Kiki Festival, au Farmer à Lyon – le 19 janvier 2019 – Live Report by Lola

Vous connaissez Kiki ? …Mais si ! Vous savez bien : La peluche ! Le petit singe des années 80 avec sa tétine ! Ça y est , ça vous revient ?? Et bien Kiki, il a bien grandit depuis. Et vous savez quoi ? Il est devenu un vrai rocker… Du rock poilu quoi ! Chaque semaine, il anime une émission, avec l’aide de Bastien, son « Humain » : « Le Rock à Kiki ». Le menu se veut efficace : une première heure en live avec des découvertes de morceaux, d’artistes, des anecdotes Kikiesques, des intervenants qui se frotteront au pelage mi-soyeux mi-metalleux de cette peluche, et d’autres surprises à découvrir ! Ensuite, car c’est là l’essence même de cette émission, des Kikinterviews exclusives, loufoques, sérieuses, drôles, ambitieuses, bref… Kikiesques ! On se retrouve au cœur du sujet, au milieu des artistes eux-même, ou en live sur les concerts. Tout ça c’est en direct sur « Rockenfolie, la Radio », mais aussi rediffusé par toute une panoplie de partenaires : LNA Radio, RadioHeavyMetal, Indé Spirit, Radio Metal Sound, Canal Fuzz Radio. Grâce à son micro impitoyable et sa gueule d’ange, Le Rock à Kiki vous dévoilera toute l’actualité des artistes !

Mais ce soir, Kiki a ajouté une nouvelle corde à son arc. Il s’est mis dans sa petite tête de singe l’idée de créer son propre festival ! Alors du haut de ses 15 cm à peine, il a ameuté ses copains musiciens, il est allé s’envoyer 2 ou 3 jus de bananes (au rhum ?) dans son bar à concert préféré, et le tour était joué : Le premier « Kiki Festival » est né.

Photos des lieux et de Kiki / Kikette

En ce samedi 19 janvier, le Farmer à Lyon a ouvert ses portes au public venu en masse dès 18h. Les hostilités ont commencé par l’interview de 3 groupes présents ce soir. Ces interviews seront bien sûr rediffusées lors des prochaines émissions du singe.

Photos des interviews

Ensuite, les premiers musiciens sont montés sur la petite scène. Histoire de commencer tranquillement, Kiki a proposé 2 sets acoustiques : Anthony, de « Mauvaise Pioche » a eu la lourde tâche de débuter la soirée. Le gaillard est seul du scène avec sa guitare, sa voix un peu « rock’ailleuse » et sa bande son. Il est seul mais il fait tout : Il a écrit les paroles et la musique de ses chansons, et sa bande son, c’est lui qui l’a construite de A à Z avec son synthé et son ordinateur. Il a des projets plein la tête et fait partie de plusieurs autres groupes tels que « Guérilla Poubelle » ou « Intenable ».

Photos de Mauvaise Pioche

« Intenable » justement, ils n’ont pas pu tous venir depuis Bordeaux ce soir, mais Kévin, le chanteur et guitariste du groupe a interprété une partie de leur répertoire, accompagné de Romain au Violoncelle. Un duo original, typé pop-Rock, qui semblait manquer un peu de punch. Hé oui ! Normalement « Intenable » c’est le son des guitares électrique saturées et la frappe d’un batteur. C’est sûr qu’en acoustique ça rend peut-être un peu moins bien.

Photos Intenable

Place maintenant aux 3 têtes d’affiches ! On installe la batterie, on branche les amplis, les guitares, les basses, et on fait monter les filles sur scène.

Quoi ? Qui a osé imaginer que Kiki avait fait venir les pom-pom girls ? Là vous n’y êtes pas du tout. La peluche a invité les plus belles rockeuses du Pays de Montbéliard, où elles ont « grandi » entre les murs de l’Atelier des Môles. « Les Fallen Lillies » sont dans la place Messieurs-dames : Marine à la batterie, Ludivine à la basse, Laura à la guitare et Hélène au chant et à la guitare. Elles envoient un heavy rock garage à rendre admiratif un certain nombre de metalleux endurcis !

Photos Fallen Lillies

La soirée se poursuit avec « Massaw ». Eux viennent de Dijon. Et je crois bien qu’ils sont venus avec leurs groopies ! L’ambiance est bien montée avec les filles alors cette fois ça chante, ça pogote dans le petit espace entre la scène et le bar. On a même droit à un mini-slam ! Le groupe définit son genre dans la catégorie Indie Punk… Pourquoi pas ?! C’est un punk rock aux influences américaines.

