SWAMP FEST #2, Saison 2 – Episode 2

 

C’est reparti pour un voyage au bayou de l’aérodrome de Thise, on débriefe la seconde (méga) journée du Swamp Fest 2019, avec 9 groupes à l’affiche, et malheureusement une incruste dont on se serait bien passé, la pluie… C’est d’abord sous un soleil radieux et dès le milieu d’après-midi que la scène est investie par un premier groupe, le p’tit nouveau de la bande, tout frais tout jeune, première scène pour son chanteur, mais encore fallait-il le savoir… Blend of Stone délivre un Heavy Stoner Rock et est composé, en grande (totale ?) majorité par des membres ou sympathisants proches d’Heavy Gators, l’association qui organise le festival, et règne au Bar de l’U également. Composé de musiciens aguerris, que j’ai déjà croisés sous d’autres formations par le passé, le combo déroule son set sans accroc, avec le total soutien du public présent gonflé par quasi l’ensemble des bénévoles de l’évènement. Assez étonnant de technique, d’envie et de cohésion pour un si jeune groupe, qu’on a hâte de revoir sur d’autres terres ou dans d’autres antres…L’épisode 2 du Swamp est lancé, et bien lancé !

Place ensuite à un trio de musiciens d’expérience (je n’ai pas dit plus âgés ! mais aussi..), les Hipshakers, qui proposent à l’heure du thé (peu en buvaient, à vrai dire) un bon Power Blues Electrique maîtrisé, avec dextérité, et bien chaloupant. On s’échauffe les muscles des hanches gentiment dans la fosse, tandis que les nuages s’amoncellent plus vite que les spectateurs…

Troisième groupe à l’affiche, les Belfortains The Fre3 Bastards, bien connus dans la région, qui enchaînent les dates ces dernières années avec énergie. Leur Loud Heavy Rock fait passer le rythme à un niveau supérieur, les gouttes de pluie aussi, à tel point que les Bastards font littéralement sauter les plombs ! Une pause forcée où tout le monde se réfugie sous les tentes et près des comptoirs, en attendant que sons et lumières soient rétablis pour que le groupe puisse repartir de plus belle, à peine déstabilisé. Les plus courageux rechaussent leur capuche, casquette, et autre poncho de pluie, et zou, ça repart à l’assaut. Mais cette pluie drue à cette heure-là va fortement compromettre le remplissage du site qur’on espérait encore tous… Un bon gros « Ace of Spades » en rappel, puis les courageux Fre3 Bastards laissent la place.

C’est un tôlier américain qui prend le relais, le célèbre Tomcat Blake, arrivé du Missouri et bien implanté en France, au couer du Haut-Doubs, et le Swamp bascule dans un Blues Country Rock’n’Roll. On retrouve, l’accompagnant ce jour, le batteur des Hipshakers, mais aussi pour un titre, son propre fiston à la guitare, biberonné comme il faut par la passion du paternel. Celui-ci prend même le soin de téléphoner à l’un de ses amis US pour qu’il puisse profiter, à distance, au set offert à Thise. Je rêve de ça aussi, appelez-moi, les potes musicos, quand vous serez aux antipodes 😉

Il est maintenant 20h, la flotte s’est un peu calmée mais a décidé de rester, hélas… Appelés en renfort pour remplacer un groupe absent, les fabuleux The Maniax, de Montbéliard, font leur entrée et marqueront cette édition du Swamp bien que n’apparaissant pas sur l’affiche initiale. Chacun de leur set est une performance pleine d’énergie, de va-et-vient incessants sur la scène, autour du batteur, le seul condamné à rester sur son mètre carré. Leurs titres de psychobilly surf rock mâtiné de metal font un carton dans le public, ruisselant, mais toujours présent. Les photos sont floues, mais les souvenirs resteront en tête. Un groupe à suivre, définitivement, précipitez-vous s’ils passent près de chez vous ! Ce groupe doit être vu et revu en live !!

