Fractal Universe – Rhizomes of Insanity

Nom du groupe

fractal universe

Album

Rhizomes of insanity

Label

metal blade

Date de sortie

2019

LA NOTE
9/10

Pourtant pas totalement Franc Comtois, Fractal Universe est lié intrinsèquement à MIFC. Valentin, le bassiste, est l’un des premiers à s’être intéresser à notre webzine, après une rencontre dans feu le BarAcat. Quand il a m’a parlé de son groupe en 2015, j’avais été agréablement surpris de la richesse et de la technicité du premier ep, Boundaries of reality. Alors qu’en sort ce nouvel album chez Metal Blade, je suis aux anges.

Entre temps, le groupe a sorti « Engram of Decline », premier CD que, honte à moi, je n’ai pas chroniqué. Il leur a permis de tourner et de jouer dans des gros festivals (Hellfest, Metal Days, …). Et donc en avril 2019, sort Rhizomes of Insanity. Le concept tourne toujours autour de la folie. Vaste sujet ! La musique de Fractal Universe étant elle même une folie, alternant passage sombre et envolée aérienne, brutalité et calme. On retrouve finalement cette dualité de l’Homme. Cet album étant tellement riche qu’un titre par titre s’avère utile.

Oneiric Realisations : le premier morceau est souvent essentiel, il donne souvent toutes les informations nécessaires. Le style, le son ! Et bien celui là respecte cette norme !! Si tout l’album est comme ça, on aura surement l’album du mois !! Tout y est, technicité, son cristallin, multiples voix !

Flashes of Potentialities : Le second titre s’envole en blast beat, une brutalité bienvenue qui tout de suite laisse sa place à une voix claire. Décidément Fractal Universe aime bien nous emmener dans des chemins torturés. Un petit solo (petit c’est pas le mot idéal) vient ornementer tout ça !

Rising Oblivion : Un début de morceau moins intéressant que les 2 premiers, Très mid tempo, la voix varie peu et donne un coté répétitif qui pousse à zapper sur le prochain titre.

A Reality to Foreclose : Encore plus calme dans son approche, avec une voix presque parlée, ce morceau part après dans un style à la Death mais encore une fois reste un rythme plus lent que le reste de l’album.

Masterpiece’s Parallelism : Attention, petit chef d’oeuvre !!!! Composé presque sur un thème purement musique classique, ce morceau est une violence et d’une technicité sans limite. Il tombe au bon moment de l’album après un passage plutôt calme !! Il relance la dynamique et pousse à écouter la suite !

Parabola of Silence :Plus mélodique, ce morceau reste dans la lignée du précédent. Décidément rien n’est à jeter pour l’instant. Je reste admiratif des riffs de guitare, je me demande comment des mains humaines font cela !!

Madness’ Arabesques : Aller, il fallait bien un titre que je n’aime pas. Et celui ci s’explique je pense par la folie qui y règne, les solos jazzy sont peut être trop pour moi. Loin d’être mauvais, mais un titre qui provoque un rejet.

Architectural Aberrations : On repart rapidement sur ce que Fractal Universe s’est faire de mieux, des morceaux oscillant entre brutalité et mélodie. Une vraie marque de fabrique qui les placent au niveau des Atheist et autre Cynic !

Fundamental Dividing Principle : le riff de départ est juste une petit tuerie, un son, une rythmique, un chant qui rapproche ce morceau du dernier album de Gojira ! et cette comparaison est totalement réfléchie, je la pose là car sans aucun doute, Fractal Universe a su se créer un style comme les Basques ont pu le faire. Et il se paye le luxe d’un solo de Saxophone !!

Chiasmus of the Damned : Car il faut bien finir un jour, le dernier titre est plus prog, plus calme. Il faut bien faire redescendre toutes les émotions par lesquelles cet album nous a fait passé.

Collective Engram : et finalement ce morceau accoustique achève le constat, Fractal Universe a sorti un album qui mérite son passage sur Metal Blade et qui va j’espère les envoyer aux 4 coins du monde.

Membres du groupe
Vince Wilquin – Guitar / Vocals
Hugo Florimond – Guitar
Valentin Pelletier – Bass
Clément Denys – Drums
 
Ville d’origine
Nancy, France
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Narthraal – Chainsaw killing spree

Nom du groupe

narthraal

Album

chainsaw killing spree

Label

INVERSE RECORDS

Date de sortie

2016

LA NOTE
7/10

Ce deuxième EP du groupe de death métal islandais Nartrhaal contient deux morceaux intitulés « Million Graves To Fill » ainsi que « Descent Into Darkness ».

