Je tiens dans un premier temps à remercier Michelle de La Griffe du Lion pour m’avoir délivré l’accred’ Photo pour ce concert dont j’ai eu connaissance au tout dernier moment. Ayant déjà vu en concert 2 des 3 artistes de ce vendredi soir, je me suis dit que l’ambiance allait être électrique, un amoureux de la guitare tel que moi n’aurait raté ça sous aucun prétexte.

3 Pat for a Guitar Night, c’est l’histoire de 3 fines gâchettes de la 6 cordes qui ont eu la riche idée de se réunir pour une tournée qui allait débuter ce vendredi 11 octobre aux Môles de Montbéliard. Il s’agit de Pat Mac Manus (déjà vu aux Môles et bar /restaurant le Saint Mô à Saint-Maurice Colombier), de Pat O’May et de Patrick RONDAT que j’avais eu la chance de voir aux Monsters Of Rock de Paris-Vincennes en 1991 pour la sortie de son album « Rape of the Earth ». Patrick assurait la première partie des têtes d’affiche, qui étaient cette année-là, excusez du peu, Metallica et le Band des frères YOUNG…

Petit travail de mémoire rapide pour resituer nos 3 hôtes de ce soir…

Pat Mac Manus, le nord irlandais, c’est l’ex Horselips, puis l’ex Pulse et surtout l’ex Mama’s Boys. Le Groupe avec lequel il va conquérir l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie, jusqu’à rentrer dans le Top 100 du Bilboard aux USA. Le Groupe bougera énormément, changera même de nom…. CELTUS, Pat reviendra en Irlande retrouver ses racines culturelles et musicales et entamer une carrière solo, quelques années plus tard. Il s’agit là d’un musicien aux talents multiples, outre ses talents de guitariste, Pat est un as du Violon qu’il a appris dès l’âge de 5 ans, il affectionne particulièrement ses mélanges savants de Blues-Rock combinés à la musique irlandaise de ses origines.

Patrick Rondat, c’est notre virtuose national né, à l’instar des Joe Satriani, Steve Vaï et autre John Petrucci ou Yngwie Malmsteen, comme lui, adepte de reprises de classiques de la musique classique mixés à la sauce Guitare électrique. Patrick, c’est la guitare dans tous ses états, des techniques guitaristiques, comme le Sweeping, qui donnent le tournis rien qu’à les regarder sur un manche. Son talent et sa technique l’amèneront à collaborer avec bon nombre de pointure musicale, comme Jean-Michel Jarre entre autres, qu’il accompagnera aux quatre coins du monde, avec lequel il jouera sa version électrique de l’été d’Antonio Vivaldi lors du concert au pied de la Tour Eiffel, Didier Lockwood, Michel Petrucciani, Steve Lukather, Garry Moore…. 30 ans de carrière au compteur, Patrick travaille actuellement sur son prochain album solo.

Pat O’May, c’est encore une fois, un fleuron national de la guitare. Né à Rouen, il devient rapidement fan de Deep Purple, qui lui donne envie de devenir guitariste de Hard Rock. Il deviendra la seconde guitare du groupe Rouennais MARIENTHAL qu’il quittera en 1986. Après cela, il s’installera en Bretagne et ce sera une succession d’aventure musicale et de rencontres riches, qui feront de lui un musicien accompli, adepte des mélanges Métalo-celtiques, d’énergie rock et autres musiques traditionnelles, et un digne représentant de la scène rock bretonne. Il travaillera à travers le monde sur des projets divers tels que l’écriture de musique de spectacles, collaborera avec de grandes marques de guitare comme GODIN et LAG en créant son modèle Lag Signature. Il participera aux principaux festivals nationaux tels que les Vieilles charrues, Festival interceltique de Lorient….côtoiera d’autres grands noms de la 6 cordes….. Jeff Beck, Joe Satriani, Steve Vaï, Uli Jon Roth (le prochain sur la liste de mes reports live…..) et travaillera même avec le magazine de la mer THALASSA, sur l’écriture de musique de reportage.