A l’heure où certains concerts commencent seulement, nous sommes déjà comblés de 5 groupes, mais 4 trépignent encore en coulisses. Bien rassasiés grâce aux différents stands (loin des tradi sandwiches chipo-merguez, ce qu’on ne regrettera pas) et où les vegans ne sont pas oubliés, les spectateurs regagnent le devant de la scène lorsque s’avance le trio nancéen suivant, HoBoken Division, déjà bien connus dans le coin, et notamment découverts en live, pour ma part, lors du  festival Circasismic à Besançon. Là où ils m’avaient laissé une sensation de « il manque un truc mais je ne sais pas quoi », je craignais qu’après les déluges sonores précédents, la transition soit trop brutale, mais les HoBoken ont vite chassé mes craintes. Alors certes, le rythme est plus lent, bercé d’harmonica au début du set, mais reste soutenu et pas du tout soporofique. Leur rock garage est bien mené, embelli par un jeu de lumières harmonieux, et par la présence scènique de la seule représentante de la gente féminine sur scène lors de ce festoche !! et finalement, ce petit ralentissement est un vrai moment de récupération pour nos organismes ! Un pari gagné dans cette programmation, ils sont forts, les Gators, je vous le répète…

On quitte Nancy, et même la France, et là, attention, seconde déferlante américaine sur la scène du Swamp. En provenance d’Alabama, les Them Dirty Roses font enfin leur apparition et là aussi, ce set aura un effet wahou sur moi (mais pas que sur moi, hein, enfin je crois, vu le jet de slip dédicacé sur scène de la part d’une groupie convaincue). Bon, je vous vois venir, oui, ce sont quatre beaux cow-boys aux cheveux longs et bien virils. Mais ce sont surtout quatre musiciens de talent, totalement rôdés à la scène, manifestement heureux d’être là, qui assènent un rock impeccable avec le sourire et une belle complicité. Les berceuses ne font pas partie de leur répertoire, et ils offrent même deux tout nouveaux titres à leur public franc-comtois ! Un groupe à voir sur scène, foncez si jamais ils reviennent par là ! Vous serez transportés direct aux USA, ouh yeah…

Avant-derniers sur la liste de passage, les Henry’s Funeral Shoes, deux frères gallois, en mode batterie-guitare-chant, nous font replonger dans les années 70 avec leur rock bluegrass hyper technique, tant à la guitare qu’à la batt’. Des titres impressionnants, hyper carrés mais bien barrés parfois, là aussi une belle performance scènique, alors que la pluie redouble, tentant de mettre fin à cette édition, mais en vain !

A 1 heure du mat’, on arrivera au bout de la prog’, avec The Moggies, en provenance d’Italie, et comme cela a été brillament résumé, on retiendra que « This guys are fucking good » ! Pour les non anglophones, disons qu’ils déchirent, dans leur style NeoRockabilly détonnant.

Avant de clôturer cette édition, le tirage au sort permettra d’élire l’heureux gagnant de la Cigare Box Guitare réalisée par l’ami Laurent aka Cigare Broc Guitar. Bravo Philippe, totalement ravi de la victoire et du gain, dont on est sûr qu’il en fera bon usage (il en avait testées plusieurs sur le stand dans la journée, donc victoire d’autant plus méritée qu’il les avait appréciées !).

