Outch Festival # 2, jour 2

 

Report par Malo et photos par David Blackheart (sauf 20 minutes de Chaos par Christian Pitot Photographie )

Après une soirée regroupant uniquement des groupes d’Amérique du nord, on attend ce soir des groupes principalement français.

On attaque cette seconde soirée avec 20 Minutes de Chaos, venus de Dijon pour servir un crust de bon cru. Le scream de la chanteuse est déchiré et bien complété par la voix du guitariste. Le groupe maitrise bien l’ambiance de leur musique et arrivent à faire monter les morceaux en intensité pour envoyer la sauce ensuite. Le public est ce soir bien plus sage que la veille et le groupe n’a pas l’air de faire l’unanimité, mais j’ai vraiment accroché. A garder à l’œil, un disque est prévu pour bientôt apparemment.

 

On reste dans l’esprit crust avec les strasbourgeois de Geraniüm. J’avais vraiment accroché lorsque je les avais vus aux PDZ un mois auparavant, je suis donc bien jouasse de les retrouver ici. Leur crust a un côté screamo vraiment épique et déploie une énergie remplie d’émotions. Les morceaux sont assez progressifs, partant de passages calmes qui prennent leur temps pour monter et exploser dans des blasts épiques. Malgré leur similitude, les trois screams se complètent bien et sont à vif. Le set rassemble une majorité de morceaux de leur dernier album. Bien que le public reste encore tranquille, le groupe arrive à déployer une ambiance assez captivante.

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Encore un groupe que j’ai découvert aux PDZ il y a un mois : HØRDÜR. Le trio officie dans un grindcore rapide entrecoupé de passages mid-tempo avec des relents de death metal, et de nombreuses autres influences : powerviolence, crust, hardcore… Il y a à manger pour tout le monde et ça défouraille sec, mais cela ne suffit pas à réveiller le public du Outch! qui fait son difficile ce soir. Les morceaux sont très nombreux et variés et on passe un bon moment de violence musicale.

 

Deathrite ayant (encore) dû annuler sa visite cette année, ce sont les locaux de No Vale Nada qui se chargent du remplacement de dernière minute. Déjà présents l’année dernière, ils avaient joué en plein après-midi, ce qui n’était pas forcément à leur avantage. Leur post-hardcore très sombre et brut se prête beaucoup plus à la pénombre. La formation est assez originale : un batteur, un guitariste avec un son unique et un mec aux machines, qui hurle de manière aigue et screamo. Les breaks sont lourds et une atmosphère tendue se tisse tout au long du set, renforcée par l’absence de pauses et de communication avec le public. Venus présenter leur dernier album, le set est composé principalement de titres de celui-ci. Le coté noise et dissonant apporte un certain malaise plombant l’air de la salle, tranché par les mélodies de guitares. Parmi la dynamique du jeu light immersif, un spot fixe éclaire le guitariste tout le long du concert. Amateurs de Birds In Row et autres joyeusetés du genre, ruez-vous sur leurs sorties.

 

C’est ensuite la tête d’affiche de ce soir, qui a fait venir pas mal de monde : Black Bomb A, gros nom du hardcore français. Si ce n’est pas le genre de musique que je préfère sur CD, le live m’a bien convaincu. On a ici un gros hardcore à deux voix, un scream grave et un suraigu, du groove et un jeu de scène plein d’énergie. Le chanteur imberbe/aigu saute dans tous les sens, s’accroche au plafond et transmet pas mal d’énergie à tout le monde. Bon, il chante aussi des refrains mielleux aux relents de metalcore des années 2000, mais le reste de la prestation éclipse ces moments qui sonnent un peu comme une purge à mon oreille. Le public se déchaine enfin, enchainant circle pit et wall of death, l’un d’eux sur le son de sirènes de polices. L’ambiance est aux pogos, les chanteurs venant parfois se mêler au public. Un concert qui aura ravi le public qui aura rempli une bonne partie de la salle pour l’occasion.

