Parce qu’ils sont uniques, que Lemmy était unique et qu’il nous manque, lui et ses acolytes. Parce que comme le disait Lemmy, ils étaient avant tout un groupe de Rock’n Roll, style qu’il affectionnait tant. Et ce morceau… car pour moi, il est celui qui reflète parfaitement le son et la rage de ce groupe légendaire.

Pour l’avoir vu fin d’année dernière sur la scène des Môles à Montbéliard. Ce phénomène musicale qui nous gratifie d’un jeu de guitare de haute volée. Un morceau de toute beauté pour les amoureux de la guitare.

Groupe de Métal légendaire, les ex Fab Four du Métal avec Métallica, Slayer et Anthrax nous gratifie d’un morceau dans lequel Dave Mustaine et Marty Friedman laisse exploser leur technique à la 6 cordes pour notre plus grand plaisir. Vidéo avec le groupe qui a écrit l’album Rust in peace avec Nick Manza (RIP) et Dave Ellefson…

J’avais évoqué cet album dans mon reprot/live d’Uli Jon Roth, album au combien majeur dans l’univers discographique de Scorpions. Polar Night, morceau légendaire écrit par maître Uli et qui constitue pour moi le meilleur de Scorpions.

Ils ont bercé mon adolescence… Ils restent pour moi uniques, car  aucun groupe ne les a jamais égalé dans l’univers du Trash-Métal. C’est fort, c’est rapide, c’est Slayer. Morceau enregistré au « Henry Rollins Show » avec le groupe d’origine et le regretté Jeff Hennemann.

Groupe découvert sur le tard pour ma part mais au combien novateur dans son style et sa sonorité. Une musique unique, un chanteur charismatique, et un morceau fantastique… A écouter à donf… I’m go bliiiiiinnnnnddddd

Max et ses acolytes époque Soulfly, avec un premier album d’anthologie et un titre tout aussi important dans le combat mené par Max, dans son combat pour l’environnement et la préservation des populations indigènes du monde entier. Un groupe majeur dans l’histoire du Métal.

Max et sa bande époque Sepultura, avec ce morceau instrumental de toute beauté. Le style de Sepultura évoluera au fil du temps pour s’orienter vers un genre Métal-Tribal (ROOTS) qui deviendra le fil rouge dans les compositions de Max Cavalera et que l’on retrouvera dans les premiers albums de Soulfly…

Comme KORN, j’ai découvert ce groupe sur le tard. Sans être un fan pur, j’avoue qu’ils jouent dans l’originalité et je voulais vous la faire partager à nouveau. Ces fous furieux distillent une musique au combien bruyante (le Malsaucy et les habitants d’Evette-Salbert en tremblent encore…) et ce morceau reste un titre majeur.

 

Quand on est comme moi, amoureux de la guitare, impossible de passer à côté de ce monument de la 6 cordes qu’est Randy Rhoads. Guitariste exceptionnel de Maître Ozzy avant sa tragique disparition en 1982. J’aurais pu mettre l’album TRIBUTE en entier pour vous permettre de revivre ce jeu de guitare unique et magnifique… mais j’ai choisi celui-là…..

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Il y a ceux qui connaissent le groupe Scorpions, dont je fais partie, et que je ne présenterai pas au cours de ce report/live. Moi, Scorpions, j’ai déconnecté de ce Groupe depuis Tokyo Tapes, album live sorti en 1978 et bien qu’ils aient fait de bons albums depuis cette date, je n’ai jamais retrouvé dans ce groupe ce qui me transcendait à l’écoute de ce live et des précédents albums, depuis leur premier opus sorti en 1975 (Fly to the Rainbow).

Cette sonorité à la guitare, cette touche magique, intemporelle, mystique, tantôt planante, et surtout très Hard-Rock, ne venait que d’un seul homme et aujourd’hui, il est devant nous, Monsieur Uli Jon Roth en personne, ce soir aux Môles de Montbéliard. Une programmation comme on les aime, chargée d’histoire…

Uli Jon Roth, c’est avant tout un personnage qui accorde une importance particulière à l’ésotérisme et à la métaphysique, auxquels il croit en une parfaite corrélation avec la structure technique de la musique. Il insuffle ainsi son inspiration mystique dans son inspiration musicale, ce qui lui permet d’aborder différents horizons musicaux, comme il a pu le faire sur l’album Metamorphosis, sur lequel il reprend à la guitare des classiques de la musique classique.

