SWAMP FEST #1 : brasier du rock dans le bayou – 2ème jour du festival

    On retrouve Steph, nouvellement arrivée dans l’équipe, qui vous livre son ressenti sur le deuxième jour du Swamp Fest. Au programme Chicken Diamond, Josh Hoyer & Soul Colossal, Desana, Mars Red Sky, Jim Jones & the Righteous Mind et Hillbillies.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 2

    De retour dans le bayou de Thise, nous voilà prêts à en découdre avec les 6 nouveaux groupes invités à fouler la scène à peine refroidie du Swamp Fest… Sauf que par un malencontreux malentendu, ce ne sont que les dernières notes de Chicken Diamond que j’entends en arrivant, persuadée que les concerts commençaient à la même heure que la veille ! C’est donc par une grande frustration de ne pas avoir pu découvrir de ce one-man-band que je commence l’épisode 2. Espérons que le multi-instrumentiste ramènera son blues funk dans les environs prochainement…

Chicken Diamond

    Réaction de base face à la déception, je me rue vers le stand miamesque, histoire de ne pas subir l’immense file d’attente observée la veille à l’heure où tous les estomacs cherchaient la paix…A l’instar de la programmation musicale, la qualité gustative est là aussi plus qu’au rendez-vous, et ce n’est pas pour déplaire aux rockers présents, merci aux artisans présents qui ont su prendre soin de nos papilles.

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  Mais comme ce n’est pas une critique gastronomique que vous lisez, revenons-en au son…

    Les Etats-Unis (Lincoln, Nebraska) débarquent devant un public déjà plus dense que la veille à la même heure. Josh Hoyer accompagné de son Soul Colossal s’installe sur la scène franc-comtoise. Sachant qu’ils arrivent de l’Autriche et s’apprêtent à rallier l’Espagne pour continuer leur tournée, il est bien chouette qu’ils aient fait étape ici pour nous balancer leur soul électrique mâtinée de funk et R&B…Et ils captent l’audience très rapidement, car leur énergie et leur plaisir d’être là sont contagieux. Le frontman alterne la position assise devant ses keyboards avec des passages debout à venir chauffer la fosse, sous son chapeau inébranlable malgré les secousses, ou à encourager son trompettiste. Et les 4 musiciens ne sont pas en reste, tous très généreux et en contact régulier avec le public. Un set de quasiment 1 heure où l’on ne voit pas le temps passer, qui se termine en apothéose avec un solo du batteur. La plaine de Thise reprend des faux airs d’Amérique du Nord et s’enfonce dans la nuit qui promet d’être encore longue (mais pas plus chaude que la veille !).

Josh Hoyer & Soul Colossal
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    Une fois la diffusion vidéo mise en route et réglée en 2 temps 3 mouvements, les locaux du jour investissent le plateau éclairé en fond de scène par l’Alligator en chemise à carreaux emblématique : Desana, trio bisontin d’indie rock, avec Kayou, sans souci remis de sa prestation de la veille (si, si, il double la mise au Swamp Fest !) Après avoir déjà écumé pas mal de scènes de festival de la région tout cet été, il tient la forme ! Increvable, oserais-je dire aussi, Incontournable de l’été 2018 ! Avec Ben au chant et Steph à la batterie, ils nous promettent tous les trois de nous asséner un « son ultra gras distillé à grands coups de bottes dans ta gueule », alors je ne vous fais pas de photo (pis des pros sont présents pour faire le taf bien mieux que moi! d’ailleurs allez vite les voir), ça envoie… Un set ultra-vitaminé qui excite encore bien plus la fosse qui n’attend que ça. S’il y avait dû y avoir une coupure de courant, c’est bien sur leur prestation qu’on n’aurait pas été étonnés que ça arrive, mais là encore, le talent de l’orga et des techniciens (là ou d’autres, jaloux, diraient « la chance du débutant ») a permis d’éviter cet aléa assez classique des festoches électrifiés.