Photos Massaw

On clôture la soirée avec « Rainchek ». C’est un groupe Lyonnais de punk rock également qui s’est formé il y a 5 ans, comme les 2 précédents d’ailleurs. Ils n’ont plus 20 ans mais ils ont la passion qui coule dans le sang. Alors de temps en temps, ils mettent de coté pour une soirée leurs vies de famille et ils se retrouvent pour une répétition ou sur une scène. Ils savent tenir la scène et envoient de très bons riffs.

Photos Raincheck

La soirée se termine autour d’une bière à refaire le monde. Mais passé minuit, une petite surprise attend Bastien, l’humain de Kiki : Nous voilà le 20 janvier ! Et cette nuit, c’est son anniversaire ! Alors Happy Birthday Bastien ! Hé hé ! On ne s’offre pas tous les jours la création d’un festival de rock pour son anniversaire !

Lola Photographie – Laurence AMIELH

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Toybloïd vs Dead End au Bar de l’U

Le Bar de l’U (Besançon-25) – Vendredi 1er février 2019

Toybloïd vs Dead End

En Gascogne, on dit que « Si février ne sévit pas, tout mois de l’an ennuie.  ! ». Au vu de la programmation du 1er février au Bisontin Bar de l’U, Bad Obsession Prod a dégainé direct, alors ça promet pour les mois à venir en 2019 ! On ne s’ennuiera pas devant nos scènes.

Car ils ont pris la très très bonne initiative d’inviter Toybloïd à visiter Besançon pour la première fois, et j’ai craint fortement que le Bar de l’U ne soit pris d’assaut. Mais heureusement, on a pu entrer et profiter de ce concert dantesque. Accompagnés de leurs potes Dead End, tout droit venus de Strasbourg pour les accompagner sur 2 dates, après déjà 3 passées à leur chauffer la scène, ils ont enflammé la scène du bar. Les murs ne sont pas tombés, le sol n’a pas craqué…tant mieux !

Ce sont donc les quatre gars de Dead End qui sont chargés de lancer l’ambiance vers 21h30, dans une salle déjà bien remplie. Originaires d’Alsace, ils ont gagné le droit de partager la scène avec Toybloïd sur plusieurs dates, signe que le courant passe bien entre eux, et ça se voit. Sur une base de punk, de rock, de punk-rock quoi, et de pétages de corde en série, ils font grimper la température et remuer les premiers rangs très rapidement. Sur des sujets aussi variés et enjoués que peuvent l’être le suicide, la maladie ou la vieillesse (ben ouais, Life is a Dead End…), ils nous mettent pourtant la patate (sans la cancoill’) et se révèlent une découverte plus que sympa. A bout de cordes et de temps, ils passent alors le micro aux riot grrrls et leur batteur.

Dead End

Bon, je ne vous cache pas qu’avoir l’opportunité de côtoyer de si près le trio parisien dans un petite salle du coin me réjouissait depuis ma surprise de l’annonce de ce concert. Parce qu’après avoir découvert le combo sur les terres de Jussey grâce à Music’En Brousse en 2016, et avoir eu une seconde chance de me prendre leur set en pleine face à Landresse, lors de la Guerre du Son 2018 (la photo où ils brandissent notre cher drapeau MIFC sur scène, vous vous en souvenez ?), je ne m’imaginais guère comment ils allaient se contenir sur une si petite estrade au plafond si bas. Toybloïd a de l’énergie à offrir et a besoin de contact ! Beh il y en a eu…

Revenus à un look plus rock (oui parce que la tenue débardeur-short orange, bon ben …bref, de tout façon il faisait trop frais pour la ressortir et tant mieux ;-)…), les voilà qui grimpent sur scène. Madeleine arbore le T-Shirt de Métal in Franche-Comté, et on ne boude pas notre plaisir de voir qu’ils soutiennent encore ouvertement et pleinement notre asso ! Le set aussi est totalement renouvelé, composé essentiellement de nouveaux titres (le nouvel album, « Modern Love » n’est encore pas sorti, il va falloir être patient, et guetter à la rentrée les futures dates de release tour…), mais quelques titres (tubes?) de leur premier album permettent aux fans présents de donner de la voix avec elles, ou de compter brillamment 1,2 3, 4 !. Sur « If you Dare », c’est l’ami Dom qui lance le plus fort les premiers mots du refrain, et qui gagne le droit d’emprunter le micro de Lou pour quelque temps ! Une nouvelle preuve que les Toybloïd aiment partager leur kiff de jouer avec leur public. Et comme l’envie de venir au contact est systématique, Lou n’hésite alors pas à grimper sur un retour, puis sur un bout de comptoir (bondiou de plafond trop bas :-p). Le bain de foule en slam n’étant pas possible cette fois-ci, c’est grimpée à califourchon sur les épaules d’un ami que je garderai anonyme (mais qui n’était pas peu fier quand même !) que Lou fend le public sur quelques mètres, tandis que Madeleine et Greg restent coincés sur l’estrade.

