Une nouvelle asso qui veut faire des concerts Metal ! on ne peut qu’approuver ! Et qui dès le début nous contacte pour demander des conseils afin de proposer un repas végé. On sent que nos différents stands ont eu un impact et que la démarche sur la fin de l’exploitation animale dans les concerts fait son chemin ! C’est donc l’association des Sapins Metaliks, menés par un couple énergique qui a su monter en peu de temps une équipe de bénévole, ce que à quoi je dis respect !  Ce soir ils proposent leur première date avec une affiche totalement locale dans cette belle salle de Guyans Durnes. Out(rage), Assigned Fate et the Maniax.
 
Le stand MIFC est en face de la scène, je n’ai jamais eu une aussi bonne position pour profiter d’un live !! Au top ! Bon ok hormis Out(rage), j’ai déjà vu 3 fois cette année les 2 autres groupes donc il n’y aura pas trop de surprise, c’est surement le seul petit reproche que je pourrai faire mais après tout, autant misé sur des valeurs sures.
 
« 1 de 2 »
La soirée commence avec un public encore peu présent (ça devient vraiment une mauvaise habitude mais il y a avait Vulcain à Montbéliard) et c’est les Jurassiens de Out(rage) qui défouraillent les premiers. Et là, c’est la claque !! Leur Metal Hardcore est carré, puissant, totalement habité. Ce chanteur à la belle moustache ne va pas ménager ses efforts pour faire entrer le public dans son univers, et ça marche ! ça pogotte de 8 ans à 60 ans (âge presque approximatif). Le batteur, assez jeune mais foutrement efficace, assure avec la basse une très bonne section rythmique, qui leur permet de se frotter au « Sic » de Slipknot et de s’en tirer avec brio !! Vraiment la surprise de la soirée !!!
Le son est bon en ce début de concert, c’est d’ailleurs l’équipe de Rock, nature et Distorsion et d’Assigned Fate qui s’en charge !
« 1 de 3 »
Ce qui s’avère compliqué quand justement c’est Assigned Fate qui monte sur scène ! Dès le début du set, le micro de Seb montre des signes de faiblesse, il fonce donc derrière la table pour régler le soucis, quel homme, il est partout ! Un dieu grec !
Comme je le disais, c’est le 3 ème concert des pontissaliens auquel j’assiste (Guerre du Son, Agité du local et ce soir) et je reste sur mon dernier report, rien ne peut les faire douter, leur Metalcore qui oscille entre Lamb Of God et August Burns Red fait mouche auprès du public, circle pit (ok petit circle pit car en tout il doit y avoir 70 personnes), pogo ! La petite photo avec le public, on y voit des têtes connus (au visage bien grimacé) !!
 
Le public profite de la pause pour tester la bière locale, La Clan, et le fameux sandwich Vegan (Le Houmous a bien rempli mon gros bide).
« 1 de 2 »
The Maniax s’installe, et comme Assigned Fate, 3 ème concert … euh non 4 (Le bruit du renard, la guerre du son, le Swamp Fest – il était venu remplacé au pied levé – et ce soir). Alors bon je suis un peu moins attentif ce soir et j’écoute un peu façon bruit de fond. Leur Rock’n’roll aux influences Surf Rock s’écoute facilement mais entre fatigue et discussion avec des potes, mon avis ne sera pas totalement objectif. Et en plus j’ai pas pu prendre trop de photo, pourquoi autant de fumée les gars ?? Allez il me reste encore une date en décembre !
 
Et voilà la soirée touche à sa fin. Une première réussie pour l’association des Sapins. Orga au top, à manger (moins d’ail dans le houmous) et à boire, des bonnes conditions pour les groupes, aucun doute, il faut continuer comme ça !!
« 1 de 2 »
Please follow and like us:
error

En ces temps rudes, ne serait-ce qu’au niveau du climat, c’est emmitoufflée dans mon polaire que je vous propose de vous (re)plonger dans le WE des 6 & 7 septembre dernier, au bayou de Thise. Il est plus que temps, hein, oui je sais, et ça nous fera du bien ! Swampons de nouveau !!!