Mais ce soir, c’est Patrick Rondat qui ouvre le bal. Et là, on en prend plein les yeux et plein les oreilles. Car assister à un set de Patrick Rondat, ce n’est pas que sonore, c’est visuel aussi…. En fait on assiste à un contraste extrême dans le jeu de scène, à savoir, un artiste, très calme, réservé, très peu démonstratif mais injectant une énergie dans ses mains et sur l’instrument qui nous laisse sans voix. Ses mains volent sur la guitare, son jeu est tellement rapide qu’il en devient presque invisible. Les notes montent, descendent à la vitesse de l’éclair, la fluidité mélodique de son jeu me scotche littéralement. Patrick reprendra bon nombre de morceaux de son album majeur « Rape of the Earth », toujours d’actualité, quasi 30 ans après sa sortie, inspiré par l’engagement écologique de l’artiste. Les morceaux Nuages (reprise de Django Reinhardt), Ultimate dreams sont vraiment de toute beauté et en guise de passage de flambeau à Pat O’May, Mindscape, repris avec notre Rouennais de la soirée. Entre temps, nous aurons droit à un bref passage des 4 saisons de Vivaldy et plus précisément l’été……..comme c’est beau…..

Pat O’May assure donc le set suivant. Ce sont des racines musicales (métal), génétiques (Irlande, hé oui, il est d’origine irlandaise) et affectives (Bretagne)….. C’est tout ça Pat O’May, et dans sa musique, on a du Rock et du Métal mais tout à la sauce celtique et ça fonctionne bien. Techniquement, c’est du haut niveau également. On n’est pas sur le niveau de technicité du précédent Pat, mais ça crayonne grave quand même, et on est plus sur un environnement musical classique, fait de base Blues Rock Hard, à l’image d’un Gary Moore, autre irlandais de renom, qui nous manque tellement…

Vous l’aurez compris, la guitare est reine ce soir, aux Môles de Montbéliard. Je prends un vrai plaisir à immortaliser ces artistes sur mon capteur numérique. L’énergie, l’émotion qui se dégagent dans le jeu de ses artistes, dans leur visage, sont un vrai plaisir pour l’objectif. Et qui de mieux pour enchaîner que celui que je considère comme l’un des plus expressifs des guitaristes, qui sait faire partager ses émotions au public, celui dont les « mimisc » à la moindre poussée de corde nous laisse entrevoir des grimaces, des rictus, presque des orgasmes……. Monsieur Pat Mac Manus

Pour ce set raccourci, Pat Mc Manus nous gratifie de quelques classiques comme Belfast Boy, avec toujours la même énergie et la même passion, sa musique se vit sur son visage… (je vous renvoie aux photos…..) Il nous fait l’honneur d’une magnifique reprise du Thème de Game of Thrones, joué sur son violon électrique. Un bel hommage à Gary Moore avec la reprise de Still Got The Blues. J’adore cet artiste, même après l’avoir vu pour la 3ème fois, c’est toujours un plaisir que d’aller à sa rencontre de ce type, qui apporte avec lui sot lot d’énergie et de générosité, de joie et de sourire à partager sans modération avec son public.

Nos 3 Pat se retrouveront pour un set final avec entre autres la reprise de « Smoke On The Water » de qui vous savez…

Ils sont beaux nos 3 gratteux, les regards se croisent sur scène, ça s’embrasse, ça s’étreint. On sent le plaisir partagé d’avoir passé une excellente soirée avec Monsieur Rock et Madame Guitare.

Merci les gars.

Franck LAMBERTHOD pour Metal In Franche-Comté.

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5 ans déjà……. 5 ans déjà que le Festival Mon Baby Blues anime les soirées Montbéliardaises pendant le premier week-end de septembre. Festival dont les maître mots demeurent, le blues, le Rock’n’Roll, le folk, bref tout ce qui fait la fondation de la musique Rock d’aujourd’hui, et donc, de notre cher Métal vénéré…..

Et qui de mieux que Manu LANVIN, comme parrain de ce festival 2019 pour démarrer les hostilités. Lui qui avait joué la première année du Festival, devant une assemblée d’une cinquantaine de personne, organisation comprise….

Fils du prénommé Gérard et acteur de son état, né le 24 novembre 1973, Em(Manu)el s’oriente très tôt vers la musique et côtoie des artistes comme Téléphone, Paul Personne, Bernie de Trust….. Il apprend la guitare après avoir lâché la batterie et monte son premier groupe à 13 ans, dans un style électro rock.