Il restera ensuite à remballer le stand de Metal in Franche-Comté, à regagner nos penates et à se remettre de ces 48 heures swampesques complètement réjouissantes, si on met de côté la galère météo du second jour, fortement préjudiciable sur un festival plein air tout jeune. N’hésitez pas à aller soutenir les Heavy Gators pour qu’ils puissent offrir une troisième édition du Swamp est, qui mérite de perdurer. Ils ont ouvert une cagnotte dans cet objectif, on vous glisse le lien ici, et on vous incite à être généreux, tout comme ils le sont avec nos oreilles et nos yeux !

https://www.helloasso.com/associations/heavy-gators/formulaires/1?fbclid=IwAR0pVitJxoPVgqIY1sDbw7JLciYQ-B73AYdliNL6r-pgk_mDAE6ugHT9cWA

 

On espère de tout coeur avoir un 3ème report à vous pondre un jour, et avoir donné envie, à vous qui nous lisez, de venir ou de revenir swamper avec nous !! Un grand merci pour l’accueil ! Bye bye Bayou et kissss Gators’…

 

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Une nouvelle asso qui veut faire des concerts Metal ! on ne peut qu’approuver ! Et qui dès le début nous contacte pour demander des conseils afin de proposer un repas végé. On sent que nos différents stands ont eu un impact et que la démarche sur la fin de l’exploitation animale dans les concerts fait son chemin ! C’est donc l’association des Sapins Metaliks, menés par un couple énergique qui a su monter en peu de temps une équipe de bénévole, ce que à quoi je dis respect !  Ce soir ils proposent leur première date avec une affiche totalement locale dans cette belle salle de Guyans Durnes. Out(rage), Assigned Fate et the Maniax.
 
Le stand MIFC est en face de la scène, je n’ai jamais eu une aussi bonne position pour profiter d’un live !! Au top ! Bon ok hormis Out(rage), j’ai déjà vu 3 fois cette année les 2 autres groupes donc il n’y aura pas trop de surprise, c’est surement le seul petit reproche que je pourrai faire mais après tout, autant misé sur des valeurs sures.
 
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La soirée commence avec un public encore peu présent (ça devient vraiment une mauvaise habitude mais il y a avait Vulcain à Montbéliard) et c’est les Jurassiens de Out(rage) qui défouraillent les premiers. Et là, c’est la claque !! Leur Metal Hardcore est carré, puissant, totalement habité. Ce chanteur à la belle moustache ne va pas ménager ses efforts pour faire entrer le public dans son univers, et ça marche ! ça pogotte de 8 ans à 60 ans (âge presque approximatif). Le batteur, assez jeune mais foutrement efficace, assure avec la basse une très bonne section rythmique, qui leur permet de se frotter au « Sic » de Slipknot et de s’en tirer avec brio !! Vraiment la surprise de la soirée !!!
Le son est bon en ce début de concert, c’est d’ailleurs l’équipe de Rock, nature et Distorsion et d’Assigned Fate qui s’en charge !
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Ce qui s’avère compliqué quand justement c’est Assigned Fate qui monte sur scène ! Dès le début du set, le micro de Seb montre des signes de faiblesse, il fonce donc derrière la table pour régler le soucis, quel homme, il est partout ! Un dieu grec !
Comme je le disais, c’est le 3 ème concert des pontissaliens auquel j’assiste (Guerre du Son, Agité du local et ce soir) et je reste sur mon dernier report, rien ne peut les faire douter, leur Metalcore qui oscille entre Lamb Of God et August Burns Red fait mouche auprès du public, circle pit (ok petit circle pit car en tout il doit y avoir 70 personnes), pogo ! La petite photo avec le public, on y voit des têtes connus (au visage bien grimacé) !!
 
Le public profite de la pause pour tester la bière locale, La Clan, et le fameux sandwich Vegan (Le Houmous a bien rempli mon gros bide).
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The Maniax s’installe, et comme Assigned Fate, 3 ème concert … euh non 4 (Le bruit du renard, la guerre du son, le Swamp Fest – il était venu remplacé au pied levé – et ce soir). Alors bon je suis un peu moins attentif ce soir et j’écoute un peu façon bruit de fond. Leur Rock’n’roll aux influences Surf Rock s’écoute facilement mais entre fatigue et discussion avec des potes, mon avis ne sera pas totalement objectif. Et en plus j’ai pas pu prendre trop de photo, pourquoi autant de fumée les gars ?? Allez il me reste encore une date en décembre !
 
