Une nouvelle asso qui veut faire des concerts Metal ! on ne peut qu’approuver ! Et qui dès le début nous contacte pour demander des conseils afin de proposer un repas végé. On sent que nos différents stands ont eu un impact et que la démarche sur la fin de l’exploitation animale dans les concerts fait son chemin ! C’est donc l’association des Sapins Metaliks, menés par un couple énergique qui a su monter en peu de temps une équipe de bénévole, ce que à quoi je dis respect !  Ce soir ils proposent leur première date avec une affiche totalement locale dans cette belle salle de Guyans Durnes. Out(rage), Assigned Fate et the Maniax.
 
Le stand MIFC est en face de la scène, je n’ai jamais eu une aussi bonne position pour profiter d’un live !! Au top ! Bon ok hormis Out(rage), j’ai déjà vu 3 fois cette année les 2 autres groupes donc il n’y aura pas trop de surprise, c’est surement le seul petit reproche que je pourrai faire mais après tout, autant misé sur des valeurs sures.
 
« 1 de 2 »
La soirée commence avec un public encore peu présent (ça devient vraiment une mauvaise habitude mais il y a avait Vulcain à Montbéliard) et c’est les Jurassiens de Out(rage) qui défouraillent les premiers. Et là, c’est la claque !! Leur Metal Hardcore est carré, puissant, totalement habité. Ce chanteur à la belle moustache ne va pas ménager ses efforts pour faire entrer le public dans son univers, et ça marche ! ça pogotte de 8 ans à 60 ans (âge presque approximatif). Le batteur, assez jeune mais foutrement efficace, assure avec la basse une très bonne section rythmique, qui leur permet de se frotter au « Sic » de Slipknot et de s’en tirer avec brio !! Vraiment la surprise de la soirée !!!
Le son est bon en ce début de concert, c’est d’ailleurs l’équipe de Rock, nature et Distorsion et d’Assigned Fate qui s’en charge !
« 1 de 3 »
Ce qui s’avère compliqué quand justement c’est Assigned Fate qui monte sur scène ! Dès le début du set, le micro de Seb montre des signes de faiblesse, il fonce donc derrière la table pour régler le soucis, quel homme, il est partout ! Un dieu grec !
Comme je le disais, c’est le 3 ème concert des pontissaliens auquel j’assiste (Guerre du Son, Agité du local et ce soir) et je reste sur mon dernier report, rien ne peut les faire douter, leur Metalcore qui oscille entre Lamb Of God et August Burns Red fait mouche auprès du public, circle pit (ok petit circle pit car en tout il doit y avoir 70 personnes), pogo ! La petite photo avec le public, on y voit des têtes connus (au visage bien grimacé) !!
 
Le public profite de la pause pour tester la bière locale, La Clan, et le fameux sandwich Vegan (Le Houmous a bien rempli mon gros bide).
« 1 de 2 »
The Maniax s’installe, et comme Assigned Fate, 3 ème concert … euh non 4 (Le bruit du renard, la guerre du son, le Swamp Fest – il était venu remplacé au pied levé – et ce soir). Alors bon je suis un peu moins attentif ce soir et j’écoute un peu façon bruit de fond. Leur Rock’n’roll aux influences Surf Rock s’écoute facilement mais entre fatigue et discussion avec des potes, mon avis ne sera pas totalement objectif. Et en plus j’ai pas pu prendre trop de photo, pourquoi autant de fumée les gars ?? Allez il me reste encore une date en décembre !
 
Et voilà la soirée touche à sa fin. Une première réussie pour l’association des Sapins. Orga au top, à manger (moins d’ail dans le houmous) et à boire, des bonnes conditions pour les groupes, aucun doute, il faut continuer comme ça !!
« 1 de 2 »
Please follow and like us:
error

AVIS
de MOBILISATION GENERALE ! La Guerre …. du Son est déclarée !

En ce week-end de juillet, comme chaque année depuis 15 ans, les irréductibles Gaulois… heu je veux dire Franc-Comtois, des villages de Landresse et Ouvans sont bien présents sur le champ de bataille !

