Ginkgo Dawn Shock – Inward Flare

Nom du groupe

ginkgo dawn shock

Album

inward flare

Label

independant

Date de sortie

2019

LA NOTE
7.5/10

Ginkgo Dawn Shock, drôle de nom de groupe : La plante symbole de Tokyo (merci Wikipédia), l’aube et un choc. A quoi faut-t-il s’attendre ? Du punk un peu WTF ? Du rock psychédélique ?

On frôle effectivement le psychédélique avec un groupe au son qui paraît influencé par Tool de manière évidente.

Si j’ai cette impression, c’est avant tout grâce à la voix du chanteur  (à cause ?) qui ressemble de manière frappante à celle de Maynard J Keenan, grâce au son de basse, à certaine partie de batterie, grâce des riffs qui donnent envie de bouger la tête mais qui restent très recherché.

Le premier morceau, Sadcasm, le montre parfaitement, même le titre est Toolesque. C’est le morceaux dans lequel cela se voit le plus.

Il ne faudrait en effet pas en rester là, le groupe sait incorporer des sons qui lui sont propre et l’univers reste assez différent de celui de Tool, moins « malade ». En fait, j’ai l’impression de faire une fixette sur la voix du chanteur, et Gigko Dawn Shock n’est absolument pas dénué d’originalité.

 

L’album contient aussi quelques morceaux beaucoup plus calmes et reposants comme Solar  avec sa partie de guitare très douce. Là  dessus se rajoute des solos de guitare au tapping qui s’intègre parfaitement à la musique. Ils ne sont pas très forts et c’est parfait, ils ne prennent ainsi pas trop de place.

 

Les morceaux Yedinni et No summer in Ohio synthétise à mon avis bien l’album. Ils possèdent des parties de percussions un peu tribales. Les recherches harmoniques sont très intéressantes et ils faut vraiment y prêter attention.On sent l’influence de Tool dans l’instrumentation mais les couleurs de la musique sont en fait très différentes.

C’est pareil pour la voix, on le voit surtout avec Klys. Le timbre s’approche complètement de celui de Keenan mais le chanteur l’utilised’une manière très différente. Cette voix a quelque chose de vraiment touchant, elle paraît souvent atteindre un sommet trop dure pour elle qui l’ammène à s’éteindre doucement. Mais non, le chanteur est excellent et arrive à faire sa voix plus puissante, il hurle même parfois.

 

Il y a beaucoup de groupe qui se sont inspirés de Tool et Gingko Dawn Shock en fait partie. Mais loin d’être de simples imitateurs, ils arrivent à trouver leur son d’une manière subtile. Pas besoin, ici, de mélanges musicaux bizarres (voire ridicule), le groupe effectue un vrai travail de recherche harmonique et l’influence de Tool n’est là que comme squelette.

D’ailleurs, si on regarde la pochette, on voit un personnage rose prendre feu. Il me fait penser à celui de la pochette de Latéralus.  Je pose une hypothèse (et rien de plus qu’une hyothèse), elle part peut être trop loin, elle est est peut être ridicule, peut être va t-elle ressembler à un pétage de cable de critique littéraire qui voit des métaphores politiques partout, mais je la pose : Peut être que ce personnage qui prend feu, qui a l’air de se régénérer, montre l’envie du groupe de prendre le son Tool et d’en faire un nouveau son.

Peut-être que j’ai touché juste, peut-être que je viens de débiter une énorme connerie, moi-même je ne sais pas. On verra…

 

Membres du groupe :

Guitare et voix : Alessandro Ciccolella

Guitare et effets: Giordano Bufi

Basse  : Gabriele Terlizzi

Batterie et percussion : Gilberto Bufi

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Fiend – Seeress

Nom du groupe

fiend

Album

seeress

Label

deadight

Date de sortie

décembre 2018

LA NOTE
8.5/10

Les univers Geeks ont toujours été très important dans le Metal. Le fantastique était là depuis le début et la fantasy s’est très vite installé. Mais la science-fiction m’a toujours paru plus discrète. Reste que le groupe d’aujourd’hui l’évoque parfaitement et Fiend nous propose ici des ambiances tirées d’Alien.

Le premier morceau, Morning Star, est très lourd, la basse est très audible, claquante, et la batterie a un son difficile à décrire mais que je trouve très intéressant.  Les riffs sont assez Death Metal, mais la voix, à la fois chantée et hurlée, me fait penser à Tool ou Alice in Chains. La ressemblance est renforcée par une seconde voix.

