Waking the Sleeping Bear

Waking the sleeping bear

Style :
Neo-Metal, Indus
Membres du groupe :

Chant : Adrien
Guitare : Edwin
Basse : Simon
Batterie : Arthur

Ville d'origine :
DOLE

Biographie

Enragé et engagé, Waking The Sleeping Bear est un groupe qui se plaît à transgresser les genres et les préjugés. Au travers de textes en français au phrasé nerveux, tantôt rappés, criés ou chantés, la bande ne s’interdit rien. Navigant dans un metal teinté d’influences électroniques, de rap ou encore de hardcore, le quartet offre à voire et à entendre une proposition bouillonante, mélange évident entre le neo-metal des années 90 et une nouvelle scène, résolument plus hargneuse.

À ce titre, Waking The Sleeping Bear se veut novateur, mais également porteur de l’héritage de ses prédécesseurs. Fort de plusieurs expériences de scènes, de festivals, ainsi que de quelques clips déjà en ligne, le groupe sort “Jungle Urbaine” en octobre 2018. Un premier disque qui pose les bases de l’univers qui leur est propre. Samples épileptiques, riffs acérés et plume consciente sont autant d’ingrédients indispensables au métaphorique “réveil de l’ours endormi” tant convoité. Entendez par là un éveil des consciences, doublé d’un total abandon aux sonorités tribales du combo.

Discographie

waking
Jungle Urbaine (EP) sorti en octobre 2018

Et un album en 2020

Clip

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Waking the Sleeping Bear – Jungle Urbaine

Waking the Sleeping Bear
Jungle Urbaine
31 octobre 2018
autoprod

La note
GRRRRRRRR 85%

On parlait du groupe dolois il y a peu dans le live report du dernier Crazyfest, voici l’ours qui revient pour cette fois nous présenter le tout premier EP de Waking The Sleeping Bear, intitulé Jungle Urbaine. Attaquons sans plus attendre.

Waking The Sleeping Bear n’est pas inconnu des scènes locales, mais faire son entrée sur le marché de la musique est une autre affaire. Le prologue de Jungle Urbaine vient directement nous présenter de quoi il en retourne : des samples, des riffs gras, une voix au flow rythmé, et annonce le ton de l’EP. Dès le début, l’on remarque rapidement qu’il y a un véritable travail d’écriture, les textes étant vraiment conçus pour faire honneur à la fois à la rythmique du chant et à celle des instrumentistes. On trouve également là un beau florilège de rimes, d’allitérations, et d’autres belles tournures bien amenées qui flatte la langue française. Restons sur le chant : quelques passages chantés en voix claire m’ont moins emballé, mais sans doute pour une question de timbre. Côté technique et justesse, rien à signaler, à part peut-être que parfois, le mixage ou le manque d’harmonies donne du chant un peu sec qui sort un peu trop du reste – mais les parties harmonisées sont meilleures. Quant au chant guttural, il est réussi et donne lieu à de bons accès de rage. Vous saurez ce qu’il en coûte de réveiller un ours.

Côté musique, il faut déjà noter que l’ensemble plutôt très bien. Ça percute là où il faut, ça reprend son souffle au bon moment. Pour les guitares, on trouve de très bons riffs bien accrocheurs comme sur « Jungle Urbaine » et « Cannibale », chanson sui figure sur le premier clip du groupe, qui a d’ailleurs très bien choisi son single car « Cannibale » canalise exactement l’identité de Waking The Sleeping Bear : les riffs y sont bons, le chant acéré, et les samples sont ici les plus riches de l’EP. Car Waking The Sleeping Bear, c’est à la fois du Metal, et des sons électro qui sont plutôt bien incorporés à l’ensemble, justement parce qu’ils ne sont pas incorporés. Ils sont pensés avec le reste. Tous ces riffs et ces samples sont soutenus par une batterie qui groove plutôt bien et qui offre quelques patterns bienvenus. Si l’on devait reprocher quelque chose à la partie instrumentale du groupe, c’est peut-être la basse qui est un peu en retrait, même si elle contribue bien aux riffs pesants.