Desana
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    Le temps de laisser les marques de leurs grolles s’effacer de nos joues rouges, c’est de nouveau un trio qui s’avance, des Bordelais cette fois, à savoir le groupe de stoner psyché Mars Red Sky, en pleine tournée d’été commencée depuis mai avec un impressionnant nombre de dates et de villes européennes visitées. Et on peut dire que les empreintes de Desana ont largement eu le temps de disparaître de nos tronches, car pour la 1ère fois depuis le début du fest, le rythme et l’énergie bien rock font place à une atmosphère beaucoup plus planante et psychédélique. Un vrai repos pour nos tympans qui sont quand même bien câlinés. Un brin de lassitude vers la fin du set semble parcourir le public trop habitué à trépigner mais ce fût une bien belle chance de revoir ce groupe de 10 ans d’âge dans les parages (Méline Rock 2012 pour ceux qui y étaient !).

Mars Red Sky

    Après ce répit de beats et de remuage des jambes, retour au rock’n blues avec les Britanniques, Jim Jones & the Righteous Mind (ouais, le nom n’est pas simple, et les décrire non plus). Pour les avoir découverts à la soirée Halloween du Moloco l’an dernier, je m’attends de nouveau à un grand moment, et je ne suis pas la seule (« IMMANQUABLE » sur le flyer du Swamp Fest, c’est clair ?). Les braises dans le public n’étaient pas encore refroidies et le feu reprend très vite dans la fosse. C’est l’heure de ma seconde douche à la bière et le moment de bien ré-agripper les barrières devant la scène. Ca remue autant sur et devant la scène. Lookés comme jamais et à fond sur leurs instruments respectifs, ils sont à la hauteur des attentes et nous amènent vers 1h du mat’ sans temps mort ! Un grand moment…

Jim Jones & the Righteous Mind
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    C’est enfin l’heure du 12ème et dernier groupe invité par la Heavy Gators’team, et nous replongeons plusieurs décennies en arrière, dans le rockabilly, avec l’arrivée des Hillbillies, de leur contrebasse, de leurs fringues typiques de l’époque et de leur cheveux gominés à souhait. Mais peut-être pas suffisamment, car les bananes sont très vite baladées de gauche à droite tout comme nos têtes ou nos hanches. Qui aurait pensé que ça swinguait autant à Dijon ? Y a pas à dire, un contrebassiste qui slappe, ça a de l’allure ! Les Hillbillies alternent leurs compos avec des reprises et mettent fin à cette seconde (et déjà dernièèèèèère, arf) journée du Swamp Fest avec un talent qui leur promet un bel avenir.

Hillbillies
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    Comment conclure autrement ce report qu’en multipliant les félicitations à l’ensemble de ceux qui ont réussi à monter ce festival rock aux portes de Besançon, dans un lieu improbable, avec une programmation démentielle pour une première édition, qu’en remerciant tous les artistes qui ont relevé le défi et tous les bénévoles, encadrants et techniciens qui ont assuré, sans fausse note. On se dit rendez-vous pour la saison 2 hein ? Obligés les gars… Bye bye au Bayou…

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

Publications associées :

◊ [LIVE REPORT] SWAMP FEST #1 : baptême de rock – 1er jour du festival

◊ [INTERVIEW] Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Chicken Diamond

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Desana

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ØRKESTRA’TERRESTRE

On vous l’avait dit et répété sur notre page Facebook la semaine précédant ce concert, il fallait y être ! On appréhendait un peu de se prendre une énorme claque dans la tronche et BIM… C’est ce qu’il s’est passé.

Pour ceux qui n’ont pas suivi, ØRKESTRA c’est un orchestre bisontin sans chef d’orchestre, composé de 25 zikos (issus d’un milieu rock), qui reprend des gros tubes de la musique classique avec des grosses guitares, batteries et basses. À noter que ce concert s’est déroulé dans le cadre du Festival international de musique de Besançon.

On arrive à l’heure (pour une fois…), le temps de se frayer un passage dans la salle et j’entends dans la foule les commentaires curieux de chacun avant le début du concert : « j’apprécie la musique classique mais là je ne sais pas ce que ça va donner » ; « je viens pour le concept, ça m’intrigue. » ; « tu les as déjà vu jouer toi ? ». Beaucoup semblent être venus par curiosité pour découvrir cette innovation musicale. Les premières notes se font ressentir et le silence se fait.

