AVIS de MOBILISATION GENERALE ! La Guerre …. du Son est déclarée !

En ce week-end de juillet, comme chaque année depuis 15 ans, les irréductibles Gaulois… heu je veux dire Franc-Comtois, des villages de Landresse et Ouvans sont bien présents sur le champ de bataille !

Voilà plusieurs semaines que tous s’y sont remis : de 7 à 77 ans, et même plus ! Chacun son boulot : il faut déblayer la grange qui recevra la grande scène, préparer l’école primaire qui se transformera en Loges pour les artistes et en espace VIP, faucher le champ qui deviendra la zone ouverte au public, organiser la venue des différents groupes, commander les steacks et les saucisses pour les casse-croûtes, éplucher les pommes de terre pour les frites, trier la salade pour les hamburgers, faire venir les fûts de bière et les palettes de boissons, monter les barrières, préparer la billetterie, descendre mettre des affiches pour les gens du bas (bin oui, là on est déjà sur les premiers plateaux du haut-Doubs, Besançon et Montbé’ c’est en bas!), …j’en passe et des meilleures. Et tout ça avec en tête l’envie de revivre, d’une façon plus moderne et musicale, les frasques du Petit Gibus et ses copains, héros de la « Guerre des Boutons » (de L. Pergaud), qui s’étripaient à la sortie de l’école et se coupaient les boutons et les bretelles dans ces mêmes prairies et sous-bois autour de Longerverne et Velrans (alias Landresse et Ouvans !…)

Vendredi 19 juillet.

Nous voilà arrivés au fin fond de la campagne après ¾ d’heure de routes plus étroites et tortueuses les unes que les autres. Là-bas à la sortie du village, un tracteur barre la route : c’est bon signe, on est arrivés ! Plus qu’à garer la voiture dans le champ de droite, passer chercher les pass photo et c’est parti pour 2 jours de plaisir !

Bon on a raté les FALLEN LILLIES… dommage… mais un vendredi après le boulot, être là-haut pour 19h, c’était trop juste. En même temps, j’ai confiance, elles ont du assurer les filles ! Il faut dire qu’après avoir remporté le tremplin « Voice of Hell » ce printemps et joué sur la Mainstage du Hellfest en ouverture du festival de l’enfer, elles ont un moral de fer et plus rien ne les arrête ! Et puis jouer « à la maison » (ou presque) devant LEUR public, ça doit de toute façon faire chaud au cœur. Elles sont comme ça les Fallen, en janvier elles jouent dans la minuscule salle du Farmer à Lyon pour la 1ère édition du Kikifestival, en juin elles s’offrent une des plus grandes scènes du monde au Hellfest, et en juillet elles montent se perdre à Landresse !! 🙂

Ce vendredi, sur la petite scène, la programmation est gérée par Rockin’chaise. On ne présente plus cette association de Colombier-Fontaine, aux portes du Pays de Montbéliard, qui donne un coup de pouce aux musiciens locaux en leur offrant des locaux de répétitions et toute une infrastructure pour les aider à avancer. C’est DEMON VENDETTA qui lance les hostilités. Mais le temps d’arriver et de discuter un peu à droite à gauche et de passer mettre à jour quelques formalités d’usage, bin je les ai ratés aussi. Je ne peux rien en dire puisque je ne les ai jamais vus ! Ils étaient programmés ce printemps au Rockin’chaise minifest mais se sont décommandés en dernière minute… J’arriverai peut-être à les voir un jour ?!!