Voilà plusieurs semaines que tous s’y sont remis : de 7 à 77 ans, et même plus ! Chacun son boulot : il faut déblayer la grange qui recevra la grande scène, préparer l’école primaire qui se transformera en Loges pour les artistes et en espace VIP, faucher le champ qui deviendra la zone ouverte au public, organiser la venue des différents groupes, commander les steacks et les saucisses pour les casse-croûtes, éplucher les pommes de terre pour les frites, trier la salade pour les hamburgers, faire venir les fûts de bière et les palettes de boissons, monter les barrières, préparer la billetterie, descendre mettre des affiches pour les gens du bas (bin oui, là on est déjà sur les premiers plateaux du haut-Doubs, Besançon et Montbé’ c’est en bas!), …j’en passe et des meilleures. Et tout ça avec en tête l’envie de revivre, d’une façon plus moderne et musicale, les frasques du Petit Gibus et ses copains, héros de la « Guerre des Boutons » (de L. Pergaud), qui s’étripaient à la sortie de l’école et se coupaient les boutons et les bretelles dans ces mêmes prairies et sous-bois autour de Longerverne et Velrans (alias Landresse et Ouvans !…)

Vendredi
19 juillet.

Nous
voilà arrivés au fin fond de la campagne après ¾ d’heure de
routes plus étroites et tortueuses les unes que les autres. Là-bas
à la sortie du village, un tracteur barre la route : c’est bon
signe, on est arrivés ! Plus qu’à garer la voiture dans le
champ de droite, passer chercher les pass photo et c’est parti pour 2
jours de plaisir !

Bon
on a raté les FALLEN LILLIES… dommage… mais un vendredi
après le boulot, être là-haut pour 19h, c’était trop juste. En
même temps, j’ai confiance, elles ont du assurer les filles !
Il faut dire qu’après avoir remporté le tremplin « Voice of
Hell » ce printemps et joué sur la Mainstage du Hellfest en
ouverture du festival de l’enfer, elles ont un moral de fer et plus
rien ne les arrête ! Et puis jouer « à la maison »
(ou presque) devant LEUR public, ça doit de toute façon faire chaud
au cœur. Elles sont comme ça les Fallen, en janvier elles jouent
dans la minuscule salle du Farmer à Lyon pour la 1ère édition du
Kikifestival, en juin elles s’offrent une des plus grandes scènes du
monde au Hellfest, et en juillet elles montent se perdre à
Landresse !! 🙂

Ce vendredi, sur la petite scène, la programmation est gérée par Rockin’chaise. On ne présente plus cette association de Colombier-Fontaine, aux portes du Pays de Montbéliard, qui donne un coup de pouce aux musiciens locaux en leur offrant des locaux de répétitions et toute une infrastructure pour les aider à avancer. C’est DEMON VENDETTA qui lance les hostilités. Mais le temps d’arriver et de discuter un peu à droite à gauche et de passer mettre à jour quelques formalités d’usage, bin je les ai ratés aussi. Je ne peux rien en dire puisque je ne les ai jamais vus ! Ils étaient programmés ce printemps au Rockin’chaise minifest mais se sont décommandés en dernière minute… J’arriverai peut-être à les voir un jour ?!!

Allez, j’affûte l’appareil photo, je place mes bouchons d’oreilles et je me dirige vers la grande scène. BANANE METALIK est annoncé. Pour la sortie de leur nouvel album, leur tournée Européenne (et même un peu plus loin dans les pays de l’Est) passe par Landresse. Originaire de Rennes, ce groupe de Gore’n’Roll comme ils se qualifient, étaient eux aussi au Hellfest il y a quelques semaines seulement ! Décidément ! 😉 Sur scène, des cercueils ouverts placés à la verticale renferment les amplis et quelques bougies, squelettes et autres têtes de morts, des avants-bras sanguinolents fraîchement tranchés maintiennent les micros, l’image de fond de scène fait penser à s’y méprendre à une affiche de film d’horreur… Bref le décor est planté ! Les musiciens arrivent, superbement grimés tels des morts vivants revenus de leur dernier banquet entre amis : des traces rouges de sang jusque sur les vêtements, des plaies béantes, des yeux blancs, des lèvres noires,… whaou ! On n’aurait pas envie de les croiser au coin d’un bois, mais… superbe boulot de maquillage. Le set démarre sur le même ton : du punk rock décoiffant et un échange avec le public omniprésent. D’ailleurs, à peine 5 mn passées que le leader invitait le public à monter sur scène ! Une bonne vingtaine de personnes les a donc rejoint, faisant encore monter l’ambiance d’un cran. La foule n’est pas énorme devant la scène, et pourtant, ils arrivent déjà à lancer des Slams ! Quelle ambiance ! Pas besoin de 10000 personnes devant une scène pour prouver qu’à Landresse, le public de Metaleux sait s’amuser. Et le week-end ne fait que commencer !

