ONE WAY TICKET – MONSIEUR BURNZ – LES BRACOS – KARMA – DEAD MAN’S LETTER au Rockin’Chaise Mini Fest, le 30 mai 2015.

Dans le village de Colombier-Fontaine, dès le samedi matin, on s’affaire, on monte, on porte, on installe, on accroche, on règle… La fourmilière des bénévoles, dont je fais partie, est en marche : Le Rockin’Chaise Mini-Fest 2015, c’est pour ce soir !

Ce festival rock, 5e du nom, promet une belle ambiance avec une affiche locale variée.

Dès 16h, le public arrive. Des jeunes et des moins jeunes, d’abord passés admirer l’exposition de voitures américaines juste en face, des familles entières qui ont fait un détour par le Festi-Cros et ses animations foraines et circaciennes, tous se retrouvent aux stands restauration et buvette en attendant les premières notes.

ONE WAY TICKET a la lourde tâche de lancer les hostilités. Le public est très clairsemé devant la scène. Mais le trio bisontin aux influences anglo-saxonnes égraine des rythmes qui mettent dans l’ambiance.

MONSIEUR BURNZ prend le relais. Ils se classent dans la catégorie Rock Fusion. Moi, je n’accroche pas… Alors après quelques photos, je retourne boire une petite bière et manger un sandwich avec les copains, sans faire plus attention que ça à la suite du concert.

Il n’est pas loin de 20h. La nuit n’est pas encore tombée mais le public s’est bien densifié. Morteau Morille et ses comparses des BRACOS montent sur scène. Ceux qui définissent leur genre musical comme du PUNKABILLY (Pêche et chassabilly) font monter l’ambiance très rapidement. Morille est fidèle à lui-même : Les échanges avec le public sont percutants, le verbe est corrosif et à prendre au 666ème degré [sic !] et les rythmes musicaux envoient une ambiance de malade ! Bref ça y est le festival bat son plein et on aime ça ! Les morceaux s’enchainent, trop vite. Le public implore un rappel mais il faut laisser la scène au groupe suivant.

C’est KARMA qui prend la relève. Des reprises de Shaka Ponk, Muse, AC/DC, ZZ Top et Foo Fighters entre autres…. C’est propre, le son est très bon… même si je n’apprécie pas toujours les arrangements à la sauce Karma sur certaines chansons d’anthologie.

La soirée se termine avec DEAD MAN’S LETTER. Du rock indus de bonne facture. C’est le batteur qui, derrière ses futs, gère les sons synthétiques à partir de son PC portable. Je ne verrai que la première partie du concert. La journée a été longue et je suis KO. Les organisateurs de la GUERRE DU SON A LANDRESSE étaient là ce soir pour sélectionner l’un des groupes qui fera l’ouverture du tremplin le 12 Juillet prochain. C’est DEAD MAN’S LETTER qui aura la chance de jouer aux cotés de Lofofora et des Fatals Picard entre autre !

Lola Photographie – Laurence Amielh

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Tiens ça faisait longtemps que je n’avais pas été en Haute Saône ! Content de revenir car il faut reconnaitre qu’on est toujours bien accueilli !

Le Lac en Zik, organisé par l’association Aim Rock (dont j’ai rencontré le président, avec qui il fait bon bosser), se passe sur 2 jours dans la ville de Vaivre et Montoille (à coté de Vesoul). Au menu, concerts, grillades, mix, …

Je me suis donc pointé le vendredi pour voir nos amis de Corosteler pour le premier concert ! Mais ne nous emballons pas, commençons par Eskape qui ouvre la soirée avec son folk rock bien sympa, que j’ai écouté de loin pour cause de très grosse faim !!

La suite sera un peu plus Metal avec les Jäger Blaster qui a n’en point douter aime le Jägermeister et surtout la musique Stoner. Un bon moment même si je ne suis pas un grand fan de ce style ! En tout cas, sur scène ça assure  et ils invitent les gens à bouger ! Bon , j’avoue le public Metal (ou Rock) est très peu présent, il y a de tout, des enfants qui courent partout au mec bourré plus en rythme mais malgré tout, tout le monde s’amuse donc c’est l’essentiel !