Allez, j’affûte l’appareil photo, je place mes bouchons d’oreilles et je me dirige vers la grande scène. BANANE METALIK est annoncé. Pour la sortie de leur nouvel album, leur tournée Européenne (et même un peu plus loin dans les pays de l’Est) passe par Landresse. Originaire de Rennes, ce groupe de Gore’n’Roll comme ils se qualifient, étaient eux aussi au Hellfest il y a quelques semaines seulement ! Décidément ! 😉 Sur scène, des cercueils ouverts placés à la verticale renferment les amplis et quelques bougies, squelettes et autres têtes de morts, des avants-bras sanguinolents fraîchement tranchés maintiennent les micros, l’image de fond de scène fait penser à s’y méprendre à une affiche de film d’horreur… Bref le décor est planté ! Les musiciens arrivent, superbement grimés tels des morts vivants revenus de leur dernier banquet entre amis : des traces rouges de sang jusque sur les vêtements, des plaies béantes, des yeux blancs, des lèvres noires,… whaou ! On n’aurait pas envie de les croiser au coin d’un bois, mais… superbe boulot de maquillage. Le set démarre sur le même ton : du punk rock décoiffant et un échange avec le public omniprésent. D’ailleurs, à peine 5 mn passées que le leader invitait le public à monter sur scène ! Une bonne vingtaine de personnes les a donc rejoint, faisant encore monter l’ambiance d’un cran. La foule n’est pas énorme devant la scène, et pourtant, ils arrivent déjà à lancer des Slams ! Quelle ambiance ! Pas besoin de 10000 personnes devant une scène pour prouver qu’à Landresse, le public de Metaleux sait s’amuser. Et le week-end ne fait que commencer !

Allez, on reprend son souffle, on passe à la buvette et on va voir un peu ce qui se passe sur la petite scène. C’est MEMBRANE qui prend le relais après les Bananes. Alors petite scène peut-être, mais en attendant, ça ne rigole pas pour autant au niveau de la prog. Originaire de Vesoul (70), le groupe qui a déjà joué un peu partout en France, s’est carrément offert cette année une tournée en Russie avant de poser le matos à la Guerre du Son ! Qualifié habituellement de Hardcore et Noise rock, ils ont fait un peu évoluer leur style dans leur nouvel album sorti en début d’année. Le set de ce soir donne un échantillon de leur style musical, agrémenté de quelques notes folks, sludge, voire des consonances gothiques…

Retour sur la Grande Scène. Je passe la main à Yannick pour vous parler de NO ONE IS INNOCENT.

On ne les présente plus. Ils ont énormément tourné ces derniers mois. Alors, même si on revoit les mêmes postures de chacun (Kemar, le frontman, qui prend Shanka, le guitariste par le cou, ou Shanka se penchant en arrière en embrassant sa guitare,…), leur rock engagé marche toujours aussi bien, et le public est survolté. Les fans sont bien là ! Les lumières étaient malheureusement bien sombres une bonne partie de leur set. Dommage. Prestation énergique, le groupe a bien transpiré (et fait transpirer), et s’est démené tout au long du set. On a eu droit, entre autres, à des classiques comme « La Peau », « Silencio », mais aussi bien sûr des titres de leur dernier album (« Frankenstein », sorti en 2018) comme « La Gloire du Marché » et « Ali (King of the Ring) ». Le public en est sorti bien énervé, près à en découdre pour le groupe suivant de la scène principale : « Soulfly ».

En pendant ce temps, ASSIGNED FATE a terminé ses balances. Moi, j’arrive trop tard pour me faufiler en bord de scène pour faire des photos : le public s’est déjà agglutiné et ça pogote dès les premières notes ! Les Pontissaliens ne font pas dans la dentelle. Ils envoient du lourd et les 2 chanteurs donnent une note originale au style du groupe. C’est un Metal agressif voire hargneux, les riffs sont intéressants, les solos bien ficelés : le set est bref mais bon !

A la Guerre du Son, perdu au milieu des prés, un gros bus-tour s’est garé devant l’école. On se demande presque comment il est arrivé jusque là par les toutes petites routes. SOULFLY est dans la place les amis ! Je laisse le soin à Franck, grand fan de Max Cavalera, de vous en parler :

Concert raté en 2018 à la Poudrière de Belfort, c’était l’occasion ou jamais de retrouver Max et sa bande, au milieu de la campagne franc-comtoise…… Qui aurait imaginé qu’ils puissent être là en ce vendredi soir de juillet, en ce lieu paumé mais…… si réputé désormais….., merciiiiii la Prog’.

Soulfly, c’est avant tout, un homme…… Max CAVALERA, digne créateur avec son frère Igor du Groupe de métal oh combien célèbre, Sepultura.

Je dis un homme, car bon nombre de musiciens sont venus composer le combo depuis sa création en 1997, même Dave ELLEFSON, bassiste de Megadeth est venu s’y frotter…..

Soulfly, c’est un homme, mais aussi un style musical, le Tribal Métal. Ce style que Max CAVALERA inaugurera lors de son dernier album avec Sepultura, « ROOTS ».

