Skinned – Shadow Syndicate

Nom du groupe

skinned

Album

shadow syndicate

Label

xenokorp

Date de sortie

mai 2018

LA NOTE
6/10

Skinned est un groupe qui je pense, et c’est bien dommage, ne sait pas mettre ces atouts en avant. Alors on se retrouve avec un album de dix morceaux qui se ressemblent et qui nous lassent. Pourtant si nous tendons l’oreille on remarque bien plusieurs gammes de guitare différentes pour chaque morceau mais recouvertes par tout le reste. Et, finalement, nous n’avons aucune mélodie qui se démarque, rien qui ressort du titre, rien d’addictif qui me donnera envie de réécouter cet album encore et encore.

Bien souvent les intros et outros ne me semblent pas assez travaillées, c’est juste « on commence » puis « on arrête », c’est trop brut. Après vous me direz comment reprocher à un groupe de death d’être brutal ? Je vous répondrais que la violence n’est que plus belle lorsqu’elle n’est, non pas physique, mais morale. Cependant si votre but unique est de se lancer dans un pogo d’enfer je pense que ce groupe vous conviendra certainement.

Enfin ce qui me dérange ici est ce que je me suis permise d’appeler  » un groupe consanguin ».

Je vous explique, lorsqu’un groupe est formé de membres écoutant uniquement du métal et ne jure que par ça, cela nous donne un groupe consanguin. Ne cherchant pas ailleurs leurs inspirations ils n’ont rien de particulier, toujours le même mode à la guitare, le même rythme à la batterie. Et puis, la consanguinité, c’est mal.

Bien sûr tout n’est pas blanc ou noir, alors j’ai noté trois morceaux qui pour moi se démarquent des autres.

Le premier Wings of Virulence pour l’apparition d’une partie de piano très réussie.

Le second As their bodies fall par ce côté très crade et « mal enregistré » donné dès le début avec la ligne de basse seule en intro (intro qui se démarque enfin des autres), et puis cette batterie, qui me semble être la seule enregistrée correctement, nous perd avec un rythme impossible à retenir : une fois dans le temps, l’autre en contretemps.

Et enfin le mieux réalisé est le morceau uniquement instrumental Black rain, même si je n’ai aucune raison concrète à vous donner maintenant.

Ce groupe est bien sûr très pro, mais il manque une certaine flamme à mon goût

Membres du groupe

Greg Keenan – Bass

John Meyer – Vocals

Travis Weickum – Guitar / Vocals

Connor McLaughlin – Drums

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Born Again – True Heavy Nation

Nom du groupe

Born Again

Album

true heavy nation

Label

pride and joy music

Date de sortie

décembre 2018

LA NOTE
9/10

Nos petits chouchoux de Born Again sont de retour avec un nouvel  album après un premier essai il y a 2 ans. « Strike with power » avait déjà montré le sens du riff des bisontins, cette facilité à pondre des refrains qui restent dans la tête.

La pochette réalisée par Stan W Decker met en scène des thrasheurs démolisseurs de zombies

Et là en un seul titre, «No guts No glory » mets tout le monde d’accord, ils n’ont rien perdu de la recette du précédent.  Le son est encore meilleur, une production qui rends honneur à chaque note, signée Pierre Emmanuel  Pellisson.

Et avec « Ghost Rider », Born Again rends encore hommage aux grands de la musique Heavy Metal, ce titre a un petit côté NWOBHM, Chris Savourey se fait plaisir !!

Petit ralentissement de rythme sur « King of Pain » et « Children of the Storm », un break bienvenu avant un reprise en mode Rock’n’Roll sur la reprise de « You can’t Stop Rock’n’Roll » de Twisted Sister !

Le titre éponyme est finalement mon préféré, un refrain qui reste en tête (comme « Betrayed » sur le précédent album) et un groove, mode rouleau compresseur. La suite est tout aussi intéressante, les titre s’enchainent facilement, les solos de Chris sont de plus en plus élaborés, ce mec est définitivement un dieu de la guitare !! Il pond des notes ultimes !!

J’avoue que mon avis est assez limité, dans le sens où Born Again joue un Heavy Metal carré, extrêmement bien joué, il n’y a rien à jeter dans cet album !! Si « Strike with Power » vous avez séduit, cette fois vous allez tomber dans les bras de nos bisontins !

