HELLFEST 2019 : 4 doses de chaleur et de reports (4/4)

Dernier jour au Hellfest *soupirs*… On a pas hâte que ça finisse. 

Après un gros samedi, on est un peu rincés. On arrive sur le site gentiment pendant NOVA TWINS. Pas mal du tout en mainstage, avec un genre de rock-rap-metal à la RATM en mode féminin fluo. 

On est venus tôt surtout pour Brutus, qui à l’écoute, est une belle découverte. La voix de la chanteuse batteuse sur un fond de rock-sludge n’y est pas pour rien. Le combo belge arrive à la Warzone en fin de matinée. Quelques errements aux débuts, mais c’est de belles envolées post-rock La leadeuse de ce groupe belge est devant la scène, de biais. On a tout le loisir d’observer son jeu. C’est carré. on se disait, “allez on va voir Municipal Waste un petit coup”. Eh bien on ira pas. Pour les fans de Rolo Tomassi, pas dans ses passages méchants, on est accrochés. Belle découverte. 

On retrouve Yannick de MIFC sur la Warzone, qui sera son début de dernière journée, pour découvrir Employed To Serve. Ces deniers n’ont pas fait l’unanimité. Yannick été séduit. Peut -être la surprise d’avoir un growling féminin, ce qui reste encore rare dans le métal. Mais pourquoi donc ont il joués tout du long avec leur K-Way ? Le public leur a posé la question, mais nous n’avons pas eu de réponse claire. Qu’importe. Ils avaient de l’énergie à revendre et les pits se sont enchaînés. D’un autre côté, nous (Dorine et moi) adorions l’album de ce groupe de Metal-core bien méchant “The Warmth of a Dying Sun”. La batterie n’aura qu’un petit son, il faudra 4 titres pour que le son soit cool, du coup le public bouge pas trop (tout le monde est mort ?), y’a peu d’ambiance. Dommage. Pas convaincant. On croisera Kem des Eurocks qui sera pas plus convaincu. Déception du jour. 

On boit un coup en attendant le revival de Morning Again. Cela sonne un peu à la Vision Of Disorder, dont je suis ultra fan. On se dit que ça peut être plaisant. Mais non….Je l’ai déjà écrit, mais c’est pour moi l’exemple type du groupe qui devait pas se reformer… enfin dans ces conditions de live. Le son est degueu, des pains au large sur les ‘ premiers morceaux (mais genre, vraiment !), c’est une boulangerie à la batterie, le guitariste à jar’ est à la rue parfois. Pas d’ambiance, pas de foule… Déception 2. 

On passe rapidement devant Trivium. Du Neo-metal efficace. Grosse ferveur du public. Un classique, qui marche. 

On revient à la Warzone pour Cancer Bats, qu’on avait déjà vu au Hellfest. La prestation Hardcore-metal des canadiens nous rappellera GET THE SHOT l’an dernier. Une chaleur accablante, des titres phares que le public attend, une reprise de Sabotage des Beasty Boys, et un chanteur qui est à fond et enthousiaste. Les 6 premiers morceaux n’amusent franchement pas la galerie. On aime cette énergie qui semble être la spécialités des nords-américains. 

La journée de dimanche file à toute vitesse ensuite. 

On appréciera BearTooth et son punk-hardcore en mode skatepark. Avant d’aller Mainstage 2 voir LOG et rejoindre Yannick qui avait noté ça dans son programme. 

La claque de la journée a été distribuée par Lamb Of God. Quelle énergie ! Le chanteur Randy Blythe fait tourner frénétiquement ses dreadlocks, saute de l’estrade de la batterie, et galvanise le pit. Les classiques étaient tous là (Walk with me in hell, Ruin, Redneck, 512…) et le public a suivi à fond et en masse ! Un bon concert de batterie en mode démo. 

On rejoint les locaux d’Eye of The Dead à Cannibal Corpse. J’aime pas vraiment CC en écoute. Mais franchement, on ne peut rester indifférent à leur puissance live. C’est malsain, matraqué mais tellement bon. On s’éclipse à regrets après la moitié du live. 

Retour à la Warzone, qui sera la scène du jour pour le retour de REFUSED. Quel bilan en tirer ? Bah ça c’est un retour réussi. Bien que moins envolé je pense, le live est plutôt classe, à l’image du chanteur en veste et mode dandy. 4 morceaux légendaires de The Shape of Punk to Come, et puis beaucoup de place aux morceaux du nouvel album _ normal. On notera que Refused sera le seul groupe à se risquer à parler politique avec des messages libertaires de ce qu’on en a vu sur le festival. 

Avant de finir le festival, on devait évidemment aller voir Slayer avec un gros show, une install’ titanesque, et du morceau culte à la pelle (toute la set-list l’etait ?). 

On finit par Tool, particulièrement attendu (je ne saurais vous dire depuis combien de temps ils ne s’étaient pas produits en France). Mais il fallait être prêt pour bien profiter du show. En effet, les écrans géants n’étaient pas utilisés à reprendre des images du groupe en train de jouer, mais à diffuser des vidéos expérimentales. Joli, mais un peu frustrant. Décidé à me rapprocher pour ne pas à avoir que deviner des silhouettes en ombre chinoises au loin, c’est avec surprise que je découvre qu’il n’était pas si difficile que cela de se frayer un chemin dans un public assez clairsemé pour ce dernier concert. Je profite donc un peu plus de cette fin de festival, mais somme toute sur un style que je trouve, pour ma part, trop calme pour clôturer un tel évènement.

On a déjà hâte d’être à l’année prochaine. Merci au Hellfest de l’invitation.
Crédits photo :

  • Yannick BREDENT
  • Dorine MAILLOT

Live reports :

  • Stéphane LAURENT
  • Yannick BREDENT

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