Ce vendredi 25 et samedi 26 octobre s’est tenu la 7ème édition du Rock Your Brain Fest aux Tanzmatten à Sélestat en Alsace, organisé par  Zone 51 (que je tiens d’ailleurs à remercier au passage pour avoir bien voulu m’accréditer).

La vie des bénévoles n’est pas simple, et vie professionnelle oblige, je n’ai malheureusement pas pu couvrir la 1ère journée de ce festival. Je ne saurai donc pas vous gratifier de photos ou de description des prestations des Fallen Lillies, Black Rain, Kissin’ Dynamite, Destruction, Equilibrium, Ultra Vomit et Iron Bastards « The snake bite experience » qui ont agrémenté ce vendredi 25 octobre.

Déçu donc, mais c’est quand même plein d’entrain, que j’arrive à l’ouverture des portes ce samedi placé sous un pavillon sacrément Punk ! Rappel : Cette journée annonçait Sold Out ! Et effectivement il y avait du monde. Et aussi du beau monde ! Jugez plutôt.

Démarrage en douceur avec 22 Longs Riffs. Je dis en douceur, non pas à cause de la musique, mais parce que la salle n’était pas encore pleine au moment où ont retentis les premiers accords. L’acoustique en était même perturbée dans le sens où cela résonnait. Petit à petit, les festivaliers ont rejoint la salle et la température a monté, littéralement ! Mais pas encore au point de couper l’élan de la foule qui commençait à bien bouger.

Ce sont ensuite Les Ramoneurs de Menhirs qui ont poursuivi la chauffe. La salle a fini de se remplier sur leur set. Biniou et bombardes d’un côté, guitare de l’autre, l’ambiance était à son comble.

Le set était entrecoupé de nombreuses vindictes, tantôt anticapitalistes, tantôt anti FN, tantôt vantant l’usage de certaines substances naturelles dans un but récréatif, et rappelant souvent que l’avenir reposera sur nos enfants, dont 2 ont d’ailleurs la chance d’assister au concert à leurs côtés sur la scène.

La chaleur était à son paroxysme. Le bon moment pour prendre un peu le frais dehors et en profiter pour se restaurer. Ce n’est certainement pas le festival où l’on trouvera le plus de variétés, mais on notera que la bouffe était plutôt dans le ton de la région avec au menu des Flammekueche ou bien encore des Knack. Côté bière, de la Kro (auquel j’ai d’ailleurs trouvé un petit goût « bizarre », mais bon, passons), et d’autre plus racées à la buvette extérieure.

Repu et désoiffé, je me replonge dans la salle quelques minutes avant le prochain set. Il y fait toujours aussi chaud et moite. Les porteurs de lunettes ne pouvaient d’ailleurs éviter l’embuage quasi immédiat. Heureusement, point besoin de lunettes pour apprécier les riffs sauvages des Tagada Jones et la voix si particulière de son chanteur Nico. Très grosse énergie tout au long du set, avec notamment un Waner qui ne cessait de parcourir la scène de droite à gauche avec sa basse. Les meilleures y sont passées : « Vendredi 13 », « Je suis démocratie », et bien sûr « Mort aux cons » que le groupe a bien fait durer, et invitant à un pogo général plutôt bien suivi.

Puis c’est au tour de Ludwig Von 88 de prendre les rennes. Et là, je dois bien dire que l’on est redescendu en énergie. Le public m’a semblé bien moins enthousiaste. La déco et costumes du groupe, avec colliers à fleurs, genre « les bronzés », ainsi que leur première chanson »Oui-Oui », n’étaient selon moi pas suffisamment raccord avec les le ton donné par les groupes précédents.

La bonne humeur du groupe, et les gros ballons qu’ils ont lâchés dans la foule n’auront pas réussi à rallumer la ferveur de la foule.

Les Sheriff arrivent juste après. Ils connaissent leurs classiques et savent les balancer efficacement au public. Heureusement, car cela a redonné un bon coup de boost à la populace !