Il débute sur le bruit d’une tronçonneuse qui démarre. Puis la musique commence et une phrase mélodique se fait entendre. Phrase mélodique qui sera d’ailleurs répétée tout le long du morceau, parfois accélérée, parfois ralentie, mise à la tierce ou encore doublée par une autre guitare, mais aussi accompagnée d’une autre phrase qui va subir le même sort. Tout le morceau est basé sur ce jeu d’alternances et de répétitions, sauf ce qui concerne le chant, et cette partie où la guitare lead décide d’entrer en euphorie et de ne faire que des doubles croches. La guitare rythmique, la basse et la batterie restent sur la base d’un morceau métal.

Pour ce qui est du deuxième titre, il suit à peu près le même schéma et les mêmes codes tout en nous criant joyeusement «  You will die ! ».

Cependant une chose me trouble : l’Intro, qui me fait bizarrement l’effet d’un vieux morceau de rock américain sur lequel je n’arrive pas à placer de nom mais qui me semble pourtant plutôt connu.

Même après de longues recherches la seule chose qui arrive à s’en approcher est le célèbre générique de « C’est pas sorcier » mais je sais parfaitement que ce n’est pas le morceau que je recherche. Oh je vous en prie si vous savez de quoi je parle faites-le moi savoir.

Membres du groupe
Viktor Peñalver: Vocals/bass
Birkir Kárason: Guitar
Jónas Haux: Drums
Tony Aguilar: Guitar
 
 
Ville d’origine
Hafnarfjörður
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Mhönos – LXXXVII

Nom du groupe

mhönos

Album

lxxxvii

Label


Zanjeer Zani Productions

Date de sortie

2017

LA NOTE
7.5/10

Cet album de Mhonos nous plonge petit à petit dans une atmosphère profonde de désespoir.

Tout est très lent,la guitare, la basse, la batterie, notre cerveau s’habitue à ce rythme qui se répète sans cesse et s’en acclimate, le suit dans cette euphorie. On se laisse aller sans savoir et malgré le fait que tout se répète, le morceau change et n’est pas monotone.

Mais la violence fait son apparition très brusquement, le calme se rompt, tu ne comprends pas et une frayeur te parcourt le corps pendant quelques secondes. Cet effet est si marquant.

Pour un autre morceau, cette violence est présente par de soudains coups aux instruments qui suivent un rythme très précis.

Alors l’album se fait tantôt calme, tantôt brutal et se poursuit de cette manière en variant à chaque fois angoisse et apaisement, moments tendus et de relâchements.

Tout est fait pour rendre cette musique oppressante, des effets étranges et une respiration sinistre se font entendre. Une voix de zombie qui rend les paroles totalement incompréhensibles. Personne ne pourrait s’endormir sans faire de cauchemars après avoir entendu ceci, ce qui est signe d’une très bonne réalisation.

Ce n’est, bien entendu, pas de la musique qu’il faut écouter pour le plaisir des mélodies, des riffs ou encore des solos que l’on peut faire avec nos instruments, mais pour la sensation étrange qu’elle nous laisse chaque fois que nous pourrons l’entendre.

Membres du groupe
Frater Alexandre – Frater Erwan – Frater Nehluj – Frater Nikaos – Frater Samuel – Necropiss.
 
 
Ville d’origine
Rotomagus
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Monarch – Sabbat Noir

Nom du groupe

Monarch

Album

Sabbat npor

Label
Date de sortie

2019

LA NOTE
7/10

Il y a deux mois (le 15 février exactement), Monarch, groupe de Doom Metal extrême du sud-ouest de la France, ressortait son 5ème album, Sabbat Noir (sorti à l’origine en 2010). Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album porte bien son nom. Plongeons-nous donc dans une chronique obscure, pleine d’adjectifs et de métaphores.

 

Sabbat Noir est l’incarnation musicale d’un accouplement entre les catacombes de Paris et le film Blair Witch Project. Une demi-heure (divisées en deux parties) d’épaisses guitares (Shiran Kaïdine aux guitares et MicHell Bidegain à la basse) en pesanteur et d’atmosphère lugubre, associées à une batterie (Rob MacManus) dont le rôle est celui d’un instrument de torture incisif et sempiternel, le tout ponctué par les cris et les murmures d’Emilie Bresson – voici ce à quoi il faut s’attendre à l’écoute de Sabbat Noir. Le Doom Metal est en effet ici poussé à l’extrême jusqu’à atteindre une noirceur pure. Le tout est très lent, très atmosphérique – mais surtout très malsain, voire dérangeant (au sens horrifique du terme). Si vous ne jurez que par les blast beats et la joie de vivre, passez votre chemin. En revanche, si vous êtes intéressé par une expérience musicale hors du commun ou si vous souhaitez écouter quelque chose d’immersif, prenez le temps de vous plonger dans les abysses de Monarch.

 

Sabbat Noir est une expérience intrigante qui demande un certain état d’esprit à l’écoute pour être compris. C’est un album qui réussit un pari risqué : celui de la lenteur, de l’absence de mélodies, de l’horreur et de l’underground. A ne pas mettre entre toutes les mains, ou plutôt à écouter avec parcimonie.

