Dirtyprotest -Hellstorm

Le 18 mai 2018 sortira le premier album de Dirtyprotest, une toute nouvelle formation de Death Metal qui nous arrive d’Egypte, mais aussi de France. A l’origine de ce duo, l’on trouve Alan Hurley, musicien et ingénieur du son, qui a composé l’album, en a enregistré tous les instruments et s’est même occupé de la production, du mixage, du mastering… de tout ce qu’il faut, sauf du chant. Ainsi, sur internet, il découvre le chanteur français DM (de Helioss, Wrath From Above, Gastropode) et ensemble ils travaillent sur le premier album de Dirtyprotest, intitulé Hellstorm.

Toutefois, le terme « duo » ne suffit pas à décrire les acteurs d’Hellstorm, car les paroles ont été écrites par Aurélien Fouet-Barak (de Assent), qui chante d’ailleurs sur un titre (« Gladio »), aux côtés d’autres invités : Maxime Caillé (de Devoid) au chant sur « Occult Holocaust », Ismaeel Attallah (de Crescent), également au chant sur « Hellstorm » et Hossam Aldin Mashaly au solo de guitare sur « Unholy Blitzkrieg ».

Dirtyprotest vient nous parler de guerre avec un album des plus belliqueux. Certains titres évoquent même des faits historiques (comme « Moonlight of the Long Knives »). Côté musique, c’est redoutablement Death Metal, à l’ancienne. Les morceaux, plutôt courts, s’enchaînent rapidement pour profiter un maximum de la dose d’adrénaline que l’on nous injecte dès la première chanson (« Empire of Death »). La vitesse d’exécution, qui parfois nous évoque un côté Grind, est soutenue par une section instrumentale assidue : l’on sent que Alan Hurley est un musicien expérimenté, que ce soit à la batterie ou aux guitares.

Mais Hellstorm n’est pas sans subtilités pour autant. L’on garde en mémoire quelques mélodies aux sonorités orientales (sur « Masterblood » ou « Gladio » par exemple), et certaines introductions de morceaux (« Sons of the Serpent » et « Alienate », ma chanson préférée de l’album, au passage) viennent habilement ralentir la cadence de manière puissante pour repartir de plus belle. Cette capacité qu’à Dirtyprotest à reprendre son souffle est d’ailleurs l’une de ses forces. L’album s’achève par la chanson-titre, qui contrairement aux autres est assez longue (environ 7 minutes). Le ton y est un peu différent, ce qui est plutôt intéressant car l’on voit que Alan Hurley peut vraiment varier les ambiances. L’on pourrait presque y voir un présage pour de futurs albums.

               C’est donc une arrivée explosive sur la scène Death Metal pour Dirtyprotest, qui n’a certainement pas à rougir de ses pairs tant la musique est de qualité. L’album sonne certes comme celui d’un groupe nouveau, mais surtout comme celui d’un groupe prometteur. L’on aura du mal à rester en place en l’écoutant, tant l’envie de déchaîner toute cette fureur électrique sera intense. Aucun doute : l’on aimerait voir Dirtyprotest en concert. Affaire à suivre, donc !

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