Desybes nous a filé rencard il y a de cela 15 jours pour sa release party à la poudrière. Ils ont, par la même occasion, invité quelques copains : les StepMom Fuckerz & The Fre3 Bastards pour pimenter leur soirée.

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On est parti, direction la Poudrière pour notre aventure avec Desybes et on ne vous cache pas qu’on a hâte de découvrir ce qui nous attend. Il faut dire qu’on vous a aussi un peu bombardé avec la sortie de leur nouvel album et qu’on voulait encore sortir de la salle pour vous en foutre une nouvelle couche dans la tronche J (oui on aime bien vous spamer parfois…).

On arrive sur place, la salle se remplie petit à petit. Il faut dire que chaque groupe présent ce soir est originaire de la région et a donc son public bien à lui. Les fidèles sont là.

C’est StepMom Fuckerz qui ouvrira le bal ! Ce Trio, issu de Belfort/Montbéliard, aux sons punk/rock tout droit sorti des années 70 nous mets au parfum d’emblée. Ça envoie et ça joue bien ! A peine le temps de se mettre dans l’ambiance que le changement de plateau se fait, ce qui nous permets d’aller se chercher une bière avant d’enchainer avec le Lound Heavy Rock des Fre3 Bastards. Jo, Mick et Greg sont en place et nous balancent des sonorités décapantes de leur EP « In our world of bastards ». D’un coup d’un seul, le chanteur de Desybes se retrouve entre ce trio le temps d’un morceau, fou le feu aux poudres et s’en va aussi vite qu’il est apparu ! Ca promet pour la suite.

Nous y voilà ! Le moment tant attendu, c’est maintenant.

Desybes ne nous ont pas menti quant à la qualité de la prestation qui nous attendait. La mise en scène est au rendez-vous. Afin de mieux nous faire comprendre qu’on risque d’être secoué par ce live, le groupe a mis en place une installation devant la scène. Un grand voile noir apparait devant nous avant l’entrée des musiciens… Un teaser créé spécialement pour la sortie de « Sermon d’hypocrites » nous est dévoilé…. Le voile tombe et le groupe envoi la sauce ! On repère les fans au premier rang qui nous dévoile une soudaine énergie folle et festive.

A peine arrivée, on se prend le morceau « Dolores » de ce fameux album en pleine face ! La température monte instantanément chez les fans du groupe. Le concert se poursuit, alternant nouveaux et anciens morceaux, chacun y trouve son compte et l’ambiance montre que le show est réussi et tout à fait maîtrisé. Ces 4 copains nous renvoient une énergie démentielle, et ça paye puisque les cheveux virevoltent de tous les côtés de la foule !

On ressort de la salle, ravis de cette prestation que l’on vient de vivre, on nous avait promis un show et ce fût le cas !  Nous constatons la satisfaction générale et c’est encore plus plaisant de voir que chaque personne présente ce soir y ait trouvé son compte ! Desybes, merci pour cette soirée de lancement d’album, on reviendra avec joie pour le prochain 🙂 !!!!

Report & Crédit photos : Dorine Maillot 

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Après une première bataille le vendredi rudement menée par les troupes de Guerriers, c’est avec quelques heures de sommeil et 12 h de boulot dans les pattes que nous revenons sur le site de Landresse, accompagnés cette fois de Clément qui nous donnera son avis sur les concerts d’Ultra Vomit et Lacuna Coil. On laisse aussi la parole à un festivalier pour les premiers groupes car nous ne pouvions être présent à l’ouverture ! Première chose qui saute aux yeux, quelle foule par rapport à hier !

Photos par Nicolight (sauf Cadillac Corrida par Pim Photography et Stepmom Fuckers par la Guerre du Son)

« Après avoir pris de quoi passer la soirée en jeton, direction le premier groupe : Cadillac Corrida, découverte pour moi, mais ça envoie du lourd ! On se laisse emporter par la fougue du groupe et ce ne sera pas les fans juste à nos côtés qui diront le contraire 😉

Niveau perfs, l’instrumental est bien huilé, un son propre et clair quand il le faut et un chanteur qui gère à la perfection!

On notera l’hommage rendu à Daniel Balavoine, sur le titre « le chanteur ». report par Julien Vernier

Vous connaissez cette malédiction, celle qui vous fait rater un groupe pour plein de raison ! Et bien Stepmom Fuckerz c’est l’un de ses groupes pour moi. Loupé déjà 4 fois, dont une à environ 1 km de chez moi à cause du taf … Et bien ce soir, rebelote ! Alors de l’avis des membres présent, j’ai encore raté quelque chose ! Donc cette fois, me reste qu’à pas les louper en septembre !

