Abyssic – High the memory

Nom du groupe

abyssic

Album

high the memory

Label

osmose productions

Date de sortie

février 2019

LA NOTE
7/10

Après un premier album en 2016, les Norvégiens sont de retour avec « High the Memory ». On peut dire que le projet a fortement muri, il faut dire que le précédent est encore assez hésitant dans le style musical, là où ce nouveau cd montre une véritable progression dans le mélange musique symphonique et Doom Metal. L’écoute d’une œuvre pareille s’apparente presque à une plongée dans un univers onirique, un monde parallèle digne d’une BO de film d’Héroic Fantasy. La lourdeur des morceaux, combinés à leur durée entre 8 et 20 min, peut par contre rebuter l’auditeur moyen qui risque de s’endormir rapidement au bout du 2ème titre. Les orchestrations, très portées sur les cuivres, s’intègrent de façon subtil aux rythmiques pachydermiques du Doom. « Transition Consent » est sans nul doute le meilleur titre de cet album, avec ce piano mélancolique, cette montée en puissance de l’orchestre. Rares sont les groupes à pouvoir dégager une telle noirceur, cela me rappelle largement les premiers Katatonia, My Dying Bride ou bien une version lente de Septic Flesh. Pourtant réfractaire à ce style musical, et malgré l’heure tardive de cette chronique (02h30), j’arrive à écouter tout l’album sans m’endormir au bout des 20 premières minutes et c’est un bel exploit.

Membres du groupe
Memnock: Vocals/Contrabass/Bass
Elvorn: Guitar
André Aaslie: Keys/Orchestration
Tjodalv: Drums
Makhashanah: Bass
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Iron Bastards – Cobra Cadabra

Nom du groupe

iron bastards

Album

cobra cadabra

Label

autoprod

Date de sortie

4 avril 2019

LA NOTE
9.6/10

Après un « Fast and Dangerous » que j’avais apprécié mais auquel je préférai le premier album (Boogie Woogie Violence), nos plus anglais des strasbourgeois sont de retour avec « Cobra Cadabra ».

Premier détail, le son a encore été amélioré pour arriver à un résultat digne d’un chef d’œuvre de la scène anglaise des années 70 tout en gardant la précision d’une production moderne. J’oserai un comparatif surprenant, mais ce type de son me fait penser à ceux que peuvent proposer par exemple les Red Hot.

Avec Iron Bastards, il faut environ 3 secondes pour se mettre dans le bain et actionner son pied pour taper le rythme, ce grooupe est une machine à tube !! « Day of Rage », le premier single dévoilé, en est le parfait exemple. Le refrain est un monument de Rock’n’roll, un truc à se péter les cordes vocales en le reprenant en chœur. Le groupe a su avec les années développer son fast Rock’n’roll qu’avait créé notre Dieu à tous, Motörhead. Même si l’influence est toujours palpable, que la Rickenbacker et ce chant Rockailleux (copyright sur cette expression qui exprime bien le timbre particulier de Lemmy, nourri à la clope et au Jack Daniel’s) sont une marque de fabrique lourd à porter, Iron Bastards fait honneur à notre père à tous.

Et la suite de l’album ne fait que confirmer la qualité des compos des strasbourgeois. « Speed Machine », « Cobra Cadabra », autant de titres qui vont vous faire danser sur les pistes !! Et que dire des influences maidenesques de plus en plus présentes, sur «  »With the world on your side » ou sur « Outside the nest » tant en rythmique qu’en solo. Tiens parlons en des solos, David s’est encore surpassé pour sortir des notes stratosphériques.

Et franchement, vlà que maintenant ils sortent l’harmonica pour faire du Rock aux influences country, « You only live twice » est bien marrant avec des petits « hi ha » bien texan ! La guitare et l’harmonica sur la fin du morceau se lance dans un duel de solo !! Exceptionnel en France de voir des groupes oser un tel mélange :!

Après un déluge de bon point, il faudrait trouver les choses qui ne vont pas pour placer un « mais » … mais je n’en trouve pas. Alors je finirai cette chronique en disant sans soucis, sans stress que Iron Bastards a sorti son meilleur album, mais surtout le meilleur cd de ce début d’année. Et quand je me dis qu’on les a fait jouer et que j’ai pu écouter ces nouveaux morceaux en live, je suis plus qu’affirmatif, other band play, Iron Bastards Kill !!!

