antonnoir, que tRuckks envoie les premières notes !! En l’espace de 2 ans, j’ai vu progresser ces petits gars de Haute-Saône, des « Agités du Local » aux « Eurockéennes », que d’évolution dans le bon sens. Plus pro, plus de morceaux, plus d’influences et une maîtrise de la scène qui fait que le public (une vraie fan base a littéralement fait vivre le pogo durant tout le concert) est en transe ! Une demoiselle devant a carrément posé le tshirt au bout de 2 titres !! Les nouveaux titres du EP passent très bien l’épreuve du live, « Chaîne » par exemple a déchaîné encore plus le public que les autres morceaux !! c’est de loin mon préféré. Leny, le bassiste chanteur, est totalement habité par sa musique, il n’hésite pas à poser la basse pour aller dans le public. Lui aussi tombe le tshirt pour laisser apparaître un soutif rose, un message ? une revendication ? on leur posera un jour la question !! En tout cas, l’esprit punk ne quittera pas les 4 boys durant tout le live et c’est une pédale d’effet HS qui mettra fin au concert !! ça tombe bien c’était la fin !! Petite pause bières, discussion avec un paquet de personnes de Bad Obsession et Cocoelle (pâtisserie végétale de Besançon), passage par le stand merch Hellbats pour récupérer le DVD de la tournée mythique aux USA, que voilà déjà les Chauves Souris de l’enfer !

tRuckks

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Hellbats monte sur scène et c’est avec un nouveau bassiste que je redécouvre un groupe que je suis depuis 2003, toujours un immense plaisir de les voir en live ! Elie est toujours totalement imprégné de sa musique, ce mélange de psychobilly, de Metal et de Rockab, bref du Rock’n’roll. Et comme pour tRuckks, c’est la sortie d’un EP qui fait qu’on se retrouve tous ce soir pour vibrer au son de la guitare électrique ! Et force est de reconnaître que si je doutais un peu (voir chronique) de la puissance des nouveaux morceaux, mes doutes s’estompent en live !! Malgré tout, c’est vers les anciens titres que balance mon cœur et comme beaucoup de vieux de la soirée, dès que retentit « Heavy rockers » impossible de ne pas secouer la tête, de reprendre en chœur ce refrain que j’ai chanté des dizaines de fois déjà ! Mention spéciale au gars du public qui a piqué le micro du bassiste pour chanter avec le groupe !! Le public est déchaîné, le matos souffre, vole, tombe mais résiste à cette tornade !!

A la fin du concert, difficile de dire quel groupe a le plus rendu fou le public, la jeunesse de tRuckks face à l’expérience des Hellbats ! Ce qui est sûr c’est que l’Antonnoir, Mighty Worm et les groupes précédemment cités ont montré que Besac peut encore se sortir les doigts pour une belle date ! Si vous n’étiez pas là, sachez que vous aurez pas mal de sessions de rattrapage, pour ça un petit tour sur l’agenda et surtout rendez-vous le 16 mars, au même endroit, pour une date qui sera, je l’espère, aussi épique !!

Hellbats

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Report par Jérôme
Photos par Nicolight
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On a osé approcher les tRuckks

Ils m’énervent ces jeunes, pleins d’entrain, toujours heureux, ils jouent dans des gros festivals (les Eurock quoi !!) et ils n’ont même pas 18 ans, je pourrais être leur père  ! Moi à leur âge … euh je faisais du Black Metal cradingue dans mon garage tout en buvant des kros … bref ça on s’en fout ! Donc là les Vésuliens sortent un nouvel Ep, il fallait donc que cette fois on en apprenne un peu plus que la dernière fois !

1/Alors mes ptits loups, qui êtes-vous mais surtout d’où vient ce nom de groupe bordel !!
Alors, on est des Vésuliens de 18 ans, passionnés de camions, donc ce choix de nom n’était qu’évident. Non sérieusement, nous sommes en guerre contre eux. Cyprien étant grand fan de skate, Leny a proposé « trucks » il y’a de ça, 4 ans, nous, naïfs, avons validé. Découvrant les joies d’internet et du référencement, on s’est rendu compte que les seuls groupes qui nous faisaient de la concurrence étaient « Renault trucks », ou encore les fameux  « Food trucks ». On a donc pris la grosse décision de rajouter UN SEUL K.
Voilà le mystère enfin résolu. Depuis ce temps on se rassure en se cherchant des excuses, mais il  faut se rendre à la raison, les camions vaincront.