 

Pour finir, quoi de mieux que le grindcore ? Le goregrind bien sûr ! Rectal Smegma, venus des Pays Bas, viennent pour donner un final en beauté au Outch! Un bon moment de rythmiques groovy et blasts crasseux, bête et méchant mais toujours marrant. Le chanteur, musculeux et torse nu, a une sacrée énergie et envoie du bois tout le long du set sans paraitre fatiguer. Le guitariste est un peu plus en retrait sur le coté de la scène mais la connivence avec le batteur fait que la musique à beau avoir l’air débile, c’est plutôt bien foutu et carré. Sur le dernier titre, un gars du public monte sur scène pour prendre le micro, sans savoir quoi faire avec. Le chanteur va s’accouder à l’ampli derrière et le regarde, l’intimant de se débrouiller seul dans sa connerie jusqu’à la fin du concert.

Au final, le Outch! aura été un super moment, tant l’orga et l’ambiance étaient géniales. La bouffe et les bières y sont bonnes, la programmation est excellente et les gens y sont sympa. Merci l’orga, qui a réussi à relancer le festival malgré la fréquentation faible l’année dernière, en gardant une qualité équivalente. A l’année prochaine du coup !


 

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Outch Festival # 2, jour 1

Après une première édition très réussie malgré le manque évident d’affluence l’année dernière, c’est avec une version réduite que le Outch! remet le couvert cette année. Ça se passait les 24 et 25 mai, à la Niche du Chien à Plumes, près de Langres.

Pour ouvrir le festival, des californiens qui jouent pour la première fois en Europe, Sangre. Officiant dans un thrash mélo qui donne envie de remuer du cul, avec des compos sont vraiment sympa et accrocheuse. De nombreuses influences, avec des riffs et solos mélodiques bien construits et quelques breaks bien lourds et violents. On aura même du chant clair en espagnol, et les textes sont engagés. Le public montre qu’il est déjà bien motivé avec des pogos animés et une bonne réponse aux chants. Ce qui est génial avec le Outch!, c’est que chaque groupe est une grosse claque, surtout les premiers qui sont moins connus. Sangre représente bien cette idée, le set est vraiment bon jusqu’à la fin.

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On enchaine avec Aggression, vétérans canadiens du thrash metal. Ici, pas de concession, on est du côté old-school de la force, celui où la puissance du touka-touka te donne envie de maraver ton voisin. Ça déboite tout du long, les morceaux durent longtemps et l’on peut profiter des riffs dans un pit déjà bien violent. Le chanteur est charismatique, les musiciens à fond, pas besoin d’en rajouter.

 

On reste dans le même esprit old-school avec Venomous Concept, un groupe de hardcore à l’ancienne, avec entre autres le guitariste live et le bassiste de Napalm Death. Le set est varié, on oscille entre d-beat et punk hardcore avec des refrains accrocheurs et un peu de crust qui déboite. Le tout est très groovy et le pit est déchainé. Le chanteur avec une dégaine de cowboy moderne (chapeau cowboy, lunettes de soleil et t-shirt Johnny Cash) et il est bien remonté : il donne des coups dans le vent, tend son micro au guitariste… Les musiciens ont un sacré niveau et l’ambiance générale est bien agréable.

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Avec leur death-grind aux influences hardcore, Brujeria arrive à point pour un public déjà chauffé à blanc. Les morceaux sont simples et rentre-dedans, le tout dans un esprit de gang de Chicanos plutôt drôle. Les deux chanteurs ont une bonne présence scénique avec leurs petites danses et de nombreuses interactions avec le public. Outre les « Fuck Donald Trump ! » redondants, les discours du type « solo puro marijuana ! » reviennent souvent, allant jusqu’à réclamer un joint pour ensuite le jeter de dégout (puto tobacco). Pour Consejos Narcos, une fille du public est montée sur scène et a tenu une pancarte pour le refrain (si/no), pour que tout le monde scande bien les paroles. Ensuite, ils invitent « las chicas » à venir sur scène et c’est un bel échec, personne ne vient. Le concert se termine avec leur fameuse parodie de la Macarena, puis Matando Huego réclamé par le public, durant lequel les chanteurs brandissent des machettes. Bilan mitigé pour ma part, le côté extrémiste dans l’attitude est marrant mais ça peut vite devenir lassant et le son n’était pas super.