Né en décembre 1964 à Düsseldorf, Uli Jon Roth est un guitariste allemand, ex-membre du groupe Scorpions, considéré comme un virtuose et un pionnier du Metal Néo-Classique. Yngwie Malmsteen le cite comme une influence importante pour son jeu et comme meilleur guitariste rock des années 1970, il est d’ailleurs surnommé le Jimi Hendrix allemand, dont son jeu reste énormément influencé. Un jeu de guitare unique, très fluide, très rapide et d’une très grande originalité, à l’image de sa guitare (la Sky Guitar) à sept cordes et 38 frettes, lui permettant de passer à des sons très graves à très aigüs. Uli Jon Roth, à l’image d’Hendrix, demeure un roi de l’improvisation et, est toujours à la recherche de nouveaux sons, de nouveaux effets lui permettant d’explorer de nouveaux horizons et même proposer des choses différentes à chacune de ses prestations scéniques.

Après avoir réalisé 5 albums avec Scorpions, Uli Jon Roth quittera le groupe après la tournée Tokyo tapes et fondera son propre groupe, Electric Sun. Groupe avec lequel il réalisera 3 albums « Earthquake », « Firewind » et « Beyon the Astral Skies. »

S’en suivra une carrière solo avec des albums plus expérimentaux comme « Sky Of Avaloin », « Transcendental Sky Guitar » ou encore « Metamorphosis. »

A ce jour, il reste très actif, réalisant des tournées solo comme ce soir ou en accompagnant d’autres artistes.

Pour le set de ce soir, j’ai cru réentendre l’album Tokyo Tapes, tellement le choix des morceaux coïncidait avec ceux joués par Scorpions au cours de cette mémorable tournée nippone et l’accouchement de cet album live, qui pour moi reste à ce jour, unique. Excusez du peu, mais l’auditoire a de nouveaux pu se délecter aux riffs ravageurs de « Pictured life », « All night long », « We’ll burn the sky », « Dark Lady » « Polar Nights », se laisser transporter sur le sulfureux et plannant « Fly to the Rainbow », le mélodique « In Trance ». Il jouera également 2 titres de ses 2 premiers albums avec Electric Sun, « Indian dawn » et « Electric Sun », et reprendra « All along the Watchtower », morceau de Bob Dylan, mainte fois repris par bon nombre d’artiste, dont Jimi Hendrix…

D’un point de vue technique, tout reste de haute volée. Apporter une voix féminine au groupe demeure un choix original de notre maître de cérémonie tellement cette voix se rapproche de celle de Klaus Meine, unique et indétrônable chanteur de Scorpions, et malgré des réglages techniques quelques peu aléatoires par moment, nous en prenons pleins les oreilles, les bouchons sont les bienvenus quand Maître Uli monte dans les aigüs…. Et ce personnage, mais quel beau personnage, avec ses plumes pendantes à ses bottes et à sa guitare, ses cheveux grisonnant, balayés par le souffle d’un ventilateur d’appoint, et son éternel bandana….. J’aime ces musiciens intemporels alliant classicisme et modernité (première fois que je vois des repères de touche sur une guitare, allumés avec des leds bleus sur le manche….. les experts auront compris….), qui ont su préserver leur style musicale, qui en a fait leur légende.

Je repars heureux de ce concert. Heureux d’avoir vu en chair et en os, un des fondateurs de l’histoire du Hard-Rock, un musicien et guitariste exceptionnel.

Merci à l’Atelier des Môles pour l’organisation et l’accreditation qui m’a été donnée, et leur partenariat auprès de notre belle association.

Franck Lamberthod pour Metal In Franche-comté.

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Live Report 58 Shots/Fat Jeff – La Poudrière  Belfort – Le 10 janvier 2020

 

Cette soirée s’annonçait sous les meilleurs hospices car j’allais retrouver ce que je considère comme ce qui se fait de meilleur actuellement sur la scène Rock régionale, voir nationale….., oui, j’ose le dire…..