En cette seconde édition du Swamp Fest, Metal in Franche-Comté a eu l’honneur d’être invité par la chouette association Heavy Gators, y a tenu avec joie son stand et a pu participer à ces 2 jours de concerts. Avec 15 groupes au programme (contre déjà 12 l’an dernier !), 6 le vendredi, 9 le samedi, on savait qu’on allait être gâtés en décibels, d’autant que les styles musicaux étaient très cohérents (ouais, j’avoue, je ne suis pas fan du tout des festoches hétéroclites où il faut se farcir certains sets douloureux pour bénéficier de ceux qu’on attend…), nous emmenant sur toutes les branches du Rock’nRoll, du Blues au Stoner, punk surf, psychobilly et autre country touch…cohérent mais pas lassant ni lisse ! Je dirais même franchement parmi les meilleures prog’ que j’ai pu vivre cette année, et ptete même depuis plusieurs années. Je vais tenter de vous résumer tout ça…

Commençons par le vendredi 6 ! Arrivés à la mi-journée sur le site de l’aérodrome de Thise (une vaste plaine, plantée de quelques hangars typiques, et un immense parking), Jérôme et moi sommes chaleureusement accueillis et hop, on s’installe gentiment alors que les derniers préparatifs s’activent tout autour par une équipe de bénévoles motivée et bien cooool. Autour de nous, d’autres stands prennent forme : on retrouve notamment avec immense plaisir l’ami Laurent, alias Cigar Broc Guitare, le transformeur de tout en cigar box guitares dingues, et qui sooooonnent ! ; un stand de douceurs vegan qui nous a régalé lors des ptits creux ; des vendeurs de vinyls et d’objets rock; et j’en passe… Et tout le monde est heureux d’être là, un vrai plaisir partagé.

Vers 18h30, c’est sur scène que les hostilités commencent, et c’est le serial gig performer Fat Jeff qui s’y colle ! Qui mieux que lui pouvait donner le ton musical de ce festival à la sauce US ? Artiste local hyper actif sur toutes les scènes, festoches, caf’conc’, inlassablement il se donne toujours à 100 % en faisant vibrer tous ses guitares et cigar box guit’ (dont la plupart créées par Cigare Broc, qui en plus, en offre généreusement 2 à gagner par tombola), cadencées à la grosse caisse. Un set hyper bien mené, issu de son premier album que je recommande chaudement et grassement !L’heureux public déjà présent est dans le bain et sait à quoi s’attendre ensuite !

Enfin, pas tout à fait, car le duo qui se présente alors sur scène est plutôt atypique : venu de Suisse, One Rusty Band est constitué par un chanteur-guitariste (jusque là, normal) et par une performeuse de claquettes-percus bondissante, souriante, pleine d’énergie et de rythme (et là, c’est pas courant) ! Un spectacle incroyable, bien calé et surtout, plein de bonheur, leur complicité se sent et les sourires se propagent bien vite sur les visages autour. Greg, le one-man-band, empoigne guitare, ou, lui aussi, cigar-box guitare incroyable à base de radiateur, grosse caisse, caisse claire, ou encore harmonica, tandis que Léa, la tap danseuse acrobate illustre parfaitement le rythme, en utilisant même une wash board de temps en temps, quand elle ne fait pas le poirier… Un set de Dirty Blues Rock Tap’n Roll sautillant, bien gras mais bien gai ! Epatant, hâte de pouvoir les revoir, vraiment !

On vogue ensuite vers un Rythm’n Blues Rock, (plus « traditionnel et classique », si on compare avec ce qu’on vient de découvrir), avec le quatuor albigeois, looké bien class’ , The Money Makers. Un chanteur au piano, un guitariste, un batteur et un contrebassiste, et ça envoie du rock’n roll, en faisant le grand écart entre du Jump Blues, du Early Rock’n’Roll, voire du Swing . Du « ouuuh yeeaah » bien chaloupé, avec une reprise de Fat Domino glissée parmi le set, encore du son bien réjouissant et là aussi, un vrai plaisir visible sur la scène qui commence à se baigner de lumières, le soleil se couchant sagement (lui…). Devant la scène, la foule commence à bien se masser.

