Il y a encore quelques semaines pour le live report de Eagles of Death Metal, je disais que la vie d’un webzine est pleine de hasards et de coups de bol. Je ne pensais pas, à ce moment là, que j’allais couvrir la venue de Iggy Pop à Besançon.

Une date était prévue en 2020 qui, à l’époque, m’avait bien fait de l’œil. Mais j’avais tardé à prendre ma place et, résultat, c’était sold out. Entre temps la COVID est passée par là, et ce fut l’annulation, comme tous les autres concerts !

2022, le retour des tournées ! Et voilà que NG production annonce que l’Iguane passe par chez nous de nouveau. Cette fois, on se dit que ça serait bien que MIFC participe à cette date. On organise alors un concours pour faire gagner des places (et on peut dire que beaucoup de monde a joué !), et j’en profite pour demander à Antoine de NG si une accréditation photo est envisageable, sans trop y croire. Et là, Oh surprise ! c’est accepté ! Joie, bonheur et stress, car c’est un monument du Rock que je dois prendre en photo.

Nous y voilà, donc, direction Micropolis où je croise beaucoup de têtes connues, preuve en est que Iggy touche toutes les générations !

Je suis surpris, et pas habitué à cette configuration de salle : tout le monde assis, un carré or devant et des gradins à perte de vue. On m’explique que l’on ne doit pas faire de photos de face mais uniquement sur les côtés. Pas de soucis, on va bien se débrouiller avec les 3 autres photographes (oui, nous étions très peu, du coup on avait largement la place pour travailler).
Après un petit teaser d’un documentaire sur Iggy and the Stooges dont je n’ai pas écouté grand-chose, les lumières s’éteignent.

L’intro se fait sans Iggy mais on sent déjà que le public est bien chaud. La scène est sobre, beaucoup de musiciens dont les Français Florian Pellissier, Tibo Brandalise, Kenny Ruby et Greg Fauque qui entourent la Rockstar.

L’Iguane, bien apprêté, arrive sur scène et là, c’est la ruée vers l’Or façon 2022 ! Une partie du public descends des gradins et vient tout devant pour honorer Iggy. On notera une vaine tentative de les repousser de la part de la sécu qui se fait complétement dépasser. Eh oui, on n’arrête pas le Rock’n’Roll ! Moins cool pour les photographes, du coup, car il est difficile de faire des photos avec autant de monde devant.

Le concert assis se transforme en concert debout et tout le monde danse de partout !

Et vu les sourires d’Iggy, on sent qu’il apprécie ce petit bazar.

Revenons-en à la musique, on nous avait promis un spectacle plutôt intimiste et jazzy mais, en fait, c’est une vraie leçon de Rock que nous envoie le groupe ce soir. Le groupe va jouer tous les classiques, de « The passenger » à « Lust for life » en passant par le mythique « I Wanne be your dog ». Il n’en oublie pas le nouvel album en jouant « Free » ou bien encore « Love missing ».

On aura droit à pas mal de rappels dont « I’m Sick of you » et le « Search and Destroy ».

Bilan de cette soirée : un bon moment de Rock, l’occasion unique de voir une légende qui, même si elles sont éternelles, porte le poids des années. Malgré tout, on sait que c’est le genre de type qui fera ça jusqu’à la mort.

Et, message à Micropolis : pourquoi vous fermez le bar avant la fin du concert ?