Nom du groupe

End of Mankind

Album

Antérieur à la lumière

Label

Mallevs Records

Date de sortie

novembre 2020

LA NOTE
7.5/10

Né des cendres (bon ok rallumées depuis) de Eternal Majesty en 2015, End of Mankind avait déjà sorti un album convaincant en 2019 « Faciem Diaboli », un pur condensé de Black Metal Old school mais avec cette touche presque typiquement Française.

Cette foutue COVID ayant mis à terre les concerts et autres festivals, le groupe en a profité pour bosser sur un nouvel opus qui a été mis en boite très rapidement au mois de Juin 2020. Et nous voilà, en novembre 2020, avec « Antérieur à la lumière ».

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer les mots d’Albert Camus (lors de son discours de réception du prix nobel de littérature), qui servent ici à l’introduction de ce nouvel album car ils ont eu une saveur presque actuelle.
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d’elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir.

Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu’elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance. »
Passons maintenant à la partie musicale qui montre bien que les musiciens connaissent bien leurs classiques. Car « Antérieur à la lumière » fait la part belle au Black Metal des débuts avec des ambiances qu’on retrouve sur les premiers Emperor ou Satyricon, un mélange de brutalité et de mélodie. Cette dualité est finalement la trame de cet album, basé sur le travail de Pierre Soulage (peintre né en 1919 et toujours de ce monde) dont le morceau « Outrenoir » en est l’expression la plus précise.

Le groupe n’hésite pas non plus à utiliser des instruments que l’on trouve rarement comme le Saxophone, comme sur « Opponent Deity ».

L’album se termine sur un morceau presque Jazzy, « le Boël ».

Maintenant qu’Eternal Majesty est de retour, on se dit finalement que les membres du groupe ont bien fait de prendre chacun une destination différente, cela nous permet d’avoir 2 styles de Black Metal. A vous de choisir … ou pas.

Line-up:
Anxiferath : Vocals Goulax : Guitar Nesh : Guitar Volodia : Drums Gasha: Bass

Nom du groupe

Ferriterium

Album

calvaire

Label

epictural production

Date de sortie

janvier 2021

LA NOTE
7.1/10

Le moins qu’on puisse dire est que Raido ne manque pas d’inspiration et que chaque nouvelle production montre une progression significative. « Le Dernier livre », l’opus précédent, est sorti en 2019 et proposait déjà des titres aboutis dans un style Black Metal Mélodique. Si à l’époque je trouvais que certains morceaux manquaient d’originalité et que le son n’était pas assez puissant, sur ce nouveau CD, ces remarques n’ont plus lieu d’être.

Le son déjà, le mixage a été confié cette fois Mario Dahmen, (Evangelion, Magoth) et il permet de bien profiter de toutes les mélodies que propose Raido quelles soient sur la partie rythmique ou bien sur la guitare solo. Rajoutons à cela une batterie (tenu par Thyr, guitariste de Iron Flesh mais aussi ancien batteur d’Otargos) bien mise en avant, ce qui manquait à l’album précédent.

La suite, ce sont 4 titres entre 9 et 12 minutes de Black Metal Mélodique où alternent passages en Blast Beat furieux, épique même et des parties plus mid tempo. On pourrait avoir peur de l’effet soporifique d’un titre dépassant les 10 min mais il n’en est rien. Tout est utile au morceau, pas de remplissage inutile.

La pochette a été réalisée par Sözo Tözo, artiste-peintre de son état, dont les œuvres vont, je pense, ornées de plus en plus de pochettes. La mise en page de l’artwork a été faite par Ars Goetia.

