tRuckks + la Bite et le Couteau = Objectif Ruine / Echo System

Salle ECHO SYSTEM (Scey-sur-Saône-70) – Samedi 30 mars 2019

Pogo Car Crash Control + tRuckks + La Bite et le Couteau

En cette fin mars (Attacks), un second gros rendez-vous avec les punk-noiseurs vésuliens de tRuckks était programmé, après un 1er mars détonnant à l’Antonnoir de Besançon pour leur Release Party (en compagnie de HellBats). Cette fois, ils devaient partager la scène avec un autre groupe de jeunes bien dépotants, les Pogo Car Crash Control, après une précédente soirée commune à l’Atelier des Môles le 10 novembre dernier. Mais hélas, terrassé par une rage de dents, le quatuor parisien a dû déclarer forfait au dernier moment, ne pouvant pas assurer sa prestation haut-saônoise… mettant l’équipe organisatrice d’Echo System dans une situation bien délicate. Difficile d’annuler le jour-même la soirée, alors ce fût branle-bas de combat dès le matin, et Carte Blanche laissée aux tRuckks locaux pour trouver au pied levé d’autres adversaires à leur mesure… Toujours prêts à en découdre, les bagarreurs de La Bite & le Couteau ont sorti et aiguisé leurs plus beaux instruments, fait quelques pompes et tractions, et ont répondu présents. Alors à défaut de P3C, allons-y pour une soirée de bagarre purement vésulienne !

 

A trois sur scène (certains ne les avaient pas encore vus sous cette config, augmentée d’une basse), La Bite & le Couteau lancent les hostilités et balancent, en mode Directs, leurs titres nerveux, virils et bien vener’, devant une salle plus clairsemée qu’initialement attendue, mais néanmoins loin d’être désertée, et qui se remplit petit à petit. Les fans du coin sont toujours fidèles au poste pour soutenir leurs talents locaux, pogos forever ! Des titres condensés, on pourrait même dire parfois, courts !, mais intenses, speeds, soutenus par une rythmique basse-batterie incontournable comme tout bon uppercut, et une guitare rageuse qui vient crocheter tout ça. Un son « bien couillu et tranchant » tel qu’ils le définissent eux-mêmes, qui touche à tous les coups et dépoussière littéralement la scène et la fosse, où ça remue déjà pas mal.

Après un temps de récupération assez court (les deux batteries étant déjà installées de part et d’autre de la scène), curieusement agrémenté par les pistes de l’album des P3C (mais quelle idée ?! raaaa re-frustraaaation), la reprise sonne et c’est parti pour le second round du combat des noiseurs de la Motte…

Pour les avoir vus il y a moins d’un mois, je n’ai pas eu autant l’effet de surprise que d’autres spectateurs et auditeurs, qui eux, prennent en pleine face le blast du set des tRuckks, qui a nettement pris du level grâce aux nombreuses scènes écumées ces derniers mois dans des salles de plus en plus éloignées et notables (en vrac, Annecy, Dijon, Toulouse, Paris, Auxerre, Rennes, Argenteuil…!). Une aisance évidente, ça enchaîne les frappes, euh, les titres, les plus anciens comme les plus récents (nouvel EP « Autophage » sorti ce 15 février), et Leny, chanteur-bassiste, rejoint, comme il aime le faire, sa crew de loubards dans la fosse pour quelques pogos et portés hurlés. Les deux guitares de Martin et Hugo sont incisives, tandis que la batterie résiste aux assauts des baguettes de Cyprien, qui pourtant, lui en fait voir ! Bien qu’increvables, les tRuckks arrivent enfin à la fin de leur set.

Mais ils ne quitteront pas la scène sans entamer un troisième mini-round, rejoints par leurs acolytes de première partie. Forte de deux batteries, l’équipe nous assène quelques derniers titres doublement violents, histoire de bien faire mordre la poussière (elle mettra du temps à retomber…) aux heureux spectateurs qui ont répondu présents sur cette soirée hautement rattrapée, malgré le coup du sort de la tête d’affiche annulée (à qui on souhaite nous aussi prompt rétablissement, et dont on espère la venue dès que ça sera possible, on veut notre REVANCHE !).