Surtout que le phénomène qui suit est parmi les « têtes d’affiche »…Voici donc l’heure de Reverend Beat-Man, lui aussi venu de Suisse, en solo, pour nous délivrer un set de son Blues Trash Rock’n Sauvage…Avec son fort accent suisse allemand, il propulse des paroles aux sons étranges, en one-man band encore, parfois carrément flippant, tout comme son crâne fumant littéralement sous les lights. J’avoue que là, perso, j’ai été un peu déboussolée, ahahah…Heureusement que j’étais bien protégée (notamment par ma capuche, (mais pas que !) parce que oui, ça flotte…arff). Mais c’est vraiment à voir, si vous n’avez pas peur du (space) blues trash achhhh so !

Le temps de se remettre de toutes ces émotions, et de retrouver ses repères dans le site désormais plongé dans la nuit qui a pris une toute nouvelle allure sous les lumières, et zou, il est déjà temps de rejoindre l’immense scène encadrée par les têtes d’alligators illuminées… Bayouuuuu !

Il nous reste deux groupes à découvrir pour cette première soirée, alors on y va gaiement et humidement, mais c’est pas graaaave !

Place au White Rattlesnake, deux jeunes gaillards savoyards, vachement énergiques, en mode batterie-guitare qui se répondent et s’additionnent, formant un Heavy Blues Rock bien goudronné ! Des titres nerveux, des reprises à leur sauce (« Oups I fucked it again… »), et même un Wall of Death sorti de derrière le bayou et sous les gouttes, et ils finissent carrément en slibards.. Un set bien dingue, mais tout comme l’ont été, à leur façon, tous les prédécesseurs.

Et vous vous en doutez, le dernier groupe à se produire sur scène ne ramènera ni calme ni sérénité, ce n’est absolument pas prévu chez les Heavy Gators, faut du mordant et de la carapace 😀

Alors plus rien ne nous étonne quand arrivent les Cannibal Mosquitos sur la scène swampesque. Où trône une batterie encadrée de 3 écrans cathodiques de télévision, avec des courses de voitures, des hot-rods, de vieilles séries (Shériff fais moi peur et ses cascades mythiques !)…. Trois créatures en salopettes orange vif, des casques avec des yeux hublots surdimensionnés, un bec pointu de moustique XXL, et pas de micro, car Cannibal Mosquitos, c’est de la Punk Surf Music purement instrumentale, dopée au sang plein de stéroïdes et autres hormones survoltées, renforcée par des samples farfelus et bien drôles parfois…On termine cette journée comme on l’a démarrée, avec un set inoubliable. Même si sur l’affiche du programme, on pouvait s’interroger sur le peu de noms de groupes « connus » (personnellement, je n’en connaissais que 3 sur les 15), je peux vous garantir, et je n’en avais au départ aucun doute, qu’on peut avoir totale confiance dans les choix musicaux des Heavy Gators, capables de dégotter, une fois de plus, pour la seconde édition, un panel exceptionnel de talents. Merci les gars pour ces découvertes ! Reste 9 groupes pour le lendemain.. ouais… c’est jouable 😀 Le temps de (revivre et ) vous rédiger tout ça, et je reviens vous raconter ce qu’on a vécu… Ce sont des dingues ces gars-là, et on aime les tellement !

« 1 de 3 »
Please follow and like us:
error

En cette soirée d’Halloween, je croise plus d’enfants déguisés avec leurs poches de bonbons que de métalleux dans le bourg de Nommay. C’est pourtant une grosse soirée qui s’annonce ! En effet, c’est au coeur de ce village que se tient le Beer Metal Fest, soirée organisée par Gigi, la tenancière du Pinky Bar. Au programme : 3 groupes locaux et de la bière à 1,5 Euros. Que demander de plus pour bien démarrer un week-end prolongé ?

Après une 1ère bière goulûment avalée, Metal Project entre en scène. Le café-concert n’est pas très grand. On paye donc le prix d’une grande intimité avec le groupe contre celui de ne pouvoir quasiment pas bouger tout le temps du set. Mais ce n’est pas grave, car on apprécie ces reprises de classiques metal dont le groupe s’est fait la spécialité.