Raido : All musics

Nom du groupe

Mercyless

Album

Sovereign evil

Label

Xenokorp

Date de sortie

octobre 2020

LA NOTE
8.6/10

En cette fin d’année remplie d’événements musicaux de diverses catégories, concentrons nous sur la catégorie positive car voici un autre bon événement lié à Mercyless et à son très bon dernier album « The Mother of All Plagues » sorti en Août dernier et distribué par XenoKorp: le groupe a également sorti un EP bonus ce 23 Octobre en digital et en vinyle 12″ intitulé « Sovereign Evil » (également distribué par XenoKorp) contenant quatre reprises respectivement de Hellhammer (pré-Celtic Frost), Venom, Possessed et Motörhead, des groupes cultes et très importants pour les musiciens d’origine de Mercyless, comme le dit Max (chanteur/guitariste du combo, membre fondateur et seul membre d’origine à toujours être dans le groupe depuis 1987): « Concernant les reprises on aurait pu rajouter des reprises de Death, Asphyx, Slayer…. Etc…. (que l’on faisait il y a quelques années) Mais on a voulu mettre des groupes qui ont fait pourquoi ont fait cette zique aujourd’hui.

C’est avant tout un hommage (tu as du remarquer que l’on reprends les morceaux à l’identique !) ces groupes sont à la base de tout et sont nos plus grandes influences: les débuts du death avec Possessed…. Le rock’n roll de Lemmy sans compromis…. Le côté evil de Venom….. Le style black torturé de Hellhammer des années 80’s…!

Alors oui ces groupes représentent encore aujourd’hui une influence et une direction musicale toujours ancrée en nous !»

Il ne fait aucun doute que Max sait de quoi il parle !

 

Attardons nous dès à présent sur ces quatres reprises.

 

L’opus s’ouvre avec « Third of the Storms (Evoked Damnation) » qui apparait sur la troisième et dernière démo cassette des suisses de Hellhammer sortie le 31 Décembre 1983 et surtout qui ouvre originalement leur EP culte « Apocalyptic Raids » sorti le 7 Mars 1984, peu de temps avant que le groupe ne devienne les plus connus Celtic Frost !

 

Voilà un hommage bien rendu à Hellhammer non seulement par la présence d’un morceau d’ouverture en ouverture de cet EP de reprise mais surtout par la prestation de Mercyless qui a fait de ce morceau originalement speed/black metal première vague à tendance punk, une version bien plus black/thrash et lourde à leur sauce tout en restant fidèle à la version originale:

Le chant de Max est loin de ressemble à celui de Tom G. Warrior (excepté pour les « Ugh! », une sorte de signature de Tom)  mais cela ajoute d’avantage d’originalité, la batterie reste classique, simple mais efficace tout comme les guitares et la basse, il n’y a rien d’ajouté ou d’enlevé, quelques petites modifications par-ci par-là mais uniquement dans le but d’apporter un plus au squelette du morceau qui au final bouge bien, envoie bien et est très plaisant à entendre pour votre serviteur, passionné incontesté de metal old school des 80s!

 

Ensuite c’est au tour des pionniers du black metal, ceux qui ont instauré le son, l’esthétique, les thèmes et l’attitude de la première vague black metal: les anglais de Venom !

 

« In League With Satan » sorti en 1981, premièrement en face A du single « In League With Satan/Live Like an Angel, » le 19 Avril puis sur le premier album culte de Venom « Welcome to Hell » sorti un peu plus tard la même année en Décembre, un morceau culte bien que pas aussi connu que le classique ultime du groupe qu’est le bien nommé « Black Metal » tiré de l’album du même nom qui sortira l’année suivante.

La version de Mercyless est vraiment très fidèle à l’originale, la voix de Max sonne comme une version mieux maîtrisée et plus heavy de celle de Cronos, pour les guitares, la version Mercyless est un demi ton plus grave ce qui contribue à ce que la version originale et la reprise se ressemblent encore plus que les autres morceaux repris, quand au son, les grattes de Mercyless sont bien plus Metal que celles de Venom mais sans surprise car 39 ans séparent ces deux versions les moyens n’étaient pas les même, cela dit techniquement parlant, Max et Gautier Merklen n’ont rien a envier à Manthas, les solos sont plus en place que ceux de Manthas à l’époque !