Et c’est donc avec AqME que l’on commence la soirée. Et pour cause d’installation c’est encore d’une oreille pas assez attentive que j’écoute leur prestation. Pas facile de tout faire. Néanmoins, je retiens une énergie sur scène, des compos avec un Metal bien lourd, groovy ! Mention spécial pour le feat avec le chanteur de Dagoba !

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Le stand ne désemplit pas, je n’ai pas compté le nombre de personne venu nous parler, et demander un drapeau qui était en rupture de stock le vendredi après Toybloïd. Et en plus vlà que je me retrouve à vendre du merch des groupes de la soirée sans le savoir ! Les gars de Cadillac, Prisonlife vous êtes Rock’n’Roll, je pense avoir bien géré non ? L’occasion de rencontrer Jean Philippe et de parler de son projet de documentaire, « les disparus de la photos » qui sera bientôt en interview dans nos pages !

Allez, retour sur scène pour Wendy’s Surrender et son Hardcore spécial décollement de mâchoire ! Pas de répit dans la fosse malgré un public un peu absent ! Et les amis, y a pas que Ultra Vomit dans la vie, quand il y a un groupe qui se déchaine sur scène, la moindre des choses c’est d’aller dans le pit ! Assurément une bonne surprise pour moi, à revoir dans un endroit plus fermé, ce style ça doit sentir la sueur et le sang !

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Comme je le disais, ce soir il y a Ultra Vomit ! Et pour le coup, je laisse la parole à Clément, les ayant déjà vu il y a peu !

Très attendues en cette soirée d’été, nos stars nationales arrivent enfin sur la scène de la Guerre du Son (après une introduction typique du quatuor, où La Boule et Passe-Partout succèdent à Bugs Bunny) et démarre en beauté et nous percute (avis personnel, l’ingé son a fait du très bon boulot !) d’emblée avec « Darry Cowl Chamber » suivi des « Bonnes Manières ». Le dernier album d’Ultra Vomit (Panzer Surprise !) a beau être encore tout neuf (2017), leur setlist reste bien généreuse en titres issus des deux premiers albums. Je l’ai d’ailleurs trouvée plus riche en surprise que sur leur tournée précédente (souvenir du 25 août 2017 !), et on ne va pas s’en plaindre. Toutes les chansons que le public veut sont là, toutes celles que le groupe veut aussi. C’est un concert qui ne traîne pas et qui sait nous contenter. Evidemment, quiconque les aura déjà vu durant cette tournée ne pourra s’empêcher de remarquer que certaines blagues reviennent à chaque fois, en plus d’être subtilement téléphonées. Mais c’est cette subtilité digne de la furtivité d’un panzer et ce don de pouvoir encore et toujours nous faire marrer avec sans cesse les mêmes conneries qu’on cherche ici, et qui fait plaisir à voir. Aucune redondance, ni même de lourdeur (un panzer, j’vous dit ! Tout léger !) chez les copains bretons, qui semblent d’ailleurs prendre eux-mêmes énormément de plaisir à ressortir les mêmes vannes (on a senti Manard heureux en observant la fosse avant « Pipi vs Caca »). Ils ont bien raison, tant qu’elles marchent !

Bref, je m’égare (vas-y toi, pour garer un panzer !). Des surprises je disais. Déjà présente dans la setlist de 2017, j’ai encore une fois été surpris d’entendre « Batman vs Predator », un morceau qui, entre quelques blagues graveleuses, vient nous rappeler qu’on a en plus affaire à des musiciens doués ! Vraiment, un concert d’Ultra Vomit, c’est vraiment complet. En plus, ils ont l’air d’aimer ça, le complet, eux qui enchaînent les salles pleines à craquer ! Pas étonnant, car on pouvait clairement voir que, comme je le disais plus haut, Ultra Vomit rassemblent toujours aussi bien ses nostalgiques et ses nouveaux fans, et même ceux qui d’ordinaire apprécient moins ne pourront certainement pas s’empêcher de sourire à cet hommage à Lemmy Kilmister (Fetus est décidément bon imitateur !).

J’aime autant ne pas en dire beaucoup plus, car je ne voudrais pas vous gâcher la (panzer) surprise, à vous qui avez sans doute déjà prévu d’aller les voir, quelque part dans l’Hexagone !