Ca me fera un hématome tibiesque de plus pour ce mois-ci (faut que je retravaille mes esquives…), mais même pas mal ! :-p

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Sequane fest 2019, jour 2

De retour aux môles pour la seconde soirée, il y a l’air d’y avoir un peu plus de monde que la veille.

Le samedi, les locaux de l’étape Karne ouvre la soirée. Aspergés de sang et l’air pas content du tout, ils envoient un black plutôt mélodique et épique. Le bassiste, très présent sur scène, joue sur une fretless sur le début du set, qui sera vite remplacée pour cause de corde cassée. Le chanteur est un grand personnage famélique, hurlant penché sur pied son pied de micro dans des postures plutôt inhabituelles, et parfois va tenir le dos de ses camarades. Le niveau technique des musiciens n’est pas redescendu depuis hier et le groupe décharge sa haine avec énergie. Somme toute une excellente mise en jambe pour la suite.

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Changement d’ambiance avec le groupe suivant : beaucoup d’encens est allumé et la scène est noyée dans la fumée. Mais rapidement, on comprend que les français de Vortex of End sont là pour en découdre. Lançant des regards haineux, les torses nus aspergés de sang, les deux guitaristes et le bassiste donnent de la voix avec rage. Les registres sont variés, allant du scream déchiré au chant incantatoire, avec beaucoup de reverb les micros donnant un coté éthéré. Leur musique est un death-black occulte et varié, déployant diverses ambiances respirant une violence cérémonielle. Certains morceaux plus lents développent plutôt une ambiance cérémonielle avec du chant clair, alors que d’autres sont transpirent la rage et la violence. Le jeu de scène est bien travaillé, et on aura même le chanteur de Possession venant hurler sur un morceau du début du set. Il est rare de voir des concerts apportant autant d’énergie sur scène dans le black metal.

Pour la suite, on reste dans l’occulte et le possédé avec Inferno. L’ambiance est par contre beaucoup plus pesante, l’encens continue de bruler et la fumée est encore plus dense, au point qu’on ne distingue pas tous les musiciens. Le chanteur a l’air d’être dans un autre monde, le regard dans le vague ouvrant et fermant la bouche. Lors des moments calmes, il se retourne pour s’agenouiller face à la batterie, où un crane est déposé. La musique est beaucoup moins agressive que le groupe précédent, plus progressive. On se rapproche du black de Cult of Fire, avec parfois des mélodies orientales samplées. Le tout est plutôt captivant et le concert a l’air d’avoir été très court au moment où il se finit.

Pour clôturer le festival, les belges de Possession sont venus retourner les môles. Globalement, la performance est très old-school, que ce soit en termes de visuel que de musique. On nous envoie à la gueule un black-death bien énervé, ressemblant à du Dissection en plus sombre et violent. La basse est vraiment lourde et grasse, la rythmique groove à chaque instant et les blastbeat sont dévastateurs. La plupart des riffs sont épiques et rentrent dans le lard. Tous sur scène bougent beaucoup, surtout le chanteur qui communique bien son énergie. Au milieu du set, le micro casse et le groupe continue l’air de rien le temps de le remarquer et de le remplacer. Sur les derniers morceaux, le groupe est rejoint pars deux des gars de Vortex of End pour une fin de concert mémorable. Tout le monde se déchaine, public comme musiciens, et le Séquane Fest se termine sur une très bonne impression.

Pour conclure, deux soirées de qualité, j’ai pris ma claque sur la plupart des groupes et aucun problème n’est à signaler. Merci à Yannick pour les photos, et surtout merci à la Horde Séquane pour nous proposer des concerts d’aussi bonne qualité. Prochaine étape au Forest Fest mi-juillet !