Allez, une pause bière avec l’ami Zonbi de Gaulhammer histoire de refaire le monde, avec comme fond sonore un Dj qui mixe entre chaque concert, pas ma tasse de thé mais agréable pour les gens qui patientent entre les groupes ! 15052015Lac en zik-DSC_4765Metal in Franche Comté jamais bien loin

Corosteler installe son matériel et surtout sa déco monumentale (et lourde à première vue), petite déconvenue pour eux le vidéo projecteur ne veut pas bosser, dommage car le visuel est assez important dans l’imaginaire Corosteler ! Tant pis ça sera pour une autre fois ! Et allez c’est parti pour presque une heure de Metal Indus ! Un duo guitare / basse avec une boite à rythme, on pourrait craindre vite l’ennui mais pas ici, les 2 se connaissant sur le bout des doigts ils arrivent à créer une atmosphère sur scène propre au groupe ! Ils enchainent les titres les plus Metal de leur premier album, mais sans oublier quelques plages plus ambiantes sublimés par un jeu de lumière adéquat (je tire mon chapeau à l’organisation d’ailleurs d’avoir un ingé son au top et un gars aux lumières qui ont fait un boulot parfait !). Allez, mon seul souhait maintenant, les voir sur une date plus Metal et dans un lieu plus en rapport avec leur univers !

J’avoue, j’ai quitté le festival au dernier groupe mais là c’était vraiment pas mon truc, alors Caesaria ! rien contre vous et bravo pour votre victoire !

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C’est bizarre comme une journée peut changer rapidement, en me levant je n’avais rien de prévu … Après mon petit passage hebdomadaire chez Cultura où je retrouve Xena et notre petite Adeline, me vlà embarquer pour aller faire un peu de bricolage avec comme fond sonore Andreas et Nicolas, et tiens dans la discussion entre 2 rebouchages de trou dans le mur, je me rappelle que ce soir Ultra Vomit joue à l’Atelier des Môles et hop, nous voilà dans la voiture pour Montbéliard ! Comme je vous disais, la vie n’est jamais écrite et c’est ça qui est bon !

Arrivés devant la salle, grosse affluence malgré une bonne pluie. Content de voir autant de monde !

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Rage against the peppers ne peut assurer la première partie c’est donc Acknowledgement of Failure qui reprends le flambeau ! AOF détone un peu par rapport à la tête d’affiche, en effet le Metal Fusion très influencé par Rage Against the Machine qu’il pratique surprends un peu. Bref passé la surprise, on écoute, on apprécie mais difficile pour eux de faire bouger le public adepte des « UV » (non pas le truc qui fait bronzer, le groupe Ultra Vomit). Malgré tout ils font le job et avec une reprise de « Killing in the name » ils arrivent à faire bouger les premiers rangs ! Allez cette fois c’est parti, ça bouge, ça saute, AOF a réussi sa soirée et j’attends de les revoir sur d’autres dates.

Photos AOF par Lola

Et nous y voilà, la scène s’active pour préparer l’arrivée des Nantais qui sont dans leur tournée de malades jusqu’à la fin du mois. Musique d’intro, petite mise en scène avec l’arrivée sur scène du chanteur sur un fauteuil roulant et des autres musiciens très mal en point, perfusé, boiteux, bref une belle bande d’éclopés ! Un remontant, et c’est parti pour une bonne heure de déconne, de Metal ! Je vais vous faire une confidence, ce matin du samedi 2 mai, je ne connaissais Ultra Vomit seulement de nom, et le lendemain … je connais déjà presque toutes les paroles des chansons jouées hier !

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas autant bougé dans un concert (car trimbaler du matos photo qui coute la peau des rouleaux, ça fait réfléchir un peu avant d’aller dans le pit), bref là ce fut pogo à gogo ! On a même eu droit à un Wall of Chiasse opposant les adeptes du Pipi et ceux du Caca (vaste conflit qui existe depuis des siècles selon l’ami Fetus) :!

Pour les titres, quasiment tout le dernier album, Objectif : thunes, avant des moments d’anthologies où le public s’époumone en chantant qu’il collectionne des canards vivants ! Mes préférés, Montains of Math, Je ne t’ai jamait autans aimé, Jack Chirac, Quand j’étais petit, … en fait je les aime toute !

On a aussi eu droit à un petit medley de Mr Patate pour se rappeler le tube qu’était Captain Igloo. Sans oublier I Like to Vomit !

Le groupe joue avec le public, communique entre chaque morceau ! C’est du Metal, c’est un spectacle, bref pour passer une bonne soirée, choisis Ultra Vomit ! Et si on t’emmerde par rapport à ta façon de vivre, réponds leur « Ta gueule, j’fais du Rock’n’Roll » !

