Comme beaucoup, quand j’entends parler d’Azziard, je pense à des Black Metalleux en chemise avec des médailles militaires. Mais ce groupe a beaucoup évolué depuis l’album « 1916 ». Cela s’expliquerait facilement par de nombreux changements de personnels et une évolution logique dans une carrière commencée en 2001

Ce nouvel opus sort donc fin d’année 2017 sur Malpermesita Rec avec un son tout droit sorti du Vamacara Studio (plus besoin de présenter le studio qui rivalise avec les plus gros du genre en Europe). Un son qui permet d’apprécier la musique des groupes a sa juste valeur. J’en ai fini avec les cirages de pompes (sincères car je n’ai rien à y gagner).

On parlait d’évolution tout à l’heure. Elle est déjà musicale. La brutalité de « Vesanie » est toujours présente mais on note de plus en plus de passages mélodiques. Le groupe n’hésite pas à poser quelques solos comme sur « Archetype » – morceau où Julien Truchan apporte sa voix si particulière.

Musicalement on est souvent dans le Black Metal mais la richesse des influences du groupe est assez énorme. On peut y trouver du Death, du Thrash avec quelques pointes de Doom !

Cela donne un savant mélange brutal, torturé et qui plus est, hurlé dans un Français compréhensible. Finalement Azziard a su continuer ce que faisait Seth à l’époque de « The Excellence » tout en y rajoutant la folie d’un Shinning.

En fait je me suis très souvent fait la remarque que « Metempsychose » est un album très proche de ce que peut faire Behemoth.

Pour ce qui est du concept, là aussi, le groupe a affiné ses propos. Déjà sur « Vesanie », la réflexion s’articulait sur la psychologie, les maladies mentales, Azziard traitait du retour d’un soldat de la première guerre dans la vie de tous les jours, rongé par ce qu’il avait vécu. C’est surement après avoir passé du temps à travailler sur les psychoses que A.S.A  a choisi d’utiliser l’œuvre de Carl Gustav Jung pour ce nouvel album. Pas surprenant aussi de retrouver Julien Truchan sur un album aussi thématique, le chanteur de Benighted étant plutôt calé sur le sujet.

Conclusion toute simple, mon désespoir sur la scène Black Metal Française vient définitivement de prendre fin ! Après une période où je trouvais tout ce qui sortait mou du genou et surtout sans aucune âme, Azziard me confirme le retour de la Scène Française !

1. Premier Jour
2. L’Enfer
3. L’Anachorète, Dies
4. Ascension
5. Le Meurtre du Héros
6. Second Jour
7. Archétype
8. Unus Mundus
9. Psyché
10. Le Sacrifice
Total running time: 52:03 (CD)

https://www.facebook.com/azziard

www.malpermesita.com

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Savage Annihilation, disons qu’avec un nom comme ça, nous sommes prévenus, il n’y aura pas de place ici pour la musique d’ascendeur. Pourtant après une intro en chant féminin tout en douceur, on se ferait presque avoir. Mais le groupe est malin, c’était pour mieux nous asséner son Death Metal à l’ancienne dans la gueule la seconde d’après.

Après un premier album en 2012, les Français (membres aussi de Brennkelt dans un autre registre) reviennent avec « Quand s’abaisse la croix du Blasphème ». La particularité du groupe, oser le chant en Français sur du Death Metal !! Et sans aucun doute, c’est une sacrée bonne idée ! Car le chant de David se marie à merveille avec le Death Metal, à tendance brutal.

Avec un son bien à l’ancienne (mais de bonne qualité, Le Studio Vamacara arrive vraiment à s’adapter à tous les styles), Savage Annihiliation restitue l’ambiance morbide du Death Metal que des Morbid Angel et autres Immolation ont créé. Des riffs gras, des breaks, une voix d’outre tombe. Alors, on peut largement reproché au groupe de ne pas avoir trop quitté le sillage des groupes pré cités mais comme pour le Black Metal, à quoi bon vouloir toujours innové et dénaturé un style !

Franchement, écoutez le titre « Organe après Organe » !! tout y est pour le fan de Death Metal ! Même le petit solo ! Et surtout, ici le coté antireligion est bien présent !!

