MON TOP 10

Je ne me doutais pas que faire une playlist de confinement était si compliqué. Quelle frustration de ne retenir QUE 10 albums, surtout que je veux partager avec vous du Death, de l’Indus et du Black… Quoiqu’il en soit, voici ma recette du jour : D’abord, une bonne dose d’oldies ! Rien de nouveau là-dedans, c’est vrai, mais c’est tellement bon de se replonger dans ses classiques ! Et puis, certains sont peut-être passés à côté ? Après avoir ainsi bien préparé le terrain, on largue la nouvelle vague pour bien finir de labourer le champ de bataille. J’ajoute un  OVNI par-dessus cela, et voilà ! Enjoy !

Individual Thought Patterns, album de DEATH

Aux origines du death, il y avait… Death ! Un (voire le ?) groupe pionnier, avec ici un album, « Individual Thought Patterns », qui marquait une transition dans le style du groupe vers un death que je qualifierai de plus heavy/progressif et mélodique, le tout soutenu par une rythmique implacable porté par le célèbre Gene « The Atomic Clock » Hoglan. Et les solos de Chuck Schuldiner, quel délice…

Slaughter of the Soul, album de AT THE GATES

At the Gates, et son opus « Slaughter Of The Soul » est un incontournable pour moi. Monstre d’énergie, ça joue vite, c’est beau, et c’est violent. At The Gates a indéniablement marqué la scène du death métal suédois des années 90. Des titres courts, avec des riffs efficaces et de bons changements de tempo. Je prends toujours autant de plaisir à le réécouter.

Clandestine, album de ENTOMBED

Avant de virer vers des notes plus groove puis de splitter et de se rebaptiser « Entombed A.D », Entombed avait déjà démontré toute sa maîtrise d’un death old school avec leur époustouflant 2nd album « Clandestine ». Un son bien crado (que l’on retrouve chez plusieurs groupes suédois de l’époque (notamment grâce à la pédale Boss HM2), mais encore un peu plus sale chez Entombed. Voix d’outre-tombe, quelques claviers bien placés, et des guitares tranchantes comme des tronçonneuses, le tout créant une bonne ambiance de vieux film d’horreur, genre « Evil dead ». Tiens, c’est marrant, Ash n’avait-il pas une tronçonneuse sur son moignon ?

Crimson, album de EDGE OF SANITY

Autre groupe de death des années 90, Edge Of Sanity a à ses commandes le musicien accompli multi-instrumentiste (claviers, guitare, batterie, chant) Dan Swanö. Le gars est aussi connu pour ses participations à Nightingale, Katatonia, et Bloodbath. Alors déjà là, on a du lourd. Epaulé pour l’occasion par Mikael Åkerfeldt d’ Opeth), il livre avec « Crimson » une œuvre unique de death progressif, constitué d’un seul et unique morceau de 40 minutes, où plusieurs influences telles que le death mélo, le doom, le black vont se succéder pour le plus grand plaisir de vos oreilles.

Formshifter, album de ALLEGAEON

J’arrête avec le death old school (surtout suédois, je viens de m’en rendre compte) et emprunte avec Allegaeon la voie d’un death moderne, qui n’a pas la grosse tête, et résolument très technique et mélodique… Mais, dans son opus « Formshifter », c’est sans rogner sur la puissance et une rythmique de folie. Riffs accrocheurs, batterie qui tabasse, mélodie… Tout y est ! Pas mon groupe favori, mais pour moi un des meilleurs albums de cette dernière décennie

Eternal Nightmare, album de CHELSEA GRIN

J’ai découvert Chelsea Grin il y a 2 ans au Hellfest. Là, on est dans du deathcore, avec une ambiance bien pesante (voire oppressante), et un peu malsaine comme on l’aime bien. J’apprécie les variations de rythme qui vous font passer du riff bien lourd à une batterie qui s’emballe pour vous faire tomber sur un mini solo de guitare qui se termine en bend de la 22 ème case de la 6ème corde. Mention spéciale au batteur, Pablo Viveros, qui assure une bonne partie des growling graves (et en concert également, bien évidemment), auquel le chanteur réplique par des screamings bien stressants.

The Advent Of Shadows, album de SHAÂRGHOT

J’ai découvert Shaârghot par hasard quand ils se baladaient au Hellfest 2018 parmi le public, grimés avec leurs tenues de scène (peinture sur tout le corps). Intrigué par leur image et leur univers cyberpunk, j’ai tout naturellement écouter leur album. Et là, quelle claque ! Métal indus, tendance électro, avec un côté très martial. (Re) nouveau, et terriblement efficace ! Ceux qui les ont découvert en 2019 sur la scène du Hellfest ou de La Guerre Du Son la même année ne me contrediront pas je pense.

The Alliance, album de CYPECORE

Cypecore est un groupe allemand à la croisée du death mélodique et de l’indus. Ils ont une identité visuelle très marquée (ambiance post apocalyptique, pupilles de couleurs, plastrons parcourus par des rubans lumineux, …) qui colle bien à leur musique. Leurs combos sont très énergiques, notamment portés par le scream du chanteur et la batterie. Mais la mélodie n’est pas en reste. Leur dernier album « The Alliance » est redoutable.

In Abhorrence Dementia, album de LIMBONIC ART

Globalement, j’écoute peu de black, car si j’accroche à quelques titres, ce n’est que très rarement que je saurais tout autant apprécier, et donc réécouter, l’ensemble de l’album de l’artiste. Mais il y a quelques exceptions. Limbonic Art, avec son opus « In Abhorrence Dementia », en est un parfait exemple. Son black orchestral, avec ses claviers et synthés, réussissent toujours à me transporter.

Stench, album de NEKROGOBLIKON

Death mélodique ? Folk électro metal ? « Goblin » metal ? Nekrogoblikon est difficilement classable. Je trouve ce groupe vraiment unique, et terriblement original. Le chanteur a une voix très singulière, la plupart du temps nasillarde à la façon d’un goblin , et alternant avec des parties growlées ou claires. Le clavier, très présent, apporte un réel plus à leurs compositions. Pas trop emballé par leur dernier album, mais asmaté par leurs 2 précédents, et notamment « Stench », qui est le 2ème de cette playlist que je classerai dans les meilleurs albums de la décennie passée.