Nom du groupe

Mercyless

Album

The mother of all plagues

Label

Xenokorp

Date de sortie

21 aout 2020

LA NOTE
8/10

21 Août : sortie du nouvel album de l’un des pionniers du Thrash/Death Français et de l’est de la france, l’un des groupes du « Big 4 » français, voici Mercyless !

Formé en 1987 à Mulhouse sous le nom de Merciless, ils sortiront leurs 3 premières (et uniques) démos entre 1988 et 1990 sous ce nom avant de changer en 1991 suite à des soucis avec un groupe suédois du même nom, ils ont simplement remplacé le « I » par un « Y », et ainsi voici le Mercyless sans pitié que nous connaissons !

Ils sortiront leur (très bon) premier album « Abject Offerings » en 1992, puis suivrons dates, festivals, changements de musiciens, et autres albums toujours qualitatifs.

Après une période difficile, le groupe se sépareras en 2001 et certains membres formeront Day Off Sin, un projet musical dans un tout autre style, il faudra attendre 2011 pour que la machine Mercyless se reforme avec un line up remanié.

Deux très bons albums come-back seront sortis en 2013 et 2016, et cette année voici le successeur !

 

D’entrée de jeu, l’intro nous prépare à la suite.

Le premier morceau « Rival of the Nazarene* est un morceau purement death metal, ça blaste à fond et ça envoie du gros riff sans laisser de coté la mélodie

« Banished from Hell » a des accents rappelant parfois Death et Terrorizer, sans être du Death ni Terrorizer non plus, la touche Mercyless !

Le morceau suivant enchaîne sans laisser le temps de souffler avec « Bring me his Head », nous avons droit à une petite section solo shred montrant une petite partie de l’étendue des capacités techniques de Max Otero et Gautier Merklen aux grattes.

Un petit interlude « Contagion » constitué d’un riff de guitare et d’une mélodie, toutes deux inquiétantes passe à présent, ce petit moment de calme sinistre qui permet à l’auditeur de recoiffer sa tignasse secouée tout le long de l’écoute des précédents morceaux et de se demander ce qui va suivre.

Un interlude qui ne laisse pas longtemps de répits, le morceau suivant débarque rapidement pour nous contaminer les oreilles et nous filer le virus du Headbanging, une fois de plus !

Au tour de « Laqueum Diaboli », morceau un peu plus lent mais tout aussi puissant, voir un peu plus groovy que death, imaginez la puissance de ce morceau en live.

Le morceau est un peu plus court que la moyenne des morceaux de l’album, si on enlève bien sur l’intro et l’interlude.

« Descending to Conquer » se lance avec un break de batterie, retour sur un morceau rapide, alternant avec des passages mid-tempo.

Une petite section solo intervient, un premier solo plus mélodique et un second qui fait très Slayer dans l’esprit, constitué d’un dive bomb et d’une pointe de shred à la fin, mais qui a dit que cela rendait mal ?

« Inherit the Kingdom of Horus » s’ouvre avec une intro qui laisse présager un morceau puissant, je sens dès le début que je vais particulièrement l’apprécier celui-là, et je ne me suis pas trompé !

Le morceau en Mid-tempo/tempo lent alterne parfois avec quelques blast beats par-ci, par là et se veut une belle pièce de composition !

Ce break à la fin qui voit le morceau passer en ternaire au lieu du binaire de départ rend le morceau irrésistiblement headbangable, je vous met au défi de vous retenir de bouger votre tête ne serait-ce que d’un centimètre sur ce passage !

Vient ensuite le morceau titre de l’album, l’éponyme « The Mother of All Plagues », littéralement « La Mère de Tout les Fléaux », titre garni de riffs lourds, d’une base rythmique rapide et de paroles non dénuées de clin d’oeil (volontaires?) « Where Black Death Rules », « Pestilence in the air »..

Musicalement certains passages lorgnent légèrement vers le Hardcore, principalement sur les couplets principaux.

Le refrain est particulièrement efficace de mon point de vue et l’enchaînement avec la section solo est tout aussi efficace !

Une partie solo de 51 secondes enchaînant leads Mélodique, shred virtuose aux influences variées (et pas que death metal) et un background accompagnateurs composés de riffs et d’une batterie simples et efficaces qui portent les solos sans encombrent là ou ils doivent être et ensuite à nous ramener sur un couplet qui débouche sur refrain final qui clôture le morceau net.

Nous voici à présent à l’avant dernier morceau, « déjà? » en effet oui, déjà.

Voici « All Souls Are Mine », titre bien brutal, alternant tempo binaire et ternaire (Mercyless aime beaucoup faire ça, ça rend très bien avec leur musique)

Les parties en binaire sont majoritairement rapides et brutales tandis que les parties en ternaire sont plus groovy et lourdes, excepté durant la partie solo ou cet ordre plus pu moins établi s’inverse : le ternaire devient agressif et rapide et le binaire lent et lourd, presque doom.

 

En résumé, un album puissant garni de riffs assassins, de blast beats et autre beats de metal extrême qui déménagent avec la basse, sans oublier les leads et solos mélodiques et inspirés et la voix de Mercyless depuis le début du groupe, toujours aussi hargneuse et caverneuse.

Mercyless n’a rien perdu de son talent de composition d’antant, moi qui ai analysé et écouté de près la scène metal extreme française des années 90, je peux affirmer que Mercyless fait parti de ses groupes qui se bonifient avec le temps, ce groupe n’est pas prêt de s’arrêter !

Line-Up

  • Max OTERO – Guitars & Vocals
  • Gautier MERKLEN – Guitars
  • Yann TLIGUI – Bass
  • Laurent MICHALAK – Drums

Guests

  • Stéphane VIARD (ex-MERCYLESS), guitar solo on “Laqueum Diaboli” and all guitars on « Go to Hell »
  • Florent SANTINA (ABYSSAL ASCENDANT), guest solo on “The Mother of All Plagues
  • Michel DUMAS (AGRESSOR) and Anthony DERYCKE (CATACOMB), guest solos on « All Souls Are Mine