2/On peut dire que depuis le Lac en Zik, un sacré chemin a été parcouru, pensiez-vous que votre musique allait plaire autant ?

Nous avons toujours misé sur le mauvais goût ambiant!

3/Et voilà que déboule un EP … 8 titres (pas loin du Lp), avec un son énorme et une progression technique sur tous les points, parlez-nous de ce CD.

En octobre 2018 nous avons enregistré tous les morceaux au magnifique Black Box Studio à proximité d’Angers. Le but était d’avoir le son le plus brut possible, en enregistrant tout live et en analogique.   Nous sommes super satisfaits du taf de Peter, ce studio est génial pour ce type de session et pas que!

Nous voilà avec 6 titres complets et deux interludes qu’on s’est bien amusé à créer là-bas. Nous voulions plus de contenu sur les nouveaux morceaux, essayer d’étoffer tant musicalement qu’au niveau des paroles.
Nous avons pris initialement la décision de le faire sans label,  c’est donc grâce à Mighty Worms et la Région que nous avons pu assumer tous les frais le concernant! 

Deux mois après, les Lysistrata (que l’on embrasse), toujours un tour dans leur sac, ont créé Grabuge Record et proposé de le sortir en K7! On prépare donc deux fiesta pour le sortir : Le samedi 16 février à Paris au Supersonic & à l’Antonnoir de Besançon le 1er mars où l’on espère voir un maximum de Loubards. 

 4/Lors de notre dernier entretien, on a appris certaines choses, en plus de la recette du boudin, c’est votre admiration pour Metz ? Qu’est-ce que représente ce groupe pour vous ?

Metz c’est un peu comme un super bon boudin, depuis tout petit on n’ose pas goûter, mais dès la première bouchée c’est la folie. Metz est notre plus grosse influence, verdict après avoir joué avec eux : encore plus puissant en live qu’en studio. 

© 2019 Lukas Guidet

5/Vous avez participé à des festivals (du Lac en Zik aux Eurock), quels souvenirs gardez-vous  de ces dates ? Quel fut le plus marquant ?

Les Eurocks ont été un énorme moment, beaucoup de personnes se sont déplacées, c’était un joyeux bordel. Le souvenir le plus marquant actuellement reste « les Bars en trans » à Rennes, pour l’after.. et une halte à Sens sur le trajet pour suivre une préparation physique avec coach Vincent et la team Mafia.
Sur les dernières dates (depuis les Eurocks), nous tournons avec notre ami de toujours : Guillaume (ingé son de talent, qui bosse sur le Lac en Zik et sur des milliers d’autres concerts). La venue de ce grand malade rajoute un goût particulier à chaque date! 

6/Qui dit Sortie d’un cd, dit dates pour le promouvoir, où va-t-on croiser les tRuckks ?
Dans la région : L’Antonnoir le 1er Mars, à la Poudrière de Belfort le 14 mars, à Echo System le 30 Mars avec les Pogo Car Crash Control et deux-trois festivals bien sympa qui devraient bientôt être annoncés.
Et sinon nous avons aussi des super dates transpatatiques comme : le Brise Glace à Annecy le 23/02 , à Evreux le 10/05 avec Tagada Jones, ou encore à Toulouse au Metronum pour la semaine du Rock le 28/03. 

7/Quels sont les objectifs du groupe pour les années à venir, encore plus de concerts, plus de professionnalisation ?
Nous avons un objectif commun qui ne cesse de se réaliser: faire un feat avec Amadou et Mariam, Tike Boss et Philippe Katerine ( c’est en discussion avec notre agent).

8/Parlons Haute Saône, pouvez-vous me parler des groupes du coin ?
Y’en a tellement, mais nos gros kiffs de cette année sont : PAUWELS et La Bite et le Couteau!
On a rencontré Pauwels lors d’un plateau pour le festival Microsiphon, la plus grosse claque live depuis Lysistrata (vu un an plus tôt). On espère très vite rejouer avec eux, en attendant il faut écouter en boucle ! 
Parlons de ces ogres Saônois de La Bite et le Couteau : ils ont sorti un super 4 titres « Machine gun Bacon » en septembre si je ne dis pas de connerie. Dernièrement on a fondé un groupe à 7 membres vésuliens  pour un projet live : « Objectif Ruine » qui devrait paraître sur youtube d’ici 1 mois!  L’histoire d’une après-midi dans une grange à Osselle ( futur siège Social du FMI), où nous avons joué un morceau live créé en deux repets, surprise ! Eux aussi, des supers gars.