Quand à la batterie, Abbadon n’est pas réellement un batteur fantastique bien qu’il ai son style, Laurent a très bien repris les parties de batterie, en les actualisant un peu de son style, classique mais efficace !

Encore un bon morceau, celui que j’aime le moins de cet EP mais un très bon cru tout de même, il s’agit tout de même de Venom repris par Mercyless après tout !

 

Maintenant, un classique ultime de la scène metal extrême mondiale, tiré d’un album indispensable pour tout metalleux qui se respectent: Possessed, groupe américain formé en 1983 à San Fransisco, considèrés à juste titre comme les pionniers du death metal !

Chuck Schuldiner (Death) lui-même reconnais qu’il fût très influencé par Possessed, ces derniers n’ont jamais eu la grosse tête au sujet de leur grande influence sur toute la scène death des années 80, 90 et même actuelle!

Et leur activité toujours d’actualité aujourd’hui prouve que le death metal contrairement à son nom je meurt jamais.

 

« The Exorcist » est tiré du mythique premier album du groupe « Seven Churches » sorti en 1985, il s’agit du morceau d’ouverture de l’album, un album dantesque que vous devez écouter si cela n’est pas déjà fait.

Mercyless fait l’impasse sur l’intro originale reprenant « Tubular Bells » de Mike Oldfield (plus connue pour être le thème de « L’Exorciste », film d’horreur culte sorti en 1973) et rentre directement fans le vif du sujet en balançant sans attendre le gros son.

Ah, que c’est bon d’entendre ce morceau génial !

Ce feeling Thrash, ce son Black et cette technique Death, disons le ça tue !

Michel a personnalisé beaucoup des parties de batterie originales de Mike Sus ce qui accentue le côté Thrash/death classique mais qui enlève un peu de l’originalité des parties d’origine (des parties de batterie qui swingent dans le death metal, vous en connaissez beaucoup vous ?)

Bien sur niveau prestation le groupe est bien plus calé dans le rythme que Possessed à l’origine mais cette instabilité de tempo avait son charme, c’est ce qu’on a tendance à apprécier dans le metal extrême old school, cette imperfections, cette authenticité, ce charme qu’on perd aujourd’hui, la version Mercyless a tout de même son propre charme, les solos sont vraiment superbes, le chant caverneux de Max imitant le style de Jeff Becerra est vraiment puissant, il parvient très bien à sonner comme lui, d’une façon plus torturée, plus death (un soupçon de Chuck Schuldiner des débuts de Death en plus grave je trouve), ça le fait carrément !

Une très bonne version d’un morceau culte, c’est mon titre préfèré de cet EP.

 

Pour finir, un groupe tout aussi particulier que les trois autres et dont l’influence ne ressent pas autant dans la musique de Mercyless mais qui ironiquement a beaucoup contribué à influencer les trois autres combos repris sur l’EP: j’ai nommé Motörhead, la bande à Lemmy, le dieu du Heavy Rock’n’roll !

Alors Motörhead, en plus d’être l’un des rares groupes à pouvoir réunir les punks, les Metalleux et les rockers sous le même chapiteau, c’est un groupe qui a énormément contribué au metal, de par son alliance du punk avec le Hard rock et le heavy metal qui ont donné naissance au speed metal, que ce soit la voix rauque et si distinctive de Lemmy, proche du chant guttural par moment, son son de basse saturé et son jeu proche d’un jeu de gratte,

ou encore l’attitude du groupe mêlant les clichés du rock,du punk et du metal réunis, Motörhead a marqué plusieurs générations de metalleux qui se sont inspirés de la bande à Lemmy pour la plupart créer le black metal, le thrash mrtal, le speed metal, le crossover thrash et j’en oublie.

C’est « Go To Hell » qui est à l’honneur pour représenter l’hommage de Mercyless à Motörhead et surtout à Lemmy, deux entités qui furent rapidement indissociables tel Death et Chuck Schuldiner ou Van Halen et Edward Van Halen (paix à leur âme), ces groupes peuvent se résumer à leur fondateur et seul membre constant.