La chanson a un pont constitué de Larsen et d’une ligne de basse. C’est ça les ambiances à la Alien dont je parlais, la tension monte et on se demande si ça va repartir, si le Xénomorphe va surgir. Ça devient de plus en plus évident et la chanson repart.

Ce morceau est un très bon début, il offre une bonne vue de l’album tout en nous offrant une violence qui nous empêche de partir.

Quelques chansons se succède dans un style entre Death Metal et Grunge à la Soundgarden.

Ensuite arrive Vessels, il inclue le son sf déjà entendu au début. Mais il est plus rapide. La Basse est très prononcée, ce qui donne un côté post-punk, avec quelques effets électro (je pense) ça sonne un peu Industriel (sans le côté bruitiste mais sans faire trop Shock-Rock à la Manson non plus).

Le dernier morceau, The Gate, est vraiment passionnant.

D’abord, une Basse joue, seule, une cloche sonne, une nappe de son et un piano s’ajoutent, avec un son étrange, un peu inquiétant. Une voix robotique scande « Planet Eart is about to be recycle… », elle continue à parler, avec toujours des paroles aussi optimistes.

Le Piano est minimaliste, juste quelques notes de temps en temps, la batterie est très sèche, métallique, comme si le batteur frappait des tuyaux.

 La voix est toujours là, ils jouent avec. Des bruits étranges, comme des chants de baleines, résonnent. On a justement l’impression d’être au milieu d’un endroit paumé, l’impression d’être abandonné, pas dans l’océan mais au milieu de l’espace.

Il y a cette phrase, qui me fascine « We don’t say planet Earth is coming to an end… »

Qui se transforme en « Planet earth is coming to an end ».

Ce morceau est vraiment apocalyptique, mais vraiment, c’est le mot, si j’en croix la voix.

Je me retrouve au Milieu de 2001 : L’odyssée de L’espace, je me suis même demandé si la voix n’était pas un sample d’un film ou d’un bouquin de Sf. La chanson s’appaisera mais je ne vous en dis pas plus, j’ai déjà trop dit…mais ce track me fascine vraiment, je n’arrive pas à m’en détacher. Il dure 13 minutes et pas une seconde je me suis emmerdé.

Mon prof de français dit toujours « Il y a trois points stratégiques dans un livre : l’incipit, les fins de chapitre (mais là on s’en fout) et l’exipit ». Pourquoi je dis ça ? Parce que Fiend nous montre avec Seeress le parfait exemple d’un album qui sait jouer sur l’ordre des morceaux, ils savent jouer leurs cartes au bon moment. Au début j’écoutais d’une oreille un peu distraite, « C’est sympa, ça me fait penser à Soundgarden », puis mon intérêt s’est éveillé et quand The Gate est arrivé, je me suis pris une véritable claque.

Heitham Al-Sayed: Vocals, guitar
Michel Bassin: Guitar,effects,synthetizers
Nicolas Zivkovich: Bass, organ
Renaud Lemaitre: Drums

Ville d’origine
Paris, France

 

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Darkenhöld – Castellum

Nom du groupe

darkenhÖld

Album

castellum

Label
Date de sortie

reissue 2018

LA NOTE
9/10

Amateurs de Fantasy, de Donjons mysterieux et effrayants habités par des Mages maléfiques, amateurs d’ambiances médiévales, vous pourriez bien ici trouver votre bonheur. Darkenhöld ne sont pas des nouveaux venus, leurs premières sorties sont datées de 2009 et Aldébaran (Guitariste, Bassiste, claviériste et choriste du groupe) faisait déjà parler de lui avec Artefact dès le début des années 2000. Ainsi, is nous ont offert l’année dernière une reissue de leurs troisième Album : Castellum.

          Pour les nouveaux venus, parlons tout d’abord la musique. On est face à un Black Metal teinté de Heavy Metal, la musique est très épique, violente parfois, mais souvent mélancolique. Le premier titre,Strongholds Eternal Rivalry,  le montre bien : des riffs agressifs mais noyés sous les claviers, de très beaux arpèges acoustiques coupent le morceau et nous permettent de respirer.

Le groupe joue beaucoup sur les harmonies à 2 guitares, ce qui donnent un son un peu Iron Maiden ou Dissection.