Membres du groupe
David Bour : Bass & Vocals –
David Semler : Guitars –
Anthony Meyer : Drums
 
Ville d’origine
Strasbourg
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Nordjevel – Necrogenesis

Nom du groupe

Nordjevel

Album

necrogenesis

Label

osmose productions

Date de sortie

mars 2019

LA NOTE
7/10

On peut dire que depuis 2015, la carrière de Nordjevel a rapidement décollé, normal au vu du line up du groupe. Composé d’anciens membres de Marduk, Ragnarok, Abbath ou bien encore Morbid Angel, les bougres se sont bien trouvés pour proposer un Black Metal d’une froideur intense.

Cette sensation est accentuée par le chant de Doedsadmiral, glacial, lugubre. J’adore ce type de chant Black Metal. Pour le reste, comprendre la musique, Nordjevel propose un Black Metal de bonne facture, qui malgré tout utilise beaucoup de plans déjà entendus.

Loin d’être originaux, ils arrivent néanmoins à sortir quelques bons morceaux emplis de noirceur. L’écoute de « Necrogenesis » évoque souvent un Black Metal plutôt suédois, très largement influencé par Dark Funeral (normal, le batteur a aussi joué chez les Suédois) ou bien encore Marduk. Malgré tout, de ci de là, on entend des sonorités parfois Black’n’Roll empruntées à la scène norvégienne.

Au risque de me répéter, ne cherchez pas ici un album original, mais bien une continuité dans le retour du Black Metal Scandinave sur le devant de la scène, sans chichi, dans la brutalité qui l’a vu naître.

Membres du groupe
: Doedsadmiral – Vocals :

: DzeptiCunt – Bass :

: Destructhor – Guitars :

: Dominator – Drums :
 
 
Ville d’origine
Oslo
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EMBRYONIC CELLS : « Horizon »

Nom du groupe

embryonic cells

Album

horizon

Label

apathia records

Date de sortie

novembre 2018

LA NOTE
8.6/10

EMBRYONIC CELLS se retrouve dans les pages d’OBJECTIF METAL par le biais de l’agence promotionnelle REPLICA. Avec ce nouvel opus les Troyens nous gratifie d’un album aux multiples facettes et influences. Leur Black Death metal orchestré fait parler la poudre.

Débutée en 1994 la carrière du groupe est chargée en sorties d’albums (quatre depuis 2007) : « Before The Storm 2007 » « Black Seas 2008 » « The Dread Sentence 2011 » « Horizon 2018 ». Pour info deux démos sont sorties sur 1999/2000 ( Prima Nocte – Necro Révélation). La musique passionnée d’EMBRYONIC CELLS emprunt d’une touche bien personnelle fait mouche. Nous dénoterons quand même des pics influenciels tels SLAYER, AMON AMARTH, ROTTING CHRIST, SEPTIC FLESH, ENSLAVED…. Pour le plus grand plaisir de l’oreille. Très atmosphérique, mélancolique, émotionnelle et puissante à la fois, voilà les caractéristiques musicales de ce nouveau projet. Côté concerts, quelques 300 prestations avec des pointures tels NUCLEAR ASSAULT, GWAR, SINISTER, OBSCENITY ou encore MISANTHROPE. Il ya du vaincu chez EMBRYONIC CELLS.

Les 8 titres composant « Horizon » sont d’un équilibre parfait, après plusieurs écoutes nous sommes en extase. Gros travail rythmiques guitares et orchestrations clavier faisant ressortir cette émotion palpable durant les 8 pistes. Le chant tantôt death guttural tantôt black criard couronne le tout. EMBRYONIC CELLS a sorti « Horizon » chez Apathia Records. Pour info le groupe sera au HELLFEST sur cette année 2019 ainsi quand tournée française prochainement. Ne les ratez pas ! Belle surprise, à force de persévérance le Metal français est encore une fois glorifié magistralement.