Toybloïd
« 1 de 2 »

Comme d’hab, un show survolté, où les verres de Chartreuse ont durant quelques instants bien secoué les rockeuses enthousiastes, mais il en faudrait plus pour les perturber, parce que ces trois-là ont le surtout le feu de la scène dans les veines ! Et à Métal in Franche-Comté, tout comme chez Bad Obsession Prod et le Bar de l’U, je crois qu’on aime vraiment ça ! Bonne continuation à ces deux groupes, et vivement qu’ils reviennent faire trembler nos terres… Yeaah yeahh, ouuh yeaah !

Report par Steph
Crédit photo Nico Light

 

Concert organisé par Bad Obsession Prod au Bar de l’U à Besançon (25)

Publication associée :

[LIVE REPORT] Ce fut la Guerre du Son ! Carnet de campagne jour 1

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Corosteler au Simpsons’s Pub

Le Simpson’s Pub (Courchaton-70) – Samedi 26 janvier 2019

Corosteler

En cette fin janvier, il y avait pour moi au moins 2 bonnes raisons d’aller festoyer à Courchaton, celle de retrouver sur scène après une (troooop) longue absence sur scène le duo Corosteler et son univers notable, et celle de découvrir enfin le caf’conc’ qui a émergé au sein de ce petit village au nom charmant, et qui annonce régulièrement ses évènements rock tentants…Alors, viiiite minouu, en voiture !! En (seulement) 30 minutes pile depuis la sortie de l’agglo vésulienne, arrivée à Courchaton, tout illuminé de vert simpsonnien. En plein coeur de l’hiver, il fait trop sombre pour apprécier la déco extérieure, et trop frais pour s’en soucier, mais dès que l’on entre dans l’antre, la déco intérieure vrombissante et bourbonnante vient très vite réchauffer l’ambiance. Aux premiers coups d’oeil, le Simpson’s Pub, c’est avant tout une impressionnante collection de bouteilles carrées de tout format de l’ami du Tennessee à l’étiquette noire et blanche (voir un extrait en photo ci-dessous). Mais c’est aussi un cadre chaleureux, qui a consacré une belle surface à une scène toute équipée, signe que les concerts y sont bienvenus, et ça, c’est une bonne nouvelle étant donné le faible nombre de caf’conc dans notre département. Pas de doute, ça ne sera pas la seule fois où je viendrai avec plaisir à Courchaton, et je vous invite à en faire de même.

Passons au son, et même à l’image, car si vous connaissez déjà Corosteler, vous savez que leur univers ne se réduit pas aux notes, loin de là. Sur scène, trônent les dernières créations de NiottProd’, sculptures totem et pieds de micro métal, sur fond de vidéos qui posent définitivement le style inimitable du duo de post metal indus. En deux sets, lancés par leur nouveau chauffeur de salle prometteur, les Coro nous offrent un vaste aperçu de leur tout prochain album (si si si, ça y est, la sortie est imminente, enfin!) et des retrouvailles avec des titres plus anciens et issus de l’album « Vestiges » (je vous invite à aller lire ou relire la chronique qui en avait été faite à l’époque, http://www.metal-franche-comte.info/?s=corosteler). J’aurais personnellement aimé encore un peu plus de volume et de décibels, pour que la musique nous emporte encore plus loin, mais heureusement, elle était plutôt sublimement mise en image sur grand écran. En 2019, les deux compères de Corosteler  réussissent leur retour scénique, qui aurait néanmoins mérité plus vaste audience. Alors ne ratez pas leur prochaine occas’!

Metal in Franche Comté vous reparlera sans nul doute du nouvel album en temps voulu ! En attendant, n’hésitez pas à emprunter la D18 pour découvrir ou soutenir régulièrement ce pub de passionnés, qui encourage et met en valeur les talent locaux, ces lieux si rares qui ont besoin de chacun de vous pour s’épanouir ou même survivre ! Rock on !

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Les 35 ans de l’Atelier des Môles – décembre 2018 – Live Report by Lola

Les 35 ans de l’Atelier des Môles – décembre 2018 – Live Report by Lola.

En ce début d’année, je vous souhaite à tous une excellente année 2019, pleine de bonheur, de rires, et de bons concerts ! A l’Atelier des Môles, on entame la 36e saison ! Vous imaginez !… Hé oui… on a fêté les 35 ans de cette association début décembre !

Le 17 décembre 1983, Sabino, Denis, Doudou et quelques autres étaient déjà là. Ils ont ouvert les portes de l’Atelier des Môles pour la première fois au public. A l’affiche, les Black Angels et Stunners. Le prix d’entrée avait été fixé à 30 francs…

Depuis, plus de 1000 concerts ont suivi cette première fois ! Denis a immortalisé toutes ces soirées jour après jour derrière son objectif. Imaginez la photothèque qu’il possède ! C’était l’occasion de proposer une belle expo-photos* qui retrace ces 35 années de concerts.

