SWAMP FEST #2, Saison 2 – Episode 2

 

C’est reparti pour un voyage au bayou de l’aérodrome de Thise, on débriefe la seconde (méga) journée du Swamp Fest 2019, avec 9 groupes à l’affiche, et malheureusement une incruste dont on se serait bien passé, la pluie… C’est d’abord sous un soleil radieux et dès le milieu d’après-midi que la scène est investie par un premier groupe, le p’tit nouveau de la bande, tout frais tout jeune, première scène pour son chanteur, mais encore fallait-il le savoir… Blend of Stone délivre un Heavy Stoner Rock et est composé, en grande (totale ?) majorité par des membres ou sympathisants proches d’Heavy Gators, l’association qui organise le festival, et règne au Bar de l’U également. Composé de musiciens aguerris, que j’ai déjà croisés sous d’autres formations par le passé, le combo déroule son set sans accroc, avec le total soutien du public présent gonflé par quasi l’ensemble des bénévoles de l’évènement. Assez étonnant de technique, d’envie et de cohésion pour un si jeune groupe, qu’on a hâte de revoir sur d’autres terres ou dans d’autres antres…L’épisode 2 du Swamp est lancé, et bien lancé !

Place ensuite à un trio de musiciens d’expérience (je n’ai pas dit plus âgés ! mais aussi..), les Hipshakers, qui proposent à l’heure du thé (peu en buvaient, à vrai dire) un bon Power Blues Electrique maîtrisé, avec dextérité, et bien chaloupant. On s’échauffe les muscles des hanches gentiment dans la fosse, tandis que les nuages s’amoncellent plus vite que les spectateurs…

Troisième groupe à l’affiche, les Belfortains The Fre3 Bastards, bien connus dans la région, qui enchaînent les dates ces dernières années avec énergie. Leur Loud Heavy Rock fait passer le rythme à un niveau supérieur, les gouttes de pluie aussi, à tel point que les Bastards font littéralement sauter les plombs ! Une pause forcée où tout le monde se réfugie sous les tentes et près des comptoirs, en attendant que sons et lumières soient rétablis pour que le groupe puisse repartir de plus belle, à peine déstabilisé. Les plus courageux rechaussent leur capuche, casquette, et autre poncho de pluie, et zou, ça repart à l’assaut. Mais cette pluie drue à cette heure-là va fortement compromettre le remplissage du site qur’on espérait encore tous… Un bon gros « Ace of Spades » en rappel, puis les courageux Fre3 Bastards laissent la place.

C’est un tôlier américain qui prend le relais, le célèbre Tomcat Blake, arrivé du Missouri et bien implanté en France, au couer du Haut-Doubs, et le Swamp bascule dans un Blues Country Rock’n’Roll. On retrouve, l’accompagnant ce jour, le batteur des Hipshakers, mais aussi pour un titre, son propre fiston à la guitare, biberonné comme il faut par la passion du paternel. Celui-ci prend même le soin de téléphoner à l’un de ses amis US pour qu’il puisse profiter, à distance, au set offert à Thise. Je rêve de ça aussi, appelez-moi, les potes musicos, quand vous serez aux antipodes 😉

Il est maintenant 20h, la flotte s’est un peu calmée mais a décidé de rester, hélas… Appelés en renfort pour remplacer un groupe absent, les fabuleux The Maniax, de Montbéliard, font leur entrée et marqueront cette édition du Swamp bien que n’apparaissant pas sur l’affiche initiale. Chacun de leur set est une performance pleine d’énergie, de va-et-vient incessants sur la scène, autour du batteur, le seul condamné à rester sur son mètre carré. Leurs titres de psychobilly surf rock mâtiné de metal font un carton dans le public, ruisselant, mais toujours présent. Les photos sont floues, mais les souvenirs resteront en tête. Un groupe à suivre, définitivement, précipitez-vous s’ils passent près de chez vous ! Ce groupe doit être vu et revu en live !!