Grosse performance de la part de chacun sur scène, harmonie est le maître mot de cette formation. On se retrouve face à un collectif débarquant tout droit d’une autre dimension et qui nous laisse sans voix. Ouverture du concert par le traditionnel Boléro de Ravel, on passera ensuite par la version revisitée par l’orchestre de la Danse Macabre de Saint-Saëns, qui nous clouera le bec pour le reste de la prestation.  Prestation qui, à notre grand regret fût trop courte, on en voulait encore, et je crois pouvoir dire que ce fût le sentiment général qui parcourait l’assemblée lors de la dernière note jouée. On constatera l’état transcendant des musiciens, qui fût communicatif.

Le public était au RDV, tous horizons confondus, le Moloco n’est pas loin de faire salle comble. Tout le monde semble transcendé, à la fois par la bouffée énergétique que l’on se prend de plein fouet par les musiciens, mais aussi par les vibrations du public qui se font de plus en plus intenses à chaque morceau joué.

On sort de la salle, complètement secoués, on se ressaisit et échangeons quelques mots avec les spectateurs que l’on croise et chacun semble ne pas être sorti indemne de ce concert. On entend derrière nous des : « c’était génial », « Étonnant ! » « Captivant ! ».

Vous l’aurez compris, c’était pour nous une première, nous n’avions jamais vu cette formation en live avant ce vendredi 14 septembre 2018. Nous n’avions d’ailleurs jamais rien vu de comparable. Un concept innovant, intense et riche de talents dans lequel nous avons une confiance totale quant à son développement et export futur. Nous vous conseillons vivement d’aller à une de leur prochaine date si vous en avez l’occasion !

Report & Crédit photos : Dorine Maillot 

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SWAMP FEST #1 : baptême de rock – 1er jour du festival

    Elle nous suit depuis le début, elle nous a souvent accompagné dans les festivals et concerts, c’est donc avec un grand plaisir qu’on vous offre le  premier report de Steph.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 1

    Assister à la naissance d’un nouveau festival, c’est assez rare dans nos contrées, et c’est déjà remarquable et louable en soi, mais l’association Heavy Gators et sa flopée de bénévoles au top du top ont enfanté cette 1ère édition du Swamp Fest avec un tel brio qu’on ne peut qu’applaudir, se réjouir de ce week-end réussi et lui souhaiter longue vie. C’est d’ailleurs de tels compliments unanimes et clairement sincères qu’on a pu entendre de la part de chacun des 12 groupes programmés. Eh oui, 12 groupes ! Rien que ça ! Une prog très axée rock’n roll, dans plusieurs dérivés, mais restant homogène dans le style (à l’inverse de nombreux festivals qui cèdent au choix de mixer des styles très différents dans une même journée, hélas à mon goût !).

    Alors que s’est-il passé ces 7 et 8 septembre 2018, aux portes de Besançon… Pour ceux qui ne connaissaient pas (c’était mon cas…), l’arrivée sur le site de l’aérodrome de Thise est assez impressionnante : une vaste plaine, des hangars typiques, un arrière-plan montagneux, et le site du Swamp Fest implanté là au milieu, sous le soleil (non négligeable!). Un immense lieu de parking juste à deux pas de l’entrée, et une sensation qu’il va se passer quelque chose d’unique, parce que le lieu est unique et la prog alléchante…

    Entrons dans le vif du sujet. Après le passage par la billetterie, accueillis par des bénévoles souriants et très arrangeants (même quand on n’a pas son billet imprimé avec soi, vive la technologie!), nous voici entrés dans le « bayou », où s’alternent des stands classiques de merchandising, de prévention, le bar immmmmense, deux (bien trop petits) stands de nourriture, un peu plus originale que les sempiternels sandwiches chipo-merguez-hamburger qu’on a avalés tout l’été en festival (et que ça fait du bien d’avoir d’autres choix !), avec des stands d’artisans et exposants, et même un barbier ! Le tout encadré d’alligators bienveillants tout autour, emmenant vers la grande scène où les hostilités commencent aussitôt.