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Report par Mahalo
Photo par Y.bred

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MASS HYSTERIA + Angelus Apatrida+ Tranzat chez Narcisse

Chez Narcisse (Le Val d’Ajol-88) – Dimanche 24 mars 2019

Report par Stephanie et photos par Fotokop ©

Je vais être franche : en me rendant chez nos voisins des Vosges ce dimanche 24 mars, je n’avais aucune intention de rédiger un Live Report de ce concert, gravé de longue date sur mon agenda. Pour plusieurs raisons profondément personnelles, déjà du fait de ma relation avec Mass Hysteria depuis 22 ans, et parce que, soyons clairs, leurs concerts ne se racontent pas, ils se VIVENT, et à 100 % ! Mais je vais quand même essayer de vous retranscrire partiellement cette soirée, à double titre remarquable. Parce que MH, et parce qu’elle se déroulait Chez Narcisse… Ne serait-ce que pour (« donner l’exeeeemmple ») servir d’écrin aux clichés de Fotokop, toujours dans les bons coups et les bons shoots…

Malheureusement, je ne pourrai rien vous dire de la prestation de Tranzat, 1er groupe à ouvrir la soirée, que je n’ai pas vu, ni même entendu ; le timing étant un peu serré, et la découverte de ce lieu mythique de Chez Narcisse étant à ce moment-là ma priorité,,. En quelques minutes, on comprend très vite pourquoi cette salle a une telle aura dans le monde culturel de la région. Chez Narcisse est un royaume convivial et accueillant de la musique, qui transpire les bonnes décibels, au vu des affiches et stickers qui tapissent les murs, un lieu juste incontournable que j’ai été fière de pouvoir enfin fouler. Bref, je verrai Tranzat une autre fois !

Par contre, j’ai eu le plaisir de découvrir le groupe espagnol Angelus Apatrida : du Trash et Heavy Metal bien chevelu et couillu, qui existe depuis 2000, et qui est diablement efficace pour chauffer l’audience ! Je n’ai fait que de me faufiler et de me rapprocher jusqu’au bord de la scène, où leurs fans étaient bien présents et à fond. Un set bien kiffant où ils se sont bien donnés, bien que conscients que la majorité des gens face à eux attendaient la suite avec impatience ! Mais ils n’ont pas démérité, bien au contraire, et ont su communiquer chaleureusement leur énergie, les revoir sera un grand plaisir !

Quelques instants de changement de backline permettent d’atteindre une position « stratégique et raisonnable » dans le public. Suffisamment près pour capter les échanges sur scène, et suffisamment sur le bord pour éviter le maelström intense et inévitable du grand centre ! Et c’est enfin parti pour l’intro qui captive de suite l’attention des tous les furieux et furieuses réunis dans cette salle bondée.

Un accueil spontanément fort dès que les membres du groupe arpentent la scène dans la pénombre. Mass H a retrouvé sa config classique, tous sont en forme (enfin, autant qu’on peut l’être pour un 4ème concert consécutif !) : la quasi-machine de guerre Raphaël, qu’on distinguera à peine derrière ses fûts, mais qui se fera entendre sans répit (l’une des caractéristiques de ce dernier album, c’est que la rythmique est intense, en mode rouleau compresseur !), Jamie à la basse (et de plus en plus aux choeurs-screams, totalement imprégné dans la meute), Fred de retour à la guitare, l’incontournable Yann à l’autre (toujours aussi impressionnants, précis et fascinants) et bien sûr Mouss au chant, dans son jardin, mais pas pour faire de la chaise longue… Et c’est le titre de démarrage du dernier album (« Maniac »), « Reprendre mes esprits » qui lance les hostilités, de suite suivi par l’hyper efficace « Vae Soli » de l’album « Matière Noire ». Et c’est en effet un enchaînement de titres puisés au sein des 2 derniers albums du combo, très axés Métal, qui constituent l’essentiel de la setlist. Mais d’incontournables et mythiques titres plus anciens ponctuent généreusement la prestation, tels que « Une somme de détails », et surtout, en rappel, « Contraddiction », le hardcore « P4 », le dansant « Donnez-vous la peine »  (à défaut du « Respect to the dancefloor », auquel la configuration de la scène ne se prêtait probablement pas suffisamment),et le final habituel et évident de « FURIA » d’exultation générale. Tout y était, les furieux ont enquillé sans faiblir circle pit, mosh pit (« Notre coin VIP, c’est le PIT ! »), pogo, bonds et sauts ou encore wall of death, sans oublier les slam et stage diving à tout âge ! (big up au mulot qui a fait son baptême de pit et slam ! Contaminé « Unis, soudés, au taquet, dans cette façon de penser… » )

Foi de Furieuse aguerrie, rares sont les groupes hexagonaux à fédérer aussi fidèlement leur public et à prodiguer, près de 25 ans après leur création, de tels concerts, concentrés de Positif, d’Engagement, d’Hymnes, et surtout, une proximité réciproque, incroyable, naturelle et respectueuse.

