Comme chaque année à la fin de l’hiver se déroule le rendez-vous black metal de l’Atelier des Môles, qui depuis la dernière édition se déroule sur deux jours. Au programme, quatre groupes par soirée avec un bon panel d’atmosphères en perspective. Le vendredi soir, la salle se remplit doucement alors que le premier groupe commence à jouer.

15 mars 2019, jour 1

Report par Malo et ©Photo par YB

Et en ouverture, la barre est placée haute dès le début avec Deathcode Society. Le visuel du groupe est bien travaillé, avec masques et manteaux donnant l’aspect de personnages charognards. Le groupe joue un black mélodique accompagné de samples symphoniques toujours bien dosés. Les mélodies sont épiques et évoluent souvent. On a une musique qui devient par moments majestueuse de cette accumulation, sans partir dans le symphonique trop lourd. Quelques éléments rythmiques techniques sont présents lors des passages plus bas du front, apportant une teinte death moderne. La présence de la basse, doublant les leads, apporte une touche que je n’ai pas l’habitude d’entendre. Celle-ci est mise en avant, permettant de profiter du jeu du bassiste, qui transpire violemment sous son masque de corbeau géant (ça goutte du bout du bec). J’avoue m’être concentré sur la basse la quasi-totalité du concert, mais le chanteur attire aussi l’attention, plutôt mobile. Son masque coupé en dessous du nez lui donne un air plutôt inexpressif, mais l’émotion passe quand même plutôt bien. Il use d’un scream légèrement chantant complétant bien les autres mélodies. Le public est assez timide en ce début de soirée mais semble apprécier le concert.

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C’est avec une très bonne découverte que commence le fest, et le temps de s’abreuver et de discuter un peu que le prochain concert a déjà commencé. La salle est maintenant plus remplie, on se rassemble devant la scène pendant que le sample d’intro passe.

Après ce passage, on remarque vite que Necroblood n’est pas venu que pour poser une ambiance. On a là un black-death très lourd, crasseux et bien énervé. Le groove est bien présent, le public s’échauffe rapidement et on se rentre dedans pendant un moment. Les growls du bassiste et du guitariste se répondent, pas très différents mais bien énervés. Le tout a un côté punk et ça défouraille sec jusqu’à la fin du set. Très bon concert, efficace et violent jusqu’au dernier morceau.

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On arrive ensuite sur un black plus traditionnel avec les américains de Crimson Moon. Corpsepaint et air mécontent, leur black occulte est incisif par le son de guitare sec et un scream aigu. Les parties rythmiques massives et les mélodies me font penser aux dernières sorties de Darkthrone. Quelques passages plus doux avec arpèges et samples viennent entrecouper les nombreux passages épiques. Il y a même quelques lignes de chant clair de la part du guitariste qui apporte une ambiance incantatoire.

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Les danois de Denial of God font comme leurs prédécesseurs leur première date en France, et apparemment beaucoup ce soir les attendaient. Musicalement, on se rapproche du heavy-thrash avec une ambiance et un chant black. Les riffs thrash sont vraiment entrainants et les morceaux sont variés, avec beaucoup de passages légers. Cependant je n’arrive pas à bien apprécier ce concert. Les mélodies me paraissent fades et les passages plus lents assez plats, contrastant avec le chant black qui perds de son intérêt, et la violence du reste de la soirée. L’ensemble sonne plutôt joyeux, voir gentillet par moment. Le public est quant à lui plutôt conquis et passe un bon moment.

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