Electric Worry et les Wampas à Echo System

De retour chez Echo System à Scey sur Saône pour Electric Worry et Wampas..

J’arrive un peu à la bourre pour Electric Worry, le set du trio bisontin est déjà commencé.

C’est du rock, ambiancé 70′, un peu stoner gras…genre Red Fang par moment.

Plutôt cohérent pour ce groupe qui porte le nom d’un morceau de Clutch….

Belle presta, malheureusement le public se fait encore désirer..

Il semblerait qu’il se soit fait désirer pour le groupe phare du soir..les Wampas. 

Le voila, le seul, l’unique, Didier Wampas et sa guitare rose floquée d’un stickers CGT et gravée « not dead »..

Il est bondissant, gesticulant, vociférant.. renverssant les retours son pour grimper dessus, slamant le public la gratte en main, debout ou sur une chaise, la soirée est énergique.

De l’énergie, il en a à revendre le Didier.. sans cesse en mouvement, il se donne pleinement aux papas/mamans venu s’encanailler avec leur progéniture, aux punks sur le tard venu se taquiner les cotes et autres amateurs de punchline sonores!

Le set construit autour du dernier album distille quelques hits singles comme Rimini ou Manu Tchao..

On notera une belle prestation de l’ensemble des musicos, et notament de Florian « Effello Wampas » Gauvin qui nous gratifie d’une sacrée collec’ de guitares!

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Encore une très belle soirée en compagnie de l’équipe d’Echo, que je remercie encore pour tout!

Mention spéciale pour Max.. si tu me lis! 😉

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Les agités du Local #2, le forum

Salle Polyvalente (Vaivre-et-Montoille-70) – Samedi 17 novembre 2018

Les Agités du Local #2 et son forum musical, avec DILF on the Beach, Inner Sun Project, Bonye & Klyde et The Fre3 Bastards

 

L’association Aim’Rock organisait le 17 novembre dernier la deuxième édition de son évènement de l’automne, « Les Agités du Local ». La date était fixée depuis longtemps, sur proposition de la commune de Vaivre-et-Montoille, aux portes de Vesoul, et au même lieu de rendez-vous que pour la session annuelle du Lac en Zik en mai. Mais la concurrence était rude ce week-end, sans compter les évènements nationaux et les menaces de blocages de routes… Le genre de facteur extérieur contre lequel on ne peut pas faire grand chose…Cependant, même si certains exposants n’ont pas venir jusque là, le forum musical qui était organisé en même temps que les 4 concerts proposés a permis de réunir de nombreux artisans et acteurs du monde musical local, offrant au public une panoplie étendue de talents. Etaient notamment présents : CG LUTHERIE (luthier) ; CRASH DRUM CUSTOM (fabriquant de caisses claires) ; GUITARE NOVO (luthier) ; SILVERE GRAVELIN (fabriquant de pédales d’effet) ; L’ECOLE DE MUSIQUE PHENIX (piano, chant, éveil musical, sonothérapie) ; LA CAVE AUX SONS (cours de guitare, basse, batterie et studio d’enregistrement) ; THEO VITTE (cours de guitare) ; VESOUL MUSIQUE (cours de guitare, basse, piano, clavier) ; LE CENTRE INFO JEUNESSE (pour ses dispositifs d’accompagnement artistique) ; ECHO SYSTEM (scène de musiques actuelles, de Scey-sur-Saône) ;  UNISSONS – collectif d’associations organisatrices de festivals ; et votre serviteur, METAL IN FRANCHE-COMTE (webzine musical). Ainsi que plusieurs vendeurs, dans le cadre de la Bourse aux Instruments et aux Disques. Tout ce petit monde occupait une grande partie de la salle, et faisait face à la scène où se sont succédés, tout au long de l’après-midi et de la soirée, 3 groupes locaux répétant au local de répétition géré par Aim’Rock, à Echenoz-la-Méline (70), puis les Belfortains de The Fre3 Bastards pour clôturer cet évènement.

C’est le trio DILF on the Beach qui a lancé les concerts en fin d’après-midi. Tout jeune groupe, constitué d’un chanteur-bassiste (qui étrennait sa tenue de scène, non homologuée mais néanmoins validée), d’un guitariste et d’un batteur, mais tous trois déjà croisés maintes fois sur scène sous d’autres line-up, ils égrainent leur rock « sexy et torturé » devant un public encore un peu mince et timide, mais attentif.