De 2000 à  2007, il édite 3 albums. Pendant sa tournée 2007, il fera la connaissance de Calvin Russel, par l’intermédiaire de Paul Personne. Au cours de la soirée, il reprendra d’ailleurs Crossroad de l’artiste américain, avec lequel il travaillera sur le dernier album studio de Calvin « Dawg Eat Dawg », qu’il co-écrira.

S’en suivront 4 albums entre 2012 et 2019, dont le dernier « Grand Casino ».

Pendant ces 7 années, Manu fera entre autre la première partie de la tournée de Johnny Hallyday « Rester vivant », le festival de Montreux, le tout accompagné de nombreuses rencontres avec lesquels il collaborera et reprendra bon nombre de classique, comme Poppa Chubby, Taj Mahal , Paul Personne, Quincy Jones, excusez du peu……

Mais ce soir, c’est accompagné de 2 invités que Manu LANVIN et le Devil Blues assurera la soirée.

Tout d’abord, QUINTANA Dead Blues eXperience, et Will Barber, le barbu repéré dans la saison 6 de The Voice, adepte de l’univers country-blues et de la guitare Lap-Steel. 

Piero Quintana engage les hostilités à la guitare avec son univers radical et direct. Accompagné uniquement sur scène par sa Groove Box Roland MC909.

On en prend plein les oreilles avec ses rythmes endiablés qui viennent cogner les cloisons des Môles. Il est déchaîné le diable, les chansons de son dernier opus « Older » s’enchaînent et nous ne pouvons contenir notre engouement devant cette énergie déployée, un vrai One Man Show, toride….. En plus pas mal le mec….. hein Mesdames….. sa virée dans la foule en a énervé certaines je pense…..mdr

Enfin on est pas là pour un défilé de beau mec, (c’est vrai que le Manu LANVIN n’est pas mal non plus……..), on est là pour le rock, lâcher prise, et transpirer à l’écoute de ces déferlantes sonores.

Le set de Quintana durera ¾ d’heures avant de laisser place au Devil Blues et Manu LANVIN, ce fût une belle découverte cette première partie, de part l’originalité du jeu solo de l’artiste.

La scène se prépare, j’en profite pour bouger un peu pour avoir d’autres angles de prise de vue, mais c’est très compliqué tellement la salle est pleine (il reste en fait une quinzaine d’entrées à vendre sur place le jour du concert, donc c’est quasi à guichet fermé…), et c’est pas pratique d’être grand quand vous êtes photographes de concert, il faut toujours veiller à ne pas trop gêner les plus petits que vous, alors j’opte souvent pour les prises en contre-plongée…… que j’adore, et le grand-angle fait le reste….. Ces contorsions me vaudront de sacrés coups de chaud et des litres de sueurs…

Ca y’est, Manu LANVIN débarque sur la petite scène des Môles, affuté de son chapeau qui ne le quitte que très rarement, la magie opère, le blues/rock est parmi nous…..

Accompagné d’un harmoniciste et de 2 choristes, Manu LANVIN nous gratifie dès le démarrage de ses talents à la guitare, mais c’est surtout le showman qui ne laisse pas indifférent. Doté d’un charisme exemplaire, il occupe toute la scène et joue en parfaite cohésion et complicité avec son groupe, il y a des échanges de regards, des sourires, tout ça tourne bien… et il se dégage un vrai plaisir à jouer ensemble, et à transmettre au public, ce même plaisir.

Les morceaux du dernier album défilent, et bon nombre des titres de son album sorti en 2016, album qui le propulsera au rang des nouvelles figures majeures du Rock français « Blues, Booze and Rock’n’Roll .» Des compos perso et des reprises, on a même droit à « Personnal Jesus » de Depech Mode, mais façon bluesy, « Crossroad » de Calvin Russel…..son défunt ami.

Manu LANVIN endosse parfaitement le costume du bluesmann désabusé qui chante les coups bas de la vie tout en restant un roker optimiste qui prône la musique du diable pour un monde meilleure. Son invité Will Barber, viendra rejoindre le groupe dans la dernière partie du set, pour nous faire partager son grain de voix si particulier qui avait fait tomber Zazie sous le charme en 2016, lors des auditions de The Voice….

Le show se termine sur « je suis le diable », dernier titre de son dernier album, qui résume à lui seul l’état d’esprit de notre maître de cérémonie et la ligne directrice de son blues…. Le mal pour le bien……l’ambiance ne tombe pas, on ne veut plus que ça s’arrête……

Vive le rock, vive le Rock’n’Roll, et vive le blues.