C’est pour moi une réelle réussite que ce premier EP de Waking The Sleeping Bear, qui accomplit avec brio la tâche de se forger une identité musicale dès son premier opus. Nul doute que cet EP sera remarqué, car il n’en mérite pas moins. En tout cas, l’ambition est là, et le tout est conçu avec beaucoup de rigueur, ce qui n’ôte rien à la qualité du rendu.

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[CLIP] Waking the Sleeping Bear

Communiqué du groupe

ON Y EST

Le clip de « Cannibale » est désormais disponible sur Youtube !

Il y aura clairement un « avant » et un « après » ce clip. Il s’agit du premier extrait dévoilé de notre 1er VRAI EP « Jungle Urbaine » qui sera disponible intégralement en ligne le 31 OCTOBRE prochain, soit… dans une semaine ! Une bonne façon de fêter Halloween ! 🎃

On tient à remercier sincèrement toutes les personnes qui ont cru en nous et qui nous ont permis de mener ce projet à terme, et notamment toutes les personnes qui ont contribué à le financer sur Ulule. Sans vous cette musique n’aurait probablement pas vu le jour. 🙏

Cet EP, c’est notre première vraie expérience professionnelle. Ça a été un défi pour l’enregistrer, le produire, le peaufiner… Ça nous a pris du temps, de l’argent, du sommeil. Ça nous a fait gagner en maturité aussi. Waking The Sleeping Bear est un projet plus concret aujourd’hui, et c’est grâce à ceux qui nous ont soutenu.

Pour tous les contributeurs, on commencera à vous envoyer vos contreparties très bientôt, et ça commencera dès ce week-end dans vos boites mail, avec un petit lien de téléchargement de l’EP en avant-première. 🎁 Le reste arrivera soit par la Poste, soit en main propre probablement dans le mois qui arrive.

➡️ POUR TOUS LES AUTRES ON SE RETROUVE LE 31/10 POUR LA SORTIE DE « JUNGLE URBAINE » ⬅️

ON ESPÈRE QUE LE CLIP DE « CANNIBALE » VOUS PLAIRA. 🤘

N’hésitez pas à donner votre avis. Commentez, partagez ! Répandez la bonne nouvelle !

Et n’oubliez pas… Vous aussi vous êtes cannibales. 🍷

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L’ultime édition du Crazyfest

Y a-t-il des metalleux dans le Jura qui ne sont jamais allé au Crazyfest ? Nous vivons, il faut le dire, dans une région où voir un concert ou même jouer du metal n’est pas chose facile. Mais nous avions tous, chaque année, un rendez-vous immanquable : le Crazyfest. Petit festival et tremplin à la fois, le Crazyfest permettait à la fois aux fans de metal d’avoir enfin un lieu où se retrouver, aux groupes débutants de monter sur scène et d’ouvrir pour de vraies têtes d’affiches, et de voir enfin des groupes connus passer dans le coin (votre serviteur, avec feu son groupe Breakin’ Balls a ainsi eu le plaisir de partager la scène avec Frontal et Black Bomb A). Je remercie déjà, et aux noms de mes camarades, toute son équipe, à commencer par Quentin Charles, qui aura sué sang et eau pour que ce projet tienne.

 

Malheureusement, autour de Lons-Le-Saunier et de par sa mairie maladive, la culture a la vie dure. Le Crazyfest se tenait donc pour l’ultime fois au Bœuf sur le Toit, à Lons-Le-Saunier, ce samedi 15 septembre. A l’affiche, deux groupes locaux, Waking The Sleeping Bear et Fury, et une tête d’affiche et pas des moindres : Dagoba.