Pour les avoir vus au tout début du Maniac Tour (à la Poudrière de Belfort, le 13 novembre dernier, juste quelques semaines après la sortie de l’album), et grâce aux multiples concerts prodigués depuis, le set a notablement gagné en précision, en fluidité, les titres percutent et l’Armée des Ombres, en force dans le public, renvoie autant d’énergies et de complicités qu’elle en reçoit. Les Mass ont quand même fini par quitter la scène, mais pas leurs fans, qu’ils ont rapidement rejoints au stand de merch pris d’assaut, ou au bar plus tard.

On finit tous moites et profondément heureux, gonflés d’endorphines, en ramenant de p’tits souvenirs marqués sur la peau, ces hématomes peu glorieux quand on se gamelle, mais si réjouissants quand on se rappelle qu’on les a obtenus dans des échanges corporels rapprochés, passionnés et fougueux :-p

Mass Hysteria est un dopant naturel de bonheur, une machine de stimulation positive, et bon sang, si vous ne les avez jamais vus en concert, n’attendez plus, courez-y vite, en particulier en petites salles si vous le pouvez ! Un seul mot résumera cette soirée : Narchysteria… !!!

Je terminerai par une dédicace perso à Fabienne P., grâce à qui j’ai découvert et côtoyé de près MH en 97, en particulier pour leur 1ère grande scène, sous les gradins du Parc des Princes ! Je n’aurais jamais cru qu’après « tant d’années », nous serions toujours réunis autour d’une scène dans des ambiances devenues aussi insensées 😀

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La set list de Chez Narcisse 2019 : Intro – Reprendre mes esprits – Vae Soli – Une Somme de Détails – Notre Complot – Positif à bloc – World on Fire – Pulsion – Chamane Acide – Se brûler sûrement – Nerf de Boeuf – Derrière la Foudre – L’Enfer des Dieux – Plus que du Métal – Tout est Poison – Chiens de la Casse / Arômes Complexes – Contraddiction – P4 – Donnez-vous la Peine – Furia

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Sequane Fest 2019, jour 1

Comme chaque année à la fin de l’hiver se déroule le rendez-vous black metal de l’Atelier des Môles, qui depuis la dernière édition se déroule sur deux jours. Au programme, quatre groupes par soirée avec un bon panel d’atmosphères en perspective. Le vendredi soir, la salle se remplit doucement alors que le premier groupe commence à jouer.

15 mars 2019, jour 1

Report par Malo et ©Photo par YB

Et en ouverture, la barre est placée haute dès le début avec Deathcode Society. Le visuel du groupe est bien travaillé, avec masques et manteaux donnant l’aspect de personnages charognards. Le groupe joue un black mélodique accompagné de samples symphoniques toujours bien dosés. Les mélodies sont épiques et évoluent souvent. On a une musique qui devient par moments majestueuse de cette accumulation, sans partir dans le symphonique trop lourd. Quelques éléments rythmiques techniques sont présents lors des passages plus bas du front, apportant une teinte death moderne. La présence de la basse, doublant les leads, apporte une touche que je n’ai pas l’habitude d’entendre. Celle-ci est mise en avant, permettant de profiter du jeu du bassiste, qui transpire violemment sous son masque de corbeau géant (ça goutte du bout du bec). J’avoue m’être concentré sur la basse la quasi-totalité du concert, mais le chanteur attire aussi l’attention, plutôt mobile. Son masque coupé en dessous du nez lui donne un air plutôt inexpressif, mais l’émotion passe quand même plutôt bien. Il use d’un scream légèrement chantant complétant bien les autres mélodies. Le public est assez timide en ce début de soirée mais semble apprécier le concert.

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C’est avec une très bonne découverte que commence le fest, et le temps de s’abreuver et de discuter un peu que le prochain concert a déjà commencé. La salle est maintenant plus remplie, on se rassemble devant la scène pendant que le sample d’intro passe.

