k146-07-Del-Cover-Mockup.inddAprès un passage fortement apprécié (par moi et beaucoup d’autres) au Ragnardrock, Faun nous revient avec un nouvel album en cet été 2016.

Faun a toujours su naviguer entre les civilisations et les époques, alternant balades et musiques rythmées – soutenu par des sons électro plutôt subtiles – afin de nous offrir un Pagan Folk dont peu ont réussi à égaler le niveau. Et avec « Midgard », il place encore la barre plus haut.

Après une intro très nordique – oui l’album s’appelant Midgard ce n’est pas une grosse surprise -, « Federkleid » nous fait entrer dans la danse. Et on ne va que très rarement arrêter de taper du pied sur tout l’album, tant Faun nous donne envie de tournoyer, de virevolter, de courir pied nu dans l’herbe, de nous plonger dans la rivière (enfin chez moi je risque de m’éclater dans le fond). La musique de Faun est une ode à la nature, aux anciens et à nos coutumes. Et qu’importe si je ne bite souvent pas grand chose à l’allemand, on a envie de chanter, de siffler et de reprendre les titres à gorges déployées.

Bon je pars un peu dans le délire mais ça prouve encore une fois que la musique de Faun vous prends aux tripes.

Sur l’intro de « Alba », on quitte un peu les pays scandinaves pour des contrés plus chaude, avec la présence d’un Oud, avant un titre tout en finesse où le violon et la flute se répondent, s’entrecroisent afin de donner l’un des meilleurs morceaux de l’album.

« Mac Beth », très mélancolique est aussi l’un des mes préférés, peut être plus accessibles que les autres où la voix de Oliver se fait plus douce.

« Gold & Seide » voit cette fois la chanteuse Katja mise en avant, choix judicieux quand on entend les capacités vocales de la demoiselle.

Allez, cette fois on arrive au morceau,

 

Le titre dira t on ! Car celui ci renferme un invité de choix, le groupe Wardruna et surtout son chanteur Einar Selvik qui n’apparait dans le titre qu’à partir de 2 min. Sa voix, reconnaissable entre toute, permet de sentir la présence des dieux et bien sur celui a qui est dédié ce titre, « Odin ». Malgré cet apport très nordique, on ressent très bien la musique de Faun et ce mélange en fait un hymne qui sera difficile à égaler. Ah si, dans le prochain Wardruna qui sort en octobre (j’ai pu l’écouter, il dépasse tout ce que vous pouvez imaginer).

Après un tel morceau, il faut se replonger dans le monde de Faun, et avec « Rabenballade », c’est assez facile, votre pied va se remettre à bouger tout seul ! Encore un titre taillé pour le live.

« Lange schatten » ferait une belle musique de générique de fin de film, elle donne cette impression qu’on est en train de vous dire « allez c’est fini, il faut rentrer chez vous maintenant », alors qu’on en veut encore.

Pour cela, rien de plus simple, il suffit d’acheter la version collector qui comprends encore 3 titres !

Même s’ils sont un peu en dessous du niveau du reste de l’album, « Aufbruch », « Alswinn » et « Raven » nous permettent de prolonger encore le voyage.

Ce « Midgard » est une pure réussite, dans la continuité de « Luna », aérien, prenant. Faun est définitivement l’incarnation du Paganfolk.

Site officiel

 

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