Inspiré des rythmes et musiques tribaux brésiliens, que le groupe a découvert lors de leurs nombreuses rencontres avec les peuplades autochtones de la forêt brésilienne (tribu des kayapos entre autre….), cet album ouvrira la porte au style marqué de Soulfly…. On est d’accord, il « gueule » toujours autant notre Max, mais l’intégration d’instruments traditionnels comme le berimbau par exemple, va apporter ce petit plus et donner un petit peu d’exotisme à la sauvagerie sonore du groupe, plutôt rangé dans la catégorie trash metal voire Nu metal….

Le groupe est aujourd’hui à la tête de 11 albums (plutôt fertile l’esprit du Max en 20 ans d’existence), dont le premier « Soulfly » et le second « Primitive », restent les plus riches musicalement parlant, en tout cas, les plus marquants. Et ce sera un vrai plaisir de voir des morceaux de ces mêmes albums, joués sur la grande scène de la Guerre du Son. Les albums suivants, jusqu’à « Prophecy » en 2004, resteront dans cet esprit tribal, avant que le groupe ne revienne à un metal plus classique, dès 2005 avec « Dark Ages ».

Ouiiiiiii, merci Max pour les « Tribe », « No Hope = No Fear », « Primitive » et autre « Bleed….. », tous ces morceaux qui firent la réputation du groupe et de ce style metal si particulier. Par contre, fort est de constater que la voix n’était pas là, je pense sincèrement que le temps ne joue pas en faveur des cordes vocales quand on s’aventure dans ce style musical….. Mais bon tant, pis, c’est bien Max CAVALERA qui est en face de nous, et quand on connaît son histoire, on se dit qu’on a de la chance d’être là. Car Max CAVALERA, c’est une vie bien tourmentée avec son lot de tragédies familiales, de séparation, de reconstruction, d’engagement politique……une légende quoi…….

Le groupe, dans sa dernière composition, c’est Marc RIZZO à la guitare (et ça crayonne grave sur sa 7 cordes….), Zyon CAVALERA à la batterie (le fils de Max…..) et Myke LEON à la basse.

La foule ne s’y trompe pas, et c’est une vraie fusion qui s’installera entre elle et l’hôte de 23h30 de cette soirée pleine de furie métallique.

Je (Lola) reprends la plume… Il commence à se faire tard. Je suis montée me poser au stand de Metal in Franche-Comté en compagnie de Jérôme et Marion. Des amis sont passés nous voir, on a discuté, refait un peu le monde, et pendant ce temps, LE MASSACRE jouait dans le lointain sur la scène B… C’est ça aussi la vie de festivalier.

La soirée se terminera avec IPHAZE, groupe Toulousain de musique électro mêlant de la vidéo à son live. Je ne doute pas que ce soient des pointures dans leur domaine, mais au milieu de tous ces groupes Metal, Punk, Hardcore et autre, on ne comprend pas trop bien le fil d’idée des programmateurs du festival en leur proposant de clôturer la 1ere soirée… J’écoute 2 ou 3 morceaux depuis le pit en prenant quelques photos et on lève le camp ! A demain !!

Crédits Photos : Franck Lamberthod, Yannick Bredent, Laurence AMIELH

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Plein Air (Le Russey – 25) – Vendredi 7 juin 2019

POP CORNES FESTIVAL #1, avec No One Is Innocent, Zoombee’X, Ultra Vomit, Silver Dust, Le Bal Des Enragés, Ghost CH, CoverQUEEN

C’est avec beaucoup de retard (désolééééé !) que nous revenons sur la 1ère édition du Pop Cornes Festival, organisée du 7 au 9 juin dernier au Russey (Doubs). Depuis l’annonce du casting, je ne vous cache pas qu’on était plusieurs à trépigner et à attendre enfin ce vendredi 7 juin. Réunir 3 aussi belles têtes d’affiche sur un premier soir, sur un premier festoche, c’était hardi, et on aime ça ! On ne vous parlera pas des 2 autres jours, parce qu’on n’y était pas, mais une belle programmation était  également proposée, bien que moins rock et plus éclectique. J’aurais néanmoins aimé voir Luke et la talentueuse Marion Roch et ses acolytes, mais ça sera pour une autre fois…