Déjà croisé sur la scène des Môles à Montbéliard, le Pinky Bar de Vieux-Charmont, le Bocksons à Valentigney en 2019, le quatuor des 58 Shots nous gratifiait cette fois-ci d’un nouveau set au sein de cette salle mythique de Belfort, La Poudrière. Cette salle que j’ai foulé pour la première fois il y a déjà un certain nombre d’années pour la venue des Big Soul….. vous savez ? le groupe avec la grande blonde qui disait…….. « Branchez les guitares……… »

Ce soir, c’est 58 Shots avec comme invité notre One man band local, j’ai nommé Fat Jeff, déjà croisé au Baby Blues Festival de Montbéliard à la Clé de Sol, chez notre ami Florian.

Fat Jeff, c’est un chanteur/compositeur/interprète local, accompagné de sa guitare, de sa mini caisse grave au pied et autres instruments improbables mais bien connus par les connaisseurs, les fameuses Cigar Box. Ces semblant de guitares à 3 ou 4 cordes, auparavant utilisées par les ouvriers dans les champs de coton, qui vous fabriquait une guitare avec trois fois rien, comme le modèle exposé par Jeff, monté à partir d’une pelle….. J’adore ces musiciens qui sortent de l’ordinaire, et qui à eux tout seul, vous remue une salle en moins de deux…..Et ces guitares, Fat en a fait un son, son son….. Un blues bien gras, bien rauque qui vous affole les tympans, avec un jeu au slide qui fait glisser les notes tout le long du manche et vous sort des sonorités trop peu entendues dans nos contrées franc-comtoises.

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¾ d’heures de jeu pour Fat Jeff, le temps de préparer la scène pour les 58 Shots, et voici arrivés Arthur, William, Théo et Tony pour la promotion de leur 2ème album « French Rock Revolution », album qui sent la poudre, aux riffs francs et directs, sorti au bout de 5 ans d’un travail acharné.

French Rock Révolution annonce la couleur, ça démarre fort, ça monte en température dès les premiers riffs, la salle comble reprend en chœur ce magnifique refrain, avant d’enchaîner sur un des titres majeurs de l’album, « Zeppelin Song » très inspiré par celui qu’Arthur, le maître de cérémonie, considère à juste titre comme le meilleur groupe du monde, Led Zeppelin. Le début de la chanson rappelle le début de Heartbreaker, et rend hommage à ce groupe légendaire, pour lequel les 58 Shots reprennent les noms et prénoms au cœur de leur chanson. Pour moi, c’est LE morceau de l’album… et on ne peut que saluer la qualité de cette composition.

Les morceaux de l’album s’enchaînent jusqu’à ce qu’on voie pour la première fois sur scène notre Arthur s’accompagner d’une magnifique guitare acoustique de luthier pour les titres « For the old ones » et « Like the son ». Ce titre nous laisse entrevoir l’étendue de la palette musicale des 58 Shots….. Moi je vous le dis, ils vont aller loin nos jeun’s……

Viennent le tour de « Resurection » et « Certified Thief » avant l’autre titre phare de l’album « Unstoppable man » sur lequel William, le Lead Guitare du groupe nous montre toute l’étendue de son talent, ça tricote à mort et William n’hésitera pas à se joindre à l’assistance pour un pur moment de partage musical.

Comme je l’avais évoqué dans mes précédents report-live, on sent une vraie maturité monter dans ce groupe et on ne peut qu’être fier qu’il soit du cru.

Bonne tournée les gars et à très vite sur vos terres.

Franck LAMBERTHOD pour Metal In Franche-Comté.

 

 

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Je tiens dans un premier temps à remercier Michelle de La Griffe du Lion pour m’avoir délivré l’accred’ Photo pour ce concert dont j’ai eu connaissance au tout dernier moment. Ayant déjà vu en concert 2 des 3 artistes de ce vendredi soir, je me suis dit que l’ambiance allait être électrique, un amoureux de la guitare tel que moi n’aurait raté ça sous aucun prétexte.