Membres du groupe
Thierry (vocals)
Chris (guitars)
Christopher (bass)
Pich (drums)
 
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Defeated Sanity – Prelude to the tragedy

Nom du groupe

defeated sanity

Album

prelude to the tragedy

Label

xenokorp

Date de sortie

2017

LA NOTE
5.7/10

En 3 notes on sait déjà à quelle sauce on va être mangé ! La voix, la batterie typique et les guitares morbides ! Aucun doute Defeated Sanity fait du Brutal Death Metal ! Et pas la version soft, la bien crade !! Ici point de dentelles, c’est décomposition, mutilation, horreur à tous les étages !

Le souci de ce genre d’album, c’est qu’il n’est ni bon ni mauvais, il est malheureusement assez prévisible. Les titres s’enchainent sans qu’aucun ne reste en tête !

Donc finalement, un cd pour les fans de Suffocation et Cannibal Corpse mais on peut aussi rester sur les maîtres.  Pas besoin d’en dire plus c’est bien fait mais ça laisse sur sa faim.

Membres du groupe
Lille Gruber – Drums
Jacob Schmidt – Bass
Christian Kühn – Guitar
Josh Welshman – Vocals
 
 
Ville d’origine
Berlin/Hamburg/Schweinfurt/NYC
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Membrane – Burn Your Bridges

Nom du groupe

membrane

Album

burn your bridges

Label

blind prod

Date de sortie

11 février 2019

LA NOTE
8.5/10

Voici le retour tant attendu de Membrane, le fer de lance Vésulien du noise à tendance post metal, et même l’un des acteurs principaux du mouvement en France n’ayons pas peur des mots.

Une carrière qui a vraiment fière allure, aucune fausse note parmi toutes les sorties du groupe. Une première démo locale en 2001, puis stage box, premier EP en 2003. En 2005 Membrane remet le couvert avec Utility Of Useless Things. Deux ans plus tard sortira À Story Of Blood And Violence, et en 2010 nouvel effort avec Disaster. A peine un an après et Membrane sort un split vinyle avec les excellents Sofy Major. 2015 et nouvel album : Reflect Your Pain. En 2016 c’est un nouveau split, cette fois-ci avec Revok.

2017 et le groupe nous offre Erase. Un peu plus tard la même année, le groupe enregistre un live à Echo System à Scey Sur Saône et donc voici ce Burn Your Bridges.

Premier morceau, Stand In The Rain, première claque. Un début à la guitare, lent, enivrant, puis vient les voix des deux Nicolas, planant, aérien, avant la déferlante. Après une minute trente la machine est lancée. Nicolas Frère hurle ses mots et maltraite sa guitare pendant que Nicolas Cagnoni en fait de même avec sa basse, la batterie de Maxime Weingand claque et il use de ses cymbales sur ce début de morceau. Puis la suite du morceau se calme un peu, se met en place. Cette fois-ci se sont les tomes de la batterie de Maxime qui prédomine, le dernier riff de guitare est lancinant, une belle entrée en matière de 8 minutes 30. Chilhood Innocence est plus direct, plus brut et ultra efficace. Je n’en ai pas encore parlé mais la prod est excellente, le son est très bon. Pour cet album, Membrane c’est entouré de deux featuring qui font leurs apparitions sur plusieurs morceaux, Fred Boudot de Generic apparaît sur Windblown, Fragile Things et At Long Last. Et Ona Chrysis de Moon apparaît sur Stand In The Rain, Battlefield et Burn Your Bridges. Parlons d’ailleurs de Burn Your Bridges, quatrième morceau de l’album et véritable curiosité tant il est différent du reste de l’album. Comme une sorte d’interlude mais pourtant véritable bon morceau. Proche du country rock, frôlant le blues, avec la voix de Nico en mode suave, ce morceau planant, léger, avec la jolie voix de Ona Chrysis en featuring est bien choisie, la prise de risque au niveau de l’originalité est à saluer et c’est une belle réussie. Car pour le reste de l’album le groupe oscille entre deux styles parfaitement maîtrisés, le noise rock et le post metal. Deux styles qui sciait parfaitement aux qualités du groupe, les changements de rythmes, les ambiances, la voix de Nico, autant d’atouts qui ne sont pas donnés à tout le monde et dont le groupe nous le démontre sur ce très bon nouvel album. La conclusion de cet album, At Long Least, en est d’ailleurs la parfaite représentation, un morceau de presque 8 minutes de toute beauté. Ce Burn Your Bridges est à ranger tout en haut de la pile des albums de Membrane, un excellent album qui nous fait vibrer, sauté dans tous les sens, nous déchaîner, nous fait planer, nous fait nous sentir bien. Merci et à bientôt.