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    C’est Electric Worry, les locaux, qui ont l’honneur de fouler en premier la scène et de lancer la Swamp Fest dès 19h15, devant un public encore un peu clairsemé (mais ça ne durera pas!). Le power trio de Besançon, qui fête ses 10 ans d’âge, trouve là l’occasion de rejouer ensemble en live, après avoir écumé les scènes avec leurs autres projets musicaux, et c’est un vrai plaisir de les revoir. Le public ne s’y trompe pas et ne tarde pas à se rapprocher. Alternant des titres de leurs 2 EP et des nouveautés tout au long de leur (petit) set de 35 nmn, Electric Worry chauffe la foule comme il faut avant de laisser place aux parisiens de Wooden Shields.

Electric Worry

    Après un changement assez express, diablement bien animé par la scène VIP trônant sur le côté de la scène qui ne cessera, durant tout le WE, de diffuser des trèèèès bons titres (rock’n roll of course!) avec de vrais disques qui tournent !, un nouveau trio s’accapare la scène. Wooden Shields est une belle découverte, pour ma part, qui nous diffuse un heavy rock aux racines de blues rondement mené. Où quand la plaine de Thise prend des airs de Grand Ouest sauvage, sur fond de soleil couchant…et qu’on se prendrait presque un ptit blues des vacances ! C’est un featuring avec Victor (de Dirty Deep), à l’harmonica, qui clôt leur prestation avec fougue ! Et là, on se dit qu’il n’y a pas de doutes, la soirée promet d’être sacrément bonne…

Wooden Shields
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    Et ça n’a pas raté : la CLAQUE de la soirée, ce fut le set des Irlandais de The Bonnevilles, un guitariste et un batteur, à la méga classe vestimentaire (chemise blanche, cravate et pantalon noir), qui, dès les premières justify, vous envoient un son punk rock qui prouve immédiatement qu’ils ne sont pas venus pour assister à une cérémonie guindée. Une prestation sans temps mort, qui met le feu au public déjà bien massif et massé devant les barrières. Je dois bien l’avouer sans honte, j’ai ADORE, et je pense qu’on était un bien grand nombre à penser la même chose ! Vivement qu’ils reviennent réveiller la Franche-Comté qui n’était pas présente vendredi soir, car ça fait un bien fou !

The Bonnevilles
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Et dire que ce n’était pas fini…Encore 3 groupes trépignent pour participer à cette première soirée.

    C’est donc le tour des Washington Dead Cats de faire bouger la foule, et ils ont su faire ! Là, côté look, c’est l’imprimé sauvage qui fait son apparition et on vire dans un punkabilly maîtrisé (30 ans d’ancienneté quand même ! Ils ne le font pas…). La fosse s’anime sévèrement, et j’ai droit à une première douche à la bière, les risques du 1er rang remué par les pogos de l’arrière… Soyons positifs, ça rafraîchit ! (la température extérieure aussi, fichtre…restons groupés). Pendant ce temps là, les Wash nous emmènent dans leur monde éclectique, à bord de leur « fusée intergalactique pailletée or », la classe quoi… oui, même quand le chanteur quitte son pantalon et nous expose son caleçon imprimé léopard, il garde le style et le naturel de sa folie ! Ca doit être ça, l’énergie d’un chat mort…Un rappel scandé avec force permet de retrouver le groupe, son chanteur, avec son pantalon (ah bah non, finalement, il le retire assez vite…) pour un dernier titre et un petit slam dans la foule, roaAaAArrrrR.

Washington Dead Cats
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    En attendant que le groupe suivant s’installe, on essaie de retrouver son calme, mais les interludes musicaux sont toujours aussi survoltés et impossible de rester en place la moindre seconde. Les fans se rapprochent rapidement et là je capte derrière moi la phrase (masculine qui plus est!) qui résume bien la soirée : « T’imagines un orgasme de 45 mn, ben c’est ça un concert de Dirty Deep ». Je ne l’aurais pas forcément exprimé comme ça, mais pour avoir la chance de les avoir vus sur scène 3 ou 4 fois depuis l’an dernier, à plusieurs festivals ou en salles, je sais déjà que la prestation saura en effet procurer un grand plaisir (aux oreilles et aux yeux). Ceux qui ont été choisis pour être les parrains du Swamp Fest seront à la hauteur de ce titre et nous distilleront leur trash blues folk rock avec classe, justesse, et une belle symbiose entre les 3 Strasbourgeois. Tel un baiser diabolique, ils nous absorbent le reste d’énergie qu’il nous reste après toutes ces décibels, parce qu’il est impossible de ne pas danser, sauter et remuer quand ils se donnent autant devant et pour nous.