3 Pat for a Guitar Night, c’est l’histoire de 3 fines gâchettes de la 6 cordes qui ont eu la riche idée de se réunir pour une tournée qui allait débuter ce vendredi 11 octobre aux Môles de Montbéliard. Il s’agit de Pat Mac Manus (déjà vu aux Môles et bar /restaurant le Saint Mô à Saint-Maurice Colombier), de Pat O’May et de Patrick RONDAT que j’avais eu la chance de voir aux Monsters Of Rock de Paris-Vincennes en 1991 pour la sortie de son album « Rape of the Earth ». Patrick assurait la première partie des têtes d’affiche, qui étaient cette année-là, excusez du peu, Metallica et le Band des frères YOUNG…

Petit travail de mémoire rapide pour resituer nos 3 hôtes de ce soir…

Pat Mac Manus, le nord irlandais, c’est l’ex Horselips, puis l’ex Pulse et surtout l’ex Mama’s Boys. Le Groupe avec lequel il va conquérir l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie, jusqu’à rentrer dans le Top 100 du Bilboard aux USA. Le Groupe bougera énormément, changera même de nom…. CELTUS, Pat reviendra en Irlande retrouver ses racines culturelles et musicales et entamer une carrière solo, quelques années plus tard. Il s’agit là d’un musicien aux talents multiples, outre ses talents de guitariste, Pat est un as du Violon qu’il a appris dès l’âge de 5 ans, il affectionne particulièrement ses mélanges savants de Blues-Rock combinés à la musique irlandaise de ses origines.

Patrick Rondat, c’est notre virtuose national né, à l’instar des Joe Satriani, Steve Vaï et autre John Petrucci ou Yngwie Malmsteen, comme lui, adepte de reprises de classiques de la musique classique mixés à la sauce Guitare électrique. Patrick, c’est la guitare dans tous ses états, des techniques guitaristiques, comme le Sweeping, qui donnent le tournis rien qu’à les regarder sur un manche. Son talent et sa technique l’amèneront à collaborer avec bon nombre de pointure musicale, comme Jean-Michel Jarre entre autres, qu’il accompagnera aux quatre coins du monde, avec lequel il jouera sa version électrique de l’été d’Antonio Vivaldi lors du concert au pied de la Tour Eiffel, Didier Lockwood, Michel Petrucciani, Steve Lukather, Garry Moore…. 30 ans de carrière au compteur, Patrick travaille actuellement sur son prochain album solo.

Pat O’May, c’est encore une fois, un fleuron national de la guitare. Né à Rouen, il devient rapidement fan de Deep Purple, qui lui donne envie de devenir guitariste de Hard Rock. Il deviendra la seconde guitare du groupe Rouennais MARIENTHAL qu’il quittera en 1986. Après cela, il s’installera en Bretagne et ce sera une succession d’aventure musicale et de rencontres riches, qui feront de lui un musicien accompli, adepte des mélanges Métalo-celtiques, d’énergie rock et autres musiques traditionnelles, et un digne représentant de la scène rock bretonne. Il travaillera à travers le monde sur des projets divers tels que l’écriture de musique de spectacles, collaborera avec de grandes marques de guitare comme GODIN et LAG en créant son modèle Lag Signature. Il participera aux principaux festivals nationaux tels que les Vieilles charrues, Festival interceltique de Lorient….côtoiera d’autres grands noms de la 6 cordes….. Jeff Beck, Joe Satriani, Steve Vaï, Uli Jon Roth (le prochain sur la liste de mes reports live…..) et travaillera même avec le magazine de la mer THALASSA, sur l’écriture de musique de reportage.

Mais ce soir, c’est Patrick Rondat qui ouvre le bal. Et là, on en prend plein les yeux et plein les oreilles. Car assister à un set de Patrick Rondat, ce n’est pas que sonore, c’est visuel aussi…. En fait on assiste à un contraste extrême dans le jeu de scène, à savoir, un artiste, très calme, réservé, très peu démonstratif mais injectant une énergie dans ses mains et sur l’instrument qui nous laisse sans voix. Ses mains volent sur la guitare, son jeu est tellement rapide qu’il en devient presque invisible. Les notes montent, descendent à la vitesse de l’éclair, la fluidité mélodique de son jeu me scotche littéralement. Patrick reprendra bon nombre de morceaux de son album majeur « Rape of the Earth », toujours d’actualité, quasi 30 ans après sa sortie, inspiré par l’engagement écologique de l’artiste. Les morceaux Nuages (reprise de Django Reinhardt), Ultimate dreams sont vraiment de toute beauté et en guise de passage de flambeau à Pat O’May, Mindscape, repris avec notre Rouennais de la soirée. Entre temps, nous aurons droit à un bref passage des 4 saisons de Vivaldy et plus précisément l’été……..comme c’est beau…..