Allez,
on reprend son souffle, on passe à la buvette et on va voir un peu
ce qui se passe sur la petite scène. C’est MEMBRANE qui prend
le relais après les Bananes. Alors petite scène peut-être, mais en
attendant, ça ne rigole pas pour autant au niveau de la prog.
Originaire de Vesoul (70), le groupe qui a déjà joué un peu
partout en France, s’est carrément offert cette année une tournée
en Russie avant de poser le matos à la Guerre du Son ! Qualifié
habituellement de Hardcore et Noise rock, ils ont fait un peu évoluer
leur style dans leur nouvel album sorti en début d’année. Le set de
ce soir donne un échantillon de leur style musical, agrémenté de
quelques notes folks, sludge, voire des consonances gothiques…

Retour
sur la Grande Scène. Je passe la main à Yannick pour vous parler de
NO ONE IS INNOCENT.

On ne les présente plus. Ils ont énormément tourné ces derniers mois. Alors, même si on revoit les mêmes postures de chacun (Kemar, le frontman, qui prend Shanka, le guitariste par le cou, ou Shanka se penchant en arrière en embrassant sa guitare,…), leur rock engagé marche toujours aussi bien, et le public est survolté. Les fans sont bien là ! Les lumières étaient malheureusement bien sombres une bonne partie de leur set. Dommage. Prestation énergique, le groupe a bien transpiré (et fait transpirer), et s’est démené tout au long du set. On a eu droit, entre autres, à des classiques comme « La Peau », « Silencio », mais aussi bien sûr des titres de leur dernier album (« Frankenstein », sorti en 2018) comme « La Gloire du Marché » et « Ali (King of the Ring) ». Le public en est sorti bien énervé, près à en découdre pour le groupe suivant de la scène principale : « Soulfly ».

En
pendant ce temps, ASSIGNED FATE a terminé ses balances. Moi,
j’arrive trop tard pour me faufiler en bord de scène pour faire des
photos : le public s’est déjà agglutiné et ça pogote dès
les premières notes ! Les Pontissaliens ne font pas dans la
dentelle. Ils envoient du lourd et les 2 chanteurs donnent une note
originale au style du groupe. C’est un Metal agressif voire hargneux,
les riffs sont intéressants, les solos bien ficelés : le set
est bref mais bon !

A
la Guerre du Son, perdu au milieu des prés, un gros bus-tour s’est
garé devant l’école. On se demande presque comment il est arrivé
jusque là par les toutes petites routes. SOULFLY est dans la
place les amis ! Je laisse le soin à Franck, grand fan de Max
Cavalera
, de vous en parler :

Concert raté en 2018 à la Poudrière de Belfort, c’était l’occasion ou jamais de retrouver Max et sa bande, au milieu de la campagne franc-comtoise…… Qui aurait imaginé qu’ils puissent être là en ce vendredi soir de juillet, en ce lieu paumé mais…… si réputé désormais….., merciiiiii la Prog’.

Soulfly, c’est avant tout, un homme…… Max CAVALERA, digne créateur avec son frère Igor du Groupe de métal oh combien célèbre, Sepultura.

Je
dis un homme, car bon nombre de musiciens sont venus composer le
combo depuis sa création en 1997, même Dave ELLEFSON, bassiste de
Megadeth est venu s’y frotter…..

Soulfly,
c’est un homme, mais aussi un style musical, le Tribal Métal. Ce
style que Max CAVALERA inaugurera lors de son dernier album avec
Sepultura, « ROOTS ».

Inspiré
des rythmes et musiques tribaux brésiliens, que le groupe a
découvert lors de leurs nombreuses rencontres avec les peuplades
autochtones de la forêt brésilienne (tribu des kayapos entre
autre….), cet album ouvrira la porte au style marqué de Soulfly….
On est d’accord, il « gueule » toujours autant notre Max, mais
l’intégration d’instruments traditionnels comme le berimbau par
exemple, va apporter ce petit plus et donner un petit peu d’exotisme
à la sauvagerie sonore du groupe, plutôt rangé dans la catégorie
trash metal voire Nu metal….

Le
groupe est aujourd’hui à la tête de 11 albums (plutôt fertile
l’esprit du Max en 20 ans d’existence), dont le premier «
Soulfly » et le second « Primitive », restent les plus riches
musicalement parlant, en tout cas, les plus marquants. Et ce sera un
vrai plaisir de voir des morceaux de ces mêmes albums, joués sur la
grande scène de la Guerre du Son. Les albums suivants, jusqu’à «
Prophecy » en 2004, resteront dans cet esprit tribal, avant que le
groupe ne revienne à un metal plus classique, dès 2005 avec « Dark
Ages ».

