Aujourd’hui nous vous proposons une interview du groupe Dukkha. Auteur d’un deuxième album Remanence sorti fin septembre 2021, les Lyonnais méritent un coup de projecteur ! C’est Julien (chant) qui s’est prêté au jeu des questions / réponses.

Photo promo Dukkha pour la sortie de "Remanence".

Salut Julien, peux-tu tout d’abord présenter Dukkha ? 

Salut Seb, Dukkha est un groupe de Metal Moderne originaire de Lyon, initialement formé en 2016 par Julien Sartorius et Maxim Payot. Rapidement rejoints par Fabien Belissard, le groupe compte aujourd’hui dans ses rangs Jérôme Salomon et Maxime Mangeant. En mars 2018 on a sorti notre premier single « Heavenly Defaced God »,  enregistré chez Convulsound Productions, en prélude de notre premier Concept Album Legacy sorti en Novembre 2018. Nous venons de sortir sur Bandcamp notre nouvel album Remanence le 24 Septembre 2021, sur lequel figurent «Giant Storm» et « Karoshi »  révélés plus tôt cette année, ainsi que le titre éponyme « Remanence ». 

Un mois après la sortie de Remanence, quels sont les différents retours que vous avez eu ?

Nous sommes super satisfaits de l’ensemble des feedbacks qu’on a pu recevoir jusqu’à présent, ceux-ci sont très positifs. Trois ans après la sortie de Legacy et avec le Covid entre les deux on était un peu dans l’incertitude face à cette sortie mais les gens étaient au rendez-vous et ça fait toujours plaisir de voir que le public a continué de suivre la scène. On sort les morceaux un par un en format single et avec un clip de façon systématique, ce qui nous permet d’avoir des retours bien centrés sur chaque release indépendante et de bien prendre le temps de les relayer auprès de tout le monde.

Artwork Remanence (2021).

Legacy, votre premier album tournait autour du concept des 4 nobles vérités du Bouddhisme , Remanence est-il également un concept album ?

Pour ce nouvel album nous avons pris le parti d’aller totalement à contre courant du premier si l’on suit le terme de « Concept album » . Chaque morceau dispose de sa propre identité, de sa propre histoire ainsi que de sa propre ambiance et nous souhaitions vraiment tous les conserver, c’est dans cette mesure que nous avons fait ce choix à l’inverse effectivement de Legacy dans lequel chaque titre suivait une trame commune. Remanence se présente donc comme un recueil de nouvelles sur lequel figure des titres relativement hétérogènes. Dans cette mesure l’album physique se présente sous un format A5 (type DVD), nous voulions en effet que celui ressemble à un livre ou à un grimoire et nous avons fait appel à Adrian Baxter (qui a également travaillé avec Paradise Lost ou encore Humanity’s Last Breath) afin de nous aider dans la réalisation d’un artwork en conséquence.

Comme pour Legacy vous avez opté pour Thibault Bernard et le Convulsound Studio pour le son. Pouvez-vous nous expliquer ce choix et nous raconter comment s’est déroulé l’enregistrement ?

Thibault nous accompagne depuis le tout début et nous avons toujours travaillé avec lui pour l’ensemble de nos productions. Il nous accompagne également dans la construction de nos lives et a réalisé l’intégralité de nos résidences jusqu’ici, il nous semblait en ce sens évident de continuer avec lui. Thibault est toujours force de propositions tant au niveau des lives que dans l’ensemble du processus de composition et de production de l’album et c’est cette proactivité que nous recherchons dans les techniciens avec qui nous travaillons.

Sur Remanence il y a les morceaux et ensuite les même titres en version instrumentale. C’est assez rare, qu’est ce qui vous a poussé à proposer ça ?

Que ce soit en interne dans le groupe ou dans ce que nous observons généralement dans les habitudes des gens, les versions instrumentales d’un morceau permettent généralement de mieux apprécier l’harmonie et la composition générale. 
On apprécie également l’idée de pouvoir donner la possibilité aux gens de pouvoir faire des covers plus directement, ce qui se fait habituellement plus souvent sur ces versions instrumentales. Nous réservons ces pistes néanmoins aux personnes qui font le choix d’acheter l’album (nous les envoyons en complément au format numérique) et on s’est dit que c’était une bonne manière de remercier les gens de leur confiance et pour leur support avec ces pistes supplémentaires que nous avions à disposition.

On sent un grand pas en avant sur cet album à tous les niveaux : Composition, arrangements, clips, artwork, communication… Comment êtes vous parvenus à une telle progression ?

Merci ! On a essayé de prendre du recul à la fin du cycle de Legacy sur ce qu’il était possible d’améliorer à notre échelle. A l’exception de la partie mix/master nous faisons quasiment tout nous même et dans cette mesure il faut que nous soyons capables d’avoir des ambitions à la hauteur de nos moyens et de nos compétences. On se renseigne beaucoup sur les tous les aspects, on pratique, on fait des tests, parfois concluants et parfois pas. Ces différents essais nous ont parfois mis en défaut mais ont également généré de très bonnes expériences comme par exemple l’apparition de nos anciens titres « Geomorph » et « Hiroshima » sur une mixtape pour l’Euroblast Festival ou encore au profit du Rock N Eat. Au fur et à mesure on a mis en place des process de travail qui ont fluidifié notre façon de produire et de promouvoir l’ensemble des morceaux que nous sortons et ça nous a beaucoup aidé sur pas mal de points. On a également reçu de l’aide et des conseils de la part d’intervenants extérieurs qui nous ont apporté leurs conseils sur certains aspects.
En complément il y a évidemment le côté budgétaire, on s’est dit qu’il fallait mettre la barre bien plus haute sur ce deuxième album et que pour ce faire il fallait que l’on investisse davantage, le budget de Remanence représente ainsi près du double de celui que l’on avait consacré à Legacy – le tout en fonds propres – et c’est grâce à cela que l’on a aujourd’hui la possibilité de proposer davantage de clips et de visuels de qualité.

Photo promo pour "Giant Storm", une sixième silhouette apparaît...

Sur Remanence, il y a un featuring avec PY (Dead Kiwis / Buy Jupiter), tenterez-vous d’autres collaborations par la suite ? Si oui, avez-vous des idées ?

C’est quelque chose que l’on refera pour sûr, on a des idées ici et là qui surviennent au fur et à mesure de nos écoutes avec certains artistes locaux et d’autres plus « internationaux » mais on verra évidemment ce qu’il est possible de faire en fonction des opportunités qui se présentent à nous sur le prochain album.

2020/2021 ont été des années plutôt mornes pour les groupes, plusieurs de vos dates sont passées à la trappe, certaines sont reprogrammées, pouvez-vous faire un point sur vos prochains concerts ?

Nous attendons toujours avec une grande impatience les Sylak et Lions Metal Fest 2022, il s’agit pour l’instant de nos grosses dates phares de l’année prochaine. Pour la suite on a une date déjà annoncée au Show Case Recording à Perols (Montpellier) le 20 Novembre avec Exodust et Eiga, d’autres sont en cours de programmation mais pas encore annoncées donc on va garder ça pour nous pour le moment 🙂  Quoi qu’il en soit, la scène est notre objectif n°1 pour 2022 donc attendez-vous à nous voir sur pas mal d’affiches dans les mois qui viennent !

Merci à vous d’avoir pris la peine de répondre à cette interview et bonne continuation !