Pat O’May assure donc le set suivant. Ce sont des racines musicales (métal), génétiques (Irlande, hé oui, il est d’origine irlandaise) et affectives (Bretagne)….. C’est tout ça Pat O’May, et dans sa musique, on a du Rock et du Métal mais tout à la sauce celtique et ça fonctionne bien. Techniquement, c’est du haut niveau également. On n’est pas sur le niveau de technicité du précédent Pat, mais ça crayonne grave quand même, et on est plus sur un environnement musical classique, fait de base Blues Rock Hard, à l’image d’un Gary Moore, autre irlandais de renom, qui nous manque tellement…

Vous l’aurez compris, la guitare est reine ce soir, aux Môles de Montbéliard. Je prends un vrai plaisir à immortaliser ces artistes sur mon capteur numérique. L’énergie, l’émotion qui se dégagent dans le jeu de ses artistes, dans leur visage, sont un vrai plaisir pour l’objectif. Et qui de mieux pour enchaîner que celui que je considère comme l’un des plus expressifs des guitaristes, qui sait faire partager ses émotions au public, celui dont les « mimisc » à la moindre poussée de corde nous laisse entrevoir des grimaces, des rictus, presque des orgasmes……. Monsieur Pat Mac Manus

Pour ce set raccourci, Pat Mc Manus nous gratifie de quelques classiques comme Belfast Boy, avec toujours la même énergie et la même passion, sa musique se vit sur son visage… (je vous renvoie aux photos…..) Il nous fait l’honneur d’une magnifique reprise du Thème de Game of Thrones, joué sur son violon électrique. Un bel hommage à Gary Moore avec la reprise de Still Got The Blues. J’adore cet artiste, même après l’avoir vu pour la 3ème fois, c’est toujours un plaisir que d’aller à sa rencontre de ce type, qui apporte avec lui sot lot d’énergie et de générosité, de joie et de sourire à partager sans modération avec son public.

Nos 3 Pat se retrouveront pour un set final avec entre autres la reprise de « Smoke On The Water » de qui vous savez…

Ils sont beaux nos 3 gratteux, les regards se croisent sur scène, ça s’embrasse, ça s’étreint. On sent le plaisir partagé d’avoir passé une excellente soirée avec Monsieur Rock et Madame Guitare.

Merci les gars.

Franck LAMBERTHOD pour Metal In Franche-Comté.

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5 ans déjà……. 5 ans déjà que le Festival Mon Baby Blues anime les soirées Montbéliardaises pendant le premier week-end de septembre. Festival dont les maître mots demeurent, le blues, le Rock’n’Roll, le folk, bref tout ce qui fait la fondation de la musique Rock d’aujourd’hui, et donc, de notre cher Métal vénéré…..

Et qui de mieux que Manu LANVIN, comme parrain de ce festival 2019 pour démarrer les hostilités. Lui qui avait joué la première année du Festival, devant une assemblée d’une cinquantaine de personne, organisation comprise….

Fils du prénommé Gérard et acteur de son état, né le 24 novembre 1973, Em(Manu)el s’oriente très tôt vers la musique et côtoie des artistes comme Téléphone, Paul Personne, Bernie de Trust….. Il apprend la guitare après avoir lâché la batterie et monte son premier groupe à 13 ans, dans un style électro rock.

De 2000 à  2007, il édite 3 albums. Pendant sa tournée 2007, il fera la connaissance de Calvin Russel, par l’intermédiaire de Paul Personne. Au cours de la soirée, il reprendra d’ailleurs Crossroad de l’artiste américain, avec lequel il travaillera sur le dernier album studio de Calvin « Dawg Eat Dawg », qu’il co-écrira.

S’en suivront 4 albums entre 2012 et 2019, dont le dernier « Grand Casino ».