Souvent, comme sur Le Castellas du Moine Brigand, il y a des passages plus doux accompagnés d’une voix parlée, très rauque et douce. Ça ajoute un côté un peu…intimiste. Le mot n’est pas vraiment juste mais, à mes oreilles, ces parties sont plutôt relaxantes et même un peu sensuelle. Après, c’est du metal, donc ce sont des passages très mystiques où l’on se croirait devant un PNJ dans un jeu de rôle. Le sentiment le plus proche de celui-ci que j’ai eu, c’était au début de Daggerfall, quand Uriel Septim VII nous parle. Ce n’est pas la première que j’entends quelque chose comme ça dans du metal (déjà dans Dissection je crois) mais c’est la première que ça me fait ressentir ça.

D’ailleurs, parlons-en de ce côté « Jeu-Vidéo » (revendiqué d’après les interviews que j’ai lu). Dans Glorious Horns, les trompettes de l’intro me donnent l’impression de courir les terres de Daggerfall. Et ça, c’est un régal. Certains morceaux ont aussi une touche très Dungeon Synth, comme Feodus Obitus. C’est un son que Summoning a déjà incorporés sur certains albums, mais avec Darkenhöld, c’est plus énergique, plus Heavy Metal.

En fait, c’est là le point sur Darkenhöld à mon avis. Un peu comme Hällas, ils prennent des codes qui ne sont pas forcément nouveau (ici Emperor, Iron Maiden et Dimmu Borgir des débuts) mais il y a quelque chose…ce n’est pas juste un copié-collé, Darkenhöld à une âme personelle et forte mais je ne sais pas d’où me viens cette impression, c’est juste un ressenti.

A présent, parlons de la réédition en elle-même.  Il y a tout d ‘abord une nouvelle pochette (de Claudine Vrac) que je trouve plus adapté à la musique. Elle a une ambiance vraiment magique, reposante. La production n’est pas la même non plus, la basse est plus audible et les guitares sont mise un peu en arrière, ce qui rend la musique plus douce.

Trois titres, Le castellas du moine brigand, L’Incandescence souterraine et Cors Glorieux (Vf de Glorious Horns) ont une deuxième version, exclusivement en français. Elles m’ont l’air un peu plus agressives, les guitares sont très saturées dans les aigus et ça donne l’impression d’écouter un black plus traditionnel.

Voilà, un très bon album de black metal aux ambiances magiques et épiques que je vous recommande vivement.

LINE-UP : Aldébaran (Guitars, bass, keyboards, choirs) | Cervantes (Vocals) | Aboth (Drums) | Aleevok (Bass Live) | Anthony (Guitar Live)

DARKENHÖLD à) vesoul en 2015

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Mortis Mutilati -The Stench of Death

Nom du groupe

Mortis Mutilati

Album

the stench of death

Label

autoprod

Date de sortie

2018

LA NOTE
6.5/10

The Stench of Death est le 3ème album du groupe de Black Metal Mortis Mutilati. Après plusieurs années sur Naturmacht Productions, ils se lancent seuls avec à la production le guitariste rythmique de Marduk.

L’album s’ouvre sur Nekro, c’est un titre assez mélodique mais la rythmique parait étrange quand on y fait attention. Plusieurs arpèges de guitare aux rythmiques différentes se superposent, me donnant l’impression d’être submergé par la musique. Ensuite se rajoute peu à peu une guitare solo, des cordes aux synthétiseurs, une voix et un Xylophone. L’apport de cet instrument donne un son très particulier, un son creux et léger.

Au fur et à mesure des morceaux, le son du groupe s’installe. Dès Echoes from the Coffin, on remarque qu’on est face à un Black Metal à la fois lourd et aérien. Le riff du début est assez lent et pesant mais la 2ème guitare qui s’ajoute adoucit le morceau, ce que les claviers accentueront par la suite. Là encore, un xylophone est présent, juste le temps d’un break. La voix, qui est typiquement black metal, possède néanmoins un coté gras. Mais à côté de ça, quelques solos de guitare apportent une touche plus élégante.

Le 3ème morceau, Crevant-Laveine, paraît à son début Sludge, voire Death, Metal. Encore une fois, les guitares additionnelles viennent adoucir le tout, cette fois aidé d’une voix Féminine.

Basiquement, le son du groupe est basé sur ce ratio Lourd/mélodique. C’est assez réussi et on se laisse emporter. Mais par moment, une certaine lenteur se fait sentir et l’album traine un peu. Aussi, la batterie est à mon avis trop mise en avant lors du mixage (au dépit de la basse) mais c’est subjectif : les batteries rapides et répétitives me fatiguent vite (Qu’est que je fous avec du Black Metal alors ? Hum…). Je trouve ça dommage car sur certains morceaux, elle est intéressante, comme sur Regard d’outre-tombe.