 

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Pour finir la soirée, le DJ B-side of putrefaction, présent à l’extérieur pour le temps entre les concerts, s’installe sur scène, mais il n’aura pas eu beaucoup de succès. La plupart sont déjà partis ou restent dehors. On alternera morceaux métal extrême et musiques à la con, histoire de se marrer un peu. Je me suis cassé en entendant je t’aime à l’italienne pour voir du monde sur le camping, ou un joli feu nous attendait.

 

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Smash hit Combo et Rise of the NorthStar – Le Moloco

Dimanche 12 mai, le Moloco proposait de passer la fin de la journée à faire un peu de sport en salle avec un concert hardcore orienté culture geek et mangas. Deux groupes prévus pour l’occasion, et pas du menu fretin. Beaucoup ont répondu à l’appel et c’est dans une salle bien remplie que Smash hit Combo commencent à jouer.

Je ne m’étais jamais penché sur ce groupe avant ce soir, Smash Hit Combo officiant dans un néo-metal à la Pleymo. Le concept n’est pas compliqué : metal moderne et gros breaks avec deux rappeurs qui sautent dans tous les sens, le tout ponctué de samples et références à la culture geek. C’est survolté et la musique est faite pour jumper dans tous les sens, ce qui marche plutôt bien. Dès le début le pit est bien animé, le public enchainant circle pit et pogos dans une bonne humeur générale. Les deux rappeurs apportent un vrai plus en termes d’énergie déployée sur scène. Une bonne partie du public connait déjà bien les paroles et semble conquis par la prestation. Les chanteurs n’ont même pas à expliquer certains moments de participation du public, qui est conquis. Musicalement, les deux rappeurs ont la même voix et les passages chantés ne sont pas super. Mais ce n’est qu’un détail, le principal problème étant le fait que le set se déroule en dent de scie. Les morceaux commencent par une intro pour rappeler le coté geek (le sample de GTA San Andreas par exemple), on envoie du lourd et un gros circle pit, qui se termine au bout d’une vingtaine de seconde pour retomber sur une partie, rappée souvent trop longues. Reste que le groupe dégage une énergie très positive et donne joyeusement de sa personne : les musiciens finissent allongés sur scène ou viennent jouer au milieu d’un circle pit sur le dernier morceau. Le concert était donc bien sympa et c’est tout sourire que le groupe quitte la scène après avoir été longtemps acclamé.

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Après 45 min de pause, les 15 dernières à attendre dans la salle avec en musique de fond du gros rap américain, la tête d’affiche monte enfin sur scène. Le groupe est en uniforme et en partie masqué. Rise Of The North Star, c’est un gros hardcore bien lourd avec des passages rap, une pointe de thrash dans certains riffs et une toile de fond manga. Le combo idéal pour envoyer des patates de forain à ton voisin en concert. Le set est d’abord centré autour du dernier album, avec un jeu de scène original et scénarisé : le back drop représente un samurai en armure, Shi, qui dès le début s’adresse à nous une lueur rouge dans les yeux. Les titres s’enchainent, le pit est déchainé, le jeu de scène bien travaillé, le groupe ayant une sacrée énergie sur scène et un frontman plutôt théâtral. Le face à face avec le samurai sur le morceau Kozo est bien tourné, de même que l’alternance du chant sur All For One. Les effets lumières très dynamiques, intégrant le personnage du fond, renforce la violence et l’énergie de la musique. Les titres sont marquants pour leur lourdeur (en témoigne les nombreuses moshparts) ou leurs refrains fédérateurs, chantés par une grosse partie du public. Au milieu de tout ça, une petite reprise de l’intro de Blind de Korn. Le tout se termine par un Samurai Spirit sous une pluie de confettis pour un effet fleurs de cerisiers. Le groupe sors de scène et un technicien enlève les panneaux latéraux avant que le rappel ne commence. Exit le samurai, le backdrop change pour l’ancien et le groupe joue quelques titres plus vieux, mais aussi plus rentre dedans. La guerre au sein du public reste totale, circle pit et wall of death sont parfois improvisés sans signe apparent du groupe, beaucoup de slammeurs montent sur scène. Les breaks bien lourds et les riffs thrashy ont un effet direct sur l’attraction pied-bouche dans la fosse.

