Napalm Death et Prisonlife, Atelier des Môles

Le dimanche 14 avril, l’Atelier des Môles nous gratifiait d’une soirée toute en douceur pour préparer la semaine à venir. Les pionniers du grind Napalm Death ont rameuté du monde et la salle est déjà bien remplie quand commence la première partie.

 

Pour chauffer la salle en début de soirée, les bisontins de Prison Life ont été recrutés. J’ai pu gouter à leur hardcore 90’s groovy il y a un an à l’Antonnoir, me laissant une très bonne impression. Leur show énergique et frontal ne s’est pas épuisé et donne toujours autant envie de s’énerver. Le chanteur est particulièrement survolté, mimant ses paroles et donnant des coups dans le vent. Il essaie souvent de communiquer avec le public, qui est au début assez peu réceptif à ses appels à se rapprocher de la scène. Seuls quelques énervés en première ligne se bousculent, notamment lors des quelques très bons breaks.

Question d’organisation, le groupe joue devant le matos de la tête d’affiche. La batterie est sur l’avant de la scène, et on peut voir le batteur jouer. Il a l’air d’en chier par moments, mais je le trouve plus en place qu’il y a un an. Le guitariste et le bassiste sont chacun d’un côté et sont plutôt concentrés sur leur jeu sans trop rester statiques. Ce set de 45 min est efficace et bien exécuté, pas un moment d’ennui pour ma part et la salle a l’air de s’être bien réchauffée.

C’est après une longue attente que les anglais de Napalm Death montent sur scène, et encore c’est pour faire quelques réglages. Le bassiste a des problèmes de son qui ne seront réglés qu’après quelques morceaux. Ce n’est qu’a l’entrée du chanteur que l’on comprend enfin que ça commence. Ce dernier est tout souriant, donne le message de la plupart des morceaux avant de les commencer, fais ses petits pas de course sur scène. Le public est à fond dès que ça commence, beaucoup prennent des photos. Ça énerve quelqu’un qui se met à attraper les portables pour les balancer sur scène, une bagarre éclate au deuxième morceau. Le ton est donné, le pit sera violemment agités tout au long du concert, avec pas mal de bourrins venus pour casser de la mâchoire. Quelques slammeurs se jettent dans la foule depuis la scène, parfois en faisant un salto. Les morceaux s’enchainent, présentant un panel des différentes époques du groupe : titres courts et ultra rapides du début, plus recherchés et longs pour les plus récents. On aura droit au fameux Scum et à deux reprises, l’une des Dead Kennedys et l’autre d’un groupe hardcore suédois (dont j’ai oublié le nom). Le début du concert me plait bien, le coté crasseux et bas du front de Napalm Death communique une envie de tout casser. Mais le groupe a beau être rompu à l’exercice et la musique efficace, une heure et demi de set c’est long pour du grindcore et ça tourne vite en rond, je me suis un peu ennuyé sur les vingt dernières minutes.

Les Môles étaient remplies ce soir-là et c’est quelque chose qui fait plaisir à voir. Merci à l’Atelier pour cette soirée et à Yannick pour les photos.

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