Le Swamp Fest revient pour une deuxième édition, et ce pour notre plus grand plaisir !

On continue la semaine consacrée au plus français des festivals américains, aujourd’hui on découvre un trio de Nancy, Hoboken Division !

1/ Tous les festivaliers ne vous connaissent peut être pas, pouvez-vous svp présenter le groupe ? D’où venez-vous, les origines du groupe, ses membres, etc. ?

On vient de Nancy et on a commencé le groupe Marie et moi en 2011. Au départ, on devait se voir pour enregistrer une partie de voix sur une cover du Velvet Underground avec mon ancien groupe et on s’est très vite mis à composer ensemble. On a écrit 8 morceaux en 1 mois, donc on s’est dit que ça valait le coup de se lancer dans le grand bain ! On a joué pendant 4 ans sur boites à rythmes et depuis 2015, Thibaut nous a rejoint à la batterie. Et on continue de mixer batterie acoustique et boites à rythmes sur nos disques.

2/ Comment définiriez-vous votre musique et/ou quelles sont vos influences majeures ?

Pour faire simple, on dira du rock garage avec une touche de psyché sur une très grosse base blues (vive les accordages en Open et autres) !

On a un côté très blues car on a énormément écouté RL Burnside / Mississippi Fred Mc Dowell: ce blues du delta qui transcende sur un seul accord et un côté punk blues/garage en grand fan du Gun Club, Left Lane Cruiser et des Stooges. On partage aussi avec Marie et Thibaut un gros goût pour le Velvet Underground, les Stones (rolling et roses), le Brian Jonestown Massacre ou encore les Yeah Yeah Yeahs et la scène krautrock.

 

3/ Quand vous serez dans la foule des festivaliers, quel(s) groupe(s) allez-vous regarder ?

On va jouer le dimanche donc je pense qu’on passera du temps devant les Peawees qui viennent d’Italie. On a fait quelques tournées en Italie et on a eu l’occasion de jouer avec pas mal de groupe italiens, ils ont depuis toujours une super scène garage/punk (cf Les Movies Star Junkies) et c’est toujours bien puissant ! On ne ratera pas non plus Henry’s Funeral Shoes, car quand le blues se fait gras dans un micro harmo, c’est la Vie !

Dommage de louper la veille… On a déjà joué avec Fat Jeff et the White Rattlesnake, et ils défoncent tous les deux, ça aurait été cool de les revoir. 

4/ Racontez nous une anecdote avec le groupe lors d’un concert, festival, enregistrement studio ou autre ?

En tournée il y en a énormément, tres souvent bonnes, quelques fois.. moins! Comme cette soirée à Hautefort où un mec hors de lui à explosé notre vitre arrière avec son poing, pour une embrouille avec d’autres clients du bar. On a du visiter quelques garages et commissariats du coin avant de pouvoir remonter à Nancy, la voiture remplie de verre pilé. 

 

5/ Quelle est votre actualité du moment et/ou vos projets des mois à venir (CD, clip, concert, etc.) ?

On va sortir un 45 tours de noël avec 2 morceaux début décembre. Et on est en train de travailler sur les morceaux de notre 3e album qui devrait sortir fin 2020 début 2021 sur le label messin « Les Disques de la Face Cachée ».

6/ Un petit mot pour les festivaliers et/ou les organisateurs ?

On est ravis de venir jouer à Besançon! et bravo d’avoir monté un festival aux couleurs blues / punk. A l’heure des gros festivals qui ont tous la même affiche, ça fait du bien d’avoir des petits festivals marqués avec une vraie esthétique. Et on sait que c’est dur de tenir la barre pour ces festivals. Bravo, et longue vie à vous! 