Alors, si vous en avez marre de faire tourner « Covenant » ou « Dawn of Possesion », jetez vous sur ce cd produit par Xenokorp !

2. Par-delà les dunes de cadavres
3. Quand s’abaisse la croix du blasphème
4. Organe après organe
5. Hyrreit
6. Le tombeau de l’atrocité
7. When the Slayer Bangs His Head (uniquement sur la version vinyl)

Bandcamp
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Mes petits Strasbourgeois préférés sont de retour avec un 2 ème album. Iron Bastards avait marqué les esprits avec « Boogie Woogie Violence », sortie en 2015, un très bon premier jet qui montrait déjà les capacités des Bastards à balancer du riff Rock’n’Roll.

Retour donc en 2016 (ouais une chronique vachement d’actu donc) pour « Fast And Dangerous », qui commence sur les chapeaux de roue  avec un titre éponyme ! Si l’influence Motorhead (la voix de David reste très proche) est toujours présente, on sent que le groupe a fortement affiné son style.

Et dès le deuxième morceau, on s’envole vers un Rock’n’Roll encore une fois proche d’un « Another Perfect Day ». Pas facile de faire une chronique de l’oeuvre des Bastards sans parler de Lemmy car son ombre plane toujours.

« Rock ‘O Clock » et « The Princess & the Frog » ont une touche plus 70, laissant plané des influences plus Hendrix par moment lorgnant vers The Sweet tout en gardant le Speed Metal de Motorhead

« The Wise Man » donne l’occasion de souffler avec des solos très blues, un rythme plus calme qui permet d’apprécier les qualités musicales du trio.

Mais on ne souffle pas longtemps car « Out of Control » reprends aussi vite que les titres précédents ! Avec Iron Bastards on est là pour bouger, aucune doute. Ce titre, malgré sa vitesse, m’a fait penser à du Elvis. Preuve que les Strasbourgeois font avant tout du Rock’n’Roll

« Sarcasm » n’est pas le titre qui m’a vraiment boté sur l’album, allez savoir pourquoi car les breaks sont bons, les solos aussi mais je n’ai rien ressenti

Alors que « Born on The Wrong Side » a lui montrer une nouvelle facette du groupe, un petit passage à l’Harmonica que n’aurait pas renier notre Dieu et qui s’est fortement bien intégré dans le morceau.

Arrive un double morceau qui commence par « Ballbreaker Number One » qui est assez dans la veine du reste de l’album alors que « The Snake is the Sky » montre presque des influences plus heavy la Maiden, des riffs à la AC/DC

Putain c’est passé vite !! trop vite peut être mais bon déjà 38 min de Rock’n’Roll c’est un bon timing et pour finir, voici que déboule mon titre préféré « Vintage Riders » avec un refrain à gueuler avec une bière à la main ! Encore un Solo de l’autre David du groupe tout bonnement orgasmique, j’ai fait du air guitar devant le pc sur ce titre !

Alors oui, l’ombre de Motorhead plane toujours, mais elle commence à laisser sa place à un groupe unique en France, de part sa qualité musicale, sa capacité à tourner (putain une tournée des pubs anglais, faut avoir des couilles) alors franchement il est grand temps pour vous d’aller écouter cet album, et celui d’avant ! Et qui sait, peut être les verra t on sur nos terres cette année.

https://www.facebook.com/ironbastardsrocknroll/

https://hellprod.bandcamp.com/album/fast-dangero

01.Fast & Dangerous

02.The Code Is Red

03.Rock ‘O Clock

04.The Princess & The Frog

05.Out Of Control

06.The Wise Man

07.Born On The Worn Side

08.Sarcasm

09.Ballbreaker Number One

10.The Snake Is The Sky

11.Vintage Riders

Chez FDA Records (Allemagne)

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derealizedDerealized, surement le premier groupe (avec Ignis Fatuus) dont j’ai entendu parler à la création de MIFC. Et pendant longtemps, j’ai cru qu’ils avaient déjà au moins 1 album au compteur. Quel ne fut pas ma surprise en voyant débarquer finalement ce premier CD ! Mais sans vous faire languir, cela valait le coup d’attendre, c’est une véritable tuerie ! Je pourrai finir la chronique là mais ça serait une sacrée arnaque !