[NDLR : ce soir pas de photo car aucun photographe ne pouvait se rendre sur place et toutes les demandes pour en trouver n’ont pas abouti Sorry ! ]

Dans un style qui n’est pas sans rappeler Mass Hysteria, Waking The Sleeping Bear vient délivrer un neo-metal (ah, non, on me souffle « nimportecore » dans l’oreillette, au temps pour moi) de très bonne qualité. Quand je découvre (pour la seconde fois en l’occurrence, le groupe ayant déjà participé au tremplin en 2015) un groupe en concert, je dois dire que je suis plutôt difficile. Je dois donc dire que Waking The Sleeping Bear m’a surpris par l’efficacité de son set (qui comprend le meilleur remix du thème de Petit Ours Brun qui soit). Leur concert était proprement exécuté et la rythmique (Edwin, Simon et Arthur) solide, avec une véritable présence sur scène – Adrien (chant, et, notons-le, designer de cette belle affiche) communiquant bien avec le public. Les textes des chansons avaient aussi un bon effet fédérateur et percussif qui résonnait dans les oreilles du public. Les samples étaient plutôt bons également, et le tout était porté par un son bien équilibré. Pour moi c’était presque un sans-faute, à tel point que je ne me souviens pas des fautes (bon, allez, je dois dire que quelques parties chantées et non en rap frisaient parfois la fausse note, mais ça arrive même aux meilleurs).

Viennent ensuite Fury, de Dole, comme leurs camarades de WTSB. Changement de registre : on passe à un metal beaucoup plus mélodique, et l’on est forcé de constater l’admiration (peut-être un peu trop marquée) d’Enzo (Guitare et Chant) pour Children of Bodom. Là encore, je suis surpris de découvrir un groupe nouveau qui a une pléthore de bons riffs sous la main. Malheureusement, je dois dire que le son ne leur faisait pas toujours honneur, car certains de ces riffs étaient parfois peu discernables. On constate rapidement que Fury est constitué de bons musiciens (au passage sympa la Ghost Fret, Hugo (Guitare), et les mélodies harmonisées sont assez bien travaillées, même si parfois le jeu manquait de précision. Mais encore une fois, ça arrive, et je n’ai relevé aucune véritable erreur. A la rythmique, on retrouve Thibaut (Basse), grand habitué du Crazyfest, avec des lignes de basse plutôt sympathiques. Thomas (Batterie) aura droit à son solo. Côté jeu de scène, le groupe est bien mobile et prend beaucoup de plaisir, même si, encore une fois, on ressent parfois une admiration pour des musiciens connus qui leur font imiter certains mouvements. A cela j’ajoute que la timidité du chanteur, en tout cas son hésitation, se faisait assez ressentir. Côté présence, c’était un peu amateur. Mais l’importance est dans la musique, et elle était réussie.

 

J’en viens donc à la tête d’affiche de la soirée, Dagoba. Malgré un son plutôt mauvais (où sont les basses fréquences ? Y a-t-il quelqu’un d’autre que le chanteur et le batteur ?), il est très difficile de rester en place lorsque Dagoba est sur scène. Ça frappe, et ça frappe fort. Le groupe aura su tirer le meilleur de ce public qui était malheureusement assez petit, mais enthousiaste. On les comprend car, je le rappelle, voir des groupes à réputation internationale à Lons, c’est toujours un événement. Le groupe était donc en plutôt bonne forme et enchaînait les titres assez (ou trop ?) rapidement et affichait une bonne humeur. Mais pour ma part, je suis un peu resté sur ma faim, car j’ai trouvé les morceaux un peu répétitifs (je vous ai dit que j’étais difficile ?) et le son en altérait vraiment la qualité.

 

Retrouvez sur le facebook du CrazyFest les photos et reports de toutes ces éditions de folie

Le Crazyfest s’est donc offert une bonne (mais pas ma préférée) dernière édition, qui n’aura malheureusement pas eu le public qu’elle méritait. Mais au moins, on pourra dire que cette ambiance dont je vous parlais plus haut, cette fraternité qui savait nous réunir, que ce soit à la mezzanine de Juraparc (R.I.P.), à la MJC (R.I.P. … vous le sentez, qu’il y a un problème côté culture ?) ou au Bœuf sur le Toit, aura tenu bon. Désormais, je ne peux que souhaiter à tous les groupes naissants, qu’ils aient été là ce soir ou bien ceux qui, un jour, ont pu jouer grâce au Crazyfest, de persévérer et de faire vivre le metal, quoiqu’il en coûte.

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