Photos réalisés par EOS Art Photos

Photos Ultra Vomit par Lola

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Samedi matin, levée tôt (9h un samedi, pour moi c’est tôt !) pour aller écouter une Conférence à la Médiathèque de Montbéliard. Mais pas n’importe quelle conférence. Le sujet : Metal & Sciences Sociales. Vaste sujet, plutôt inhabituel pour ce genre de manifestation.

2 grandes parties seront proposées ce matin au public très attentif :

  • Un panorama sur le Metal, par François OUALIA, chercheur à l’université de Lille ; condensé de sa conférence autour des esthétiques « Metal », présentée au colloque international « Heavy Metal et sciences sociales » à Angers en décembre 2014.
  • La restitution d’une enquête faite en Franche-Comté sur la musique Metal qui sera faite par Magali BIGEY – ELLIADD université de Franche-Comté, chercheuse au LCP-CNRS – et Stéphane LAURENT – chercheur ELLIADD université de Franche-Comté.

Derrière la table, face au public (une petite trentaine de personnes), François prend la parole.

Je vais essayer de faire un résumé de son exposé. Désolée si je fais quelques erreurs… N’hésitez pas à me corriger !

Un rapide historique pour commencer :

  • Fin des années 60, émergence de groupes anglais et Américains tels que Blue Cheer en 68.
  • Les années 70 voient le début réel de ce qui sera le Metal avec Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath. Introduction dans leur musique de plus de Power chords* saturés distordus, d’intervales tritons* (ex : Black Sabbath – Iron man)
  • Ensuite arrive le Heavy Metal avec Motorhead : un peu plus de vitesse et de punch.
  • Début des années 80, naissance en Grande Bretagne et sur la côte Ouest des Etats Unis du Thrash Metal* (ex : Slayer, Metalica), hérité de la New Wave of British Heavy Metal*. Radicalisation extrême des codes du Heavy Metal né 10 ans avant. L’influence Blues audible chez Black Sabbath dans les années 70 disparait.
  • Entre 1988 et 1992, on assiste à une fragmentation du genre, donnant naissance à la multitude de sous-genres connus aujourd’hui.

François illustre ce découpage par quelques extrais musicaux :

Les points communs entre tous ces sous-genres : Des Riffs… mais il en existe dans d’autres types de musiques ; la voix (grunt ou death growl* , chant guttural, par exemple) … mais ce n’est pas un choix de tous ; la saturation, l’amplification, la distorsion extrême des guitares… mais ces sons existent dans d’autres types de musique aussi.

Ce n’est donc pas ça qui définit le Metal !…

Une hypothèse… Une caractéristique commune : « Capacité d’un art à dialoguer avec son récepteur et lui susciter une émotion »

Une définition… Metal : Expression de thématiques violentes de manière violente par représentation. (Ce n’est pas de la violence par des faits du genre bagarres ou autres mais via une vision noire de la société dans les paroles, la saturation, les hurlements, etc…) Ça devient une Expérience de la violence.

En philosophie, on parle de Concept clos ou de Concept ouvert.

 

Après un échange intéressant avec le public, orienté principalement sur la notion de violence, Magali et Stéphane prennent la parole pour faire la restitution de l’enquête sur le Metal effectuée en 2014 sur des amateurs de musique Metal en Franche Comté.

Un échantillon de quelques questions parmi les nombreuses posées au panel est présenté, pour donner au public une idée du style du questionnaire.

Les personnes questionnées ont en moyenne 35 ans, avec une proportion remarquable de personnes de moins de 25 ans.

J’ai noté quelques chiffres parmi tous ceux qui nous ont été présentés :

  • Le METAL c’est 1% de l’offre concerts en France, mais en Franche Comté c’est 10%.
  • Pour aller voir un concert, le Metalleux moyen est prêt à faire 100 km.
  • Le Metalleux participe en moyenne à 12 concerts par an, c’est supérieur à la moyenne pour les autres genres.
  • L’essentiel des infos qu’il recherche, il va les chercher sur le Net, et dans les Webzines (Yesss ! Vive les webzines !!)
  • Il a découvert le Metal vers l’âge de 12,5 ans en moyenne, via (en tête de liste) : System of a down, Metallica, Slipknot, AC/DC, Gun’s & Roses, Linkin park (!)
  • Genre de Metal écouté essentiellement : Heavy, Hard Rock, Death, Hardcore,….et la suite je n’ai pas noté !
  • Les mots qui sortent en tête de liste quand le Metalleux parle du Metal : Musique, technique, varié, travaillé, rythmes… Les comparaisons avec la complexité de la musique classique sont courantes également.
  • On parle de Communauté Metal, d’appartenance, de Pratique sociale : le Metalleux est sociable.
  • Les Valeurs du Metal – dans l’ordre des plus souvent citées : Respect, Bière (je vous jure, ça sort en 2e ! hi hi !!), Partage, Tolérance.