« Go To Hell » est tiré du décrié cinquième album du trio « Iron Fist » sorti en 1982, après le désormais mythique « Avec of Spades » sorti deux ans plus tôt.

« Iron Fist » est le dernier album avec le guitariste historique du groupe « Fast » Eddie Clark qui partiras pour causes de conflit avec ses confrère pour des raisons financières.

 

La version de Mercyless est vraiment cool, Yann Tligui a sorti une bonne disto pour sa basse à l’occasion, pas aussi caractéristique que celle de Lemmy mais tout de même que serait du Motörhead sans basse distordue ?

Les grosse guitares accordées en standard C font de ce morceau à l’origine très Heavy’n’roll, un morceau bien plus Heavy metal et ça sonne vraiment d’enfer, 

Le son est vraiment top et nous avons l’apparition d’un invité sur cette reprise de Motörhead en la personne de Stéphane Viard, Guitariste historique de Mercyless dont il est l’un des membres fondateurs mais qu’il a du quitter en 2014 suite à des problèmes d’acouphènes trop réguliers, il est depuis régulièrement invité sur scène et sur les opus studio du groupe pour gratter quelque accords et solis sur quelques morceaux, -sur « The Mother of All Plagues » notamment, j’avais oublié de parler des gratteux invités.. Mea Culpa ! Il y’avait outre Stéphane: Florent Santina (Abyssal Ascendant), Michel Dumas (Agressor, ex-Mutilator/Mutilated) et Anthony Derycke (Catacomb)-.

présentement c’est sur cette reprise de Motörhead que Stéphane pose un petit solo bien Rock’n’roll, tel que Phil Campbell le jouerais dans Motörhead.

Le chant de Max est assez proche de celui de Lemmy (surtout dans les aiguës) la plupart du temps le chant garde la touche personnelle de Mercyless ce qui n’est pas pour déplaire au contraire !

Une bonne version plus metal d’un morceau du Motörhead du début des années 80, parfait pour clôturer ce petit EP initialement sorti sur une version 2 CD de « The Mother of All Plagues » et qui est sorti seul en octobre, c’est mon deuxième titre préféré de Sovereign Evil,net ce fût un agréable retour aux sources dans les années 80, cet homme de Mercyless à leur héros qui mes influences depuis plus de 30 ans est une démarche vraiment cool et nous pouvons quasiment être certain qu’une suite à ce petit quatre titre verras le jour à l’avenir !

 

Concernant la production, elle est relativement authentique: pas surproduite, très bonne malgré quelques changements de sons de gratte en plein morceau de temps à autres, un simple détail certes mais qui me fait me questionner sur son origine.

Ces détails contribuent toutefois à l’authenticité du son de Mercyless, l’inverse de beaucoup trop de groupes aujourd’hui qui perdent une authenticité que beaucoup d’entre eux ne connaîtront malheureusement jamais au détriment d’un son trop lisse, trop commun et vite lassant.

Le tempo est parfois légèrement bancal mais c’est loin d’être un défaut au contraire, c’est ce qui fait que la musique est vivante, que c’est vrai et honnête envers l’auditeur: pas de retouches, pas de fake, juste de la bonne musique.

C’est incontestablement une partie de leur hommages à ces groupes qui jouaient sans vouloir jouer comme des machines réglées au click mais tout simplement comme des êtres humains.

 

Pour finir, un très bon EP qui selon moi s’écoute trop vite mais c’est un bonus basiquement et l’initiative de Mercyless est vraiment chouette, reprendre des groupes qui nous ont marqués au point de leur rendre hommage c’est beau, d’autant plus qu’en plus du plaisir que ces messieurs ont pris à jouer et enregistrer ces morceaux, les fans old school seront ravis de redécouvrir ces morceaux cultes dans une autre version et les plus néophytes qui découvrent le style découvriront les groupes précurseurs qui ont permis à des groupes comme Mercyless de voir le jour, sans eux Mercyless n’existerait peut-être pas, pareil pour bien d’autres groupes, ne l’oublions pas !

