My Sweet Tyranny sort son premier album, il nous fallait aller poser quelques questions aux Audincourtois (j’adore écrire ce mot, sont ils tous courtois à Audincourt ?). Et après cette interview, direction leur bandcamp ou leur site pour écouter ce CD !!

1/My sweet tyranny ? pourquoi un tel nom ? qui est le doux tyran du groupe ? Et surtout qui êtes vous, d’où venez vous ?

Le nom My Sweet Tyranny illustre plutôt bien notre démarche artistique qui se veut autant visuelle qu’auditive. Nos textes et compositions se veulent très contrastés, comme des tableaux en clair-obscur par exemple. Notre punchline, d’ailleurs, dit que notre musique c’est de la peinture qui s’écoute, du rock qui se contemple.

Nous devons tout les 4 être de doux tyrans à notre manière mais jamais en même temps, ce qui est important pour l’équilibre du groupe.

Géographiquement, nous venons tous du nord Franche-Comté. Musicalement, c’est beaucoup plus contrasté. Jérôme (bassiste), notre doyen est un pur rockeur et musicien depuis des décennies. Il affectionne également beaucoup la musique française (Aubert, Gainsbourg…) Dylan (batteur), en complément, est le plus jeune du groupe et a un univers d’influence plus vaste, plus actuel. Laurent (guitariste) puise dans le rock, le métal mais aussi la musique de film et un peu l’electro. Nico (Chanteur guitariste) : je suis le plus tardivement arrivé dans la musique (moins de 10 ans). Je viens des arts visuels (depuis le jour ou j’ai su tenir un crayon). Pour moi, les arts visuel et musical sont intimement liés et difficilement dissociables. Je pense que ça se ressent dans notre musique.

2/ depuis 2015, le groupe a su gagner les faveurs du public par le biais de concours et tremplin (RTL2, Music Wood), est ce que ces victoires vous ont ouvert des portes ?

Pas vraiment. De manière sporadique pour le tremplin RTL2 car nous avons pu donner un concert au casino de Blotzheim dans le cadre du contrat « mes scènes d’Alsace » que nous avons remporté.

3/Après une démo en 2015, voilà enfin votre premier album qui sort finalement en autoproduction, pouvez vous nous parler un peu de la construction de « DBCW » ?

DBCW se veut avant tout être un album et non une succession de chansons. La chronologie de ses 48 minutes est beaucoup réfléchie. Chaque chanson y a sa place. 6 de ces chansons ont d’abord été composées par Laurent et moi même (avant l’arrivée des 2 autres). Les parties de basse et de batterie ont bien entendu été re-composées par Jérôme et Dylan. Pour les autres chansons, c’est une écriture à 4 du début à la fin. Ces chansons sont d’ailleurs les plus rock de l’album.

4/Comme je l’ai noté dans la chronique, le son de cet album est vraiment de qualité. Parlez nous un peu de ce studio ?

Nous avons enregistré au Indie Ear studio. Matthieu est quelqu’un de super pour cela car c’est avant tout un musicien qui n’hésite pas à donner son avis. Plusieurs modifications ont d’ailleurs été apportées pendant les enregistrements et le mix. Le mastering, quant à lui, à été fait par Stéphane Kroug (Electric room à Lausanne) afin d’avoir une oreille neuve sur le projet. Le mix était déjà très bon et le mastering a pu mettre en évidence encore mieux chaque instrument, chaque voix, chaque sample. Enfin, la version CD est encore meilleure car nous avons choisi le pressage plutôt que la duplication et cela se ressent nettement à l’écoute.

5/Maintenant que l’album est là, il va falloir le défendre sur scène ! Quelle date s’annonce pour My Sweet Tyranny ?

Pour l’instant, nous nous produirons à la Brasserie La Cude à Hyémondans le 11 octobre prochain. C’est le premier concert de notre tournée (DBCW tour) qui se construit actuellement. Cette date est importante pour nous car il s’agit de notre « maison ». Nous y sommes toujours bien accueillis et connus de tous. Je suis moi même membre actif (réalisateur des lives du festival qui a lieu chaque année en juillet) de l’association Hiboux & le chien blanc (association en charge de la programmation de le brasserie).

Plusieurs dates se dessinent pour la suite dans la région avec notamment un concert à La quincaillerie (Blamont) et à la Loge (Plaimbois du miroir) cet hiver. Nous tournerons également sur les planches de France 3 Besançon fin janvier. D’autres dates arrivent…

6/Petit questionnaire

si vous deviez citer …

Un groupe : On y coupera pas étant donné qu’on nous fait quasi systématiquement remarquer nos influences « Floydesques » ce qui n’est pas si surprenant que ça vu que 2 d’entre nous (Jérôme et Lurent) sont fans de Pink Floyd.

Un.e artiste : Rembrandt, pour les raisons évoquées plus tôt (c’est moi qui parle là 😉 ) et plus particulièrement le chef d’oeuvre Le Christ dans la tempête sur la mer de Galilée.

Un alcool : Pas original mais très pratique en répète : la bière et particulièrement l’IPA de la brasserie Ste Cru (Colmar) dont nous raffolons tout les 4.

Une ville : Audincourt ! Je veux ! C’est là que nous répétons tous les mardis soirs et quelques jeudis en plus de temps en temps.

7/Parlons de la région, des groupes à nous conseiller ?

Beaucoup trop ! Ma liste ne pourra pas être exhaustive.

1 – Ineps’Id qui nous ont fait l’honneur de faire notre 1ère partie le soir de notre release et qui envoie un rock mi stoner mi alternatif avec une voix bourrée de testostérone.

2 – Karakoroum (Belfort) qui a un univers musical extraordinaire entre pop, rock electro et musique du monde.

3 – Gwenn qui propose un rap fusion très efficace et énergique sur scène.

 

Merci pour vos réponses et à bientôt sur la route 

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