Je m’en vais donc vous dire en 5 points, pourquoi cet album surpasse toutes mes attentes.

 

1er point : Le son !! Enregistré au Rockbox et mixé/masterisé au Vamacara studio, il est d’une pureté, d’une puissance qui se rapproche du travail de ce qui a été fait sur le dernier Aborted, voir le dernier Dark Funeral en moins étouffé quand même.

2ème point : Les compositions ! Longtemps j’ai fait une allergie au Black/Death Metal, allez savoir pourquoi … je digérai seulement Dissection. Mais depuis j’ai bouffé de nombreux groupes mêlant les 2 styles. Ici que Nenni, la brutalité du Death se conjugue avec la noirceur du Black sans jamais sombré dans la facilité. Les titres s’enchainent sans provoquer l’indigestion de riffs, ils sont délivrés avec parcimonie. Résultat : un plat nourrissant et goutu. J’en finis là avec mes métaphores culinaires mais j’avoue avoir toujours comparé la musique et la cuisine car on a vite fait de bousiller un repas en ajoutant trop de sel.

3ème point : La qualité de la section rythmique ! Je parle toujours en ancien bassiste (piètre bassiste mais bassiste quand même) mais j’ai toujours mis un point d’orgue à ce qu’elle soit au top. Sans cette base, impossible de réussir un bon titre. Et ici, le batteur impressionne. Je sais que ce n’est pas bon pour ces chevilles mais il tabasse sévère, alternant les blasts et les passages plus mid tempo. Il propose un jeu de double suffisamment varié pour ne pas irriter les oreilles. Le bassiste n’est pas en reste, le démarrage sur le titre « Isolation Poetry » mais donner un petit orgasme, et je lui décerne quand même la palme pour suivre ce « bubu ».

4ème point : Les mélodies ! Car oui on parle brutalité de la section rythmique, mais tout de même il ne faut pas oublier la qualité des compositions. On discerne bien les parties techniques, qui lorgne parfois sur le Thrash, comme sur « Hollow » par exemple. Le titre éponyme est sans nul doute, le morceau le plus réussi, avec une outro tout en chœur

5ème point : Le chant ! Je sais, la politesse aurait été de parler de Madame en premier mais j’ai préféré garder le meilleur pour la fin. Car au chant, on retrouve Myriam dont le chant va purement vous scotcher. Elle dégage une puissance que beaucoup d’hommes ne peuvent égaler. Dans un registre plus Death que Spleen de Malevolentia, elle arrive néanmoins à varier les intonations.

Je pense que j’arriverai à trouver encore 2 ou 3 points pour expliquer que cet album est une petite pépite, la pochette par exemple réalisé par Sylvain « Razorimages » Lucchina et le layout par Mythrid Art. Le fait qu’il sorte sur un label qui monte, Finisterian Dead End. Ou bien encore qu’il existe une version collector dans un coffret bois.

N’en jetez plus, j’ai ma dose :!

https://www.facebook.com/derealizedband/

derealized-bois

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lustrationEt bien cela fait un bail que je n’ai pas chroniqué une production venant de Forgotten Wisdom Production, au moins 10 ans et le dernier Litanies infernales (oui oui un fanzine papier).

Forgotten Wisdom, label Jurassien ayant déjà sorti moult et moult CD, K7, Vinyl (ça va de Sabbat à Belenos en passant par Superchrist, c’est dire les goûts musicaux du gazier ) venant de groupes des 4 coins du monde. Aujourd’hui ça sera l’Australie avec Lustration.

Groupe de Brisbane (au pays des Kangourou donc) existant depuis 2008, ils en sont à leur deuxième album.

Bon premier point, il y a de l’amélioration par rapport à leurs premiers titres, qui étaient très … comment dire … raw … enfin surtout pas très en place !! Le batteur devait  avoir commencé il y a peu ! Pour le coté Raw, il est toujours présent mais c’est foutrement amélioré afin de faire ressortir quelque chose de tout se foutoir !