7/ Si vous deviez citer ?

un concert marquant :  A Place To Bury Strangers aux Trinitaires à Metz en 2014

une belle rencontre artistique :  Lo Spider, l’ingé son toulousain qui enregistre nos disques sur bandes. Je le vois un peu comme notre Steve Albini français, enregistrement live, choix radicaux dans la prod. C’est quelqu’un qu’on apprécie beaucoup et qui fait un super taf !

une pochette d’album : An Ass Pocket Full Of Whiskey de RL Burnside feat Jon Spencer Blues Explosion 

« le/les » morceau(x) que vous écoutez en boucle  :  

En ce moment, c’est :

Korto – A40 (super trio de krautrock/psyché de Haute Savoie)

Rowland S Howard – Breakdown (and then..)

Mississippi Fred Mc Dowell – tout le disque “live in Gaslight, NYC”

votre première idole musicale : Jimi Hendrix !

 

Question facultative :

 

8/ Quel sera votre merch disponible sur place (t-shirt, CD, etc) ? Et pouvez-vous nous communiquer un autre moyen d’acquérir votre merch pour nos lecteurs qui ne seront pas présent au festival ?

On aura les T-shirts, vinyles et CDs de nos 2 albums (désigné par Jean-Luc Navette, un grand illustrateur et tatoueur avec qui on bosse depuis 2015 : son travail est magnifique !).  Et on peut aussi retrouver notre merch sur notre page bandcamp http://hobokendivision.bandcamp.com

Membres du groupe
Marie – Mathieu – Czmil
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Nom du groupe

HOboken division

Album

The Mesmerizing mix up of the diligent John Henry

Label

Les Disques de la Face Cachée

Date de sortie

2017

LA NOTE
7.7/10

Hoboken Division est un authentique groupe de Delta-Blues Nancéiens, je les ai découvert en concert, dans une salle de 3m² chez un disquaire. Forcément, j’ai chaud, je transpire, je sors dans le froid pour prendre l’air (c’était en Novembre), je prends le son dans la gueule pendant une heure… un spectacle à en frissonner. L’album est bien défendu, alors je l’achète. Forcément, l’objectivité ne sera pas de mise lors de l’écoute.

La pochette de l’album, de Jean-Luc Navette, est adéquate et très belle : Une station-service, au milieu des bois, la route est bordée de Sapin (ou autres conifères). Tout ça sous la forme d’un noir et blanc aux jeux d’ombres magnifiques. Une atmosphère sale règne, la station est en ruine, le toit s’effondre, les vitres sont brisées. On se croirait un peu dans l’adaptation de Voyage au bout de la nuit par Tardi ou dans une pochette des premiers Darkthrone. La musique, vous l’entendrez, ne renie pas l’artwork.

L’album s’ouvre sur So the guy was walking, on voit déjà l’âme du groupe : des riffs blues avec une distorsion poisseuse, un groove implacable, impossible de ne pas balancer la tête ; une sensualité provocante et des paroles réussie et parfaitement calée : Un mec marche dans la rue, nous on est voyeur. Il est obscène et effectue une danse étrange, nous, on regarde, on juge, on matte. 436, procter st se révèle plus calme, c’est un bon vieux blues avec un mur de son shoegaze derrière. La voix est parfaite, calme et forte. Une 2ème voix y ajoute un charme éthéré et une certaine fragilité. Howlin’ est dans la ligné de So the guy was walking mais en plus metal avec ses dissonances (Blues la plupart du temps, mais avec la distorsion) et ses paroles horrifiques : Un fou hurle derrière la porte. Oh Lord No more est quant à lui très gospel, un gospel qui semble accuser Dieu. L’atmosphère est lourde, pesante, les paroles encore plus. Les titres s’enchaînent sans lenteur avec toujours ce son lourd, sale entre delta-blues, shoegaze et grunge. On entend aussi beaucoup d’influence post-punk, notamment avec la basse linéaire et répétitive de Boilin up. L’album se clôt sur le titre éponyme, The mesmerizing mix-up of the diligent John Henry, une piste très ambiante et minimaliste, sans voix. C’est une fin parfaite, elle me fait doucement sortir de l’album. Le son s’arrête… je reste sur mon lit à regarder le plafond pendant quelque minute… je réfléchis, une petite boule dans la gorge.

Membres du groupe
Marie – Mathieu – Czmil
Ville d’origine
Nancy, FR
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