Démarrage avec « Sad But True » de Metallica, puis quelques autres morceaux le temps de bien équilibrer la voix avec le reste de l’instrumentation. Quelques soucis de calage sur « For Whom The Bell Tolls » mais auxquels on ne prête grande attention tellement on prend du plaisir à l’écoute de leur répertoire varié, de « War For Territory » de Sepultura, à « Antisocial » de Trust

En guise d’intermèdes, le bassiste chanteur invitera le public à quelques « Pinky pêche »! Non, ce n’est pas un cocktail à la bière qu’il propose de nous offrir, mais bien une invictive à scander tous en choeur notre cri métal le plus puissant, et ceci à la gloire du Pinky bar. Excellente ambiance!

Le second groupe de la soirée est Dark Elder, dont c’était le 1er concert en public. Cela dit, ils ont dû répéter pas mal, car l’ensemble était assez bien calé.

Il s’agit là-aussi d’un groupe qui joue des reprises, mais un peu plus old-school. Quasi parité, avec une chanteuse et une bassiste, et 3 hommes pour les 2 guitares et la batterie.

De bons gros classiques : « Strong arm of the law » de Saxon, « TNT » et « If You Want Blood » d’AC-DC, « Flight Of Icarus » d‘Iron Maiden… Je ne vais pas me risquer pas à me déplacer (les places sont chères),et je passerai tout le set à côté de l’enceinte gauche.

Halloween oblige (?), le batteur jouera tout son set coiffé d’une perruque. Les autres musicos étaient beaucoup plus sages, mais tout aussi motivés et efficaces à propager de bonnes vibrations.

Aufinal, on passe un chouette moment, teinté d’un peu de timidité.

Le 3ème groupe sera  Insomnia, originaire de Haute-Saône, et créé en 2015. Plus de reprises, mais des créations originales pour ce groupe de metalcore. On pourrait s’interroger quand on voit que le groupe a griffoné sa playlist sur une boite à Pizza… Mais non, on a bien affaire à un groupe qui maîtrise sa partie ! Y compris côté luminaire où la bande a ajouté à la lumière rouge du Pinky un jeu de lumières changeantes et un stroboscope.

2 chanteurs : 1 pour le growling, et l’autre pour les parties claires. 2 guitaristes, 1 bassiste et 1 batteur. L’ensemble semble bien à l’étroit sur la scène du Pinky, mais ils réussissent tout de même à exprimer leur art et envoient grave du steak ! Le moment que j’ai particulièrement apprécié sera l’intro d’un des morceaux tout en legato… Un régal !

Merci Gigi du Pinky pour ce moment, et merci à Metal Project, Dark Elder et Insomnia.

Live report et crédit photos : Y.BRED

Please follow and like us:
error

Les festivals de l’été sont passés. C’est l’automne. Il fait frais et le temps est humide… Alors que faire pour se redonner un petit coup de boost ? Et bien aller faire un tour à l’Atelier des Môles pour faire de nouvelles découvertes métal ! Ca tombe bien, l’association Ultim’Atome a réuni 3 groupes ce soir (j’en profite au passage pour remercier Mickey, membre de l’association, de m’avoir accrédité pour cette soirée).

C’est le groupe Oxymorya qui ouvre les hostilités. Composés d’anciens membres du groupe Arcadia, ils sont originaires de Dannemarie (Alsace), et distillent leur métal mélodique/symphonique (voire prog. par moment)  depuis 2018. Ils ont 1 album à leur actif,  « Save your mind », sorti en mai 2019.

Il n’y a pas beaucoup de monde dans la salle, et le public garde plutôt ses distances avec le front de scène. Surpris par un premier contact visuel ? Effectivement, les costumes des artistes sont la première chose que l’on remarque : Ambiance steam punk ! Puis ce sont les vindictes saturées de la chanteuse (Soizic en bustier noir) qui vous saisissent ! Avec sa complice (Aurélia en robe blanche), elles forment un duo vocal intéressant, alternant ou mixant chant clair/lyrique et chant saturé de façon assez équilibré (pour ma part, j’aurais préféré un réglage micro qui aurait rendu encore plus agressif et prenant la partie saturée). Le groupe se dit d’inspiration Epica, Nightwish, Delain, Sirenia… Effectivement il y a de cela, mais tant sur le plan visuel que musical, je dirais qu’il y a aussi de l’inspiration, ou tout du moins de la connotation, avec Therion.