Et voilà la soirée touche à sa fin. Une première réussie pour l’association des Sapins. Orga au top, à manger (moins d’ail dans le houmous) et à boire, des bonnes conditions pour les groupes, aucun doute, il faut continuer comme ça !!
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En ces temps rudes, ne serait-ce qu’au niveau du climat, c’est emmitoufflée dans mon polaire que je vous propose de vous (re)plonger dans le WE des 6 & 7 septembre dernier, au bayou de Thise. Il est plus que temps, hein, oui je sais, et ça nous fera du bien ! Swampons de nouveau !!!

En cette seconde édition du Swamp Fest, Metal in Franche-Comté a eu l’honneur d’être invité par la chouette association Heavy Gators, y a tenu avec joie son stand et a pu participer à ces 2 jours de concerts. Avec 15 groupes au programme (contre déjà 12 l’an dernier !), 6 le vendredi, 9 le samedi, on savait qu’on allait être gâtés en décibels, d’autant que les styles musicaux étaient très cohérents (ouais, j’avoue, je ne suis pas fan du tout des festoches hétéroclites où il faut se farcir certains sets douloureux pour bénéficier de ceux qu’on attend…), nous emmenant sur toutes les branches du Rock’nRoll, du Blues au Stoner, punk surf, psychobilly et autre country touch…cohérent mais pas lassant ni lisse ! Je dirais même franchement parmi les meilleures prog’ que j’ai pu vivre cette année, et ptete même depuis plusieurs années. Je vais tenter de vous résumer tout ça…

Commençons par le vendredi 6 ! Arrivés à la mi-journée sur le site de l’aérodrome de Thise (une vaste plaine, plantée de quelques hangars typiques, et un immense parking), Jérôme et moi sommes chaleureusement accueillis et hop, on s’installe gentiment alors que les derniers préparatifs s’activent tout autour par une équipe de bénévoles motivée et bien cooool. Autour de nous, d’autres stands prennent forme : on retrouve notamment avec immense plaisir l’ami Laurent, alias Cigar Broc Guitare, le transformeur de tout en cigar box guitares dingues, et qui sooooonnent ! ; un stand de douceurs vegan qui nous a régalé lors des ptits creux ; des vendeurs de vinyls et d’objets rock; et j’en passe… Et tout le monde est heureux d’être là, un vrai plaisir partagé.

Vers 18h30, c’est sur scène que les hostilités commencent, et c’est le serial gig performer Fat Jeff qui s’y colle ! Qui mieux que lui pouvait donner le ton musical de ce festival à la sauce US ? Artiste local hyper actif sur toutes les scènes, festoches, caf’conc’, inlassablement il se donne toujours à 100 % en faisant vibrer tous ses guitares et cigar box guit’ (dont la plupart créées par Cigare Broc, qui en plus, en offre généreusement 2 à gagner par tombola), cadencées à la grosse caisse. Un set hyper bien mené, issu de son premier album que je recommande chaudement et grassement !L’heureux public déjà présent est dans le bain et sait à quoi s’attendre ensuite !

Enfin, pas tout à fait, car le duo qui se présente alors sur scène est plutôt atypique : venu de Suisse, One Rusty Band est constitué par un chanteur-guitariste (jusque là, normal) et par une performeuse de claquettes-percus bondissante, souriante, pleine d’énergie et de rythme (et là, c’est pas courant) ! Un spectacle incroyable, bien calé et surtout, plein de bonheur, leur complicité se sent et les sourires se propagent bien vite sur les visages autour. Greg, le one-man-band, empoigne guitare, ou, lui aussi, cigar-box guitare incroyable à base de radiateur, grosse caisse, caisse claire, ou encore harmonica, tandis que Léa, la tap danseuse acrobate illustre parfaitement le rythme, en utilisant même une wash board de temps en temps, quand elle ne fait pas le poirier… Un set de Dirty Blues Rock Tap’n Roll sautillant, bien gras mais bien gai ! Epatant, hâte de pouvoir les revoir, vraiment !