Ouiiiiiii,
merci Max pour les « Tribe », « No Hope = No Fear », « Primitive
» et autre « Bleed….. », tous ces morceaux qui firent la
réputation du groupe et de ce style metal si particulier. Par
contre, fort est de constater que la voix n’était pas là, je
pense sincèrement que le temps ne joue pas en faveur des cordes
vocales quand on s’aventure dans ce style musical….. Mais bon
tant, pis, c’est bien Max CAVALERA qui est en face de nous, et
quand on connaît son histoire, on se dit qu’on a de la chance
d’être là. Car Max CAVALERA, c’est une vie bien tourmentée
avec son lot de tragédies familiales, de séparation, de
reconstruction, d’engagement politique……une légende quoi…….

Le
groupe, dans sa dernière composition, c’est Marc RIZZO à la
guitare (et ça crayonne grave sur sa 7 cordes….), Zyon CAVALERA à
la batterie (le fils de Max…..) et Myke LEON à la basse.

La
foule ne s’y trompe pas, et c’est une vraie fusion qui
s’installera entre elle et l’hôte de 23h30 de cette soirée
pleine de furie métallique.

Je
(Lola) reprends la plume… Il commence à se faire tard. Je suis
montée me poser au stand de Metal in Franche-Comté en compagnie de
Jérôme et Marion. Des amis sont passés nous voir, on a discuté,
refait un peu le monde, et pendant ce temps, LE MASSACRE
jouait dans le lointain sur la scène B… C’est ça aussi la vie de
festivalier.

La
soirée se terminera avec IPHAZE, groupe Toulousain de musique
électro mêlant de la vidéo à son live. Je ne doute pas que ce
soient des pointures dans leur domaine, mais au milieu de tous ces
groupes Metal, Punk, Hardcore et autre, on ne comprend pas trop bien
le fil d’idée des programmateurs du festival en leur proposant de
clôturer la 1ere soirée… J’écoute 2 ou 3 morceaux depuis le pit
en prenant quelques photos et on lève le camp ! A demain !!

Crédits Photos : Franck Lamberthod, Yannick Bredent, Laurence AMIELH

Please follow and like us:
error

ASSIGNED FATE

Style : Metal technique
Membres du groupe :

Côme et Roux : Guitare
Thomas : Basse
Adrien : Batterie
L’Indien et Seb : Chant

Ville d'origine : Pontarlier (25)

Biographie

Assigned Fate s’est formé en 2014 à Pontarlier (25). Avec des influences comme Lamb of God, Whitechapel, et August Burns Red le groupe trouve sa propre identité en proposant un metal moderne.

Avec un EP en 2016, un album en 2018 et une trentaine de concerts à son actif le groupe a pour but de se faire un nom au sein de la scène metal

Assigned Fate s’est produit en France et en Suisse avec des formations comme Fractal Universe, The Erkonauts, Voice of Ruin, ou encore Zuul Fx. Le groupe compte bien continuer sur sa lancée et à enchaîner les dates.

Discographie

artworks-000464385894-4kdumr-t500x500
LP "Assigned Fate" - 2018
assign fate
EP "This day" - 2015

Clip

Albums Photos

Articles

Please follow and like us:
error

Samedi dernier, le 15 juin, se tenait la toute première soirée organisée par la nouvelle association franc-comtoise Iron Crew. Cette soirée, orientée Metal technique, Core et Djent, s’offrait une affiche de groupes français mêlant couleurs locales (Assigned Fate), étoiles montantes (Your Pride) et pointures (inter)nationales (Kadinja).

Dès l’entrée, on sent que Iron Crew a le souci de faire les choses bien. En effet, après une erreur dans les préventes, chaque personne s’est vu rembourser immédiatement à l’entrée le surplus payé au moment de la réservation. Les bons comptes font les bons amis !

Après un peu d’attente, les concerts démarrent enfin avec les Pontissaliens de Assigned Fate, malheureusement amputés d’un guitariste ce soir-là, sommairement remplacé par des samples, mais le groupe aura l’honnêteté d’en informer le public. Par ailleurs, les musiciens ne se laisseront pas avoir par les aléas du numérique et prouveront encore une fois que leur set est solidement en place (malgré peut-être quelques imprécisions niveau double pédale, sauvées par un groove toujours présent). En plus de la qualité de son et de jeu, Assigned Fate s’éclate toujours autant sur scène et il n’est pas rare de voir l’un des chanteurs s’approprier le décor (enfin, le comptoir) et la fosse, un excellent moyen de communiquer leur énergie. Mention spéciale également au bassiste qui a envoyé du lourd.