Le concert se finit alors que le soleil se couche et quand on sort de la salle, on peut voir sur le visage de certains la qualité du concert de ce soir. Le quota de violence est largement atteint pour ma part, pas trop besoin de réfléchir en écoutant de la musique. Et cet horaire de concert est quand même bien pratique, la salle étant comble ce soir. Le Moloco saura surement nous régaler une nouvelle fois l’an prochain, merci à eux et à Yannick pour les photos.

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The Black Dahlia Murder, Virvum et Fractal Universe

Le mardi 30 avril, on est sorti de notre chère région chez nos voisins de Mulhouse au Noumatrouff pour une soirée Death metal. La salle est très clairsemée au début, le public est arrivé au compte-goutte tout au long de la soirée.

Pour ouvrir le bal, un groupe nancéen en pleine ascension : Fractal Universe. Après avoir rejoint l’écurie Metal Blade et sorti un nouvel album le 19 avril dernier, le groupe continue dans sa lancée en ouvrant les dates françaises de la tournée de The Black Dahlia Murder.

C’est donc avec leur death moderne progressif que l’on s’échauffe ce soir. Leur set est évolutif, débutant avec des morceaux plutôt tranquilles pour s’énerver ensuite. Les morceaux sont parfois très progressifs, avec de longs passages doux et des solos de guitares bien développés. On reste quand même dans une musique extreme, avec des passages bien lourds parfois dotés d’une rythmique tech death, et un chant growlé la plupart du temps. Le niveau technique est très bon, le groupe développant des atmosphères assez immersives si l’on se concentre un peu. Pour ce qui est des voix secondaires, je ne les aurais presque pas entendues tout au long du set, et il faut tendre l’oreille pour entendre la deuxième guitare ou la basse. La salle, quand elle est presque vide, ne permet pas d’entendre autre chose que la batterie quand on est au premier rang, et il faut être au niveau de la table de mixage pour profiter d’un bon mix. Fractal Universe s’est doté de nouveaux éléments de scène avec un backdrop et des panneaux latéraux aux couleurs de leur dernier album, et le résultat est franchement joli. Seul souci, on peut clairement lire « Virvum » par transparence. On notera assez peu de mouvement sur scène, sauf pour les derniers morceaux. Bilan du concert, c’est très bien exécuté, tout est très propre dans ce groupe.

Pour enchainer, les suisses de Virvum sont venus apporter un peu de violence à tout ça. Avec leur tech death efficace et plutôt mid-tempo, on a de quoi se régaler. Au programme, beaucoup de cassures de rythmes et des mesures asymétriques qui surprennent au début. Les compos sont bien foutues et on ne tombe pas dans la démonstration chiante. Les suisses misent sur le groove et les solos chiadés ne durent pas trop longtemps. Ça marche vraiment bien, les parties qui défoncent le font vraiment, le groupe bouge bien sur scène et a l’air d’être content de jouer. Le niveau technique est assez impressionnant, notamment le bassiste qui se fendra d’un petit solo jazzy histoire de montrer qui est le patron ce soir. Pas grand-chose à ajouter, c’était vraiment une bonne découverte.

Le temps de débarrasser la batterie du groupe précédent et de faire quelques réglages, The Black Dahlia Murder commence à envoyer leur death mélo moderne et violent, dans la veine de Carcass et At The Gates. Avant tout, je dois avouer que j’ai du mal à être impartial pour ce groupe. Pas mal d’album au compteur, ils sont restés dans leur style tout en produisant des tubes à tour de bras et sans jamais me lasser. Et puis en live ça déboite.