On vogue ensuite vers un Rythm’n Blues Rock, (plus « traditionnel et classique », si on compare avec ce qu’on vient de découvrir), avec le quatuor albigeois, looké bien class’ , The Money Makers. Un chanteur au piano, un guitariste, un batteur et un contrebassiste, et ça envoie du rock’n roll, en faisant le grand écart entre du Jump Blues, du Early Rock’n’Roll, voire du Swing . Du « ouuuh yeeaah » bien chaloupé, avec une reprise de Fat Domino glissée parmi le set, encore du son bien réjouissant et là aussi, un vrai plaisir visible sur la scène qui commence à se baigner de lumières, le soleil se couchant sagement (lui…). Devant la scène, la foule commence à bien se masser.

Surtout que le phénomène qui suit est parmi les « têtes d’affiche »…Voici donc l’heure de Reverend Beat-Man, lui aussi venu de Suisse, en solo, pour nous délivrer un set de son Blues Trash Rock’n Sauvage…Avec son fort accent suisse allemand, il propulse des paroles aux sons étranges, en one-man band encore, parfois carrément flippant, tout comme son crâne fumant littéralement sous les lights. J’avoue que là, perso, j’ai été un peu déboussolée, ahahah…Heureusement que j’étais bien protégée (notamment par ma capuche, (mais pas que !) parce que oui, ça flotte…arff). Mais c’est vraiment à voir, si vous n’avez pas peur du (space) blues trash achhhh so !

Le temps de se remettre de toutes ces émotions, et de retrouver ses repères dans le site désormais plongé dans la nuit qui a pris une toute nouvelle allure sous les lumières, et zou, il est déjà temps de rejoindre l’immense scène encadrée par les têtes d’alligators illuminées… Bayouuuuu !

Il nous reste deux groupes à découvrir pour cette première soirée, alors on y va gaiement et humidement, mais c’est pas graaaave !

Place au White Rattlesnake, deux jeunes gaillards savoyards, vachement énergiques, en mode batterie-guitare qui se répondent et s’additionnent, formant un Heavy Blues Rock bien goudronné ! Des titres nerveux, des reprises à leur sauce (« Oups I fucked it again… »), et même un Wall of Death sorti de derrière le bayou et sous les gouttes, et ils finissent carrément en slibards.. Un set bien dingue, mais tout comme l’ont été, à leur façon, tous les prédécesseurs.

Et vous vous en doutez, le dernier groupe à se produire sur scène ne ramènera ni calme ni sérénité, ce n’est absolument pas prévu chez les Heavy Gators, faut du mordant et de la carapace 😀

Alors plus rien ne nous étonne quand arrivent les Cannibal Mosquitos sur la scène swampesque. Où trône une batterie encadrée de 3 écrans cathodiques de télévision, avec des courses de voitures, des hot-rods, de vieilles séries (Shériff fais moi peur et ses cascades mythiques !)…. Trois créatures en salopettes orange vif, des casques avec des yeux hublots surdimensionnés, un bec pointu de moustique XXL, et pas de micro, car Cannibal Mosquitos, c’est de la Punk Surf Music purement instrumentale, dopée au sang plein de stéroïdes et autres hormones survoltées, renforcée par des samples farfelus et bien drôles parfois…On termine cette journée comme on l’a démarrée, avec un set inoubliable. Même si sur l’affiche du programme, on pouvait s’interroger sur le peu de noms de groupes « connus » (personnellement, je n’en connaissais que 3 sur les 15), je peux vous garantir, et je n’en avais au départ aucun doute, qu’on peut avoir totale confiance dans les choix musicaux des Heavy Gators, capables de dégotter, une fois de plus, pour la seconde édition, un panel exceptionnel de talents. Merci les gars pour ces découvertes ! Reste 9 groupes pour le lendemain.. ouais… c’est jouable 😀 Le temps de (revivre et ) vous rédiger tout ça, et je reviens vous raconter ce qu’on a vécu… Ce sont des dingues ces gars-là, et on aime les tellement !