Membres du groupe

Nicolas Frère : Guitars and Vocals

Nicolas Cagnoni : Bass and Backing Vocals

Maxime Weingand : Drums

Ville d’origine

Vesoul

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Stone horns – The Beast inside

Nom du groupe

Stone Horns

Album

the beast inside

Label

autoproduction

Date de sortie

octobre 2018

LA NOTE
8.6/10

Je commencerai cette chronique en m’excusant du retard, mais comme vous le savez, le webzine avait passé une mauvaise période.

C’est donc en octobre que ce premier album est sorti, un véritable travail qui a duré 2 ans et conçu par une seule personne, Devf. Même si pour l’enregistrement il a fait appel à Raph (Acod) pour la batterie et Antoine Rozsak à la guitare solo.

Stone Horns se définie assez sobrement je trouve comme du Groove Metal. Même si c’est totalement exact, cela occulte de nombreuses autres influences, qu’on peut largement aller chercher vers des groupes comme Emtombed, Gorefest où ce que fait maintenant In Flames. Malgré tout, on peut surtout penser à des groupes américains bien connus.

Et après une intro bien mélodique, les hostilités commencent. Et un point saute aux yeux directement, enfin aux oreilles surtout, le son est énorme, tout en lourdeur et en puissance, ce qui, quand on fait du groove Metal, est une obligation.

Alors me vient ce sentiment d’entendre du Machine Head, les riffs, la voix un peu mais surtout ce sens de la rythmique, du contre temps ! C’est un vrai bonheur d’avoir des morceaux qui recèlent autant de changement sans avoir l’impression d’un gâchis de riff.

Les morceaux s’enchainent facilement, les refrains se retiennent rapidement, ce sont des titres taillés pour le live.

« At the gates of the devil’s Mansion » commence par un solo de batterie avant de vite nous rappeler à qui on a affaire ! Assurément mon titre préféré, rapide, sans concession.

Les 13 morceaux passent à une vitesse, car quand résonne « One Last stand », on est KO.

Alors, verdict : Tu aimes le groove, tu sais cette section rythmique qui tabasse et te fait vibrer l’intérieur, tu aimes les refrains faciles à retenir mais surtout tu aimes Machine Head, Pantera et tout cela, alors Stone Horns te plaira.

Enregistré, Mixé et Produit au Stone Horns Studio par Devf.

Artwork par Devf.

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Heir – Au Peuple de l’abime

Nom du groupe

heir

Album

au peuple de l’abime

Label
Date de sortie

2017

LA NOTE
6/10

Pour celui-là, je plaide coupable du retard involontaire dans la chronique. J’avais glissé le dossier dans un autre … ouais pas très professionnel tout ça mais que voulez-vous, on peut aussi être bordélique sur un ordi !

Donc Heir, groupe signé chez Les Acteurs de l’Ombre, nous vient de Toulouse et propose un Black Metal entre lumière et obscurité. J’ai cherché longtemps une description et finalement celle-ci me semble idéale. Pourquoi ?

Car si l’album commence sur une brutalité fidèle au Black Metal des débuts, le morceau se calme naturellement, laissant arriver des influences plus planantes, limite atmosphérique et quelques secondes plus tard, une nouvelle salve retombe sur nos têtes.

Et les autres morceaux vont s’articuler de la même manière, ce qui rend cet album un peu prévisible, limite redondant.

Pas une déception mais un album qui me laisse sur ma faim.

Membres du groupe
Vocals : J.S
Drums : D.D.A
Bass : F.B
Guitars : M.D , M.S
 
 
Ville d’origine
Toulouse, France
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