 

Vient ensuite le groupe Your Pride, composé d’un chanteur, un batteur et un bassiste, et de pas moins de trois guitaristes. Le groupe a tôt fait de reprendre là où Assigned Fate s’était arrêté et continue de faire monter la température de la salle et l’énergie du public. Malheureusement, le son était plutôt moyen, ce qui empêchait d’identifier le rôle des guitares et rendait le tout assez confus. Le tout était cependant bien dosé, et les riffs tapaient là où il fallait. Même si je reste sur un avis mitigé, il faut reconnaître que le tout était plutôt efficace.

 

Kadinja arrive enfin, après avoir rapidement comblé son retard (visiblement les musiciens avaient été retardés sur la route) par un rapide line check (qui aura suffit à pallier le manque de temps). Je suis d’ordinaire assez réfractaire quant au chant clair dans ce genre de Metal, mais force est de constater que Philippe Charny est excellent et maîtrise autant chant clair que growl, sans fausse note et avec brio, tout en communiquant bien avec le public, et toujours avec cet air humble qui semble l’habiter constamment. Côté rythmique, Pierre Danel, Quentin Godet (guitares) et Steve Tréguier (basse) sont d’une précision chirurgicale, d’une technicité fulgurante et d’une excellente maîtrise en général. Danel n’hésite pas à sauter dans la fosse et à jouer les Moïse avant le wall of death. Les riffs sont excellents, variés tant dans l’exécution que dans l’ambiance, les soli aussi. Le tout est brillamment porté par le monstre qu’est Morgan Berthet (batterie), une légende de la batterie en France, aux breaks toujours inattendus mais ravageurs et aux patterns inimitables. Un très bon concert de la part de Kadinja qui mérite amplement de poursuivre son ascension (notamment au Royaume-Uni où ils tournent actuellement).

 

Bilan de la soirée : du très lourd, tant au niveau atmosphérique que musical. La soirée, même si les concerts ont commencé avec un peu de retard, s’est déroulée sans un seul accro et les groupes se sont enchaînés sans perdre de temps, l’énergie n’est donc jamais retombée et a continué d’accroître jusqu’à la fin. Un lancement réussi pour Iron Crew qui aurait mérité un peu plus de spectateurs (tout de même une bonne centaine au compteur, pas mal pour un début) que l’on souhaite désormais voir organiser un maximum de concerts.

Please follow and like us:
error

Salle CATERING CAFE MUSIC (Héricourt-70) – Samedi 20 avril 2019

« Soirée Métal du Cul » avec Assigned Fate + Tallulah + Desybes

 

Me voici de retour, pile poil 7 semaines après le dernier triple concert, au Catering Café, pour un nouveau rendez-vous, au nom étrange… Soirée Métal du Cul…et à l’affiche bien alléchante. A Métal in Franche-Comté, on connaît forcément les groupes métal de la région qui ont du talent, et cette brochette-ci en fait partie, sans nul doute ! Alors aucune hésitation, direction Héricourt pour faire honneur à l’invitation de l’association Pulse, aux commandes de l’évènement.

Comme d’hab, l’accueil est au top, avec déjà une belle affluence à l’extérieur dès l’ouverture des portes. Bon, le coup de la croix verte au marqueur sur la peau en guise de preuve d’entrée méritera le (seul) mauvais point de la soirée, parce que, diantre, qu’est-ce qu’il puait fort et tenait bien ce marqueur !! Heureusement que l’odeur des métalleux en transe et houblonnés est vite venue masquer cet arôme beurkisant … 😉

Dès 21h15, Assigned Fate, tout droit venu de Pontarlier, envahit la scène. Sous un nouveau line-up, ils démarrent direct les hostilités. Avec l’arrivée de Tik au chant, en complément avec Seb, ce sont toujours à 6 qu’ils essaient de se caser tous sur la scène. Et pour « cause de reproduction » du drummer officiel, c’est Shine qui officie avec eux à la batterie sur quelques dates. Pour éviter de trop se marcher sur les pieds, Seb et Tik quittent bien souvent le front de scène pour se plonger dans le public ou grimper sur les chaises et le comptoir, faisant monter, et leur carcasse remuante, et  l’ambiance plus qu’amicale qui règne déjà ! Un bon set de 50 mn, retrouvable en grande partie sur leur album éponyme, sorti en octobre dernier, qui fait bougrement effet sur l’audience bienveillante ! Car, comme ils l’ont dit si bien, et ça aurait été dommage que je vous prive de cette citation, « on n’est pas là pour entendre péter les limaces » (oui, il fallait le savoir, les limaces pontissaliennes ont un transit très délicat propice aux flatulences, une histoire de climat paraît-il, mais passons…).