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En cette soirée d’Halloween, je croise plus d’enfants déguisés avec leurs poches de bonbons que de métalleux dans le bourg de Nommay. C’est pourtant une grosse soirée qui s’annonce ! En effet, c’est au coeur de ce village que se tient le Beer Metal Fest, soirée organisée par Gigi, la tenancière du Pinky Bar. Au programme : 3 groupes locaux et de la bière à 1,5 Euros. Que demander de plus pour bien démarrer un week-end prolongé ?

Après une 1ère bière goulûment avalée, Metal Project entre en scène. Le café-concert n’est pas très grand. On paye donc le prix d’une grande intimité avec le groupe contre celui de ne pouvoir quasiment pas bouger tout le temps du set. Mais ce n’est pas grave, car on apprécie ces reprises de classiques metal dont le groupe s’est fait la spécialité.

Démarrage avec « Sad But True » de Metallica, puis quelques autres morceaux le temps de bien équilibrer la voix avec le reste de l’instrumentation. Quelques soucis de calage sur « For Whom The Bell Tolls » mais auxquels on ne prête grande attention tellement on prend du plaisir à l’écoute de leur répertoire varié, de « War For Territory » de Sepultura, à « Antisocial » de Trust

En guise d’intermèdes, le bassiste chanteur invitera le public à quelques « Pinky pêche »! Non, ce n’est pas un cocktail à la bière qu’il propose de nous offrir, mais bien une invictive à scander tous en choeur notre cri métal le plus puissant, et ceci à la gloire du Pinky bar. Excellente ambiance!

Le second groupe de la soirée est Dark Elder, dont c’était le 1er concert en public. Cela dit, ils ont dû répéter pas mal, car l’ensemble était assez bien calé.

Il s’agit là-aussi d’un groupe qui joue des reprises, mais un peu plus old-school. Quasi parité, avec une chanteuse et une bassiste, et 3 hommes pour les 2 guitares et la batterie.

De bons gros classiques : « Strong arm of the law » de Saxon, « TNT » et « If You Want Blood » d’AC-DC, « Flight Of Icarus » d‘Iron Maiden… Je ne vais pas me risquer pas à me déplacer (les places sont chères),et je passerai tout le set à côté de l’enceinte gauche.

Halloween oblige (?), le batteur jouera tout son set coiffé d’une perruque. Les autres musicos étaient beaucoup plus sages, mais tout aussi motivés et efficaces à propager de bonnes vibrations.

Aufinal, on passe un chouette moment, teinté d’un peu de timidité.

Le 3ème groupe sera  Insomnia, originaire de Haute-Saône, et créé en 2015. Plus de reprises, mais des créations originales pour ce groupe de metalcore. On pourrait s’interroger quand on voit que le groupe a griffoné sa playlist sur une boite à Pizza… Mais non, on a bien affaire à un groupe qui maîtrise sa partie ! Y compris côté luminaire où la bande a ajouté à la lumière rouge du Pinky un jeu de lumières changeantes et un stroboscope.

2 chanteurs : 1 pour le growling, et l’autre pour les parties claires. 2 guitaristes, 1 bassiste et 1 batteur. L’ensemble semble bien à l’étroit sur la scène du Pinky, mais ils réussissent tout de même à exprimer leur art et envoient grave du steak ! Le moment que j’ai particulièrement apprécié sera l’intro d’un des morceaux tout en legato… Un régal !

Merci Gigi du Pinky pour ce moment, et merci à Metal Project, Dark Elder et Insomnia.

