Hoboken Division – The Mesmerizing mix up of the diligent John Henry

Nom du groupe

HOboken division

Album

The Mesmerizing mix up of the diligent John Henry

Label

Les Disques de la Face Cachée

Date de sortie

2017

LA NOTE
7.7/10

Hoboken Division est un authentique groupe de Delta-Blues Nancéiens, je les ai découvert en concert, dans une salle de 3m² chez un disquaire. Forcément, j’ai chaud, je transpire, je sors dans le froid pour prendre l’air (c’était en Novembre), je prends le son dans la gueule pendant une heure… un spectacle à en frissonner. L’album est bien défendu, alors je l’achète. Forcément, l’objectivité ne sera pas de mise lors de l’écoute.

La pochette de l’album, de Jean-Luc Navette, est adéquate et très belle : Une station-service, au milieu des bois, la route est bordée de Sapin (ou autres conifères). Tout ça sous la forme d’un noir et blanc aux jeux d’ombres magnifiques. Une atmosphère sale règne, la station est en ruine, le toit s’effondre, les vitres sont brisées. On se croirait un peu dans l’adaptation de Voyage au bout de la nuit par Tardi ou dans une pochette des premiers Darkthrone. La musique, vous l’entendrez, ne renie pas l’artwork.

L’album s’ouvre sur So the guy was walking, on voit déjà l’âme du groupe : des riffs blues avec une distorsion poisseuse, un groove implacable, impossible de ne pas balancer la tête ; une sensualité provocante et des paroles réussie et parfaitement calée : Un mec marche dans la rue, nous on est voyeur. Il est obscène et effectue une danse étrange, nous, on regarde, on juge, on matte. 436, procter st se révèle plus calme, c’est un bon vieux blues avec un mur de son shoegaze derrière. La voix est parfaite, calme et forte. Une 2ème voix y ajoute un charme éthéré et une certaine fragilité. Howlin’ est dans la ligné de So the guy was walking mais en plus metal avec ses dissonances (Blues la plupart du temps, mais avec la distorsion) et ses paroles horrifiques : Un fou hurle derrière la porte. Oh Lord No more est quant à lui très gospel, un gospel qui semble accuser Dieu. L’atmosphère est lourde, pesante, les paroles encore plus. Les titres s’enchaînent sans lenteur avec toujours ce son lourd, sale entre delta-blues, shoegaze et grunge. On entend aussi beaucoup d’influence post-punk, notamment avec la basse linéaire et répétitive de Boilin up. L’album se clôt sur le titre éponyme, The mesmerizing mix-up of the diligent John Henry, une piste très ambiante et minimaliste, sans voix. C’est une fin parfaite, elle me fait doucement sortir de l’album. Le son s’arrête… je reste sur mon lit à regarder le plafond pendant quelque minute… je réfléchis, une petite boule dans la gorge.

Membres du groupe
Marie – Mathieu – Czmil
Ville d’origine
Nancy, FR
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