Regonflés en énergie, on ne voit pas le temps passer, emportés par leur bonhomie.

Enfin, le Bal des enragés fait son entrée. Sur une intro de Piaf (« La Foule »), Klodia – des Punish Yourself –  fait son entrée, en faisant virevolter ses éventails équipés de long foulards .

Puis c’est sur le « Salut à toi » des Béruriers Noirs que les autres membres de groups font tout à tour leur entrée.

C’est partie pour une farandole de reprises, couvrant plusieurs styles, parfaitement exécutées, et forcément suivies avec beaucoup de ferveur par le public. Le supergroupe a beaucoup tourné cette année, ils sont super bien calés, et prennent visiblement toujours du plaisir  à distiller toute leur rage et leur énergie au public. Pour ma part, ce sont les reprises de Metallica, « Master Of Puppets », Creeping Death » et « Whiplash » qui m’ont fait le plus vibrer… Le « Roots, Bloody Roots » des Sepultura était aussi un grand moment.

On s’amuse toujours aussi à retrouver les postures qui font un peu la marque de fabrique de chacun des groupes : Klodia avec sa meuleuse, Poun – des Black Bomb A –  qui hurle toute sa rage recroquevillé sur son micro et qui n’hésite pas à aller dans la foule pour encore plus la galvaniser, Shanka – des No One Is Innocent – qui porte sa guitare d’une main pour l’embrasser, … Que du bonheur ! Et.. Oh ? Il est déjà 2H30 ? C’est déjà fini ?

J’imagine que quelques furieux sont restés bien énervés avec l’idée de revoir le supergroupe dès le lendemain Chez Narcisse (dans les Vosges à 100 Km de là). Mais pour la majorité des autres, il ne restait plus qu’redescendre tout doucement en émotion, repu de cette formidable et intense journée.

Live report et crédits photo : Y.BRED

Please follow and like us:
error

Plein Air (Le Russey – 25) – Vendredi 7 juin 2019

POP CORNES FESTIVAL #1, avec No One Is Innocent, Zoombee’X, Ultra Vomit, Silver Dust, Le Bal Des Enragés, Ghost CH, CoverQUEEN

C’est avec beaucoup de retard (désolééééé !) que nous revenons sur la 1ère édition du Pop Cornes Festival, organisée du 7 au 9 juin dernier au Russey (Doubs). Depuis l’annonce du casting, je ne vous cache pas qu’on était plusieurs à trépigner et à attendre enfin ce vendredi 7 juin. Réunir 3 aussi belles têtes d’affiche sur un premier soir, sur un premier festoche, c’était hardi, et on aime ça ! On ne vous parlera pas des 2 autres jours, parce qu’on n’y était pas, mais une belle programmation était  également proposée, bien que moins rock et plus éclectique. J’aurais néanmoins aimé voir Luke et la talentueuse Marion Roch et ses acolytes, mais ça sera pour une autre fois…