Franck LAMBERTHOD pour Metal In Franche Comté.

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La fête de la Bière n’est plus…… en est né le BockSons, mariage en 2018 de cette fête rendant hommage à ce breuvage universel et populaire, enfanté pour l’occasion par des brasseurs locaux, et de la culture rock locale et nationale, le tout mis en musique à grands coups de décibels sur le site des Longines à Valentigney, autrefois site de la plus grande foire expo locale ayant accueilli Johnny, le Grand Jacques…… excusez du peu…..

Le BockSons entame donc sa 2ème année, après avoir connu une affluence de 9 000 personnes en 2018, avec pour objectif, le dépassement des 10 000 festivaliers pour 2019…. A en voir l’affiche composant le programme de ce vendredi, nul doute que ce dernier sera pulvérisé….. Malheureusement, je ne couvrirai que la soirée du vendredi, coincé le samedi pour d’autres obligations musicales……

Bref, revenons au programme :

    • 19h : les petits Vésuliens du groupe Truckks,
    • 20h : les Bretons déjantés de Tagada Jones,
    • 21h : les rockeurs Belfortains de 58 Shots,
    • 22h : les vieux briscards de Trust,
    • 23h : les déguisés et déglingués d’Un Saucisson de Malfaiteurs,
  • 24h : les Wampas….. et son leader charismatique, toujours aussi frais à 57 ans….

Alléchant non !!!!!

J’arrive sur le site à 18h30 environ, armé de mon matos photo et de mon WayKa…..(oui, j’ai caressé l’espoir toute la journée que la météo nous épargne….. mais en Franche-Comté, il faut s’attendre à tout, et les prévisions n’étaient vraiment pas terribles…). Je vois d’ailleurs que nous serons un bon paquet de photographes accrédités par la Ville de Valentigney, par contre, je serai le seul à porter le nom de THE WebZine, que j’ai le plaisir de représenter pour la 2ème fois….. Metal In Franche-Comté. Certains m’interrogent, « ils font quoi dans cette assoc., ils sont où, comment ça se passe… » bref, en tant que nouvel adhérent, j’essaie de répondre au mieux à tous ces passionnés de photo….

J’essaie tant bien que mal de récupérer mon pass photo, je demande aux contrôleur(ses) où se trouve l’espace « VIP, Presse, Invité », vers la grande scène, au bout du site, on me dit…. j’y vais, mais arrivé sur place, on me dit que ce stand est à l’entrée, à côtés des barrières de contrôle……. Merci les gars, merci les filles…. Bref, c’est l’occaz. de voir tous les stands de bière locales, les stands de bouffe, omniprésents sur ce genre de festival. Une chose est sûre, les festivaliers ne mourront ni de soif, ni de faim……

Je jette un œil sur les 2 scènes et fait quelques essais de prise de vue, une petite panoramique sur l’ensemble du site et d’un coup, débarquent 4 jeunes freluquets, originaires de Vesoul, le groupe Truckks lance la 2ème édition du festival le BockSons…il est 19h.

Ah ça !!!!! ils sont jeunes (18 ans de moyenne d’âge), mais attention, ils bénéficient déjà d’une belle expérience de la scène…. Printemps de Bourges, Eurock’ et Impetus Festival (festival transfrontalier Franco-Suisse)  en 2018…

Véritable brûlot Punk, ces 4 jeunes distillent un rock abrasif, à la croisée entre le Noise et le Garage. Des descendants directs de Nirvana….

La foule remplit progressivement le devant de la scène, ça y’est, le BockSons démarre vraiment, les têtes commencent à se secouer, ça danse, ça gueule….bref, tout ce qu’on aime…et pour l’instant la pluie est absente….Yesssss

Les concerts s’enchaînent, on voit que les horaires doivent être bien respectés afin d’être dans le timing imposé par l’organisation. En tant que photographe, pas le temps de se poser…. Voici arriver la pluie fine et….. les Tagada Jones sur la Grande Scène, et là…….

