Nom du groupe

Grave circle

Album

tome II

Label

LEs acteurs de l’ombre

Date de sortie

2019

LA NOTE
7/10

« Tome II », c’est le sobre intitulé de la dernière sortie des ukrainiens de Grave Circles. Produit par le label « Les acteurs de l’ombre », Tome II est le premier album complet du groupe, après leur EP étonnamment nommé… « Tome I ». Avec un line up composé de quatre bons gars, le groupe a pu exploiter un potentiel bien plus grand que sur cet EP, où ils n’étaient que deux, membres à l’origine de la création du groupe en 2016.

 

Tantôt rythmé presque martial, tantôt atmosphérique et expérimental, Tome II nécessitera sans-doutes quelques écoutes pour être apprécié à sa juste valeur. Il peut en effet paraître répétitif, à la première écoute, car les sonorités et tonalités tendent à beaucoup se ressembler tout au long de l’album.

L’œuvre est introduite par « Both of Me », premier des sept titres proposés. On entre par quelque chose de relativement classique, qui ne bouscule pas clairement les principes du genre, malgré quelques ponts coupant un rythme effréné. Viennent ensuite le cœur, selon moi, de l’album, avec « Predominance » et « Faith that fades » qui par leur rythmique, presque martiale donc, marquent réellement l’entrée dans le vif du sujet (succession de breaks, de ponts aériens très épurés, de cœurs, de résonnances quasi religieuses, le tout toujours très cadencé).

La suite nous réserve moins de surprises, alternant entre régularité (voire banalité) et chaos plus ou moins structuré, tout ceci après une troisième piste (« Thy light returneth ») qui semble faire office de palier, de marche intermédiaire entre un début d’album singulier et une suite plus classique (mais toujours diablement efficace néanmoins).

« The unspoken curse » propose quelque chose de plus accessible à l’oreille, et l’accompagnement mélodique présent partout dans l’album (parfois lointain, parfois en premier plan, mais toujours bien distinct) ajoute une douceur bienvenue à l’oreille notamment sur « When birthgivers recognize the atrocity ».

Vient enfin la conclusion de l’œuvre, « Abstract life, abstract death », 7ème et dernière piste, qui sonne comme une sorte d’apothéose chaotique, parsemée de riffs et sonorités un tantinet plus expérimentaux que le reste de l’album. L’intégration répétée de dissonances sonores vient compléter l’ambiance déjà chaotique qui règne, tandis que des ponts mélodiques multiples permettent à une guitare au son doux et clair de s’exprimer.

Quelques couplets sont réservés à une voix différente (peut-être un autre chanteur ?), presque plaintive mais emplie d’émotions.

 

Dans l’ensemble, le ton pessimiste voire dépressif, autant à l’écoute que dans les thèmes abordés, est parfaitement représenté par le chanteur, « Baal » (également batteur de Peste Noire au passage), qui sait retranscrire la douleur et la haine du propos à travers un timbre de voix particulièrement adapté. Mais je vous laisse juge !

Pour conclure, sans réellement pouvoir parler de metal progressif ou expérimental, l’album ne s’empêche toutefois pas quelques tentatives (parfois très déconstruites), l’enchainement des pistes se faisant sans forcément beaucoup de cohérence.

Virus – Guitars, Songwriting
Baal – Vocals, Songwriting
Exile – Guitars
KGD – Bass, Guitars

With:
Lazareth – Brass instruments (tracks 2, 7)
S.S. – Drums
Engwar – Guitars (Lead, track 1)
Pavel Vit – Singing bowl, Ambient (Track 7)