Revenons donc à cette première soirée, et disons-le tout de suite, comme beaucoup l’ont déjà écrit clamé avant nous (beh oui, parce qu’on est super en retard, j’avoue encore…), ce fût une REUSSITE totale ! Alors certes, le Russey, ce n’est pas tout près (de Vesoul, en l’occurrence) et ça se mérite, mais une fois arrivé, on a été guidé par les pancartes prévues (pendant un certain temps, ce qui devenait presque inquiétant) pour finalement arriver sur un immense champ, parking obligatoire. Encore quelques centaines de mètres à parcourir à pied, et on accède enfin, pile poil quelques minutes avant les premiers riffs, au chouette méga site, encore bien vide (il est tôt!). Pas le temps de prendre un verre, parce que le 1er groupe n’est pas moins que les No One is Innocent (oui, No One vers 19h, en ouverture, c’est là aussi osé, étrange, et probablement assez inhabituel pour eux aussi), donc on fonce devant la méga scène, la dénommée Pop’Stage. Alors évidemment, à cette heure-là, un vendredi, le public n’est pas encore très dense, ce qui rajoute à l’étrangeté de ce concert des No One, avec une fosse plus couramment bondée d’headbangers prêts à en découdre. Mais pour mon ptit gabarit, ce n’est pas si mal, ça permet d’être aux premières loges sans prendre trop de risques d’hématomes :-p Donc gros gros kiff de revoir les No One en si bonnes conditions, physiquement parlant ! Le combo, qui joue donc en plein jour, et sans avoir eu de starter en route, balance son set sans état d’âme et la fosse s’agite quand même assez rapidement, et se remplit de plus en plus. Un concert parfait, comme d’hab (ouais, je suis fan… :-p), donnant la part belle à leur dernier album « Frankenstein », sans oublier les titres majeurs de leur discographie, dont certains ré-arrangés, réjouissant les headbangers fidèles depuis leurs débuts. Tout ça augure une seconde session dantesque d’ores et déjà prévue (et espérée un peu plus longue) à la Guerre du Son de Landresse 2 mois plus tard (et ça n’a pas loupé ! yeaah).

Après cette bien bonne claque sonore qui réchauffe (oui parce que bon, tout était top, sauf la météo un peu fraîchouille, et je ne parle pas des jours suivants pirement humides…), il était temps de jeter un œil sur l’organisation du site, de repérer les stands miam slurps et d’aller commander tout ça grâce à la carte Cashless. Perso, ça m’a paru un réel avantage de pouvoir remplir la carte d’euros à l’avance, en ligne (remise à l’entrée sur présentation du billet), d’autant que le reliquat éventuel pouvait nous être recrédités à la fin du festival. Donc on blinde la carte, et on se fera rembourser. Alors pour les plus dépensiers, certes, ça peut être un risque, mais globalement, je valide les avantages du cashless en festival ! A quand même une carte gérable avec un compte unique pour plusieurs festoches régionaux ?

L’Ecocup locale à la main, passage devant la Cornes’Stage, alias « la petite scène », prise d’assaut par les semi-vésuliens Zoombee’X et leur Rock Rock Rock ! Toujours un plaisir de les voir évoluer sur scène, ce que leurs fans bien présents ont confirmé, et le groupe ne boude pas son plaisir de partager cette affiche incroyable à quelques kilomètres de leur bassin de vie ! Le site commence à se remplir (mais en même temps, il est tellement vaste !) car les suivants sur la Pop’Stage sont fortement attendus, comme partout où ils passent !

Une ouverture de set en générique de dessin animé à leur effigie et c’est parti pour le show délirant d’Ultra Vomit. Les crampes de zygomatiques seront inévitables à la fin de leur set, tellement ils mêlent leurs titres parodiques d’humour et d’attitudes irresistibles tout en assénant des exécutions et interprétations impeccables. Entre réparties et chamailleries entre eux et avec le public, complètement acquis à leur cause, c’est un joyeux bordel de rock et de métal,. Si vous ne les avez jamais vus sur scène, c’est vraiment à rectifier ! Et évidemment, quand on sait que les nombreux enragés en coulisses ne sont pas loin, un espéré featuring de Niko (Tagada Jones) sur le « Chien Géant » a bien eu lieu ! C’eût été dommage de ne pas le faire !! Je n’ose imaginer l’ambiance en loges, avec ces 3 bandes de musicos complices et débridés…mais ça devait donner !