Live report et crédit photos : Y.BRED

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Les festivals de l’été sont passés. C’est l’automne. Il fait frais et le temps est humide… Alors que faire pour se redonner un petit coup de boost ? Et bien aller faire un tour à l’Atelier des Môles pour faire de nouvelles découvertes métal ! Ca tombe bien, l’association Ultim’Atome a réuni 3 groupes ce soir (j’en profite au passage pour remercier Mickey, membre de l’association, de m’avoir accrédité pour cette soirée).

C’est le groupe Oxymorya qui ouvre les hostilités. Composés d’anciens membres du groupe Arcadia, ils sont originaires de Dannemarie (Alsace), et distillent leur métal mélodique/symphonique (voire prog. par moment)  depuis 2018. Ils ont 1 album à leur actif,  « Save your mind », sorti en mai 2019.

Il n’y a pas beaucoup de monde dans la salle, et le public garde plutôt ses distances avec le front de scène. Surpris par un premier contact visuel ? Effectivement, les costumes des artistes sont la première chose que l’on remarque : Ambiance steam punk ! Puis ce sont les vindictes saturées de la chanteuse (Soizic en bustier noir) qui vous saisissent ! Avec sa complice (Aurélia en robe blanche), elles forment un duo vocal intéressant, alternant ou mixant chant clair/lyrique et chant saturé de façon assez équilibré (pour ma part, j’aurais préféré un réglage micro qui aurait rendu encore plus agressif et prenant la partie saturée). Le groupe se dit d’inspiration Epica, Nightwish, Delain, Sirenia… Effectivement il y a de cela, mais tant sur le plan visuel que musical, je dirais qu’il y a aussi de l’inspiration, ou tout du moins de la connotation, avec Therion.

L’ensemble marche plutôt bien, avec une bonne présence scénique des musicos (face à face, mains levés, etc.). Malgré tout l’énergie du groupe, le public sera resté globalement en retrait. Seuls les enfants de la famille des musiciens (dûment équipés de casque anti-bruits) se seront finalement risqués en front de scène.

C’est ensuite le groupe Obsidium qui vient faire la bagarre!

Attention, c’est bien au groupe originaire d’Epinal que je fais référence (et non au groupe homonyme suisse). Leur mixture, à eux c’est le modern death metal (euh… que je trouve quand même bien technique quand même). Ils ont commencé à la préparer en 2013, et ont donné naissance à un 1er album « Lesson of Hatred » en 2017. Influencés par The Black Dahlia Murder et Beyond Creation, ils balancent un death technique des plus efficace.  Mais moi, c’est à Allegaeon qu’ils me font penser, notamment par leur côté « on se prend pas au sérieux », en témoigneront les mimiques que  prendront plusieurs des musicos lors du set  (tirage de langue du guitariste Julian, regard exagérément froncé sur posture crabcore de leur autre guitariste Sylvain, …).

Leur chanteur Yan n’étant pas là, c’est Maxime Keller, ancien chanteur des Smash Hit Combo et actuel de No season,  qui a assuré l’intérim, et qui débitera un chant des plus énergiques. La foule se rapproche, et la chaleur  a monté d’un cran. Les titres s’enchaînent avec une exécution impeccable.

Un mystère demeurera pour moi. La bassiste a joué tout une partie du set avec un sous bock recouvrant une partie de ses micros. Pourquoi ? Se servirait elle aussi de son  superbe instrument (basse 6 cordes, multi-scale, qu’elle tabasse sans mediator) comme d’une table de bar de voyage ? Lui poser la question sera une motivation supplémentaire à revoir ce groupe au plus vite !

C’est finalement au tour de Dysmorphic d’entrer en scène pour clore cette soirée.

Leur impressionant chanteur, habillé d’une chemise en soie noire, nous annonce qu’ils viennent de Tours pour nous asséner leur death metal technique. Il rentre très vite dans le vif, et sa chemise ne restera pas sèche bien longtemps!