Membres du groupe
Cyprien Hernandez
Lény Boussakhane
Hugo Philippe
Martin Mesnier

Ville d’origine : VESOUL
 

Maison de disque : Grabuge Rec

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tRuckks – Autophage

Nom du groupe

truckks

Album

autophage

Label

autoprod

Date de sortie

février 2019

LA NOTE
7.8/10

Les sales gosses de Vesoul sont de retour. Après avoir foulé les planches de nombreux festivals (Eurockéennes, Les Inouïs du Printemps de Bourges, le Impetus) et concerts, ils ont choisi de pondre un album, pardon EP qu’ils disent ! Moi 8 titres, même court j’appelle ça un LP !!

Ces 4 jeunes dans le vent ont su, en l’espace d’un an, s’imposer dans la scène Rock, car oui au début, ils n’avaient même pas le permis ! Et bien même s’il faut reconnaître que ma première impression (live) m’avait fait douter de la musique (mais pas de l’intention) de tRuckks, mais avec « Autophage », c’est une nouvelle vision qui s’impose à moi.

Celle d’un groupe qui  a mûri, appris énormément de ses concerts et rencontres pour proposer un Punk Noise Rock exécuté de façon magistrale. On dit que la valeur n’attend pas le nombre des années, encore un proverbe à la con mais bien utile ici.

Premier point, important pour moi, c’est le chant, beaucoup plus grave, posé mais toujours animé par un grain de folie. Par moment presque Thrash mais toujours en français. Une marque de fabrique qu’il faudra garder.

Deuxième point, le son !! Enregistrée au Black Box Studios, c’est une sacrée puissance que dégage cette galette.  La liste des groupes passée par là est ahurissante ! Parabellum, les Wampas, Sidilarsen, et j’en passe.

Et pour le style, comme je vous le disais, les jeunots ont bien appris leurs classiques, ont découvert sûrement d’autres styles/groupes. Ils ont su agrémenter leur PunK Rock de sons noise, Thrash Metal (sur « Cadeaux » ou « Meurtre »).  « Chaine » reste mon titre favori avec cette basse saturée, un titre avec un feeling Punk, percutant !

L’influence Metz est toujours présente mais bien mieux digérée.

Ils ont su prendre des risques en mettant plus de riffs désaccordés, transformés !  La prise de risque est maximum pour un groupe aussi jeune. tRuckks semble promis à un bel avenir et 2019 s’annonce encore riche en concerts, car je vois qu’ils sont à l’affiche de Rolling Saône.

Membres du groupe
Cyprien Hernandez
Lény Boussakhane
Hugo Philippe
Martin Mesnier
 
Ville d’origine
VESOUL
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Les concerts de l’Automne : Pogo Car Crash Control, Opium du Peuple, The Dead Ritons, tRuckks

    Le temps passe… bien trop vite… Nous voilà déjà en fin d’année 2018 et je ne vous ai pas raconté les quelques concerts auxquels j’ai eu le plaisir d’assister en cette fin d’automne à l’Atelier des Môles.

    La très jeune génération a été représentée par tRuckks, jeunes Haut-Saônois dont le talent a déjà été remarqué puisqu’ils sont montés sur scène aux Eurockéennes et ont fait les Inouïs du Printemps de Bourges. Leurs « potes-fans » les avaient accompagnés et ont mis une bonne ambiance au pied de la scène !  Pour moi, ces 4 garçons ont encore à apprendre coté live, et en particulier être plus naturels… et relever la tête ! 😉 Mais le plaisir de jouer est présent et ça c’est important !

    Ils ouvraient la soirée pour Pogo Car Crash Control, P3C pour les intimes ! 😛 Alors eux, ils sont 4 aussi, guère plus vieux que les précédents (d’ailleurs le sont-ils seulement ?!…), mais alors une énergie débordante ! Je les ai découverts sur la scène de la War Zone au Hellfest 2018. Quand j’ai vu leur nom sur le programme automnal des Môles, j’ai foncé sans hésiter ! Lola, jolie petite blonde au visage d’ange, est folle à lier dès qu’elle branche son ampli et attrape sa basse ! 😀 Whaou ! Ses 3 potes musiciens sont de la même trempe. Le tout envoie un Rock Garage à la limite du punk, agrémenté d’une ou deux jolies balades, histoire de faire redescendre un peu la pression et reprendre son souffle entre 2 pogos ! Ouf !… Restez comme vous êtes, naturels et plein de fougue, et surtout ne prenez pas la grosse tête comme certains de vos « Influences »….. 😉

