Nom du groupe

Killers

Album

trajets – dits

Label

autoprod

Date de sortie

2017

LA NOTE
8.6/10

CHRONIQUE OBJECTIF METAL www.facebook.com/ObjectifMetal : KILLERS « Trajets – dits »

C’est avec une certaine excitation que je m’attelle à la chronique du nouvel album d’un des pionniers du Heavy Speed Metal Français, j’ai nommé les sincères et passionnés KILLERS (formés en 1982 quand même !). « Trajets – dits » le nouveau rejeton tourne en boucle sur ma platine voilà deux jours.

J’avais laissé un peu de côté en tant que fan la carrière du groupe depuis leur troisième album « Mise aux poings », une carrière, il est vrai, remplie d’incessants rebondissements. Bruno Dolheguy (guitare / chant) la charpente centrale de KILLERS contre vents et marées a fait vivre sa musique avec une sincérité et une persévérance incroyables durant ces décennies, un exemple ! Revenons à nos morceaux. Musicalement il n’y a pas photo, dans un style Heavy Speed propre au groupe : KILLERS a la niaque. Cet album est parfait, calibré à merveille pour en faire un album majeur, tant au niveau compos qu’au niveau son.

Les flibustiers de KILLERS ont de la bouteille qui en aurait douté. Et quel plaisir à l’oreille. Chanté en français, le Metal du combo porte avec brio les adjectifs sympathique et puissant. Les titres parlent d’eux mêmes traitant de sujets sociétaires majeurs autant sur le côté sanitaire, migratoire ou humain. Ce « Trajets – dits » est encore un grand coup de gueule sur les dysfonctionnements humains. KILLERS s’est toujours engagé durant sa brillante carrière. La trilogie sur l’album « Tout va mieux / Tout va bien / Rien ne va plus » pointe le négatif et l’aberration des hommes avec une émotion sans limite. « Condamnez moi » ou Humain qu’est tu devenu ? nous pose la question du vivre ensemble. « Ensemble » ou la cohésion du Peuple face aux exactions de l’État nous rappelle à l’ordre sur le sens commun. Poursuivons avec « En vérité je vous le dis » très spirituel dans l’explication, ou le jugement de l’homme face à lui même et envers les autres. « Puise ma honte » traite de la peur du terrorisme, des préjugés, de la répression ou de la réduction des libertés. Les guitares sur tous les titres sont d’une efficacité redoutable émotionnellement, il fallait le noter.

Déjà la fin du message avec « Plus rien ne va » ou pourquoi les gens « bien nés » se plaignent quand même, encore une question existentielle. Je ne vous citerai qu’un couplet du titre qui vous aidera à réfléchir et sans doute vous donnera envie de côtoyer KILLERS : « L’IMPUDEUR DE CEUX QUI PAR NAISSANCE PEUVENT GLANDER ME CHOQUE, AU REGARD DE CEUX QUI MORFLENT JUSTE PARCE QUE LES PAPIERS MANQUENT, DROIT DU SOL DROIT DES CONS, YA DES BAFFES QUI SE PERDENT DANS LES TRÉFONDS DE L’IMPUDEUR NAVRANTE DE CEUX QUI SE METTENT EN BALANCE ». Bravo pour ces messages O grand KILLERS !

Membres du groupe
Thierry ANDRIEU (guitare & choeurs)
Bruno DOLHEGUY (guitare & chant)
Patrick OLIVER (basse)
Vincent ROUBIÈRE (batterie live)
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