Une petite trève pour changement de plateau, bisoutages de potes et remplissage de godets, et on y retourne bravement, car c’est Tallulah qui enchaîne. Le groupe belfortain, lui aussi, a connu des changements de line-up en 10 ans d’âge, pour aboutir à la config actuelle à 5, qui balance un set intense, avec des titres bien compacts et percutants. Ils n’hésitent pas à inviter leurs acolytes du soir sur scène pour quelques featurings, et pour le « Jan Lyz’s moment » où la fameuse organisatrice, (unanimement célébrée et remerciée tout au long de la soirée) passera un titre entier sans pouvoir poser un pied au sol (c’était le challenge, brillament remporté !), embarquée sur une reprise de Machine Head menée par tous les chanteurs des groupes du soir !

Très peu de répit dans cette soirée remuante, et c’est déjà au tour de Desybes de (re)prendre place sur scène. Les titres sont très rapidement repris par le public composé de nombreux fans (on rappelle que Desybes chante en français ! Ça aide pour hurler leurs textes incisifs et convaincants !), ça pogote sévère, même à cloche-pied pour les plus warriors, et c’était bon de vivre cette belle symbiose sincère, comme le Catering sait si bien la provoquer !

Je ne sais pas comment ils ont tous fini cette soirée, il y a sûrement des dossiers qui traînent, on se contentera d’imaginer ! Bravo à Pulse et un grand merci au Catering Café, pour savoir réunir les talents régionaux qui le méritent. Ils seront tous sur scène prochainement sur d’autres dates et festivals, courrez-y et oubliez les limaces… !

Crédit photo et report par Steph
Please follow and like us:
error

Les Passagers du Zinc

Double découverte pour moi en ce vendredi soir à Besançon. Une soirée Metal aux PDZ qui allait regrouper des adeptes de deux styles plutôt différents dans la pratique, du Heavy Metal à l’ancienne avec Born Again et du Metal moderne plutôt Deathcore avec Assigned Fate, mais similaires dans l’esprit : passer une bonne soirée bien énervée avec un public qui s’éclate. Revenons sur ce concert aux couleurs locales.

Born Again joue ce soir dans sa ville d’origine, et pourtant, dès la première chanson, on a l’impression qu’ils ont fait du chemin et qu’ils pourraient venir d’ailleurs. On a bel et bien du bon vieux Heavy Metal devant nous, si bien qu’on a du mal à croire qu’ils n’en soient qu’à leur deuxième album (True Heavy Nation, sorti en décembre 2018) ! Des riffs ravageurs, du mid-tempo plutôt entraînant (peut-être un peu trop de mid-tempo ?), le public de devant s’échauffe assez vite – à l’arrière, il leur faut un peu plus de temps, mais les bisontins de Born Again sauront très bien faire passer un message d’unité au sein de la musique Metal, message qui fait écho au titre de leur dernier album, True Heavy Nation. Ils concluent leur concert avec une reprise de « No Class » de Motörhead, un hommage qui rapproche encore une fois les fans de Metal.

Assigned Fate prend ensuite la relève et balance d’emblée de gros riffs qui achèveront de convaincre le public de se laisser aller aux pogos. Un concert vraiment réussi pour Assigned Fate : les guitares et la basse sont bien précises et envoient à la fois des bons riffs et des bons leads, le batteur place pas mal de patterns intéressants et le duo de chanteurs est au top, ils savent comment entraîner le public. Ensemble, musiciens et spectateurs retourneront les PDZ (littéralement, j’en ai vu marcher au plafond !), le groupe se mêlant souvent à la foule : le partage d’énergie était bien là, et on en a bien profité.

On peut remercier les Passagers du Zinc pour continuer à proposer des concerts comme ceux-ci à un prix aussi bas, c’est vraiment une chance dont il serait bête de se priver. Ils ont d’ailleurs réussi à proposer une soirée Metal éclectique.  Bémol de la soirée : le début du concert, prévu à 21 heures, se fera une heure plus tard. Une attente un peu longue

Pas de photos ce soir là, pour cause de préparation du concert le lendemain !

Please follow and like us:
error