Après un intermède qui permet de vagabonder de stands en stands, (ou de buvette en restauration !), c’est au tour d’Inner Sun Project d’ouvrir son univers aux auditeurs. Seule en scène, Nadège dévoile ses textes et sa musique, un set piano-voix calme et lumineux, où elle n’hésite pas à expliquer chaque chanson et ce qui l’a inspirée. Un projet à suivre, mais peut-être dans des lieux plus intimistes, avec moins d’enfants remuants, et plus d’attention et de proximité…

Dernier groupe du local à se produire ensuite, le duo Bonye & Klyde. Dans ce combo, Rose et Joce proposent une relecture acoustique de certains titres de leur autre groupe, Ephedryne, beaucoup plus vitaminé et électrique. Mais sous cette forme, et éclairés de cages, non pas à oiseaux, mais à ampoule, les textes et la voix prennent une autre ampleur, et gardent néanmoins tout leur engagement… ça sort des tripes, pas de doute… Ou comment aller du métal au rock acoustique, en mêlant sentiments et expressions des tensions intérieures.

Enfin, pour la première fois dans le cadre des Agités, la scène est alors empoignée par un groupe ne fréquentant pas le local de répétition : The Fre3 Bastards, trois gaillards venus de Belfort, en bravant les aléas des routes de ce jour-là. Leur rock incisif, énergique et un poil groovy quand même, convainc les participants qui avaient eu la bonne idée de rester pour cette fin de soirée. Non sans mal, ils réussissent enfin à faire se masser le public au plus près de la scène, après plusieurs suppliques de rapprochement ! Les Agités commençèrent alors (enfin) à bien porter leur nom, avec  headbangs et autres remuages de pieds en rythme et entrain.

Avant l’ouverture de la scène aux musiciens motivés pour taper le bœuf, il est à noter que Metal in Franche Comté a fait le bonheur des 10 heureux gagnants de la tombola qui était organisée, en octroyant des lots plus sympas les uns que les autres, avec mention spéciale au décapsuleur mural hellfestesque ! (à répéter trois fois, si tu peux !). C’est sur cette scène ouverte, où se sont succédés plusieurs musicos en pleines impro rock que s’est achevée cette seconde édition des Agités, qui, à n’en pas douter, a malheureusement pâti des blocages et des engagements extérieurs. Bien dommage que le public n’ait pas été plus nombreux, gageons que le contexte sera meilleur l’année suivante pour la (peut-être?) prochaine édition…Alors un grand merci à Aim’Rock et à son équipe de bénévoles pour l’organisation et l’accueil, et pour ces belles rencontres constructives des acteurs locaux de la scène musicale haut-saônoise.

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Tagada Jones et The Rebel Assholes à Echo System

Aujourd’hui c’est report à 4 mains ! On aurait même pu faire 6 mains car Stéphanie était là aussi et oh surprise, oser le 8 mains car surprise Malo est là aussi. Bref beaucoup de membres de l’équipe se sont retrouvés à l’Echo System pour un concert complet !

Jérôme

La soirée commence tôt car je dois installer le stand puis rencontrer le groupe pour une interview vidéo ! C’est donc avec une certaine joie que je peux poser mes questions à nico qui y réponds de façon spontanée, il n’est pas avare en paroles !! Dommage, notre temps est déjà dépassé et il faut laisser les musiciens se préparer ! De quoi on a parlé ? Vous le verrez dans la vidéo … mais pour vous donner envie, on a parlé musique, avenir, et même d’un jeune groupe, Ultra Vomit …

La suite, j’ai pu écouter la musique depuis le stand car Echo system est pour ça très bien faite, salle insonorisée oui mais avec un retour via enceinte dans le bar ! Et de temps en temps j’allais jeter un œil, histoire de prendre le pouls de cette soirée et bon comme tout le monde je suis aller gueuler « Mort Aux Cons ». Je laisse le coté concert à Damien !

Damien

La Dissident army était de sortie, elle avait RDV à Scey s/Saône, chez Echo System pour crier.

Et oui, la Dissident army chante pas, elle crie avec Tagada Jones.

On n’entre pas en fusion sans s’échauffer, le job était pour The Rebel Assholes, des locaux pour faire monter la pression. Et ils ont fait le job. Avec une salle quasi vide au début de leur set, les franc-comtois ont conquis le public qui se tassera petit à petit,et finir devant une fosse copieusement garnie! Un son aux sonorités Green day efficace, une facilité avec le public, une bonne entrée en matière pour cette soirée.

Me voila fin prêt pour le début du set Tagada Jones.. et pas de surprise. Ca envoi dès le départ, pas de préliminaire! La salle est comble, normal pour un concert sold out. Encore une date complète pour cette tournée qui semble interminable.