Dysmorphic officie depuis 2008, et ils sont en effet bien rôdés. A leur actifs, 1 EP : « Dysmorphic » et 2 albums : « A Notion of Causality » et « An Illusive Progress ». Leur jeu est précis, et les musiciens très concentrés sur leurs instruments (un poil trop peut-être, mais pas étonnant me direz vous, car bien sûr on parle de death technique).

C’est véloce, les guitares déversent à souhait, les compos sont élaborées…  Mais je peine à bien rentrer dedans. Au final, j’ai tout de même passé un bon moment, mais sans doutes il m’aurait fallu une première découverte autre qu’en live pour réellement apprécier leur prestation. Pas grave ! La curiosité est aiguisée maintenant, alors je ferai les choses à l’envers.

Live report et crédits photo : Y.BRED

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Les Agités de la Comté, soirée organisée par Aim'Rock ! Report et photos ambiance par Jérôme, photos des groupes, Stéph !
Quand Aim’Rock appelle, Metal in Franche Comté répond présent !! En 3 ans, je pense qu’on a pas dû rater grand’chose, alors quand cette fois ils nous disent « on fait une soirée Metal », illico presto on rapplique !
Comme toujours, on est accueilli comme des rois, tout le monde est aux petits soins pour nous et ça fait toujours plaisir !
Donc ce soir, c’est Metal ! et du régional svp ! mais aussi du métal, la matière cette fois, avec les sculptures de Metal Transformeur, mais aussi les photos de Dark & Light !!
Niveau restauration, on boit de la Dan’s Beer !! Bon choix et comme souvent chez les Aim’Rock, le repas est végé !
Le public est par contre très clairsemé, dommage car du metal en Haute-Saône, ce n’est pas tous les jours.
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Le décor est planté, passons à la musique avec Tallulah qui nous vient de Belfort !! Première fois que je les vois. Leur Thrash aux multiples influences (Death, Doom, …) se laisse écouter, le son met un peu de temps à s’équilibrer. Les compos restent efficaces mais basiques, trop ? Il est vrai que l’originalité n’est pas le point fort des compos de Tallulah mais dans ce style, pas évident de l’être.

Swarmaggedon s’installe avec son backdrop géant !! Toujours à la recherche d’un deuxième gratteux, le groupe est lourdement pénalisé. Et ce soir, c’est double peine, la chanteuse est malade et le son va s’avérer catastrophique. Les samples sont bien trop forts, la batterie sous-mixée et parfois décalée. Les ingés sons n’ont pas su mettre en valeur le Death Mélodique des Bisonstins, c’est dommage ! Je préfère me garder en tête l’une de leur première date lors de la fête de la zik au Titty Twister, où le groupe avait montré un sacré potentiel !

 Ah Assigned Fate, déjà la 3ème fois depuis le début de l’année ! Et à chaque fois le même constat, où s’arrêteront-ils ? Même si l’album commence à dater, on ne se lasse pas de l’entendre ! Le deathcore (mélodique) des Pontissaliens fait mouche, et le public répond. Grâce à l’énergie de Seb, l’un des chanteurs, un petit circle pit se forme !! Qu’ils jouent devant 20 ou 200 personnes, ils assurent le show ! Indéniablement une valeur sûre du Metal franc-comtois qu’on aimerait un peu voir s’exporter !
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Finissons cette soirée avec les locaux de Membrane. Fort d’une tournée en Russie, le groupe est toujours dans la promo de son album « Burn your Bridges », album fort apprécié chez nous et dont les morceaux sont des monuments de lourdeur, de noirceur et tout ce qui peut finir en « eur » !! Le style s’apparente autant à du noise rock qu’à du Black Metal par moment, comme sur « At long last ». Néanmoins, la fin de soirée et l’endroit ne se prêtent pas trop à la musique assez intimiste de Membrane !!
Malgré quelques couacs de son, un manque de public (une mauvaise habitude en ce moment, ça devient parfois incompréhensible), ce fut une bonne soirée !! Merci Aim’Rock !
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