Et pour conclure, deux citations, extraites des réponses… remarquables :

  • « [le Metal] c’est du bruit qui pense»
  • Combien de km êtes-vous prêt à faire pour voir un concert ? « 666 km…»

 

La matinée se termine en discussions informelles autour d’un apéritif copieux offert par la Médiathèque.

 

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Premier Impetus Festival pour votre serviteur, première fois aussi que je vois Satyricon en live !

Pour cela direction le Moloco où le festival s’installe ce soir.

Après avoir recroisé encore plein de connaissances (La Colère du Peuple bien entendu qui sont en pleine émission spéciale, rendez vous jeudi prochain pour entendre ça) et c’est déjà the Black Zombie Procession qui investit la scène ! Bon j’avoue, je les ai vu il y a à peine 2 mois donc je n’ai pas tout regardé. Musicalement, c’est toujours bien carré, ça bouge sur scène (moins dans le public) mais je trouve toujours qu’il manque ce grain de folie que possède Hellbats (dans lequel officie Elie le chanteur de BZP). Donc c’est au bar avec les membres de Sombres Espoirs que je finis leur set !

Et c’est depuis mon tabouret que j’entends un bruit bizarre, je m’approche et que vois je ? un mec en caleçon s’énervant sur un violoncelle et 2 grosses caisses ! Ah mais oui ce soir il y avait aussi Mr Marcaille ! Ovni complet qui peut se regarder seulement si on est aussi alcoolisé que le type qui joue ! Il enchaine des reprises … lesquelles ? je ne sais pas trop …

Bref, ça dure pas longtemps et voilà les Crusher qui monte sur scène, heureux d’être là ! Dès le début, Crass nous le confirme, il harangue la foule, nous rappelle que ça fait un bail qu’il n’était pas revenu par chez nous ! Et c’est parti pour un bon set de Thrash Death, des morceaux plus anciens sont joués et bien entendu ceux du Split Lp avec Mercyless qui montrent l’évolution plus groove du groupe ! Un putain de bon concert mais une déception (pour le chanteur comme pour moi d’ailleurs), le public est mou … Crass prévient qu’il va se mutiler si rien ne se passe ! Ce qu’il fera d’ailleurs en s’enfonçant un pic en travers de la bouche !

Impressionnant que pour un groupe comme ça, rien ne bouge :! Il n’y a que sur la fin avec un petit Wall of Death qu’on a pu se dégourdir les pattes ! Je comprends que sur un groupe de Black Metal on veuille profiter mais sur du Thrash Death, bordel si y a pas de sueur et de sang c’est qu’on est à un concert de Justin Bieber !

Bon retour de Mr Marcaille qui … euh … joue … des … euh … des titres que je ne connais pas toujours (je crois avoir entendu du Dead Kennedy’s).

Et là enfin ça se remplit, la fosse est bien compacte pour accueillir Satyricon !! Quel plaisir pour moi et une bonne partie du public déjà acquis aux Norvégiens ! Bonne nouvelle, le son est parfait et pour la musique du groupe s’est vivement nécessaire !

Satyr parle peu entre les morceaux mais on s’en fout, il remercie tout de même le public de se bouger, et ce dernier le lui rends bien !! Pour les titres, je n’ai pas tout noté mais plusieurs albums sont passés en revue, dont bien sur « The Age of Nero » et son magnifique « Black Crow on a Tombstone » ! Et que dire quand résonne l’intro de « Mother North »que le public reprends à plein poumon !!! Ce titre vous fait dresser les poils en 2 secondes et vous plongent dans les forêts enneigées, véritable hymne à la nature ! La soirée se cloture sur un « Fuel of Hatred » démentiel où votre dévoué serviteur se déchire la gorge tellement il est content ! Putain voir Satyr et Frost à 1 m ça fait bizarre !!! Bref, Merci au Impetus Festival pour ce concert d’anthologie !!!!

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THE BUNS et THE LOVE ME NOTS  – Concerts à l’Atelier des Môles le 11 avril 2015.

Quand une fille du Nord, Julie et sa guitare rencontrent une fille de La Rochelle, Émilie et sa batterie, ça donne « The Buns ».