A l’heure où certains concerts commencent seulement, nous sommes déjà comblés de 5 groupes, mais 4 trépignent encore en coulisses. Bien rassasiés grâce aux différents stands (loin des tradi sandwiches chipo-merguez, ce qu’on ne regrettera pas) et où les vegans ne sont pas oubliés, les spectateurs regagnent le devant de la scène lorsque s’avance le trio nancéen suivant, HoBoken Division, déjà bien connus dans le coin, et notamment découverts en live, pour ma part, lors du  festival Circasismic à Besançon. Là où ils m’avaient laissé une sensation de « il manque un truc mais je ne sais pas quoi », je craignais qu’après les déluges sonores précédents, la transition soit trop brutale, mais les HoBoken ont vite chassé mes craintes. Alors certes, le rythme est plus lent, bercé d’harmonica au début du set, mais reste soutenu et pas du tout soporofique. Leur rock garage est bien mené, embelli par un jeu de lumières harmonieux, et par la présence scènique de la seule représentante de la gente féminine sur scène lors de ce festoche !! et finalement, ce petit ralentissement est un vrai moment de récupération pour nos organismes ! Un pari gagné dans cette programmation, ils sont forts, les Gators, je vous le répète…

On quitte Nancy, et même la France, et là, attention, seconde déferlante américaine sur la scène du Swamp. En provenance d’Alabama, les Them Dirty Roses font enfin leur apparition et là aussi, ce set aura un effet wahou sur moi (mais pas que sur moi, hein, enfin je crois, vu le jet de slip dédicacé sur scène de la part d’une groupie convaincue). Bon, je vous vois venir, oui, ce sont quatre beaux cow-boys aux cheveux longs et bien virils. Mais ce sont surtout quatre musiciens de talent, totalement rôdés à la scène, manifestement heureux d’être là, qui assènent un rock impeccable avec le sourire et une belle complicité. Les berceuses ne font pas partie de leur répertoire, et ils offrent même deux tout nouveaux titres à leur public franc-comtois ! Un groupe à voir sur scène, foncez si jamais ils reviennent par là ! Vous serez transportés direct aux USA, ouh yeah…

Avant-derniers sur la liste de passage, les Henry’s Funeral Shoes, deux frères gallois, en mode batterie-guitare-chant, nous font replonger dans les années 70 avec leur rock bluegrass hyper technique, tant à la guitare qu’à la batt’. Des titres impressionnants, hyper carrés mais bien barrés parfois, là aussi une belle performance scènique, alors que la pluie redouble, tentant de mettre fin à cette édition, mais en vain !

A 1 heure du mat’, on arrivera au bout de la prog’, avec The Moggies, en provenance d’Italie, et comme cela a été brillament résumé, on retiendra que « This guys are fucking good » ! Pour les non anglophones, disons qu’ils déchirent, dans leur style NeoRockabilly détonnant.

Avant de clôturer cette édition, le tirage au sort permettra d’élire l’heureux gagnant de la Cigare Box Guitare réalisée par l’ami Laurent aka Cigare Broc Guitar. Bravo Philippe, totalement ravi de la victoire et du gain, dont on est sûr qu’il en fera bon usage (il en avait testées plusieurs sur le stand dans la journée, donc victoire d’autant plus méritée qu’il les avait appréciées !).

Il restera ensuite à remballer le stand de Metal in Franche-Comté, à regagner nos penates et à se remettre de ces 48 heures swampesques complètement réjouissantes, si on met de côté la galère météo du second jour, fortement préjudiciable sur un festival plein air tout jeune. N’hésitez pas à aller soutenir les Heavy Gators pour qu’ils puissent offrir une troisième édition du Swamp est, qui mérite de perdurer. Ils ont ouvert une cagnotte dans cet objectif, on vous glisse le lien ici, et on vous incite à être généreux, tout comme ils le sont avec nos oreilles et nos yeux !

https://www.helloasso.com/associations/heavy-gators/formulaires/1?fbclid=IwAR0pVitJxoPVgqIY1sDbw7JLciYQ-B73AYdliNL6r-pgk_mDAE6ugHT9cWA

 

On espère de tout coeur avoir un 3ème report à vous pondre un jour, et avoir donné envie, à vous qui nous lisez, de venir ou de revenir swamper avec nous !! Un grand merci pour l’accueil ! Bye bye Bayou et kissss Gators’…

 

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