Après ce passage, on remarque vite que Necroblood n’est pas venu que pour poser une ambiance. On a là un black-death très lourd, crasseux et bien énervé. Le groove est bien présent, le public s’échauffe rapidement et on se rentre dedans pendant un moment. Les growls du bassiste et du guitariste se répondent, pas très différents mais bien énervés. Le tout a un côté punk et ça défouraille sec jusqu’à la fin du set. Très bon concert, efficace et violent jusqu’au dernier morceau.

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On arrive ensuite sur un black plus traditionnel avec les américains de Crimson Moon. Corpsepaint et air mécontent, leur black occulte est incisif par le son de guitare sec et un scream aigu. Les parties rythmiques massives et les mélodies me font penser aux dernières sorties de Darkthrone. Quelques passages plus doux avec arpèges et samples viennent entrecouper les nombreux passages épiques. Il y a même quelques lignes de chant clair de la part du guitariste qui apporte une ambiance incantatoire.

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Les danois de Denial of God font comme leurs prédécesseurs leur première date en France, et apparemment beaucoup ce soir les attendaient. Musicalement, on se rapproche du heavy-thrash avec une ambiance et un chant black. Les riffs thrash sont vraiment entrainants et les morceaux sont variés, avec beaucoup de passages légers. Cependant je n’arrive pas à bien apprécier ce concert. Les mélodies me paraissent fades et les passages plus lents assez plats, contrastant avec le chant black qui perds de son intérêt, et la violence du reste de la soirée. L’ensemble sonne plutôt joyeux, voir gentillet par moment. Le public est quant à lui plutôt conquis et passe un bon moment.

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Born Again + Assigned Fate – Les Passagers du Zinc

Les Passagers du Zinc

Double découverte pour moi en ce vendredi soir à Besançon. Une soirée Metal aux PDZ qui allait regrouper des adeptes de deux styles plutôt différents dans la pratique, du Heavy Metal à l’ancienne avec Born Again et du Metal moderne plutôt Deathcore avec Assigned Fate, mais similaires dans l’esprit : passer une bonne soirée bien énervée avec un public qui s’éclate. Revenons sur ce concert aux couleurs locales.

Born Again joue ce soir dans sa ville d’origine, et pourtant, dès la première chanson, on a l’impression qu’ils ont fait du chemin et qu’ils pourraient venir d’ailleurs. On a bel et bien du bon vieux Heavy Metal devant nous, si bien qu’on a du mal à croire qu’ils n’en soient qu’à leur deuxième album (True Heavy Nation, sorti en décembre 2018) ! Des riffs ravageurs, du mid-tempo plutôt entraînant (peut-être un peu trop de mid-tempo ?), le public de devant s’échauffe assez vite – à l’arrière, il leur faut un peu plus de temps, mais les bisontins de Born Again sauront très bien faire passer un message d’unité au sein de la musique Metal, message qui fait écho au titre de leur dernier album, True Heavy Nation. Ils concluent leur concert avec une reprise de « No Class » de Motörhead, un hommage qui rapproche encore une fois les fans de Metal.

Assigned Fate prend ensuite la relève et balance d’emblée de gros riffs qui achèveront de convaincre le public de se laisser aller aux pogos. Un concert vraiment réussi pour Assigned Fate : les guitares et la basse sont bien précises et envoient à la fois des bons riffs et des bons leads, le batteur place pas mal de patterns intéressants et le duo de chanteurs est au top, ils savent comment entraîner le public. Ensemble, musiciens et spectateurs retourneront les PDZ (littéralement, j’en ai vu marcher au plafond !), le groupe se mêlant souvent à la foule : le partage d’énergie était bien là, et on en a bien profité.

On peut remercier les Passagers du Zinc pour continuer à proposer des concerts comme ceux-ci à un prix aussi bas, c’est vraiment une chance dont il serait bête de se priver. Ils ont d’ailleurs réussi à proposer une soirée Metal éclectique.  Bémol de la soirée : le début du concert, prévu à 21 heures, se fera une heure plus tard. Une attente un peu longue

Pas de photos ce soir là, pour cause de préparation du concert le lendemain !

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Frank Carter and the Rattlesnakes – Round 2 … K.O !!!