Et ce qui ressort ce sont des morceaux comme « Fading Lights of Atlantis » (presque 10 minutes au compteur) qui montre une facette bien plus intéressante que les autres morceaux, avec un riff qui rentre bien dans le crâne comme pourrait le faire leurs compatriotes de Destroyer 666 ou bien encore Revenge. Et dans le même album, Lustration nous assène un titre brutal « Reaper », court (1,43min) digne lui de ce pouvait sortir Arkhon Infaustus à ses débuts.

Et quand le rythme se fait plus calme, comme sur « Tears of Tiamat » ou « Vimana » on pense à Beherit ou Barathrum. Et si on donne dans l’archéologie, « Antero Dipunen » nous renvoie carrément aux prémices du Black Metal et un album comme « Deathcrush.

Les points forts de cet album, cette basse vrombissante, cradingue, un chant (euh hurlement) totalement noyé dans la disto et la réverb, des compos certes d’un autre age mais qui arrivent largement à nous faire ressentir quelque chose, à des années lumières de ce qu’on essaye de nous faire bouffer en Black Metal à l’heure actuelle.

Lustration c’est la preuve que les années 90 ne sont pas mortes !

 

1. Black Tetrahedron (3:07)
2. Reaper (1:43)
3. Tears of Tiamat (7:04)
4. Vimana (3:41)
5. Jesus Bethlemitus Maledictus (5:14)
6. Fading Lights of Atlantis (9:39)
7. Antero Vipunen (In Gods Trance Hour) (1:38)

 

Facebookhttp://www.facebook.com/pages/Lustration/58980944458

Forgotten Wisdom Productionshttp://www.forgottenwisdomprod.com/

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Judas Priest est une légende du heavy métal, appréhender une chronique de ce groupe est intimidant. Nous ne pensions pas les revoir dans la mesure où ils nous avaient offert une tournée d’adieu, mais visiblement les Judas Priest n’ont pas encore tiré leur révérence et comptent bien nous en mettre encore plein les oreilles. Il s’agit d’un live donné le 01 er août dernier au Wacken Open Air qui a suivi le 17ème album « Redeemer of Souls ». Cette tournée est la plus grande du groupe depuis c’est début. En effet, ils ont effectué 130 shows dans 33 pays différents. Une tournée donc complètement hallucinante. J’ai pu profiter de cette tournée au Hellfest 2015, ce fut un grand moment . Le groupe n’a pas perdu de son charisme avec son chanteur Rod Haldford.

 

Folder

 

Ce live est donc composé de 15 titres live et 03 titres bonus. L’intro de quelques seconde nous met dans l’ambiance. Le concert commence véritablement avec le titre « Dragonaut » de l’album REDEEMER OF SOULS et c’est parti pour du bon son heavy. Le groupe est vraiment bon en live. Dire qu’il y a de l’énergie est un euphémisme tellement le déluge de métal est appréciable. De leur dernier album nous retrouvons également « Halls of  Valhalla », « Redeemer of Souls ».

« Metal Gods » et « Breaking The Law »de l’album BRITISH STEEL de 1980, leur son n’a pas d’âge et ne prend pas une ride, c’est tout simplement affolant.

Place ensuite à « Devil’s Child », « The Hellion », « Electric Eye » et « You’ve Got Another Thing Comin’ de l’album SCREAMING FOR VENGEANCE de 1982 bien représenté dans ce live. J’ai une furieuse envie de danser comme une dingue dans mon salon. Ils savent vraiment faire le show. Les mélodies sont hyper accrocheuses, les solos une tuerie. Le combo reprend un titre de l’album de 1976, SAD WINGS OF DESTINY « Victim of Changes ».

Nous retrouvons également « Beyond The Realms Of Death », de l’album STAINED CLASS de 1978, puis « Jawbreaker » de l’opus DEFENDER OF THE FAITH de 1984. Hell Bent for Leather de leur album éponyme de 1978.

Et pour terminer ce live, le groupe nous offre un super « Paintkiller » de l’album éponyme de 1990.

Je recommande ce live pour les fans de Judas Priest, vous allez vous régaler. L’énergie du groupe est préservée malgré les années, pour mémoire le groupe a été fondé en 1969. Ces groupes sont tout simplement hyper impressionnant.

Bonne écoute à vous amis metalleux!!!!!

Xena

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