Dirty Deep

    Alors forcément, après une telle débauche de (booooon) son, quand il est quasiment 1h du mat’, et que le sixième et dernier groupe de la soirée se présente, une partie du public s’est en partie volatilisée… fatigués, exténués, comblés ? Cela n’empêchera pas Jäger Blaster de balancer son fuzzy stoner progressif, pour les survivants encore présents. Là encore, un plaisir de retrouver Jeff sur scène avec cette formation, lui qu’on a eu plus récemment l’occasion de voir en solo ou en kilt avec ses acolytes des Korrigan Celtics. Il porte donc toujours très bien aussi le pantalon (il l’a gardé sur lui, lui!) et le chant stoner. Les Jäger ont pu clôturer un peu plus en douceur, quoique nerveusement quand même parfois, cette géniale première soirée. Il ne restait plus qu’à affronter une petite heure de route pour rentrer et se glisser au lit avant de remettre ça le lendemain, boostés comme jamais.

Jäger Blaster
    L’épisode 2 de nos aventures dans les marais rock Bisontins est à suivre…essayons de dormir !

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

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[LIVE REPORT] SWAMP FEST #1 : brasier du rock dans le bayou – 2ème jour du festival

[INTERVIEW] Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

[INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Electric Worry

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Sapins Barbus : deuxième journée dans la clairière

  Au programme : Alestorm, Sticky Boys, Snap Border, Dirty Deep, Dictracy Lords, et Rock or Bust AC/DC Cover band

    Après deux heures de route depuis Besançon (25) me revoilà sur le site des Sapins Barbus. Côté météo, si la journée de la veille nous avons quelques gouttes éparses, ce samedi est splendide le soleil est au rendez-vous. Quant aux festivaliers, la foule est moins dense cependant je suis arrivée en avance, il n’y a pas d’inquiétude à avoir la clairière va se remplir doucement au cours de la soirée avec petits conifères déchaînés.

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    Je m’accorde une petite bière bien méritée avant de débuter les festivités, elle est délicieuse cette bière ambrée « Sapin Barbue ». Je goûterais la bière artisanale locale de Remiremont, la « Marie-Thérèse », un peu plus tard dans la soirée. Tout en dégustant ma bière j’aperçois un type avec une tronçonneuse sur scène… rien de grave c’est juste une personne du staff qui effectue une finition de dernière minute sur la plate-forme qui accueil les batteries. Tout est normal (ou presque…) n’oublions pas qu’on est chez des bûcherons.

    Au bar, je discute cinq minutes avec deux membres de l’équipe des Sapins Barbus. Nous parlons des événements organisés en dehors du festival, ils m’expliquent qu’ils n’ont pas de tremplin même si c’est une idée pour les éditions futures. Je leur demande alors comment les groupes sont sélectionnés, ils me répondent que deux personnes de l’équipe sont préposés à cette tâche. D’autre part, comme cette année le festival fête sa cinquième édition, ils ont ré-invité les « coups de cœur » des années précédentes.

    Ils me parlent aussi des « 48 heures copeaux » qui se sont déroulés le week-end du 31 mars et 1er avril. Au cours de ces deux jours une soixantaine de bénévoles, encadrés par les « bûcherons barbus », ont découpé et écorcé le bois en vue de la fabrication des décors ainsi que de la grande scène construite cette année. Des graffeurs étaient venus aussi pour l’occasion réaliser quelques fresques. Un week-end d’un travail acharné mais essentiel aux préparatifs du festival, une petite scène a été montée pour l’occasion histoire se détendre après une dure journée de labeur. L’année prochaine ils envisagent de refaire un week-end similaire, la grande scène n’étant pas entièrement terminée et il y a toujours de nouveaux décors à réaliser. On parle aussi de l’ambiance dans le camping de cette année, des jeux ont été organisés et surtout des concerts entièrement gratuits. Toys Breakers (punk rock), 1F CK (pap & rock fusion) et Outspoken (punk rock) ont pu divertir les campeurs en attendant l’ouverture des portes du festival.