L’an dernier, le groupe (lire FCATR) était déjà venu à la Poudrière. Pour ceux qui y étaient, la soirée fut à demi-réussie, en raison de l’absence du batteur _ blessé suite à un accident de tour-bus qui avait eu lieu la veille. Le « groupe » s’était quand même battu pour proposer 6 titres acoustiques. C’était sympa, joli, mais il avait manqué la version réelle de ce que pouvait proposer FCATR sur une petite scène.

Après une prestation Grande Scène aux Eurockéennes 2017 – où on avait pu assister au plus grand circle-pit pour ceux qui s’en souviennent – Frank Carter nous avait conquis avec un show décomplexé et punk dans les faits.

Intimiste à souhait, la Poudrière de Belfort a accueilli ce mardi 19 Mars, FCATR pour la deuxième fois. Le groupe, en pleine tournée européenne ne pouvait pas ignorer Belfort et revenir pour un deuxième round plein et entier et contenter les nombreux frustrés de 2018.

Premier constat : ils sont au rdv, le concert est sold out en quelques semaines. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu des gens avec des pancartes « cherche places » devant l’entrée de la salle belfortaine.

Doors à 20h30 : 1 bière et ça envoie.

Crédits photo : Dorine Maillot

Ce sont les Anglais de King Nun qui ont le privilège d’ouvrir la tournée de FCATR. Un mélange plutôt harmonieux de grunge-punk pop, joué par des ados méchés, un mélange de Metz, teinté de La Dispute. Malgré le peu de place sur scène, le groupe s’en tire bien. Surprise, car la première partie était passée un peu à travers dans la com de la salle, j’avoue avoir appris le jour même qu’il y avait un deuxième groupe.  Pour les curieux, je vous conseille leur titre FAMILY qui pour moi est le plus représentatif de leur set. Une grosse demi-heure de set, et le plateau se vide déjà pour laisser place aux équipes de FCATR.

Maîtrise, maturité et sympathie : un cocktail savoureux.

Crédits photo : Dorine Maillot

Comment dire que le show de FCATR est mature et maîtrisé ?

On commence par 3 titres accrocheurs _ dont le dernier single sorti CROWBAR. On prend un Frank qui se balance dans la foule, pogote avec les premiers rangs, se fait porter (comme aux Eurocks) debout au-dessus du pit (clin d’œil aux photographes qui ont eu droit à 3 titres pour shooter), fait le poirier et finit en disant « That ! .. is a party ! ».

Derrière, ça joue grave, on notera le batteur qui _ réparé _ envoie des grands breaks ciselés… apparemment, le bras… ça va !! sic.

Crédits photo : Dorine Maillot

Une fois bien chaud, le public est prêt à entendre d’autres morceaux, notamment du prochain album, qui, doit-on avouer , semble s’annoncer plus rock que punk. Le set réussit à emmener doucement tout le monde à écouter religieusement Frank plusieurs minutes passer des messages de tolérance, d’écoute, d’amitiés et d’égalité femmes-hommes jusqu’à faire redescendre la pression sur Anxiety ou encore Acid Veins avec son Give me Looooooove. Les filles de la salle ont droit à une session de crowdsurfing exclusive pendant plus d’un morceau, avec les mecs fliqués par Frank.

Crédits photo : Dorine Maillot

Dernier tiers du set, après un violent Jackals pour nous réveiller, c’est un Frank Carter achevé/fatigué qui nous achève avec les hits de sa discographie comme Juggernaut, Devil inside me pour finir par nous laisser beugler en chœur « I hate you ».

Une photo dos au public, plein de merci, et on remballe. On est trempés.

A noter : un son d’enfer qui n’est jamais passé au-dessus des 100dB, un bass-batt nickel, des morceaux mega-clean et du grand frontman.

Pour les frustrés de la deuxième, vous pourrez aller voir FCATR aux Eurockéennes 2019. Frank Carter ayant spoilé l’info à Kem Lalot. On a hâte de voir cela en Juillet au Malsaucy.

La set list : Crowbar – Wild flowers – Nouvelle chanson – Vampires – Paradise – Nouvelle chanson – Give me love – Anxiety – Jackals – Lulabby – Devil inside me – Fangs – I Hate You.

Crédits photo : Dorine Maillot Photography

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