Ce soir, on a droit à un set de type « medley des meilleurs morceaux », survolant les différentes époques du groupe. Evidemment, pas mal de titres du dernier album, mais aussi beaucoup des trois premiers. On attaque sur le titre d’ouverture du dernier album, passage par Miasma puis les meilleurs titres de Nocturnal (les deux premiers), Abysmal et même quelques titres de Unhallowed. La salle n’était déjà pas dense, et un large espace s’ouvre au milieu pour les quelques bourrins venus se défouler.

Le groupe est rodé à l’exercice, le chanteur très chaleureux et communiquant bien avec un public ce soir épars et peu réceptif. Avec ses petits pas de valse et son air réjoui, l’ambiance est détendue et c’est avec le sourire qu’on se fout sur la gueule dans le pit. Le guitariste de droite balance quelques vannes, salue les gens postés au balcon en jouant. Le guitariste soliste et le bassiste contrastent avec les deux compères de la première heure, la mine plutôt grave. C’est bien représentatif de l’esprit du groupe : une bonne ambiance tout en proposant un death varié et accrocheur.

Malgré l’absence de monde ce soir, j’ai passé une très bonne soirée, merci au Noumatrouff.

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Napalm Death et Prisonlife, Atelier des Môles

Le dimanche 14 avril, l’Atelier des Môles nous gratifiait d’une soirée toute en douceur pour préparer la semaine à venir. Les pionniers du grind Napalm Death ont rameuté du monde et la salle est déjà bien remplie quand commence la première partie.

 

Pour chauffer la salle en début de soirée, les bisontins de Prison Life ont été recrutés. J’ai pu gouter à leur hardcore 90’s groovy il y a un an à l’Antonnoir, me laissant une très bonne impression. Leur show énergique et frontal ne s’est pas épuisé et donne toujours autant envie de s’énerver. Le chanteur est particulièrement survolté, mimant ses paroles et donnant des coups dans le vent. Il essaie souvent de communiquer avec le public, qui est au début assez peu réceptif à ses appels à se rapprocher de la scène. Seuls quelques énervés en première ligne se bousculent, notamment lors des quelques très bons breaks.

Question d’organisation, le groupe joue devant le matos de la tête d’affiche. La batterie est sur l’avant de la scène, et on peut voir le batteur jouer. Il a l’air d’en chier par moments, mais je le trouve plus en place qu’il y a un an. Le guitariste et le bassiste sont chacun d’un côté et sont plutôt concentrés sur leur jeu sans trop rester statiques. Ce set de 45 min est efficace et bien exécuté, pas un moment d’ennui pour ma part et la salle a l’air de s’être bien réchauffée.

C’est après une longue attente que les anglais de Napalm Death montent sur scène, et encore c’est pour faire quelques réglages. Le bassiste a des problèmes de son qui ne seront réglés qu’après quelques morceaux. Ce n’est qu’a l’entrée du chanteur que l’on comprend enfin que ça commence. Ce dernier est tout souriant, donne le message de la plupart des morceaux avant de les commencer, fais ses petits pas de course sur scène. Le public est à fond dès que ça commence, beaucoup prennent des photos. Ça énerve quelqu’un qui se met à attraper les portables pour les balancer sur scène, une bagarre éclate au deuxième morceau. Le ton est donné, le pit sera violemment agités tout au long du concert, avec pas mal de bourrins venus pour casser de la mâchoire. Quelques slammeurs se jettent dans la foule depuis la scène, parfois en faisant un salto. Les morceaux s’enchainent, présentant un panel des différentes époques du groupe : titres courts et ultra rapides du début, plus recherchés et longs pour les plus récents. On aura droit au fameux Scum et à deux reprises, l’une des Dead Kennedys et l’autre d’un groupe hardcore suédois (dont j’ai oublié le nom). Le début du concert me plait bien, le coté crasseux et bas du front de Napalm Death communique une envie de tout casser. Mais le groupe a beau être rompu à l’exercice et la musique efficace, une heure et demi de set c’est long pour du grindcore et ça tourne vite en rond, je me suis un peu ennuyé sur les vingt dernières minutes.