Line Up

  • Max OTERO – Guitars & Vocals

  • Gautier MERKLEN – Guitars

  • Yann TLIGUI – Bass

  • Laurent MICHALAK – Drums

Nom du groupe

OVTENOIR

Album

FIELDS OF FIRE

Label

CONSoULING SOUNDS RECORDS

Date de sortie

23 OCtobre 2020

LA NOTE
8/10

Un « Phantom » post-apocalypse-confinement du fond des bois

A la première écoute du 7 titres de Ovtrenoir, on est saisi par l’atmosphère qui se dégage de cette galette.

Une envie d’écouter ces morceaux très fort, histoire de se faire écraser par leur climax doom-mid-tempo. Je ne peux résister à l’envie de préciser que Ovtrenoir me rappelle doucement des groupes comme The Ocean, Isis _ evidemment, avec une pointe de feu_Hollow Corp. Et j’espère ne froisser personne quand je pense à Joe Duplantier de Gojira pour la voix.

Il y a quelque chose d’imparable, de submergeant dans la musique d’Ovtrenoir, d’où l’idée d’écouter aux écouteurs, en balade de forêt, nuit couchant, température glaciale, la solitude du confinement venant parachever le sentiment qui se dégage (pour moi) de ce disque.

Mais d’où sort cette prod’ si bien léchée ?

Formé en 2013, on retrouve dans le groupe 4 zikos, dont des anciens de The Great Divide (dont je suis ultra fan au passage).

Un premier EP en 2016, un rapide single en 2018, puis sort ce « Fields of Fire ».

Bon, ils ont poussé le détail jusqu’à aller enregistré chez l’illustre Francis CASTE du Studio St Marthe (Regarde les hommes tomber, Bukowsky, Hangman’s Chair, The Great Divide [sic]…).

Forcément, le tout sonne quand même grave, la composition aussi, le tout en restant presque un trop cohérent avec le reste de la disco du groupe niveau sonorités. On a envie d’un peu de mid-high-tempo à des moments.

On a clairement envie d’aller couper des arbres morts un soir de post-apocalypse. Les visuels sont beaux, l’atmosphère sombre transpire du graphisme d’ensemble.

C’est, dans le style, un exercice globalement très réussi.

Line-up du groupe :

  • WILLIAM LACALMONTIE : Guitar, Vocals
  • DEHN SORA : Guitar, Drones, Theremin, Back vocals
  • JULIEN TAUBREGEAS : Drums
  • ANGELINE SEGUELAS : Bass, Back vocals
Nom du groupe

Invaders project

Album

majestic 12

Label

autoproduction

Date de sortie

2020

LA NOTE
8/10

Avec cet album instrumental, Invaders project nous plongent en 1947, en plein cœur de l’affaire Roswell, bien loin de leur pays de Montbéliard. Influencés par Tool et Gojira, ils nous immergent dans une ambiance envahissante avec des riffs saisissants.

L’album est découpé en 4 chapitres composés à chaque fois d’une narration suivie de 2 chansons :

 

Le premier chapitre est assez groove, avec de belles mélodies où l’on sent bien l’influence de Tool avec quelques apparitions de sons de films de science-fiction comme des espèces de lasers ou des sonorités extra- terrestres. Pour parler un peu technique, la guitare est généralement en clean ou avec un peu de disto et la batterie utilise beaucoup les cymbales ce qui donne un air plutôt rock. Et je suis sous le charme de l’outro de ce chapitre : un air de piano embelli par un reverb, accompagné par des sonorités alien qui donnent de la profondeur à cette fin.

 

Le deuxième chapitre est bien plus progressif, dans le style de Devin Townsend Project, avec une ambiance un peu plus imposante. Mais l’histoire qu’on nous raconte continue et le mystère s’épaissit, comme nous le laissent comprendre les musiques. Il n’y a pas de paroles mais il y a des chœurs dans ce chapitre, qui permettent entre autres d’avoir ce côté mystique.