L’ensemble marche plutôt bien, avec une bonne présence scénique des musicos (face à face, mains levés, etc.). Malgré tout l’énergie du groupe, le public sera resté globalement en retrait. Seuls les enfants de la famille des musiciens (dûment équipés de casque anti-bruits) se seront finalement risqués en front de scène.

C’est ensuite le groupe Obsidium qui vient faire la bagarre!

Attention, c’est bien au groupe originaire d’Epinal que je fais référence (et non au groupe homonyme suisse). Leur mixture, à eux c’est le modern death metal (euh… que je trouve quand même bien technique quand même). Ils ont commencé à la préparer en 2013, et ont donné naissance à un 1er album « Lesson of Hatred » en 2017. Influencés par The Black Dahlia Murder et Beyond Creation, ils balancent un death technique des plus efficace.  Mais moi, c’est à Allegaeon qu’ils me font penser, notamment par leur côté « on se prend pas au sérieux », en témoigneront les mimiques que  prendront plusieurs des musicos lors du set  (tirage de langue du guitariste Julian, regard exagérément froncé sur posture crabcore de leur autre guitariste Sylvain, …).

Leur chanteur Yan n’étant pas là, c’est Maxime Keller, ancien chanteur des Smash Hit Combo et actuel de No season,  qui a assuré l’intérim, et qui débitera un chant des plus énergiques. La foule se rapproche, et la chaleur  a monté d’un cran. Les titres s’enchaînent avec une exécution impeccable.

Un mystère demeurera pour moi. La bassiste a joué tout une partie du set avec un sous bock recouvrant une partie de ses micros. Pourquoi ? Se servirait elle aussi de son  superbe instrument (basse 6 cordes, multi-scale, qu’elle tabasse sans mediator) comme d’une table de bar de voyage ? Lui poser la question sera une motivation supplémentaire à revoir ce groupe au plus vite !

C’est finalement au tour de Dysmorphic d’entrer en scène pour clore cette soirée.

Leur impressionant chanteur, habillé d’une chemise en soie noire, nous annonce qu’ils viennent de Tours pour nous asséner leur death metal technique. Il rentre très vite dans le vif, et sa chemise ne restera pas sèche bien longtemps!

Dysmorphic officie depuis 2008, et ils sont en effet bien rôdés. A leur actifs, 1 EP : « Dysmorphic » et 2 albums : « A Notion of Causality » et « An Illusive Progress ». Leur jeu est précis, et les musiciens très concentrés sur leurs instruments (un poil trop peut-être, mais pas étonnant me direz vous, car bien sûr on parle de death technique).

C’est véloce, les guitares déversent à souhait, les compos sont élaborées…  Mais je peine à bien rentrer dedans. Au final, j’ai tout de même passé un bon moment, mais sans doutes il m’aurait fallu une première découverte autre qu’en live pour réellement apprécier leur prestation. Pas grave ! La curiosité est aiguisée maintenant, alors je ferai les choses à l’envers.

Live report et crédits photo : Y.BRED

Please follow and like us:
error
Les Agités de la Comté, soirée organisée par Aim'Rock ! Report et photos ambiance par Jérôme, photos des groupes, Stéph !
Quand Aim’Rock appelle, Metal in Franche Comté répond présent !! En 3 ans, je pense qu’on a pas dû rater grand’chose, alors quand cette fois ils nous disent « on fait une soirée Metal », illico presto on rapplique !
Comme toujours, on est accueilli comme des rois, tout le monde est aux petits soins pour nous et ça fait toujours plaisir !
Donc ce soir, c’est Metal ! et du régional svp ! mais aussi du métal, la matière cette fois, avec les sculptures de Metal Transformeur, mais aussi les photos de Dark & Light !!
Niveau restauration, on boit de la Dan’s Beer !! Bon choix et comme souvent chez les Aim’Rock, le repas est végé !
Le public est par contre très clairsemé, dommage car du metal en Haute-Saône, ce n’est pas tous les jours.
« 1 de 2 »

Le décor est planté, passons à la musique avec Tallulah qui nous vient de Belfort !! Première fois que je les vois. Leur Thrash aux multiples influences (Death, Doom, …) se laisse écouter, le son met un peu de temps à s’équilibrer. Les compos restent efficaces mais basiques, trop ? Il est vrai que l’originalité n’est pas le point fort des compos de Tallulah mais dans ce style, pas évident de l’être.