    Bon ça c’était la soirée du 17 novembre. Retour aux Môles le 24 ! Faut pas perdre la main ! On commence par The Dead Ritons. Ils sont 2, nous viennent tout droit du haut Doubs, et font du Punk Musette ! Oui oui ça existe ! Un accordéon et des cordes vocales, et hop ! C’est parti ! Bon, cette formation est encore récente, il y a de l’idée mais je trouve qu’il manque quelque chose… La voix n’est pas assez posée, et l’accordéon seul ne donne pas suffisamment de profondeur à l’ensemble. J’aurais bien vu au moins un minimum de percu. A revoir, suivant l’évolution du groupe.

    La tête d’affiche de la soirée, c’était Opium du Peuple. Ils sont 7, tous aussi déjantés les uns que les autres ! Le groupe, originaire du Sud Ouest, a déjà plus de 10 ans de scène. C’est avec un humour désarmant qu’ils reprennent aussi bien des classiques de la chanson Française que des titres de groupes rocks bien connus, le tout remixé à la sauce Rock, Punk, Métal, voire Black Metal ! Les Opiumettes sont là aussi pour faire du concert un véritable spectacle. On en prend plein les mirettes et ont se prend à chanter à Tue-tête avec eux aussi bien « Le temps des Cerises » que ‘Macron est mort ce soir » ou un bon vieux Renaud !!

Lola Photographie – Laurence AMIELH

 

 

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Inside the Impetus Festival

Impetus festival – 1 tarte par jour

D’abord MIFC souhaite vivement remercier les salles qui nous ont accueillsi pendant ce festival auquel nous sommes très attachés dans le Nord-Franche-Comté. Une programmation osée, le renfort de performances durant les concerts et en dehors, de vrais partis pris, et au bilan de cette édition 2018… ?? Une franche réussite sur la programmation, dont on salue les choix fins et les découvertes.

MIFC a suivi le parcours initiatique de ce festival qui nous emmène dans les lieux emblématiques du rock-métal de notre territoire.

Jour I  – la Poudrière 27 Avril 2018

On est arrivés un peu tard, en raison de la conférence de presse NOLOGO 2018. Du coup, exit la performance d’ouverture du concert, et bien désolé d’avoir loupé la prestation de tRuckks dont on nous a dit beaucoup de bien. Le groupe de Haute Saône à fort potentiel (17 ans de moyenne d’âge) est à suivre et à revoir sur une de leur prochaine date.

Impetus démarre sur les notes d’Arno de cea and the clockwork wizards. Projet qu’on pourrait qualifier de surf ‘n’noise (à nos oreilles) dans lequel on retrouve le guitariste d’IRRADIATES _ groupe qu’on connait bien en Franche-Comté. Une belle énergie qui a conquis le public. Ça joue vite, ça bouge grave sur scène,  notamment le bassiste complètement intenable, les morceaux, rapides, syncopés, s’enchainent à une vitesse folle. Les « brutal surfers » ont déjà mis tout le monde d’accord sur l’entame de soirée. RETROFUTURISME, nouvel album, est sorti en Mai 2018.

La tarte du soir nous sera infligée par METZ (Ca). La musique de ce groupe est assez bien résumée sur l’un des t-shirts vendus au stand Merchandising : un Smiley dans le godet d’un tractopelle. Vraiment c’est le sentiment que laisse ce concert costaud que nous ont offert les canadiens de Toronto. Une grosse caisse énorme, un basse-batterie fat, une guitare aux sonorités 90 : tout cela nous rappelle un peu le grunge des années 90 auquel Metz a ajouté des touches noise et rock. C’est efficace, ça joue très propre, le son est fat… On prend la baffe sur Kickin a can of Worms (dernier titre de « II », deuxième album de 2015), qui nous cueille juste après un passage d’arpèges tout doux qu’Alex laisse traîner à souhait pour mieux nous balancer le morceau par surprise. L’album II et « Strange Peace » (2017) sont assez largement survolés, on repère un paquet de tubes. Franchement un concert costaud, un son terrible… depuis Metz nous accompagne en voiture régulièrement, avec une préférence pour « II ». Leur dernier album, produit par Steve Albini, est à écouter sans hésiter.

Jour II  – le Moloco 28 Avril 2018

Cette fois-ci on arrive au taquet, à l’heure. On récupère le traditionnel t-shirt Impetus version 2018 fait par nos amis du Studio Sauvage. Une bière et on attaque la soirée.