 

Mon dieu mes amis, comme j’ai kiffé ce groupe de Bretons (Niko, Stéf, Waner et Job), formé en 1993 à Rennes, dont la prestation au Hellfest de 2017 (entre autre…) n’était pas passée inaperçue. Héritiers directs de la scène alternative française (Les Béru, les Sheriff, Parabellum…), ils en arrivent à explorer divers registres comme le punk, le metal, le hardcore…. Quelle énergie… la voix colle tellement au style musical, ça gratte du lourd et ça tape fort….La foule ne s’y trompe pas, ça pogotte à mort, moi j’suis peinard dans mon espace réservé et prends mon pied à les mitrailler….

Entre « Envers et contre tous », « La peste et le Choléra », « Instinct Sauvage », « Les Nerfs à vif », « Mort aux cons », tout n’est que décharge vocale et sonore à l’encontre des institutions, problèmes sociétaux nationaux et internationaux….

Déjà à la tête de 9 albums + divers live (Les Herbiers, Hellfest 2017….), Tagada Jones constituera pour moi, la meilleure prestation de cette soirée….. Inoubliable…..

Après ce déluge sonore et musical, arrivent nos locaux de 58 Shots sur la petite scène. Après leur prestation du Week-End de Pâques au Pinky Bar avec Seeds Of Mary, Arthur, William, Théo et Tony, reprendront leur répertoire fait de gros rock bien carré, avec toujours un William au mieux de sa forme avec des solos et des duels de guitare d’enfer au côté d’Arthur.

Avec leur mixture explosive et comme lors de leurs prestations auxquelles j’ai participé auparavant, on sent une vraie valeur montante du Rock Hexagonal. Messieurs, chapeau bas…..

Quel dommage que le son de la petite scène ne soit pas à la hauteur pour distiller votre rock endiablé…..

Il est 22h00 passé de quelques minutes quand débarque sur la Grande Scène, ce qui devait constituer la tête d’affiche du festival pour ce vendredi soir, TRUST….. la foule est là… les molosses nous préviennent que nous sommes autorisés à prendre des photos sur les 3 premières chansons uniquement…. Bon, c’est comme ça…..mais finalement, ce sera bien suffisant….

Le set démarre avec « Ni dieu ni maître », comme au Hellfest 2017, ben oui, il faut bien faire la promo du dernier album « Dans le même sang » et je me dis qu’en une heure de concert, j’ai peur de ne pas entendre les classiques….. ce qui a fait TRUST, à savoir des titres comme « Monsieur Comédie », « Au nom de la Race », « Le Mitard », « Marche ou crève »….tout ce qui a dérangé à l’époque…. « Antisocial » viendra clore le set, sous les cris et la demande de la foule, comme si ce titre était l’unique attendu par l’assistance….. bref.

Malgré tout, ça tourne bien, Bernie et ses textes incisifs sont toujours là (démocrassie….), Nono Krief agit comme le chef d’orchestre du groupe et nous délivre des riffs et solos magnifiques, laissant dans l’ombre Ismalia Diop, le guitariste rythmique.

Par contre, et là je parle en tant que photographe, quel beau bassiste et quelle belle gueule sous sa capuche de Jog’, et quelles belles choristes…. C’est vrai, on est moins dans le Hard Rock pur et dur, mais bon, l’ensemble se tient bien….

« Antisocial » mettra fin au set de TRUST mais celui-ci n’aura pas été transcendant comme on aurait pu l’espérer. Mais il nous laisse la preuve que le rock conserve bien ses instigateurs, ceux qui vous poussent à l’aimer, à être toujours là pour les soutenir, nous le public, qui finalement, contribue à ce que les groupes durent dans le temps….

TRUST n’avait pas fini de nous saluer qu’un Saucisson de Malfaiteurs démarrait sur la petite scène. Je pris le temps de m’abreuver d’une bonne bière et de quelques amuse-gueules avant de m’approcher de cette troupe de joyeux Lurons (au propre comme au figuré, et oui ils sont originaires de Lure en Haute-Saône….)

La scène était presque trop petite pour accueillir les 11 membres du groupe, tous aussi déglingués les uns que les autres….et tous à l’initiative de ce joyeux bordel…..

Entre punk, rock, ska, un peu de ridicule et de beaux déguisements, l’ambiance fût plus que festive et d’un excellent niveau musical, les cuivres s’alliant à merveille aux paroles révoltées et aux distorsions de la guitare et rythmes infernaux de la batterie.