Mais à côté de ça, le groupe fait quelques expérimentations. J’ai déjà parlé du Xylophone mais ce n’est pas tout. Sur Onguent-Mortuaire, on a à certains moments une basse slappée, chose que je n’avais jamais entendu avant dans du Black Metal (mais c’est vrai que je suis un peu un gamin persuadé d’être trop TRVE KVLT alors que pas trop).

L’album se ferme sur Ecchymose, une chanson toute droit sortie d’une comédie des années 30 mises à l’envers et ralentie et sur laquelle a été rajouté des bruits Noise, semblable à des hurlements. Ça donne une ambiance de film d’Horreur un peu éculée à mon gout mais ça fait le taf pour finir l’album. C’est quelque chose que je reproche aussi un peu à la pochette malgré qu’elle soit esthétiquement belle.

En bref, on a affaire à un black Metal peut être un peu propret mais très agréable à écouter. La plupart des morceaux sont bons et malgré quelques lenteurs, ils s’enchaînent plutôt bien.

1 : Nekro

2 : Echoes from the coffin

3 : Crevant-laveine

4 : Regard d’outre tombe

5 : Onguent-Mortuaire

6 : Portrait Oval

7 : Homicidal Conscience

8 : Invocation à la Momie (adaptation d’un poème d’Antonin Artaud)

9 : L’odeur du Mort

10 : Ecchymoses

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Hoboken Division – The Mesmerizing mix up of the diligent John Henry

Nom du groupe

HOboken division

Album

The Mesmerizing mix up of the diligent John Henry

Label

Les Disques de la Face Cachée

Date de sortie

2017

LA NOTE
7.7/10

Hoboken Division est un authentique groupe de Delta-Blues Nancéiens, je les ai découvert en concert, dans une salle de 3m² chez un disquaire. Forcément, j’ai chaud, je transpire, je sors dans le froid pour prendre l’air (c’était en Novembre), je prends le son dans la gueule pendant une heure… un spectacle à en frissonner. L’album est bien défendu, alors je l’achète. Forcément, l’objectivité ne sera pas de mise lors de l’écoute.

La pochette de l’album, de Jean-Luc Navette, est adéquate et très belle : Une station-service, au milieu des bois, la route est bordée de Sapin (ou autres conifères). Tout ça sous la forme d’un noir et blanc aux jeux d’ombres magnifiques. Une atmosphère sale règne, la station est en ruine, le toit s’effondre, les vitres sont brisées. On se croirait un peu dans l’adaptation de Voyage au bout de la nuit par Tardi ou dans une pochette des premiers Darkthrone. La musique, vous l’entendrez, ne renie pas l’artwork.

L’album s’ouvre sur So the guy was walking, on voit déjà l’âme du groupe : des riffs blues avec une distorsion poisseuse, un groove implacable, impossible de ne pas balancer la tête ; une sensualité provocante et des paroles réussie et parfaitement calée : Un mec marche dans la rue, nous on est voyeur. Il est obscène et effectue une danse étrange, nous, on regarde, on juge, on matte. 436, procter st se révèle plus calme, c’est un bon vieux blues avec un mur de son shoegaze derrière. La voix est parfaite, calme et forte. Une 2ème voix y ajoute un charme éthéré et une certaine fragilité. Howlin’ est dans la ligné de So the guy was walking mais en plus metal avec ses dissonances (Blues la plupart du temps, mais avec la distorsion) et ses paroles horrifiques : Un fou hurle derrière la porte. Oh Lord No more est quant à lui très gospel, un gospel qui semble accuser Dieu. L’atmosphère est lourde, pesante, les paroles encore plus. Les titres s’enchaînent sans lenteur avec toujours ce son lourd, sale entre delta-blues, shoegaze et grunge. On entend aussi beaucoup d’influence post-punk, notamment avec la basse linéaire et répétitive de Boilin up. L’album se clôt sur le titre éponyme, The mesmerizing mix-up of the diligent John Henry, une piste très ambiante et minimaliste, sans voix. C’est une fin parfaite, elle me fait doucement sortir de l’album. Le son s’arrête… je reste sur mon lit à regarder le plafond pendant quelque minute… je réfléchis, une petite boule dans la gorge.

Membres du groupe
Marie – Mathieu – Czmil
Ville d’origine
Nancy, FR
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