 

Le tempo s’accélère pour le troisième chapitre avec une batterie plus rapide, une basse que j’ai entendue un peu plus, et des chœurs qui restent présents. Invaders project nous balancent des gros riffs puissants qui viennent contrebalancer une ambiance plus calme.

 

Et les 2 musiques du dernier chapitre nous achèvent avec un son vraiment lourd à la Fear Factory, une guitare rythmique grave et un tempo modéré. Il y a aussi un violon qui reprend ce côté mystique du deuxième chapitre.

J’ai vraiment trouvé intéressant le changement d’ambiance, plus terrifiante et qui m’a transporté sur un lieu qui serait hanté, avec des mystères toujours en suspens.

 

 

 

Cet album envoie vraiment du lourd, les riffs et les silences sont vraiment mortels et c’est un de leurs points forts.

J’ai aussi beaucoup aimé les sonorités de science-fiction qui leur sont vraiment propres et qui sont super bien intégrées parmi les autres instruments.

Le projet est vraiment original et intéressant car une vraie histoire est racontée. Mais s’il y avait des paroles, cela permettrait de mieux comprendre l’histoire que veulent nous raconter nos montbéliardais.

Nom du groupe

Second Day

Album

Three Wizards

Label

Autoprod

Date de sortie

septembre 2020

LA NOTE
8/10

« Three Wizards » est donc le premier EP de notre groupe bisontin. Il est composé de 5 chansons, dure 23 minutes, et Second Day nous montre que le groupe évolue dans un style de Melodic Metal mais aussi avec du Folk et du Post-Metal.

 

Le morceau « Scourge of Men » est la musique la plus Folk.

La guitare principale, maniée par Grégory, nous envoie de bons morceaux qui restent dans la tête. François, au chant et à la guitare rythmique, nous fait de bons refrains avec sa voix claire ainsi que des accompagnements qui permettent d’avoir de la puissance dans l’instrumentation. Et Dominique, au clavier, donne un côté un peu plus celtique en ajoutant des violons à cette mélodie festive qui fait un peu penser à « Dropkick Murphys ».

 

J’aime beaucoup la diversité présente dans « Shapes Rampage ». Elle nous fait vivre différents moments en commençant par un riff lourd de guitare, qui nous vient tout droit du monde du Metalcore façon « Ghost Inside », avec une batterie très puissante, un chant guttural et un air un peu plus Folk joué par la deuxième guitare.

Ensuite nous avons le refrain en chant clair, très mélodieux avec du violon en fond.

À la moitié de la chanson, nous avons droit à un trémolo de guitare. Quentin, à la batterie, nous fait de la double pédale à nous éclater la tête, et une bonne gueulade vient couronner le tout !

Puis l’ambiance ralentit légèrement avec un passage Epic Metal qui finit sur un enchaînement d’accords en son clair.

Puis la chanson se termine sur le refrain, calme et apaisant, comme un repos bien mérité après ces montagnes russes qu’on vient de prendre !

 

La dernière chanson, « Sümm », est la chanson la plus calme de l’EP, mais les Second Day nous montrent une fois encore de quoi ils sont capables, en termes de mélodie, car cette chanson est envoûtante et même relaxante.

Les paternes de la guitare, le clavier, le chant grave et la basse de Lucas donnent une ambiance à la fois lourde et calme à cette musique qui me rappelle certains airs du groupe Français « Alcest ».

 

Pour conclure, je trouve que cet EP est bon. J’espère qu’un album est en préparation car il y a vraiment de quoi faire, et les artistes de Second Day maitrisent bien leur genre, même si je trouve qu’il manque un peu de puissance par moments pour transpercer mon cœur.

s

guitare chant : François,

Guitare : Gregory Moustache,

Basse : Lucas Sassi-Lancien,

Batterie : Quentin Mavon,

Claviers chant : Dominique Gressot