Les Tagada envoient le set devant un public tout acquis à leur cause. Le groupe est volontaire et hyperactif, les morceaux, les rifs..les pogos s’enchainent. Il fait maintenant très chaud chez nos amis d’Echo System, Niko tombe le t-shirt.

Ils sont généreux, comme à chaque fois, pour un public fidèle qu’ils retrouvent jours après jours sur les routes de France et de Navarre. Le « Mort aux cons » repris comme un hymne par un public survolté, annonce la fin du concert, conclu par un hommage aux Parabellum.

Encore une superbe soirée à Scey s/Saône chez Echo system, un grand merci à toute l’équipe.

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Viagra Boys à l’Antonnoir

Viagra boys…ces suédois révélation des Eurocks (et de tant d’autres) étaient de passage à l’Antonnoir le 20 octobre 2018

 

Une rencontre en loge, un échange simple et amical avec Sebastian Murphy à base de tatouage (il est tatoueur de profession), de musique et de Pontarlier. Le chanteur charismatique de Viagra boys est hyper accessible avant son entrée sur scène et sa métamorphose.

 

Les voilà sur scène..torse nu, dévoilant une belle panoplie de tattoos traditionnels, Sebastian gesticule, se dandine et s’écroule. Il est possédé. L’ambiance est tout aussi frénétique dans la salle, le public « au contact » se laissant maculer de bière à chaque nouvelle chanson.

 

Les titres du dernier opus, Street Worms s’enchainent, Down in the Basement, Slow learner, …Sports.

Un très grand concert en ce qui me concerne, avec cette sensation privilégiée de les voir.. si près. Pas sur que cela soit possible dans quelques années!

 

Merci encore à toute l’équipe de l’Antonnoir, et plus spécialement au Pôpa, Grazie poto!

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Agnostic Front + Black Bomb A + Hateful Three

Agnostic Front + Black Bomb A + Hateful Three au Moloco le 4 novembre 2018
Ce soir pas de live reporter, juste Dorine notre photographe qui, comme d’habitude, nous régale avec ses photos qui vous font presque sentir la sueur dégagée sur scène !

• AGNOSTIC FRONT • [NY Hardcore]

Depuis le festival Impetus en 2010 et son concert à l’Atelier des Môles, la légende du hardcore new yorkais Agnostic Front n’était pas revenue dans le Pays de Montbéliard. Ce sera chose faite à l’automne avec un plateau d’exception réunissant la bande à Roger Miret et un groupe mythique de la scène métal française : Black Bomb A.
Agnostic Front, c’est plus de trente ans d’existence et 11 albums au compteur. Pionniers du mouvement punk-hardcore New-Yorkais, les vétérans du groupe n’ont rien perdu de leur rage contestataire.

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• BLACK BOMB A • [Metal]

Les inusables Black Bomb A arpentent les routes de France et d’Europe depuis plus de 20 ans afin de délivrer leur fricassée de punk, de hardcore, de metal aux petits oignons. Une musique moderne, efficace et sans compromis. Avec un nouvel album en poche, ils font leur grand retour (attendu) dans le Pays de Montbéliard pour ce dimanche après-midi automnal pas comme les autres au Moloco…

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• HATEFUL THREE • [Metal]

Pour ouvrir la soirée, place aux locaux de Hateful Three. Trop Thrash pour les Punks, et trop Punk pour les Thrashers, les Hateful Three envoient un Crossover à l’ancienne en provenance des bas-fonds de Montbéliard !

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Halloween Rock Party 2018 au Moloco

Moloco (Audincourt-25) – Mercredi 31 octobre 2018

Halloween Rock Party 2018, aec JC Satàn, The Devils, La Pietà & Blindness

Traditionnellement fin octobre, la fête d’Halloween nous apporte bonbons et monstres en tout genre. Au Mocolo, elle apporte aussi du gros son et des créatures étranges et réjouissantes, y compris sur scène… C’était ma seconde Halloween Rock Party dans l’antre, et d’emblée dans la salle, le ton de la soirée est donné : l’équipe Square Concept en charge de la décoration a fait un boulot de dingue. Point de Jack’O Lantern, mais des nuées de fantômes, de voilages, de pendus, et autres bestioles de la nuit se baladent parmi les cercueils et corbeaux en fond de scène. Le public n’est pas en reste, nombre de zombies, défigurés, sorcières et sans-visage s’y faufilent.