Ca danse sur scène, ça s’exhibe, ça picole via un serviteur aux gros seins et armé d’une seringue, distribuant le précieux breuvage alcoolisé à tous les membres du groupe. Bref, c’est le délire total et la grande fête…

Anarchie Solution, telle est leur devise…. Crazy Exhibition fût leur prestation…. Vive le rock déjanté et vive la Haute-Saône…..

Mais rien….. non rien…. ne laissait présager le moment de folie auquel j’allais participer pour le dernier concert de cette soirée…. Finalement, Un Saucisson de Malfaiteur en amont des Wampas, bien joué la prog….., car on reste dans ces instants de folie, où le rock vient à distiller ces déconnexions que seuls certains artistes comme Didier WAMPAS peuvent connaître, et arrivent à partager avec leur public.

Les WAMPAS, qui soit-disant ont inventé le rock n’roll…. Mdr…. sont surtout les dignes représentants du rock alternatif et du punk rock français depuis 1983, et c’est surtout UN personnage. Didier WAMPAS ou Didier CHAPPEDELAINE aux yeux de l’Etat Civil, mais aussi Tony TRUANT et Effello aux guitares, Niko à la batterie et Jean-Michel LEJOUX à la basse.

Le spectacle, Didier WAMPAS l’assure à lui tout seul, et à 57 piges, je peux vous dire que le bonhomme a encore de l’énergie à revendre, en plus il cumule encore son poste de technicien à la RATP…… A la 2ème chanson, le voilà déjà dans le public, à chanter ses chansons humoristico-trash et faussement juvéniles, avec toujours, sa voix, frôlant l’imperfection…..

Comme à son habitude, près d’une chanson sur 2 finit dans le public, les molosses chargés de la sécurité ont du taf avec lui….entre récupérer les slameurs qui viennent du public et assurer la sécurité de Mister WAMPAS…. Waouhhh c’est chaud. Par contre, nous en photos, on s’éclate….. entre les gros plans et les scènes d’hystérie collective, un vrai régal, et je ne parle pas de l’armada de jeunes femmes toutes aussi déjantées sur la chanson « Petite fille » et de ce jeune Franc-comtois de 7 ans que notre maître de cérémonie fera monter sur scène pour de jolis échanges et un cadeau en prime, quel homme généreux ce Didier WAMPAS….

Didier WAMPAS et ses acolytes finiront leur set passé 1h du mat’.

 

Je suis crevé, je repars rapidos du site pour éviter le gros flot de la foule des départs de festival, de toute façon, ils s’arrêteront bien prendre une dernière binouze chez nos brasseurs locaux n’est-ce pas ???

Il me tarde de passer à mon tri de photos afin de vous faire partager ces moments.

Excellent souvenir que ce BockSons, qui laisse présager d’un bel avenir pour les Festivals Franc-Comtois et la scène Metal-Rock franc-comtoise.

 

A l’année prochaine….

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-Concert Seeds Of Mary/58 Shots – Pinky Bar de Nommay le 21 avril 2019-

FrankieFotos pour Metal In Franche Comté

Participer à  un concert pendant que d’autres fêtent Pâques comme il se doit, plutôt inattendue comme situation, mais il s’agit bien du dimanche 21 avril 2019 que Seeds of Mary et 58 Shots ont calé leur set au Pinky Bar de Nommay (25).

Gigi, la tenancière du Pinky Bar ouvre ses portes au public à 18h00. C’est la première fois que je participe à un concert en ce lieu, réputé festif et convivial, et lorsque je vois l’espace réservé à la scène et au public, je me dis que cela promet une sacrée proximité entre l’auditoire les musiciens, tout ce que j’aime……. Comme j’ai bien fait de prendre mon grand-angle…..j’en profite d’ailleurs pour mettre à l’épreuve mon nouvel équipement photo sur la photo de concert.

Il est 19h00 environ quand Arthur (déjà cité plus haut), annonce ses potes de Seeds of Mary, groupe bordelais de rock alternatif, formé en 2011, composé de Jérémy au chant, de Julien à la guitare, de Raph à la guitare et au chant, d’Elliot à la basse et d’Aaron à la batterie.

3 albums composent leur discographie, Seeds of Mary sorti en 2013, Choose your lie en 2015, et The Blackbird and The Dying Sun en 2017. Dès les premiers riffs, je suis déjà fort impressionné par le jeu d’Arron à la batterie, ça tape, ça roule, le jeu au pied et impressionnant, bref, la section rythmique est vraiment bien en place.