Swarmaggedon s’installe avec son backdrop géant !! Toujours à la recherche d’un deuxième gratteux, le groupe est lourdement pénalisé. Et ce soir, c’est double peine, la chanteuse est malade et le son va s’avérer catastrophique. Les samples sont bien trop forts, la batterie sous-mixée et parfois décalée. Les ingés sons n’ont pas su mettre en valeur le Death Mélodique des Bisonstins, c’est dommage ! Je préfère me garder en tête l’une de leur première date lors de la fête de la zik au Titty Twister, où le groupe avait montré un sacré potentiel !

 Ah Assigned Fate, déjà la 3ème fois depuis le début de l’année ! Et à chaque fois le même constat, où s’arrêteront-ils ? Même si l’album commence à dater, on ne se lasse pas de l’entendre ! Le deathcore (mélodique) des Pontissaliens fait mouche, et le public répond. Grâce à l’énergie de Seb, l’un des chanteurs, un petit circle pit se forme !! Qu’ils jouent devant 20 ou 200 personnes, ils assurent le show ! Indéniablement une valeur sûre du Metal franc-comtois qu’on aimerait un peu voir s’exporter !
« 1 de 2 »
Finissons cette soirée avec les locaux de Membrane. Fort d’une tournée en Russie, le groupe est toujours dans la promo de son album « Burn your Bridges », album fort apprécié chez nous et dont les morceaux sont des monuments de lourdeur, de noirceur et tout ce qui peut finir en « eur » !! Le style s’apparente autant à du noise rock qu’à du Black Metal par moment, comme sur « At long last ». Néanmoins, la fin de soirée et l’endroit ne se prêtent pas trop à la musique assez intimiste de Membrane !!
Malgré quelques couacs de son, un manque de public (une mauvaise habitude en ce moment, ça devient parfois incompréhensible), ce fut une bonne soirée !! Merci Aim’Rock !
Please follow and like us:
error

Ce vendredi 25 et samedi 26 octobre s’est tenu la 7ème édition du Rock Your Brain Fest aux Tanzmatten à Sélestat en Alsace, organisé par  Zone 51 (que je tiens d’ailleurs à remercier au passage pour avoir bien voulu m’accréditer).

La vie des bénévoles n’est pas simple, et vie professionnelle oblige, je n’ai malheureusement pas pu couvrir la 1ère journée de ce festival. Je ne saurai donc pas vous gratifier de photos ou de description des prestations des Fallen Lillies, Black Rain, Kissin’ Dynamite, Destruction, Equilibrium, Ultra Vomit et Iron Bastards « The snake bite experience » qui ont agrémenté ce vendredi 25 octobre.

Déçu donc, mais c’est quand même plein d’entrain, que j’arrive à l’ouverture des portes ce samedi placé sous un pavillon sacrément Punk ! Rappel : Cette journée annonçait Sold Out ! Et effectivement il y avait du monde. Et aussi du beau monde ! Jugez plutôt.

Démarrage en douceur avec 22 Longs Riffs. Je dis en douceur, non pas à cause de la musique, mais parce que la salle n’était pas encore pleine au moment où ont retentis les premiers accords. L’acoustique en était même perturbée dans le sens où cela résonnait. Petit à petit, les festivaliers ont rejoint la salle et la température a monté, littéralement ! Mais pas encore au point de couper l’élan de la foule qui commençait à bien bouger.

Ce sont ensuite Les Ramoneurs de Menhirs qui ont poursuivi la chauffe. La salle a fini de se remplier sur leur set. Biniou et bombardes d’un côté, guitare de l’autre, l’ambiance était à son comble.