Le premier groupe à monter sur scène est Blindess. Ce duo de frangins vésuliens, en basse-batterie, assène un punk hardcore décomplexé, du noise rock direct dans ta face qui promet une soirée forte en décibels et en uppercuts auditifs. Qui a dit que les cimetières devaient rester silencieux… Environ 2 mois et demi après leur dernier concert à la Guerre du Son (Landresse-25), ça a bossé dur, ça se voit et ça s’entend. Leur set de 30 mn est devenu une vrai boule d’énergie compacte, et pourtant bien carrée (et ouaiiis, amis mathématiciens, ça peut exister !). La salle, pourtant déjà bien pleine, n’a pas encore lancé les hostilités à coup d’épaules, mais ne perd pas une miette de la prestation des 2 frères.

Pour le deuxième acte, place à La Pietà et sa croix brisée en led, et à la découverte en ce qui me concerne, aucune idée de ce qui m’attend,,. Ce sont 2 Batmen qui occupent la scène, l’un derrière ses machines et batterie électronique, l’autre à la guitare, et une frêle silhouette masquée les rejoint. Bon alors, frêle, c’est purement descriptif, car la gaillarde a du tempérament, et on oublie vite cet adjectif, elle incarne tout le contraire. Sur des beats très électro, survoltés par des distorsions rockpunk, elle ne tarde pas à balancer sa rage, par ses textes incisifs, parfois longs, mais c’est qu’elle a beaucoup à dire !, enfin, à hurler, à dénoncer, à avouer…Se qualifiant elle-même de « la moins féministe de la terre », elle appelle même le public de monstres à l’insulter, en vain… Elle termine son set de bitch punkrap par un bain de foule, incitant à une chorale et ronde improvisée autour d’elle sur son titre-phare rudement efficace , « La Moyenne » (en écoute notamment sur la compil des Inouïs du Printemps de Bourges 2018). Comme elle aime à le dire, elle n’était « pas là pour plaire, mais pour déranger », et les oreilles les plus chastes ont pu être heurtées, au vu de certains échanges de regards ou sourires gênés ! Pari gagné !!

A la mi-temps, après quelques déambulations parmi les zombies de la soirée (le stand de maquillage ne semble pas désemplir!), on se prépare à rattaquer, enfin plutôt à se faire ré-attaquer, par les 2 autres groupes programmés. Là encore, j’y vais à l’aveugle, mais entre Devil et Satan, je ne m’attends pas à des berceuses poétiques… Commençons par The Devils !

Au vu de la batterie installée tout en bord de scène, où trône le Pape François hilare (oui oui, lui-même, mais je ne décrirai pas d’où il sort, matez vous-mêmes si vous l’osez), on se dit qu’elle aura toute son importance dans le set. Le show des 2 italiens,, lunettes de soleil sur le nez, est bien rôdé et probablement souvent répété, mais fait diablement effet quand on le découvre pour la première fois…Le guitariste, tout en rouflaquettes et pantalon de cuir apporte un méga cierge allumé, tandis que la batteuse, tout en résilles, cuissardes rouges, mini combi en latex et voile de nonne vissé sur la tête apporte un cierge bien moins religieux… Le godemiché noir (et énoOOorme !) ventousé sur la batterie, le déferlement peut commencer. Ca envoie sévère, comme on dit, ça tabasse, à deux voix et avec une complicité évidente. Cette fois, ça remue sec dans la fosse, et Gianni fait plusieurs descentes pour se mêler au public qui virevolte et remue la tête à s’en démonter quelques cervicales. Après quelques vautrades par terre, il rejoint Erica, imperturbable et increvable sur scène, et fait monter plusieurs spectateurs. Avant qu’on ait eu le temps de trouver un exorciste, the Devils mettent fin à leur set de trashrock diabolique, mais tellement réjouissant, raaaaaaAAA ! Si l’enfer ressemble à ça, ça va aller, ça va, ça va aller…(private joke de Furieuse).

Il est alors temps d’accueillir JC Satàn, Belzébuth et Lucifer n’étant pas dispo ce soir-là… Les 5 Bordelais et Turinoise proposent un rock aux accents de medieval doom (enfin, c’est comme ça qu’ils disent) et c’est sacrément efficace. Un maelström fourmillant de sons, de rythmiques, de mélodies, de chants et d’incantations, qui pourrait être la parfaite bande son de l’Apocalypse qui  attend sournoisement de nous exploser à la tronche.

Mais je vous rassure, on sort de cette soirée bien vivants et survitaminés, il est bon parfois de côtoyer l’enfer et la mort, il faut juste reculer à temps !

Un grand merci au Moloco, à la team déco/maquillage et aux créatures sur scène pour cette monstrueuse soirée acidulée, bourrée d’énergies musicales !

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