Comment commencer ? Tout d’abord dire que nous ne sommes pas là pour donner des leçons, loin de là. Nous sommes peut être aussi une partie du problème.

De quoi parle-t-on ? Des annulations en cascades et à venir de festivals de tailles moyennes.
Dernier en date : le Horizon Fest. L’affiche était belle (avec entre autre Terror, Fleshgod Apocalypse, Benighted… ), une vraie diversité, des têtes d’affiches et des groupes émergeants. Pour ma part, je commençais à regarder et à me dire qu’on pourrait leur proposer un coup de main en voisins (on aime les bourguignons), mais l’actu locale étant chargée, j’ai tardé et voilà. L’équipe jette l’éponge par manque de préventes. Car oui, c’est la seule raison ! Sans cette somme qui assure de payer les fournisseurs et les billets pour certains groupes, comment aborder sereinement un événement qui brasse des milliers d’euros ?

Pourquoi peu de préventes ? Là, les raisons sont nombreuses.

Déjà, le nombre important d’événements, après des mois de jeûne musical. On ne peut pas aller partout, parfois 3 dates le même jour avec des affiches de qualités.

 Souvent, l’argument qui va déclencher la décision est la distance. Car oui, les coûts sont devenus exorbitants pour se déplacer, ça pousse à la réflexion.

On pourrait se dire qu’on peut faire du covoit, prendre les transports en commun… encore faut-il être dans un endroit desservi par tout cela. Si vous êtes en Haute-Saône ou dans le Jura, ça va se compliquer légèrement, même si des initiatives voient le jour, comme le conseil départemental de Haute-Saône qui a organisé des  navettes pour aller au théâtre. C’est déjà très bien, pas très rock mais l’essentiel est d’avoir accès à la culture.

Une certaine peur est encore présente aussi : celle d’un virus qui n’a pas encore stoppé son emprise sur nos vies. Il m’a fallu du temps pour retourner en concert, la faute à l’appréhension de choper le COVID et de le ramener à la maison (et quand j’ai écrit l’article je ne savais pas encore que j’avais choppé le covid dans un concert …°

Un autre argument qui revient souvent : un certain festival de taille gigantesque qui monopoliserait tous les metalleuses et metalleux de France. Pourquoi aller dans des salles toute l’année pour voir des groupes qu’on peut retrouver sur 3 jours (ou plus cette année) sans bouger de son transat ? Eh bien si les groupes ne tournent plus, ce n’est pas avec le cachet d’un festival que les musiciens pourront vivre. La France est déjà parfois évitée par certains tourneurs car pas assez rentable, ça n’ira pas en s’arrangeant, si on va par là. Bientôt il n’y aura plus que Paris. Et ça cela concerne que les têtes d’affiches ou des groupes déjà bien établis.

Mais pour les groupes en cours de professionnalisation, ceux plus underground, l’argument c’est quoi ? On ne connait pas, pas envie de découvrir ?… Erreur !! On passe à côté de pépites si on ne sort jamais. Et au final, on se retrouve avec des clones de groupes qui marchent.

L’argent ? Nouvelle erreur ! Car franchement, nos petits concerts dépassent rarement les 15 euros et au moins, vous savez précisément où va votre argent.

Je pourrais développer encore longtemps mais on en reviendra toujours au même. Je conclurai simplement en donnant des idées pour aller au plus possible d’évènements en essayant de réduire, malgré tout, les dépenses.

En premier lieu, la raison de ce post, les préventes. En plus de permettre aux orgas d’assurer leurs arrières, elles vous permettent d’économiser souvent 2 / 3 euros (parfois plus sur des festivals).

Être un abonné de la salle peut vous faire aussi économiser jusqu’à  4 € par concert. Oui, ok, il faut prendre l’abonnement, mais ! Prenons exemple sur le Moloco :

Prix de l’abonnement : 16 € (6 € pour les demandeurs d’emploi)

Avec cet abonnement, vous bénéficiez de réductions sur les billets du Moloco ET de la Poudrière, c’est donc jusqu’à  4 € par billet. Cinq concerts et l’abonnement est rentabilisé.

Vous avez aussi un concert gratuit par trimestre (ça rembourse presque sur une seule date)

Mais c’est aussi des réductions dans 145 salles de la FEDELIMA (La rodia, Echo system…)

Sans compter que si tu es musicien·ne, c’est l’accès au studio de répét et à des formations (qui valent largement les 16 €).

En s’abonnant, c’est la pérennité de la salle qui est assurée. En prenant les billets à l’avance, cela permet d’étaler les achats, s’il y a des annulations vous êtes remboursés. Si vous ne pouvez pas y aller, utilisez votre réseau pour revendre.

Avant on pouvait utiliser la page de l’événement (sur facebook) pour organiser du covoit, mais de plus en plus d’orgas bloquent les commentaires pour éviter les spams. Toutefois, un petit tour sur les applis de partages de trajet et vous trouverez peut être un covoit pour rentabiliser le voyage.

Une technique qui va bien quand on vous demande : « que veux-tu pour ton anniv / Noël ? »
Eh bien tadaaa !! Un billet pour un concert d’un groupe que tu aimes !

Bref tout ça peut ressembler à des économies de bouts de chandelles, mais si chacun de nous prend cette habitude, cela peut permettre de maintenir en vie notre scène !