    Je les quitte pour me diriger vers la petite scène où Dicktracy Lords ne va pas tarder. Je reverrai l’un d’eux un peu plus dans la soirée avec une masse à la main… rien d’alarmant… je vous ai déjà dit qu’on est chez les bûcherons.

  Les festivités commencent…

    Dicktracy Lords débutent cette deuxième journée du festival. Il n’y a malheureusement pas foule devant la petite scène, et c’est bien dommage ce groupe de rock’n’roll l’aurait bien mérité. Pour ma part j’apprécie de découvrir ces Parisiens.

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    Pour le prochain groupe sachant que mon ami depuis 37ans l’apprécie je lui tourne une petite vidéo qu’il aura en main dès le lundi suivant. Je laisse donc Jérôme vous en parler bien mieux que moi : « Ah Sticky Boys, un des rare groupe vu dans un petit bar (feu le BarAcat) puis sur la mainstage 2 du Hellfest. J’avais adoré l’album « Make Art » et « Calling the devil » sorti en 2017 est venu prouver que les Boys avaient les reins (le foie aussi) pour devenir un sacré groupe de live ! Et aujourd’hui au milieu de sapins, ils ont encore tout dévastés. Le power trio enchaîne les titres, le public est déjà plus présent et commence à s’échauffer pour Alestorm ! Je peux vous dire une chose, on va les revoir bientôt sur nos terres ! »

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    Rock Or Bust AC-DC Cover Band se produit ensuite sur la petite scène, un groupe de reprises comme son nom l’indique. Rien à redire ça sonne juste et du AC/DC ça fonctionne toujours qui plus est quand les membres du groupe se donnent à fond sur scène. L’un dès guitaristes va même descendre de scène entouré de quatre garde du corps pour se rendre sur la plate-forme surélevée pour livrer quelques riffs. Dommage qu’ils ne se produisent  pas sur la « main stage » ça aurait donné vu comment les festivaliers apprécient et en redemandent.

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    Il est temps de s’alimenter entre deux groupes. Le jour précédent nous avions eu une agréable surprise, je me dirige donc vers le stand de « Tofaille » puisque qu’il y a une version végétarienne. Rappelons que la recette de base, que nous avions dénichée sur le site officiel, est à base pomme de terre, oignons, lard, échine de porc et saucisses. Les cuistots ont donc fait l’effort de séparer les aliments dans des marmites pour en décliner une version végétarienne (et même végan). Au top les Sapins Barbus !!! Pour faire descendre tout ça une une petit mousse blonde la « Marie-Thérèse », la bière artisanale de Remiremont. Elle est douce cependant j’ai une préférence pour la Sapin Barbue.

    Sinon pour la restauration les festivaliers avaient le choix entre plusieurs stands (barbecue, Tofaille et burger) ainsi que deux bars pour s’abreuver. Ils pouvaient ensuite se poser sur vieux canapés (comme ceux qui se trouvent dans les garages des potes) placés sous de grandes gloriettes fabriquées maison bien évidemment. Tout est bien pensé je regrette en revanche le manque de tables hautes au niveau des bars, les places sont chères pour simplement poser sa barquette de bouffe et sa bière.

  On continue sur la « main stage »…

    La foule atteint son apogée pour Alestorm, les petits conifères sont venus en masse et ils sont survoltés. On m’avait prévenu, la sécu sera sur les dents !!! Alestorm font le show, déchaîne le public à tel point que les membres de sécurité sont obligés les soutenir les « crash-barrières », et un membre du staff des Sapins Barbus vient à la hâte planter de nouveau piton à coup de masse pour les maintenir en place. On a eu le droit bien sûr au traditionnel « Canard Géant » dans le public et le chanteur de All But One Joe CARTER-HAWKIN est soudainement apparu sur scène pour fêter son anniversaire. Il est jeté dans une brouette puis on lui sert un bon gros gâteau et une bonne bière, il se rappellera longtemps de ce moment.

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    C’est le tour de  Snap Border de continuer à emmener le publique sur la seconde scène, et si nos conifères étaient chaud avec Alestorm la température continue de monter avec Snap Border. Ils ont offre un magnifique Wall Of Death que vous pouvez retrouver sur leur page Facebook : Wall Of Death – Snap Border et il y a eu encore un anniversaire de fêté sur scène. C’est autour de Eddy, l’un des guitariste du groupe, de recevoir un magnifique cape rouge de Super Eddy qu’il portera jusqu’à la fin.