En cette soirée anniversaire, entre deux petits toasts apéros, on refait le match : les anciens se sont remémoré les premières années, la sono a égrainé une toute petite partie des milliers de chansons qui ont fait tremblé les murs de la salle obscure, le public est venu trinquer à la santé de cette salle devenue mythique sur le Pays de Montbéliard et bien plus loin aussi… Si les murs pouvaient parler, ils en auraient à dire, eux qui ont tellement « sué » au cours de ces centaines de soirées au rythme du Rock, du Punk, du Metal, du Blues, du Stoner et j’en passe ! A eux aussi je souhaite, non seulement une Bonne Année 2019 avec une super prog comme d’habitude, mais aussi plein de bon son pour les 35 prochaines années !

*L’exposition photo de Denis BRETEY restera visible jusqu’en juin 2019.

Lola Photographie – Laurence AMIELH

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Sólstafir / Kontinuum / Louise Lemón

Il y a de cela un mois, le Moloco nous filait rencard pour une soirée Post Métal au doux parfum d’Islande. Nous avons pu assister à trois concerts d’exceptions en compagnie de Sólstafir, Kontinuum et de Louise Lemón. Douceur et puissance étaient toutes deux au rendez-vous. Le retour en image suffira à ressentir l’atmosphère qui se dégageait des prestations qui se jouaient sur scène.

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Photos : Dorine Maillot 
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Les concerts de l’Automne : Pogo Car Crash Control, Opium du Peuple, The Dead Ritons, tRuckks

    Le temps passe… bien trop vite… Nous voilà déjà en fin d’année 2018 et je ne vous ai pas raconté les quelques concerts auxquels j’ai eu le plaisir d’assister en cette fin d’automne à l’Atelier des Môles.

    La très jeune génération a été représentée par tRuckks, jeunes Haut-Saônois dont le talent a déjà été remarqué puisqu’ils sont montés sur scène aux Eurockéennes et ont fait les Inouïs du Printemps de Bourges. Leurs « potes-fans » les avaient accompagnés et ont mis une bonne ambiance au pied de la scène !  Pour moi, ces 4 garçons ont encore à apprendre coté live, et en particulier être plus naturels… et relever la tête ! 😉 Mais le plaisir de jouer est présent et ça c’est important !

    Ils ouvraient la soirée pour Pogo Car Crash Control, P3C pour les intimes ! 😛 Alors eux, ils sont 4 aussi, guère plus vieux que les précédents (d’ailleurs le sont-ils seulement ?!…), mais alors une énergie débordante ! Je les ai découverts sur la scène de la War Zone au Hellfest 2018. Quand j’ai vu leur nom sur le programme automnal des Môles, j’ai foncé sans hésiter ! Lola, jolie petite blonde au visage d’ange, est folle à lier dès qu’elle branche son ampli et attrape sa basse ! 😀 Whaou ! Ses 3 potes musiciens sont de la même trempe. Le tout envoie un Rock Garage à la limite du punk, agrémenté d’une ou deux jolies balades, histoire de faire redescendre un peu la pression et reprendre son souffle entre 2 pogos ! Ouf !… Restez comme vous êtes, naturels et plein de fougue, et surtout ne prenez pas la grosse tête comme certains de vos « Influences »….. 😉

    Bon ça c’était la soirée du 17 novembre. Retour aux Môles le 24 ! Faut pas perdre la main ! On commence par The Dead Ritons. Ils sont 2, nous viennent tout droit du haut Doubs, et font du Punk Musette ! Oui oui ça existe ! Un accordéon et des cordes vocales, et hop ! C’est parti ! Bon, cette formation est encore récente, il y a de l’idée mais je trouve qu’il manque quelque chose… La voix n’est pas assez posée, et l’accordéon seul ne donne pas suffisamment de profondeur à l’ensemble. J’aurais bien vu au moins un minimum de percu. A revoir, suivant l’évolution du groupe.

    La tête d’affiche de la soirée, c’était Opium du Peuple. Ils sont 7, tous aussi déjantés les uns que les autres ! Le groupe, originaire du Sud Ouest, a déjà plus de 10 ans de scène. C’est avec un humour désarmant qu’ils reprennent aussi bien des classiques de la chanson Française que des titres de groupes rocks bien connus, le tout remixé à la sauce Rock, Punk, Métal, voire Black Metal ! Les Opiumettes sont là aussi pour faire du concert un véritable spectacle. On en prend plein les mirettes et ont se prend à chanter à Tue-tête avec eux aussi bien « Le temps des Cerises » que ‘Macron est mort ce soir » ou un bon vieux Renaud !!

Lola Photographie – Laurence AMIELH

 

 

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