Émilie donne le coup d’envoi : 1, 2, 3. Et c’est parti. La première chanson met le public dans l’ambiance. Comment décrire ce rythme, cette mélodie… Je ne sais pas. Je ne trouve pas les mots, mais c’est magique ce que produisent ces 2 filles sur scène. La première chanson terminée, Émilie annonce « Nous sommes The Buns, ça veut dire Le Chignon… et plein d’autres trucs, on vous dira plus tard ! »

Elles, c’est la réincarnation de Molly Jin & June Cooper, les 2 secrétaires des années 50 qui, le soir venu après le boulot, viraient les chignons, les corsages blancs amidonnés, les jupes trop droites et trop longues, et s’offraient en secret, dans de vieux hangars qui puaient l’essence, le culot de tutoyer le Rock’n’Roll.

Après un petit ennui technique (Émilie a de la poigne : la grosse caisse se sauve, dites donc !) les filles annoncent « Les Loups Garous… les femmes qui mangent les hommes au milieu de la nuit ». La réaction du public ne se fait pas attendre ! Waouh !

Les chansons s’enchainent… les filles, n’ayant pas prévu de set list écrite, se parlent beaucoup. Une grande complicité est palpable. Leur musique est pleine d’énergie. La batterie n’est pas reléguée au rang de simple « rythmique », mais au contraire offre une nouvelle vision de cet instrument : Émilie l’exploite de mille façons, offrant au public une leçon de Percussions avec un grand P.

Julie n’est pas en reste avec sa guitare. Avec leurs seuls instruments et leurs voix, elles remplissent la salle d’un rock fifties du meilleur cru.

A l’annonce d’un slow, l’une d’elle précise que c’est le moment de « chopper » ! Un peu d’humour dans ce monde… de filles (!), fait sourire le public.

Après une belle reprise de Miss You des Rolling Stones, les filles remercient les Môles. « Il parait que c’est une des plus vieilles scènes rock ici ; ça sent la bière et plein d’autres choses : c’est bien ! » disent-elles. Encore un ou deux titres qui nous ramènent vers un rock garage, et pour la dernière, Julie descend avec sa guitare, s’assoir en bord de scène, parmi le public : The True Story of Molly Jin & June Cooper clôture le concert. Déjà ?! L’ensemble de la critique rock salue la qualité de leur premier EP et leur futur album est un des plus attendus de la rentrée prochaine. J’ai hâte !

Quelques photos et la suite de la soirée plus bas :

 

Un détour par le bar avec les amis, et la scène est bientôt prête pour accueillir The Love Me Nots, venus tout droit de Phoenix, Arizona. 2 filles, 2 gars. Ils qualifient leur musique de « spy-surf-fuzz-gogo », un son garage inspiré du rock sixties.

Pas de chichi, on entre direct dans le vif du sujet : Shuffle. Nicole Laurenne, au chant, fait le spectacle avec son synthé, dès les premières notes ! Elle et Jay Lien, le batteur, sont sans doute shootés à la nitroglycérine !! Ils ont une énergie débordante, faisant un peu contraste avec Christina Nunez à la basse et Michael Johnny Walker à la guitare, beaucoup plus réservés.

Les titres s’égrainent. Nicole a repéré un gamin dans le public. Elle le fait monter sur scène, lui proposant de marquer le rythme aux maracas : Un futur rocker, fier de faire le spectacle le temps d’un moment de rêve !

Tout au long du concert, les mélodies sont super accrocheuses, on a envie de bouger, transporté par ce rock-punk-garage à clavier des sixties ! Du vrai ! Les riffs de Michael Johnny Walker sont puissants, Nicole Laurenne sensuelle et charismatique¸ se sort les tripes sur chaque chanson.
Christina, l’air mystérieux, amène sa pierre à l’édifice, basse en main.

Surprise pour le final : Roulade avant de Michael, le batteur, par-dessus sa grosse caisse et le voilà sur l’avant-scène ! En 2 temps 3 mouvements, il a démonté et installé dans la fosse au milieu du public le strict nécessaire : la grosse caisse et un ou deux futs ! Christina l’a rejoint et se lâche, à demi renversée sur une enceinte de retour. Nicole s’amuse tout autant qu’eux, Michael chapeaute tout ça du haut de la scène. L’ambiance dans le public est à son maximum.

La fin du concert approche, mais non sans un bon rappel et une petite dernière.

Hou ! Quelle soirée ! The Girl Power, c’est quelque chose !

Je fonce au Merchandising, acheter l’EP des unes, et faire dédicacer l’affiche des autres ! Belles découvertes…

Lola Photographie – Laurence AMIELH

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