Membres du groupe
Emilie Bresson a.k.a. Eurogirl : Vocals
Shiran Kaidine : Guitar
MicHell Bidegain : Bass
Stéphane Miollan: Guitar
 
Ville d’origine
Bayonne/Bordeaux
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Abyssic – High the memory

Nom du groupe

abyssic

Album

high the memory

Label

osmose productions

Date de sortie

février 2019

LA NOTE
7/10

Après un premier album en 2016, les Norvégiens sont de retour avec « High the Memory ». On peut dire que le projet a fortement muri, il faut dire que le précédent est encore assez hésitant dans le style musical, là où ce nouveau cd montre une véritable progression dans le mélange musique symphonique et Doom Metal. L’écoute d’une œuvre pareille s’apparente presque à une plongée dans un univers onirique, un monde parallèle digne d’une BO de film d’Héroic Fantasy. La lourdeur des morceaux, combinés à leur durée entre 8 et 20 min, peut par contre rebuter l’auditeur moyen qui risque de s’endormir rapidement au bout du 2ème titre. Les orchestrations, très portées sur les cuivres, s’intègrent de façon subtil aux rythmiques pachydermiques du Doom. « Transition Consent » est sans nul doute le meilleur titre de cet album, avec ce piano mélancolique, cette montée en puissance de l’orchestre. Rares sont les groupes à pouvoir dégager une telle noirceur, cela me rappelle largement les premiers Katatonia, My Dying Bride ou bien une version lente de Septic Flesh. Pourtant réfractaire à ce style musical, et malgré l’heure tardive de cette chronique (02h30), j’arrive à écouter tout l’album sans m’endormir au bout des 20 premières minutes et c’est un bel exploit.

Membres du groupe
Memnock: Vocals/Contrabass/Bass
Elvorn: Guitar
André Aaslie: Keys/Orchestration
Tjodalv: Drums
Makhashanah: Bass
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Iron Bastards – Cobra Cadabra

Nom du groupe

iron bastards

Album

cobra cadabra

Label

autoprod

Date de sortie

4 avril 2019

LA NOTE
9.6/10

Après un « Fast and Dangerous » que j’avais apprécié mais auquel je préférai le premier album (Boogie Woogie Violence), nos plus anglais des strasbourgeois sont de retour avec « Cobra Cadabra ».

Premier détail, le son a encore été amélioré pour arriver à un résultat digne d’un chef d’œuvre de la scène anglaise des années 70 tout en gardant la précision d’une production moderne. J’oserai un comparatif surprenant, mais ce type de son me fait penser à ceux que peuvent proposer par exemple les Red Hot.

Avec Iron Bastards, il faut environ 3 secondes pour se mettre dans le bain et actionner son pied pour taper le rythme, ce grooupe est une machine à tube !! « Day of Rage », le premier single dévoilé, en est le parfait exemple. Le refrain est un monument de Rock’n’roll, un truc à se péter les cordes vocales en le reprenant en chœur. Le groupe a su avec les années développer son fast Rock’n’roll qu’avait créé notre Dieu à tous, Motörhead. Même si l’influence est toujours palpable, que la Rickenbacker et ce chant Rockailleux (copyright sur cette expression qui exprime bien le timbre particulier de Lemmy, nourri à la clope et au Jack Daniel’s) sont une marque de fabrique lourd à porter, Iron Bastards fait honneur à notre père à tous.

Et la suite de l’album ne fait que confirmer la qualité des compos des strasbourgeois. « Speed Machine », « Cobra Cadabra », autant de titres qui vont vous faire danser sur les pistes !! Et que dire des influences maidenesques de plus en plus présentes, sur «  »With the world on your side » ou sur « Outside the nest » tant en rythmique qu’en solo. Tiens parlons en des solos, David s’est encore surpassé pour sortir des notes stratosphériques.

Et franchement, vlà que maintenant ils sortent l’harmonica pour faire du Rock aux influences country, « You only live twice » est bien marrant avec des petits « hi ha » bien texan ! La guitare et l’harmonica sur la fin du morceau se lance dans un duel de solo !! Exceptionnel en France de voir des groupes oser un tel mélange :!

Après un déluge de bon point, il faudrait trouver les choses qui ne vont pas pour placer un « mais » … mais je n’en trouve pas. Alors je finirai cette chronique en disant sans soucis, sans stress que Iron Bastards a sorti son meilleur album, mais surtout le meilleur cd de ce début d’année. Et quand je me dis qu’on les a fait jouer et que j’ai pu écouter ces nouveaux morceaux en live, je suis plus qu’affirmatif, other band play, Iron Bastards Kill !!!

Membres du groupe
David Bour : Bass & Vocals –
David Semler : Guitars –
Anthony Meyer : Drums
 
Ville d’origine
Strasbourg
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