Les Môles étaient remplies ce soir-là et c’est quelque chose qui fait plaisir à voir. Merci à l’Atelier pour cette soirée et à Yannick pour les photos.

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Sequane fest 2019, jour 2

De retour aux môles pour la seconde soirée, il y a l’air d’y avoir un peu plus de monde que la veille.

Le samedi, les locaux de l’étape Karne ouvre la soirée. Aspergés de sang et l’air pas content du tout, ils envoient un black plutôt mélodique et épique. Le bassiste, très présent sur scène, joue sur une fretless sur le début du set, qui sera vite remplacée pour cause de corde cassée. Le chanteur est un grand personnage famélique, hurlant penché sur pied son pied de micro dans des postures plutôt inhabituelles, et parfois va tenir le dos de ses camarades. Le niveau technique des musiciens n’est pas redescendu depuis hier et le groupe décharge sa haine avec énergie. Somme toute une excellente mise en jambe pour la suite.

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Changement d’ambiance avec le groupe suivant : beaucoup d’encens est allumé et la scène est noyée dans la fumée. Mais rapidement, on comprend que les français de Vortex of End sont là pour en découdre. Lançant des regards haineux, les torses nus aspergés de sang, les deux guitaristes et le bassiste donnent de la voix avec rage. Les registres sont variés, allant du scream déchiré au chant incantatoire, avec beaucoup de reverb les micros donnant un coté éthéré. Leur musique est un death-black occulte et varié, déployant diverses ambiances respirant une violence cérémonielle. Certains morceaux plus lents développent plutôt une ambiance cérémonielle avec du chant clair, alors que d’autres sont transpirent la rage et la violence. Le jeu de scène est bien travaillé, et on aura même le chanteur de Possession venant hurler sur un morceau du début du set. Il est rare de voir des concerts apportant autant d’énergie sur scène dans le black metal.

Pour la suite, on reste dans l’occulte et le possédé avec Inferno. L’ambiance est par contre beaucoup plus pesante, l’encens continue de bruler et la fumée est encore plus dense, au point qu’on ne distingue pas tous les musiciens. Le chanteur a l’air d’être dans un autre monde, le regard dans le vague ouvrant et fermant la bouche. Lors des moments calmes, il se retourne pour s’agenouiller face à la batterie, où un crane est déposé. La musique est beaucoup moins agressive que le groupe précédent, plus progressive. On se rapproche du black de Cult of Fire, avec parfois des mélodies orientales samplées. Le tout est plutôt captivant et le concert a l’air d’avoir été très court au moment où il se finit.

Pour clôturer le festival, les belges de Possession sont venus retourner les môles. Globalement, la performance est très old-school, que ce soit en termes de visuel que de musique. On nous envoie à la gueule un black-death bien énervé, ressemblant à du Dissection en plus sombre et violent. La basse est vraiment lourde et grasse, la rythmique groove à chaque instant et les blastbeat sont dévastateurs. La plupart des riffs sont épiques et rentrent dans le lard. Tous sur scène bougent beaucoup, surtout le chanteur qui communique bien son énergie. Au milieu du set, le micro casse et le groupe continue l’air de rien le temps de le remarquer et de le remplacer. Sur les derniers morceaux, le groupe est rejoint pars deux des gars de Vortex of End pour une fin de concert mémorable. Tout le monde se déchaine, public comme musiciens, et le Séquane Fest se termine sur une très bonne impression.

Pour conclure, deux soirées de qualité, j’ai pris ma claque sur la plupart des groupes et aucun problème n’est à signaler. Merci à Yannick pour les photos, et surtout merci à la Horde Séquane pour nous proposer des concerts d’aussi bonne qualité. Prochaine étape au Forest Fest mi-juillet !

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Report par Mahalo
Photo par Y.bred

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