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Autant dire qu’après ça, il sera dur de faire mieux. Surtout que le groupe suivant est MØØN, mené par des membres du studio Sauvage, dont le style est à l’opposer d’UV. Un Rock, presque stoner, dont la voix envoutante de la chanteuse, résonne dans la nuit de Landresse. Un pur moment occulte, aussi une bonne découverte pour moi et j’espère revoir bientôt en live !

Dès que Clément a su que Lacuna Coil était à la Guerre du Son, il était entendu qu’il nous ferait le report, alors place à la jeunesse (d’autant plus que votre serviteur n’a jamais accroché aux italiens)

Les italiens de Lacuna Coil de passage chez nous ?! Il ne fallait surtout pas manquer ça !

Avec bientôt 20 ans d’existence, le groupe (que j’écoute depuis le collège, tout de même) avait beaucoup de choses à offrir au public de la Guerre du Son.

Plus jeune, je me passais en boucle une vidéo du titre « Our Truth » jouée au Wacken Open Air ; surprise pour moi : le groupe ouvre le concert avec cette chanson ! Comme sur la vidéo, mais en mieux. Beaucoup mieux. Le public est saisi d’emblée !

Très vite, je constate que ces musiciens sont d’une précision plus qu’efficace, en plus d’avoir une réelle présence sur scène. Marco Coti Zelati (basse, et presque toute la composition du dernier album !) montre bien qu’il prend plaisir à jouer et échange souvent de place avec Diego Cavallotti (guitare) qui, lui, sourit à chaque regard croisé et fait pleuvoir les médiators sur ses élus dans le public (dois-je humblement signaler que j’étais de ceux-ci ?). Ryan Blake Folden (batterie) quant à lui m’a impressionné. Depuis son arrivée dans le groupe pour l’album Delirium, la section rythmique de Lacuna Coil s’est trouvée incroyablement renforcée. On distingue qu’il possède un style et une technique bien à lui qui fait plaisir à entendre, et même à voir, car son jeu de scène est également excellent ! J’en arrive maintenant au duo Andrea Ferro et Cristina Scabbia (chants). La complicité entre eux deux et avec les autres musiciens est évidente. Un Andrea très en forme nous envoie une bonne dose de brutalité et impose le respect par sa stature. Cristina (qui s’exprime en français !) est terriblement époustouflante (ah ! ces frissons sur « Delirium »), et revendique son rang de grande chanteuse de Metal. Bien mérité.

Le quintet fait décidément forte impression ce soir, surtout avec leurs maquillages et costumes, une pratique héritée de leur dernier album en date, Delirium (2016) ; un album qui, selon moi, a su élever Lacuna Coil parmi de grandes figures du Metal et qui canalise l’identité du groupe en en faisant quelque chose d’incroyablement unique et de mémorable. Mais pas de panique, jeune ancien ! Les fans de la première heure ont pu se réjouir aussi car la setlist couvrait toute leur discographie (déjà 8 albums !). J’ai même été surpris d’entendre leur reprise de « Enjoy The Silence » de Depeche Mode (présente sur l’album Karmacode). Petit bémol cependant, je déplore l’utilisation de beaucoup de samples. Ceux-ci sont très bons, mais l’on sent qu’ils brident un peu les musiciens, qui gagneraient à pouvoir s’exprimer plus.

Lacuna Coil méritait donc de faire la tête d’affiche de cette édition 2018 de la Guerre du Son et aura certainement rassemblé tout le monde avec ce cri qui résonne chez tous les adeptes de Metal à notre époque : « WE FEAR NOTHING ! ».

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Pas facile de jouer vers 1h du mat et de faire bouger le public. Et bien PrisonLife la fait ! et avec brio ! Mené par Sam Guillerand – dont le nombre d’activité mériterait un article complet – et  des membres de Wendy’s Surrender, Slaughterers, Nothing to Prove, Prisonlife se veut Hardcore mais, putain, que d’influences Metal aussi ! En fermant les yeux, c’est une époque lointaine où le Thrash était roi qui me vient en tête ! Bref une bonne claque made in Franche Comté !

Comme hier, on termine la journée sur un groupe qui mêle sonorité Metal/Rock et Electro ! Mais désolé pour Horskh, fatigue, alcool, route, 12h de taf dans les pattes, 12 h de taf encore le lendemain, j’ai écouté votre set en rangeant le stand. Autant dire que mon avis est totalement non professionnel et basé uniquement sur ce que je pense de votre musique en général, c’est à dire, une agressivité héritée du Metal et une puissance énorme des beat électro accouplé à une imagerie maitrisée ! J’aime mais ce soir c’était pas possible !

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Rendez vous l’année prochaine,  le 19 et 20 juillet 2019

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