Revenons donc à cette première soirée, et disons-le tout de suite, comme beaucoup l’ont déjà écrit clamé avant nous (beh oui, parce qu’on est super en retard, j’avoue encore…), ce fût une REUSSITE totale ! Alors certes, le Russey, ce n’est pas tout près (de Vesoul, en l’occurrence) et ça se mérite, mais une fois arrivé, on a été guidé par les pancartes prévues (pendant un certain temps, ce qui devenait presque inquiétant) pour finalement arriver sur un immense champ, parking obligatoire. Encore quelques centaines de mètres à parcourir à pied, et on accède enfin, pile poil quelques minutes avant les premiers riffs, au chouette méga site, encore bien vide (il est tôt!). Pas le temps de prendre un verre, parce que le 1er groupe n’est pas moins que les No One is Innocent (oui, No One vers 19h, en ouverture, c’est là aussi osé, étrange, et probablement assez inhabituel pour eux aussi), donc on fonce devant la méga scène, la dénommée Pop’Stage. Alors évidemment, à cette heure-là, un vendredi, le public n’est pas encore très dense, ce qui rajoute à l’étrangeté de ce concert des No One, avec une fosse plus couramment bondée d’headbangers prêts à en découdre. Mais pour mon ptit gabarit, ce n’est pas si mal, ça permet d’être aux premières loges sans prendre trop de risques d’hématomes :-p Donc gros gros kiff de revoir les No One en si bonnes conditions, physiquement parlant ! Le combo, qui joue donc en plein jour, et sans avoir eu de starter en route, balance son set sans état d’âme et la fosse s’agite quand même assez rapidement, et se remplit de plus en plus. Un concert parfait, comme d’hab (ouais, je suis fan… :-p), donnant la part belle à leur dernier album « Frankenstein », sans oublier les titres majeurs de leur discographie, dont certains ré-arrangés, réjouissant les headbangers fidèles depuis leurs débuts. Tout ça augure une seconde session dantesque d’ores et déjà prévue (et espérée un peu plus longue) à la Guerre du Son de Landresse 2 mois plus tard (et ça n’a pas loupé ! yeaah).

Après cette bien bonne claque sonore qui réchauffe (oui parce que bon, tout était top, sauf la météo un peu fraîchouille, et je ne parle pas des jours suivants pirement humides…), il était temps de jeter un œil sur l’organisation du site, de repérer les stands miam slurps et d’aller commander tout ça grâce à la carte Cashless. Perso, ça m’a paru un réel avantage de pouvoir remplir la carte d’euros à l’avance, en ligne (remise à l’entrée sur présentation du billet), d’autant que le reliquat éventuel pouvait nous être recrédités à la fin du festival. Donc on blinde la carte, et on se fera rembourser. Alors pour les plus dépensiers, certes, ça peut être un risque, mais globalement, je valide les avantages du cashless en festival ! A quand même une carte gérable avec un compte unique pour plusieurs festoches régionaux ?

L’Ecocup locale à la main, passage devant la Cornes’Stage, alias « la petite scène », prise d’assaut par les semi-vésuliens Zoombee’X et leur Rock Rock Rock ! Toujours un plaisir de les voir évoluer sur scène, ce que leurs fans bien présents ont confirmé, et le groupe ne boude pas son plaisir de partager cette affiche incroyable à quelques kilomètres de leur bassin de vie ! Le site commence à se remplir (mais en même temps, il est tellement vaste !) car les suivants sur la Pop’Stage sont fortement attendus, comme partout où ils passent !

Une ouverture de set en générique de dessin animé à leur effigie et c’est parti pour le show délirant d’Ultra Vomit. Les crampes de zygomatiques seront inévitables à la fin de leur set, tellement ils mêlent leurs titres parodiques d’humour et d’attitudes irresistibles tout en assénant des exécutions et interprétations impeccables. Entre réparties et chamailleries entre eux et avec le public, complètement acquis à leur cause, c’est un joyeux bordel de rock et de métal,. Si vous ne les avez jamais vus sur scène, c’est vraiment à rectifier ! Et évidemment, quand on sait que les nombreux enragés en coulisses ne sont pas loin, un espéré featuring de Niko (Tagada Jones) sur le « Chien Géant » a bien eu lieu ! C’eût été dommage de ne pas le faire !! Je n’ose imaginer l’ambiance en loges, avec ces 3 bandes de musicos complices et débridés…mais ça devait donner !