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    Dirty Deep termine la soirée sur la scène principale. Le mélange judicieux de guitare, basse, batterie et surtout de d’harmonica donnent des sonorités blues-rocks idéales pour apaiser les esprits. Je ne vais pas tarder à partir mais je sais que je reverrai Dirty Deep d’ici peu car ils sont programmés au Swamp Fest, le 7 et 8 septembre, sur l’aérodrome de Besançon-Thise (25).

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    Il est tard et deux heures de route m’attendent, je m’en retourne en pensant déjà à l’année prochaine. Bye Bye les Sapins Barbus, on ne vous oubliera pas…

Crédits photos : Nico Light

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Les Sapins Barbus jour 1

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Elles sont rares les fois où je commence un report le lendemain, entre fatigue et alcool ! Mais là je suis chaud ! Enfin … putain les Vosges ça pelle vindieu le soir ! C’est donc chez les Sapins Barbus que nous nous rendons ce vendredi, sous une pluie battante avec donc cette appréhension qu’on va déguster, surtout que les montagne semblent bien prises dans la brume au loin. Mais en arrivant sur le site, presque pas une goutte ! Un petit miracle.

Mais quel site !! Tout est en rondin ou palettes, du bar aux scènes ! On voit que nous sommes chez les Bucherons ! Petit plus, c’est une ancienne carrière me semble t il, donc un sol en cailloux, presque droit, idéal pour les engins et le public qui ne s’enlisent pas, moins bien pour le slammeur qui se loupe !

Mon arrivée est chronométrée, je dois foncer voir les copains de Iron Bastards pour faire une interview vidéo avant leur set tout en ne ratant pas Stone Deaf ! Voyez un peu le timing ! Mission réussi, j’assiste donc à la moitié du show des petits gars d’Epinal qui ont la lourde tache de mettre en jambe le public. On va dire que c’est en partie assurée, leur Rock/Stoner passe bien l’épreuve du live mais ça manque encore de titre accrocheur au premier riff ! Il n’est jamais facile de passer en premier et pour moi, ils ont fait du bon boulot.

 

 

Passage donc sur la grande scène, dont le cadre est en rondins, pour nos Strasbourgeois préférés. Iron Bastards, qu’on ne présente plus ici, joue du Rock’n’Roll ! On pourrait se contenter de ça comme présentation ! Et c’est un David (basse/chant) tout heureux d’être là (bein oui c’est son anniv, ce que le public ne va pas oublier de lui rappeler) qui ouvre les hostilités. Le public commence à se réveiller au bout de plusieurs titres mais c’est bien la reprise de Motorhead qui va mettre tout le monde au garde à vous ! Les nouveaux titres se glissent facilement dans la setlist, je les trouve bien typé Metal, à réécouter sur CD ! Je pense que le groupe se serait passé du pépin guitare mais ce fut de courte durée, l’occasion de chanter (encore) un joyeux anniversaire ! J’ai finalement moins apprécié ce concert que leur prestation au Pinky Bar, un scène trop grande pour une musique qui réclame du contact avec le public !

Ah ça y est, je ne suis plus seul (qui est vraiment seul dans un fest …) Nico me rejoint et va pouvoir nous régaler de bien belles images !!

C’est donc lui qui shoot Dog’n’Style qui ont revêtu leurs plus beaux shorts et chemises à fleurs, je m’attendais plutôt à du cuir et des strings ! Comme quoi on peut faire de la bonne musique habillé comme Magnum ! Car oui, j’ai passé un bon moment devant les gars d’Epinal (encore), leur Rock’n’Roll est vraiment taillé pour la scène, leur communication au top et le public ne s’y est pas trompé, il y avait du monde alors que Nashville se préparait pourtant à fouler les planches (ici le mot prends tout son sens). Je ne connais pas encore leur discographie mais c’est une chose que je vais vite rattraper.