 
Membres du groupe
Max Beaulieu : Guitars/Vocals
Djo Lemay : Drums
Pierre « Mamuth » Touzanne : Bass
Pierre Le Pape : Synths
 
Ville d’origine
Troyes
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Aephanemer – Prokopton

Nom du groupe

Aephanemer

Album

Prokopton

Label

primeval records

Date de sortie

mars 2019

LA NOTE
7.9/10

A la base Aephanemer est le projet d’un seul homme, Martin Hamiche, qui vouait un culte à la scène du Death Metal Mélodique scandinave ! Mais il faut croire que le bougre a su trouver d’autres passionnés comme lui pour monter un line up. Et après un Ep qui a su trouver un public, le premier album a montré de grandes capacités.

Il est donc logique que le groupe veuille montrer son évolution, et quoi de mieux que de se payer Dan Swanö et Mika du Finnvox Studio pour avoir un son presque parfait. Oui je mets presque, car on peut toujours faire mieux !

Bref, dès les premières notes, on comprend que Martin n’a pas lâché la scène suédoise car j’ai l’impression de faire un bond dans le passé aux alentours de « The gallery ». Mais dès le deuxième morceau, ces nappes de clavier transpirent Children of Bodom ou bien Stratovarius. Soyons francs, ce sont des groupes que j’arrive à écouter mais pas tout un album et ils n’arrivent pas à me faire ressentir grand-chose.

« Snowblind » attire par contre mon attention en étant plus typé Black Metal Symphonique dans son approche, assez dans l’idée d’un Dimmu Borgir période « Puritanical Euphoric Misanthropia ». Le chant féminin vers la fin du morceau est lui proche de celui de la chanteuse de Cruachan époque « Folklore » ou bien encore de Cadaveria.

« At Eternity’s gate », intermède toujours utile sur un album, prend, lui aussi, un départ intéressant, avec un riff bien épique.

Mais avec « Back Again », retour aux affaires Metal mélodique, avec même quelques petits riffs un peu thrash. En tout cas chez Aephanemer, les claviers sont presque omniprésents, un peu trop peut-être. Ils gâchent parfois les bons riffs et solos.

L’album se termine sur « If I should die », condensé assez réussi de toutes les influences citées auparavant, entre Metal Scandinave, Thrash et Black Symphonique, qu’on peut résumer en Children of Bodom qui reste la référence à retenir de « Prokopton ». Alors même si ce style n’est pas ma tasse de café (vu l’heure, 5 h du mat, où je fais ma chronique je ne suis plus au thé), je reconnais les grandes qualités de Aephanemer, démarche pro, investissement personnel et musiques millimétrées. Nul doute que le passage sur la scène du Wacken ouvrira de nouvelles portes !

Membres du groupe
Martin Hamiche – Lead Guitar
Marion Bascoul – Vocals & Rythm Guitar
Lucie Woaye Hune – Bass
Mickaël Bonnevialle – Drums
 
 
Ville d’origine
Toulouse
Credits : Cédric Gleyal
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Slenders- Angry Youth

Nom du groupe

slenders

Album

angry youth

Label

this is core

Date de sortie

2019

LA NOTE
6/10

Avoir un webzine, c’est recevoir beaucoup de promo, parfois très loin de ce qu’on écoute le reste du temps. Donc sans trop me forcer, je vais me replonger dans mon adolescence lointaine en chroniquant le CD des Italiens de Slenders.

Pourquoi je dis ça ? car leur Punk Rock Mélodique est dans la droite lignée des Green Day, The Offspring, NOFX et j’en passe, et mon époque skateur (ouais ouais on ne rigole pas) s’est faite au son de ces groupes. Ah la jeunesse, on se contente de peu musicalement mais finalement, c’est ce qui plaît dans ce style.

Les Italiens ont vraiment bien appris leurs leçons et proposent un album carré, mais soyons francs, sans grand intérêt. C’est entendu mille et une fois, ça rappelle tous les groupes pré-cités. Tous les plans y passent.

Et ce n’est pas la reprise de The Cure « Boys Don’t Cry » qui rattrape tout ça, elle est trop calquée sur l’originale. Bref, si tu aimes le Punk Rock, soit tu achètes ce CD pour reposer « Basket Case » ou « Punk in drublic » et soutenir la jeune génération, soit tu te contentes de faire tourner tes vieilles galettes !

Membres du groupe
Zbarah, Kerciak, Human, Matt.
 
 
Ville d’origine
Arzachena
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