La Cornes’Stage prend de suite le relais, mais une pause miam s’impose. Avec la particularité que les sandwiches les plus apétissants sur le menu sont en mode dé-structuré… une rondelle de pain d’un côté, une saucisse du crû bouillante de l’autre et débrouillez-vous.. un peu space comme concept, et j’avoue que je n’ai pas osé, et toujours pas compris le principe (plus assez de pain ? boycott de la forme sandwich ?)… alors bon, on opte pour un truc qu’on peut manger à peu près proprement, sans s’en mettre partout, le faire tomber ou se cramer les doigts… Surtout quand il faut aussi jongler avec la pluie qui s’invite un peu. Bref, pas le meilleur point pour la restauration ce soir-là, alors revenons à la musique…

 

Il reste encore un petit peu de temps pour découvrir les Silver Dust, et leur univers aux touches Burtonniennes voire Steampunk.. Ce groupe suisse trop méconnu ( ? du moins pour moi) présente un véritable spectacle, envoyant un rock puissant agrémenté de boucles électro, le tout avec grande classe et haut-de-forme, ma foi. Beaucoup aimé !

Hop hop hop, on ne perd pas d’énergie (mais on perd des degrés!) et c’est l’heure d’aller au Bal ! Après avoir déjà eu la chance de découvrir le nouveau set des Enragés chez Narcisse, c’est avec autant de plaisir que je remets ça, avec un peu plus d’espace et moins de chocs corporels, cela dit  (ouf) !! Encore un show extraordinaire, où se mêlent évidemment les No One (nouveaux arrivés chez les Enragés sur cette tournée, qui ont essayé de se reposer un peu de leur précédent set) mais aussi les ptits jeunes des putains d’Ultra Vomit qui ne manquent pas cette occasion d’aller rajouter du délire sur la scène déjà bien habitée de performers déchaînés (et presque enchaînée aussi, pour ce qui concerne Klodia…) Pourquoi s’en priver, on attendait tous ça ! La fosse est évidemment survoltée, ça remue dans tous les sens et dans les airs, ça crache des étincelles sur scène, et ça chante à tue-tête, ben ouais, c’est ça le Bal !

Troisième et dernier passage sur la petite scène pour découvrir cette fois (à défaut des vrais que je désespère de pouvoir découvrir un soir…) GHOST CH, groupe suisse reprenant du Ghost, pour ceux qui ne sont pas très forts en déductions :-p Ce Tribute Band ne se contente pas de faire des reprises du groupe suédois, mais il s’approprie aussi tout son univers, les costumes, les masques, les attitudes, la voix. On s’y croirait presque, même s’il est difficile de s’habituer au visage figé du chanteur, et surtout à ses lèvres statiques. Mais ça joue, ça envoie, une toute meilleure qualité de son n’aurait pas été de refus, mais on a fait avec ! Ne faisons pas la fine bouche, on a déjà été bien gâtés en décibels…

Les plus courageux des métalleux devront attendre d’assez longues minutes que le dernier groupe de cette incroyable soirée puisse démarrer son set, du fait de problèmes techniques.. mais c’est enfin au tour de Cover Queen. J’étais assez surprise au départ que ce soit un groupe de reprises qui ait été choisi pour finir la soirée, mais il faut reconnaître que ce combo a été BLUFFANT ! Un spectacle vraiment conçu pour un final en beauté, tant sur l’habillage lumières, sur les artifices que sur la qualité des titres et les performances vocales de Fred Caramia. Une vraie claque visuelle et auditive, et franchement, après les géniaux No One, UV et Enragés, je ne m’attendais pas à être aussi captivée, encore une fois, devant cette main stage. Bravo les programmateurs !

Cette 1ère édition du Pop Cornes Festival a été brillamment entamée en ce vendredi soir, les plus fortes audiences « public » des 2 autres jours confirmeront le succès et on attend avec impatience de voir comment la seconde édition sera menée et achalandée, car la barre a été placée bien haute ! Pourvu que ce festoche trouve sa place dans la région, en juin, et dans la durée. Et même si c’est un peu loin, Metal in Franche-Comté reviendra, j’espère encore plus en force, à condition que le concept d’une soirée axée rock métal soit conservée ! Longue Vie et vive le maïs du Russey !!

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