Elle démarre avec le groupe bisontin FEROCES. On aime bien leur post-rock plein d’envolées atmosphériques et de reverb de guitare. Les clips sont vraiment accrocheurs, on repense parfois à TeamSleep dans l’idée…. Il nous manquera un peu de samples, moins audibles que sur support… Ils sont à retrouver tout le mois de Mai en concert dans la région… A revoir.

Attention, la tarte n°2 est déjà là. Vous avez peut-être lu notre interview du leader de Zeal and Ardor, et connaissiez donc notre impatience de voir cet OVNI bâlois sur scène. Le show commence calibré avec une intro en bonne et due forme. Les lumières sont au millimètre, le show est travaillé. Pas facile semble-t-il de gérer le son d’une telle formation, on a eu l’impression qu’ils l’ont cherché tout le concert tant les niveaux des instrus a bougé entre le début et la fin du set. Mis à part ces quelques détails, la voix de Manuel est impressionnante tant l’éventail de son chant est large. Les morceaux du dernier album « Stranger Fruit » sont sur la set-list, bien que sa sortie soit le mois prochain. On retrouve quelques morceaux de l’album « Devil is fine ». Un show millimétré, l’essentiel des tubes du projet et toujours cette surprenante variété d’ambiance, de tonalités et d’influences fidèlement restituée. Les titres Waste et Gravedigger’s Chant sont disponibles sur les plateformes de streaming pour ceux qui voudraient aller écouter des extraits de l’album à venir, prometteur, tout comme le groupe dont on a pas fini d’entendre parler je pense.

Pendant le changement de plateau, on va faire un tour dans les locaux de répétition du MOLOCO pour aller s’immerger dans la performance de Thomas BEGIN et son installation de guitares électriques suspendues au plafond « Larsen Surf-Mixing board ». Curieux jeu de sons circulaires entre 3 guitares et enceintes reliés par des fils… les unes entrainant les autres, puis inversement…

La soirée se clôture par High On Fire, projet de Matt PIKE _ ex SLEEP (heavy legend). C’est à l’ancienne, ça joue, la maîtrise et les années sont là. Leur heavy metal aux influences Motorhead sonne fort dans la salle du Moloco qui se vide au fur et à mesure.

 

Jour III  – le Catering Café 29 Avril 2018

Le petit neveu était pas disponible, je l’aurais bien emmené voir le Metal For Kids de la Poudrière avec Smash It Combo. Il y a eu du monde, ça devait être super pour les mômes (et leurs parents).

Rendez-vous est pris pour l’épisode dominical héricourtois qui annonce la fin, déjà, du Festival. Les concerts commencent tôt, 16h30, avec les locaux de Prison Life. On y retrouve des musiciens de Daemon Vendetta, Hellbats ou encore The Black Zombie Procession. Prison Life nous propose un retour aux sources sans concession aux années 90’s. Le groupe a sorti un EP 7 Titres enregistrés aussi dans le Nord Franche-Comté. Les titres sont efficaces et on a une impression de Municipal Waste dans les influences, la voix aigüe en moins.

Une bonne coupure pour tout vider et installer les Genevois de PROMETHEE (CH). Leur metal-hardcore est ciselé, maîtrisé et les premiers morceaux sont très intéressants. Malheureusement, une coupure de courant qui met en rade la console pendant 20 minutes brise un peu cet élan. Le groupe revient pour 4-5 titres avant de laisser la place _ timing oblige. Dommage, on est frustrés car ça sonnait vraiment très bien et ça joue tout aussi bien qu’un Architects. Leur troisième album sort chez Lifeforce Records

On profite du break pour aller jeter un œil sur l’ambiant-drone ciné concert de Tomaga quelques minutes, c’est déjà l’heure de repartir dans la salle.

Impetus 2018 se clôture avec le groupe CELESTE : une légende du post-sludge-black métal français _ et qui chante en français. Un peu dans la lignée de Regardes les hommes tomber ou Amenra, Celeste plonge la salle dans le noir pour son show éclairé aux seules lumières d’un stroboscope, une light rouge et les frontales rouges que chaque musicien porte. Le son est vraiment fort, le mur de son proposé est infranchissable, on est comme scotchés devant cette déflagration tout aussi puissante qu’hypnotique. Vous l’aurez compris, la tarte n°3 d’Impetus nous achève. C’est dimanche, demain ça bosse tôt, on se sauve à la dernière note du set, ce concert fut très impressionnant.

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