La Cornes’Stage prend de suite le relais, mais une pause miam s’impose. Avec la particularité que les sandwiches les plus apétissants sur le menu sont en mode dé-structuré… une rondelle de pain d’un côté, une saucisse du crû bouillante de l’autre et débrouillez-vous.. un peu space comme concept, et j’avoue que je n’ai pas osé, et toujours pas compris le principe (plus assez de pain ? boycott de la forme sandwich ?)… alors bon, on opte pour un truc qu’on peut manger à peu près proprement, sans s’en mettre partout, le faire tomber ou se cramer les doigts… Surtout quand il faut aussi jongler avec la pluie qui s’invite un peu. Bref, pas le meilleur point pour la restauration ce soir-là, alors revenons à la musique…

 

Il reste encore un petit peu de temps pour découvrir les Silver Dust, et leur univers aux touches Burtonniennes voire Steampunk.. Ce groupe suisse trop méconnu ( ? du moins pour moi) présente un véritable spectacle, envoyant un rock puissant agrémenté de boucles électro, le tout avec grande classe et haut-de-forme, ma foi. Beaucoup aimé !

Hop hop hop, on ne perd pas d’énergie (mais on perd des degrés!) et c’est l’heure d’aller au Bal ! Après avoir déjà eu la chance de découvrir le nouveau set des Enragés chez Narcisse, c’est avec autant de plaisir que je remets ça, avec un peu plus d’espace et moins de chocs corporels, cela dit  (ouf) !! Encore un show extraordinaire, où se mêlent évidemment les No One (nouveaux arrivés chez les Enragés sur cette tournée, qui ont essayé de se reposer un peu de leur précédent set) mais aussi les ptits jeunes des putains d’Ultra Vomit qui ne manquent pas cette occasion d’aller rajouter du délire sur la scène déjà bien habitée de performers déchaînés (et presque enchaînée aussi, pour ce qui concerne Klodia…) Pourquoi s’en priver, on attendait tous ça ! La fosse est évidemment survoltée, ça remue dans tous les sens et dans les airs, ça crache des étincelles sur scène, et ça chante à tue-tête, ben ouais, c’est ça le Bal !

Troisième et dernier passage sur la petite scène pour découvrir cette fois (à défaut des vrais que je désespère de pouvoir découvrir un soir…) GHOST CH, groupe suisse reprenant du Ghost, pour ceux qui ne sont pas très forts en déductions :-p Ce Tribute Band ne se contente pas de faire des reprises du groupe suédois, mais il s’approprie aussi tout son univers, les costumes, les masques, les attitudes, la voix. On s’y croirait presque, même s’il est difficile de s’habituer au visage figé du chanteur, et surtout à ses lèvres statiques. Mais ça joue, ça envoie, une toute meilleure qualité de son n’aurait pas été de refus, mais on a fait avec ! Ne faisons pas la fine bouche, on a déjà été bien gâtés en décibels…

Les plus courageux des métalleux devront attendre d’assez longues minutes que le dernier groupe de cette incroyable soirée puisse démarrer son set, du fait de problèmes techniques.. mais c’est enfin au tour de Cover Queen. J’étais assez surprise au départ que ce soit un groupe de reprises qui ait été choisi pour finir la soirée, mais il faut reconnaître que ce combo a été BLUFFANT ! Un spectacle vraiment conçu pour un final en beauté, tant sur l’habillage lumières, sur les artifices que sur la qualité des titres et les performances vocales de Fred Caramia. Une vraie claque visuelle et auditive, et franchement, après les géniaux No One, UV et Enragés, je ne m’attendais pas à être aussi captivée, encore une fois, devant cette main stage. Bravo les programmateurs !

Cette 1ère édition du Pop Cornes Festival a été brillamment entamée en ce vendredi soir, les plus fortes audiences « public » des 2 autres jours confirmeront le succès et on attend avec impatience de voir comment la seconde édition sera menée et achalandée, car la barre a été placée bien haute ! Pourvu que ce festoche trouve sa place dans la région, en juin, et dans la durée. Et même si c’est un peu loin, Metal in Franche-Comté reviendra, j’espère encore plus en force, à condition que le concept d’une soirée axée rock métal soit conservée ! Longue Vie et vive le maïs du Russey !!

Please follow and like us:
error
Le Bal des Enragés a le public de chez Narcisse
Please follow and like us:
error