Le set était entrecoupé de nombreuses vindictes, tantôt anticapitalistes, tantôt anti FN, tantôt vantant l’usage de certaines substances naturelles dans un but récréatif, et rappelant souvent que l’avenir reposera sur nos enfants, dont 2 ont d’ailleurs la chance d’assister au concert à leurs côtés sur la scène.

La chaleur était à son paroxysme. Le bon moment pour prendre un peu le frais dehors et en profiter pour se restaurer. Ce n’est certainement pas le festival où l’on trouvera le plus de variétés, mais on notera que la bouffe était plutôt dans le ton de la région avec au menu des Flammekueche ou bien encore des Knack. Côté bière, de la Kro (auquel j’ai d’ailleurs trouvé un petit goût « bizarre », mais bon, passons), et d’autre plus racées à la buvette extérieure.

Repu et désoiffé, je me replonge dans la salle quelques minutes avant le prochain set. Il y fait toujours aussi chaud et moite. Les porteurs de lunettes ne pouvaient d’ailleurs éviter l’embuage quasi immédiat. Heureusement, point besoin de lunettes pour apprécier les riffs sauvages des Tagada Jones et la voix si particulière de son chanteur Nico. Très grosse énergie tout au long du set, avec notamment un Waner qui ne cessait de parcourir la scène de droite à gauche avec sa basse. Les meilleures y sont passées : « Vendredi 13 », « Je suis démocratie », et bien sûr « Mort aux cons » que le groupe a bien fait durer, et invitant à un pogo général plutôt bien suivi.

Puis c’est au tour de Ludwig Von 88 de prendre les rennes. Et là, je dois bien dire que l’on est redescendu en énergie. Le public m’a semblé bien moins enthousiaste. La déco et costumes du groupe, avec colliers à fleurs, genre « les bronzés », ainsi que leur première chanson »Oui-Oui », n’étaient selon moi pas suffisamment raccord avec les le ton donné par les groupes précédents.

La bonne humeur du groupe, et les gros ballons qu’ils ont lâchés dans la foule n’auront pas réussi à rallumer la ferveur de la foule.

Les Sheriff arrivent juste après. Ils connaissent leurs classiques et savent les balancer efficacement au public. Heureusement, car cela a redonné un bon coup de boost à la populace !

Regonflés en énergie, on ne voit pas le temps passer, emportés par leur bonhomie.

Enfin, le Bal des enragés fait son entrée. Sur une intro de Piaf (« La Foule »), Klodia – des Punish Yourself –  fait son entrée, en faisant virevolter ses éventails équipés de long foulards .

Puis c’est sur le « Salut à toi » des Béruriers Noirs que les autres membres de groups font tout à tour leur entrée.

C’est partie pour une farandole de reprises, couvrant plusieurs styles, parfaitement exécutées, et forcément suivies avec beaucoup de ferveur par le public. Le supergroupe a beaucoup tourné cette année, ils sont super bien calés, et prennent visiblement toujours du plaisir  à distiller toute leur rage et leur énergie au public. Pour ma part, ce sont les reprises de Metallica, « Master Of Puppets », Creeping Death » et « Whiplash » qui m’ont fait le plus vibrer… Le « Roots, Bloody Roots » des Sepultura était aussi un grand moment.

On s’amuse toujours aussi à retrouver les postures qui font un peu la marque de fabrique de chacun des groupes : Klodia avec sa meuleuse, Poun – des Black Bomb A –  qui hurle toute sa rage recroquevillé sur son micro et qui n’hésite pas à aller dans la foule pour encore plus la galvaniser, Shanka – des No One Is Innocent – qui porte sa guitare d’une main pour l’embrasser, … Que du bonheur ! Et.. Oh ? Il est déjà 2H30 ? C’est déjà fini ?

J’imagine que quelques furieux sont restés bien énervés avec l’idée de revoir le supergroupe dès le lendemain Chez Narcisse (dans les Vosges à 100 Km de là). Mais pour la majorité des autres, il ne restait plus qu’redescendre tout doucement en émotion, repu de cette formidable et intense journée.

Live report et crédits photo : Y.BRED

Please follow and like us:
error