Blind Guardian – Beyond The Red Mirror

Blind Guardian – Beyond The Red Mirror

Pour ma première chronique pour ce magnifique site qu’est Metal In Franche Comté, permettez moi de vous conter une petite anecdote. Il y a quelques temps, je dis à l’ami Hieronymus que je suis prêt à replonger dans le bain et à lui livrer mes pensées sur les sorties du moment. Mon premier choix se porte sur Beyond The Red Mirror de Blind Guardian. Et puis quelques mois plus tard, le constat est là : toujours aucune ligne …. Car autant le dire de suite, cet album n’est pas simple à appréhender (la bonne excuse…), car Blind Guardian vient de pondre un bébé gargantuesque de plus de 70 minutes qui méritent l’attention de toutes vos esgourdes (2 si vous êtes normalement constitués).

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Pour ma part, je distinguerais 3 albums référentiels dans la carrière du Gardien Aveugle : Imaginations From The Other Side en 1995, Nightfall In Middle Earth en 1998 et A Night At The Opera en 2002. Beyond The Red Mirror pourrait être assurément le quatrième, tant il synthétise parfaitement ces trois albums (mais aussi les suivant). Du premier il emprunte la thématique (les deux albums faisant écho à la même histoire) mais aussi quelques motifs speed bien senti (comme sur « Twilight Of The Gods »), du deuxième, il reprend l’ambition et la folle variété des idées, et du troisième on retrouve les chœurs grandioses, les orchestrations grandiloquentes et les structures pas toujours faciles à appréhender.

Blind Guardian se permet aussi d’intégrer de nouveaux éléments (de légères touches électro sur « The Ninth Wave » par exemple) qui font mouche et qui apporte de l’inédit tout en validant le travail présent sur les derniers albums et qui trouvent ici leur aboutissement final. Car rarement le groupe n’aura semblé aussi maître de son destin et de sa musique, quitte à demander un certain effort à l’auditeur, qui a parfois du mal à s’y retrouver au fil  des écoutes, même si les refrains finissent par imposer leur évidence dans ce maelström Heavy. J’avais eu le même sentiment à la découverte de « And Then There Was Silence » titre monumental de 14 minutes qui clôturait A Night At The Opera et qui est désormais certainement mon morceau préféré de ce groupe. Un tel sentiment sur 70 minutes relèvent presque du miracle et signifie pour moi la qualité d’un album que je n’ai certainement pas fini de découvrir encore et encore et encore et encore et encore…..

Théophane