Nashville Pussy, raté tellement de fois que je ne compte plus, dont une date mythique au Cylindre de Larnod … et bien voilà c’est fait j’ai enfin vu les Ricains et j’en ai pris pour mon argent (ok oui j’ai un pass press, mais bon on a compris non ?). Le duo mythique Blaine Cartwright et Ruyters Suys est toujours aussi explosif, ce petit bout de femme est une puce survoltée sur scène, entre solo et headbanging ! Elle assure le show. Son compagnon de route (dans la vie aussi) n’est pas en reste, nous gratifiant de son habituel coup de la bière dans le chapeau ! Et Coté musique, là aussi on est dans le Rock’n’Roll, oscillant entre AC DC, Motorhead et le Rock Sudiste de Lynyrd Skynyrd ! Go MotherFucker GO !! Un vrai plaisir de les avoir vu !!

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Après un tel concert, pas facile de prendre le relais ! Mais les Franc Comtois de l’affiche vont y arriver ! 58 Shots, déjà bien connu de nos services, va donner une leçon de Rock aux Vosgiens ! Ils avaient déjà charmé notre lola lors du Mon Baby Blues 2017 et ce soir c’est moi qui tombe sous le charme de leur Rock vitaminé et surtout des capacités vocales du chanteur !! Il n’hésite pas taquiner les aigus sans fausse note ! Les titres plus rapides « You don’t mess with the lion » alternent avec des ballades qui résonnent les montagnes Vosgiennes ! Quand on voit les premières parties qu’ils sont déjà assurés, on comprends qu’ils ont de l’avenir nos Belfortains !

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On arrive déjà sur le dernier groupe, le froid commence à nous picoter un peu, il va falloir un groupe au top pour réchauffer le public (bon ok le public a surement moins froid que moi vu l’alcool et les pogos), et c’est Aqme, que l’on a vu il y a peu à la Guerre du Son. Cette fois aucune excuse, je peux écouter le set des français sans être distrait par le stand !  Première chose, Charlotte n’a pas encore repris sa place mais son remplaçant n’est pas manchot, loin de là ! En tout cas l’ambiance sur scène comme dans le public est bonne, les petits pas de danse de Vincent pendant la balance sont annonciateurs d’un groupe qui vient s’éclater. On peut dire que le chanteur ne s’économise pas tout comme le reste de l’équipe et leur Metal chanté en Français fait mouche, un titre comme « Tant d’années » enflamme le public !! Autant lors de la Guerre du Son j’étais un peu septique sur les compos du groupe, là je suis plutôt content de les avoir bien écouté !! Fin de cette première journée, demain c’est Nico qui s’y colle !

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Les Sapins Barbus : l’ambiance dans la clairière au milieu des petits conifères

    Il y a quelques semaines nous découvrions le festival des Sapins Barbus qui se déroule à Dommartin-les-Remiremont dans les Vosges (88). Cette année il a eu lieu de 17 et 18 août dernier, et il nous aura marqué par l’engagement des organisateurs à en faire un rendez-vous incontournable à l’avenir. L’année prochaine on se réserve donc un weekend en août dans les massifs des Vosges, à 30min d’Epinal, pour s’éclater dans la clairière des Sapins Barbus avec tout les petits conifères. Ils étaient d’ailleurs plus de 4800 cette année à s’être donné rendez-vous.

    Ce fest fêtait son 5ème anniversaire, les organisateurs accompagnés des bénévoles nous ont donc concocté des décors superbes et deux scènes construites de leurs propres mains en bois. Ils nous ont ajouté une programmation aux petits oignons. Pour l’occasion Nashville Pussy été programmé le vendredi et Alestorm le samedi, sans oublier Stone Deaf, Iron Bastards, Dog’N’Style, 58 Shots, AqME, Dicktracy Lords, Sticky Boys, Rock or Bust AC/DC cover band, Snap Border ainsi que Dirty Deep qui nous ont régalé au cours de ces deux jours.

    Pour ceux qui auraient manqué la présentation de ce festival voici le lien de l’article  « Semaine Les Sapins Barbus : découvrons ce festival » et les interviews des groupes réalisées pour l’occasion : Dirty Deep, Dog’N’Style, Snap Border, Dicktracy Lords, Sticky Boys, Stone Deaf et Iron Bastards.

    On vous laisse avec quelques photos de l’ambiance du festival en attendant les reports.

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Crédit photo : Nico Light

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