On voit que le groupe possède déjà une solide expérience de la scène, et ce, à travers toute la France, la plupart des membres tournant déjà depuis 2010, dans des villes comme Nantes, Paris ou Nice…. Le groupe participera en autre au festival Lost in Limoges au côté des Wampas et Pete Doherty, et traversera les frontières pour jouer en Suisse et en Belgique.

L’auditoire semble découvrir ce groupe, et j’en fais partie, l’ambiance a du mal à monter sur les premiers morceaux, mais Jérémy au chant, assure le contact public/groupe et son expérience créé le lien entre son groupe et le public….. progressivement…

Musicalement, on plonge dans un univers mélodique et puissant d’un combo dont la musique voit une partie de ses racines ancrées dans le son de groupe de la Côte Ouest américaine type Alice in Chain, Pearl Jam…..On navigue entre un univers Rock, Grunge et Métal…

Clin d’œil aux Pink Floyd avec la reprise de « Hey You », version musclée…..la mélodie de la voix se lie bien au gros son des guitares, comme tout le répertoire d’ailleurs…marque essentielle du groupe.

Moi en tout cas, je prends un vrai plaisir à allier mes 2 passions que sont la musique et la photo. Mon grand-angle me permet de pallier à la proximité de la scène et à l’exiguïté des lieux, dans lequel chacun des musiciens a su trouver sa place.

Les morceaux s’enchaînent et Jérémy se lance dans l’ascension du bar du Pinky pour un dernier morceau entre « copains…… »mdr……..

La salle est bien chauffée, l’espace se réduit, le Pinky Bar est rempli. J’en profite pour me glisser à travers le gosier une bonne bière bien fraîche et je me prépare pour le set des 58 Shots. On voit que la foule est venue acclamer ses locaux que sont Arthur, William, Tony et Théo, leur nouveau bassiste. Je me retrouve coincée au milieu des fans à ne plus pouvoir m’approcher de la scène…… pas grave, mon écran orientable et mon 90mm vont m’aider dans l’épreuve…

 

Récent vainqueur du tremplin Guitare en Scène en 2018, 58 Shots allie ce cocktail explosif entre rock classique explosif et hard rock des 70ies. Leur rock chargé d’électricité est une véritable bombe sonique….. mes tympans ont eu du mal à s’en remettre…… Dans ma frénésie à vouloir rejoindre le devant de la scène et claquer des clichés au grand-angle en contre-plongée, je me pose au pied du groupe, dégaine mon caillou magique et commence à shooter nos redoutables francs-tireurs. Sauf que je me retrouve à la hauteur des enceintes, et pendant le temps de 2 morceaux, je n’entendrai même plus la voix d’arthur….. j’ai la tête comme un compteur à gaz, la prochaine fois, c’est les bouchons d’oreille obligatoires…..

 

Bref, l’instant est d’enfer, William vient tricoter son manche juste devant moi, je sens le souffle de ses doigts tellement ça tricote….. mdr, et Arthur avec sa voix si caractéristique se perchant dans des aigus stridents, Tony et Théo assurant le rythme infernal du quatuor. Tony, qui par ailleurs, nous fera une petite frayeur en stoppant son jeu en plein morceau à cause d’un bon coup de chaud….. Je vous avais dis qu’ils auraient chaud tous ces Zicos……

Les morceaux proposés, puissants, carrés, mais surtout intemporels et énergisants constituent cette alchimie laissant présager une valeur montante du ROCK à la française….c’est virulent, c’est rageur et comme ils sont généreux dans l’effort ces 4 gars là…..on voudrait que cela ne s’arrête jamais…..

 

William et Arthur nous gratifieront d’un duel guitaristique monstrueux, au cours duquel chacun d’eux fera la démonstration de son talent et de sa virtuosité, pour enchaîner une reprise d’Highway to Hell des frères YOUNG…..

 

Seeds Of Mary, 58 Shots, la French Rock Révolution est en marche….

 

Rendez-vous aux 58 Shots à Valentigney lors du festival BockSons le 17 mai 2019, aux côtés de la légende du Hard-Rock français, Bernie et sa bande…… TRUST.

 

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