Pendant ces 7 années, Manu fera entre autre la première partie de la tournée de Johnny Hallyday « Rester vivant », le festival de Montreux, le tout accompagné de nombreuses rencontres avec lesquels il collaborera et reprendra bon nombre de classique, comme Poppa Chubby, Taj Mahal , Paul Personne, Quincy Jones, excusez du peu……

Mais ce soir, c’est accompagné de 2 invités que Manu LANVIN et le Devil Blues assurera la soirée.

Tout d’abord, QUINTANA Dead Blues eXperience, et Will Barber, le barbu repéré dans la saison 6 de The Voice, adepte de l’univers country-blues et de la guitare Lap-Steel. 

Piero Quintana engage les hostilités à la guitare avec son univers radical et direct. Accompagné uniquement sur scène par sa Groove Box Roland MC909.

On en prend plein les oreilles avec ses rythmes endiablés qui viennent cogner les cloisons des Môles. Il est déchaîné le diable, les chansons de son dernier opus « Older » s’enchaînent et nous ne pouvons contenir notre engouement devant cette énergie déployée, un vrai One Man Show, toride….. En plus pas mal le mec….. hein Mesdames….. sa virée dans la foule en a énervé certaines je pense…..mdr

Enfin on est pas là pour un défilé de beau mec, (c’est vrai que le Manu LANVIN n’est pas mal non plus……..), on est là pour le rock, lâcher prise, et transpirer à l’écoute de ces déferlantes sonores.

Le set de Quintana durera ¾ d’heures avant de laisser place au Devil Blues et Manu LANVIN, ce fût une belle découverte cette première partie, de part l’originalité du jeu solo de l’artiste.

La scène se prépare, j’en profite pour bouger un peu pour avoir d’autres angles de prise de vue, mais c’est très compliqué tellement la salle est pleine (il reste en fait une quinzaine d’entrées à vendre sur place le jour du concert, donc c’est quasi à guichet fermé…), et c’est pas pratique d’être grand quand vous êtes photographes de concert, il faut toujours veiller à ne pas trop gêner les plus petits que vous, alors j’opte souvent pour les prises en contre-plongée…… que j’adore, et le grand-angle fait le reste….. Ces contorsions me vaudront de sacrés coups de chaud et des litres de sueurs…

Ca y’est, Manu LANVIN débarque sur la petite scène des Môles, affuté de son chapeau qui ne le quitte que très rarement, la magie opère, le blues/rock est parmi nous…..

Accompagné d’un harmoniciste et de 2 choristes, Manu LANVIN nous gratifie dès le démarrage de ses talents à la guitare, mais c’est surtout le showman qui ne laisse pas indifférent. Doté d’un charisme exemplaire, il occupe toute la scène et joue en parfaite cohésion et complicité avec son groupe, il y a des échanges de regards, des sourires, tout ça tourne bien… et il se dégage un vrai plaisir à jouer ensemble, et à transmettre au public, ce même plaisir.

Les morceaux du dernier album défilent, et bon nombre des titres de son album sorti en 2016, album qui le propulsera au rang des nouvelles figures majeures du Rock français « Blues, Booze and Rock’n’Roll .» Des compos perso et des reprises, on a même droit à « Personnal Jesus » de Depech Mode, mais façon bluesy, « Crossroad » de Calvin Russel…..son défunt ami.

Manu LANVIN endosse parfaitement le costume du bluesmann désabusé qui chante les coups bas de la vie tout en restant un roker optimiste qui prône la musique du diable pour un monde meilleure. Son invité Will Barber, viendra rejoindre le groupe dans la dernière partie du set, pour nous faire partager son grain de voix si particulier qui avait fait tomber Zazie sous le charme en 2016, lors des auditions de The Voice….

Le show se termine sur « je suis le diable », dernier titre de son dernier album, qui résume à lui seul l’état d’esprit de notre maître de cérémonie et la ligne directrice de son blues…. Le mal pour le bien……l’ambiance ne tombe pas, on ne veut plus que ça s’arrête……

Vive le rock, vive le Rock’n’Roll, et vive le blues.

Franck LAMBERTHOD pour Metal In Franche Comté.

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