Nom du groupe

The losts

Album

Mystery of depths

Label

ellie promotion

Date de sortie

mai 2021

LA NOTE
8/10

Après un premier album, en 2016, qui a eu son petit succès, les Lillois nous reviennent avec « Mystery of Depths ».

Produit par Phil, du Psykron Studio, qui d’habitude sort plutôt du « gros Death qui tache » (Mercyless, Putrid Offal), ce nouveau CD va mettre d’accord les vieux de la vieille accrochés aux anciens groupes et les petits jeunes qui veulent du Old School !

Et de quoi parle-t-on ? De Heavy Metal bien sûr !

The Losts connait bien ses classiques : on passe par Mercyful Fate ou Iron Maiden pour aller visiter des contrées plus récentes comme Therion (enfin récent, Therion c’est les années 80 aussi). Et par moments, on part dans des styles plus extrêmes dont seul Bathory savait nous abreuver.

Et n’allez pas croire que c’est du brutal tout le long ! Écoutez ce démarrage de « the drug I miss », digne d’une des nombreuses balades « maidenesques ». Et après, ça galope tel un Adrian Smith dans ses meilleurs jours !

La petite surprise, c’est « Pharaoh’s Curse », que l’on penserait écrite par Melechesh tant il ressemble un titre de « Djinn ». Bon, bien sûr Melechesh sans la voix, le Black et les Blast. Mais ce mélange des genres n’est pas pour me déplaire. On retrouve aussi un petit Oud rafraichissant sur « A path of Arabia ».

Petit kif du groupe : se faire un chœur maison avec des chanteuses et chanteurs de groupes comme Giotopia, Sythera, Fool’s Paradise, Shadow Breaker, Hooded Priest. Et ça a de la gueule. Les chœurs sont d’ailleurs souvent présents dans les morceaux. Et surtout cette voix criée typiquement Heavy Metal popularisé par King Diamond.

Coté visuel, c’est Chadwick St John (qui a réalisé des couv de Darkthrone) qui a réalisé la pochette et ça colle bien à la musique.

Bref, un album étonnant, qui surprend dans une période où l’on privilégie toujours vitesse et ultra technique dans les dernières sorties. Un bien bel hommage à ce putain de Heavy Metal qui nous fait tous et toutes vibrer !

The Losts are:

YGC: Lead Vocals/Guitars
PPG: Bass/Backing Vocals
JCR: Drums/Backing Vocals
DGC: Guitars/Backing Vocals

Cela fait maintenant 7 mois qu’Athabas nous a époustouflé avec le clip de la chanson « Undertaker », qui avait été tourné au fort du Lomont. Du 100% local !

Undertaker est donc le second album du groupe Athabas (anciennement The Charles Ingalls). 

Ils reviennent aujourd’hui avec encore plus de puissance en nous offrant cette petite pépite, composée de 7 titres, pour une durée totale de 38 minutes.

Les amoureux des années 90 (même ceux qui, comme moi, y sont nés) vont être dingues de cet album, qui contient des chansons Heavy Metal rappelant Accept, Motorhead ou encore Maiden, par moments.

Les sonorités sont old school et l’album est un peu conçu en ce sens. Il y a des chansons avec de gros riffs pleins de disto, mais également une ballade et des solos de schredding incroyables ! Exactement ce qu’on pouvait entendre il y a quelques dizaines d’années !

Mais ce que je trouve fabuleux, c’est qu’ils arrivent à moderniser le genre. À l’heure où l’électronique est omniprésente, Athabas arrive à nous présenter du Heavy Metal qui respire la nouveauté.On sent que la production est de 2020/2021 car il y a une qualité énorme dans l’enregistrement et le mastering : le son est net, les transitions sont précises et les musiques sont claires, contrairement à ce que l’on pouvait entendre dans les albums enregistrés dans les années 80.

Pour parler un peu plus des musiques, les univers vont du calme et stoner avec « Sin city » jusqu’à une chanson un peu plus spirituelle comme « Wolfwitch », en passant par du très lourd avec « Skulls n’ Dust ».

J’aimerais justement approfondir un peu plus « Skulls n’ Dust » parce que j’adore cette chanson !

La façon dont le refrain est amené est juste mortelle : la voix est seule et elle commence le refrain. La guitare débarque quelques secondes après avec son riff saisissant, puis la symphonie du métal opère avec le reste des instruments.

Il y a aussi un passage où la basse et la batterie jouent ensemble, et je trouve que ça donne un instant parfait pour souffler un peu avant de reprendre le headbanging !

Il y a également un passage de chant guttural propre à cette chanson.

Et un solo qui met le feu.

Vous l’avez compris, il faut écouter ce titre !

Et on n’est pas au bout de nos surprises : un clip est en préparation pour une des chansons de l’album ! Nous avons hâte de voir quelle a été l’heureuse élue et surtout, le résultat !

Sortie officielle le 06 Juin 2021

Précommande possible sur Bandcamp : https://athabas.bandcamp.com/

Facebook : https://www.facebook.com/athabas.woodoom/

Nom du groupe

Playgirl Killer

Album

The thrashmobile

Label

autoprod

Date de sortie

2021

LA NOTE
5/10

Je chronique rarement des singles car il y a peu souvent à dire. Mais là, étrangement, j’ai envie.

Pourquoi ? Parce que cela fait des années que je n’avais pas reçu un cd gravé, écrit à la main, avec une lettre écrite par un membre du groupe… ça c’est un truc de vieux et pourtant… ce sont des petits jeunes qui m’écrivent !

Et du coup, cette démarche a le mérite de montrer une putain d’envie de se faire connaitre. Alors je vais accéder à cette requête.

Le son est propre, on sent néanmoins que c’est de l’autoprod. Et musicalement, on est entre un délire de répét et un groupe de reprise. Le style : entre punk, grunge et horror Metal ! Il me rappelle Zebarges (bon ok eux c’était boite à rythme, basse et chant).

L’intérêt de tout ça, si on leur demandait, je pense que ça serait faire des lives et bien se marrer. Si c’est plus, y a encore un peu de taf mais pourquoi pas, car les compétences sont là !

Nom du groupe

Seth

Album

La morsure du Christ

Label

Season of Mist

Date de sortie

mai 2021

LA NOTE
10/10

Autant prévenir (et comme ça si vous êtes trop pressé ou pas motivé pour lire la chronique, ça vous la résume) : je vais encenser cet album.

Les raisons sont nombreuses, elles sont peut-être même plus sentimentales, personnelles, que professionnelles. Et finalement, parfois le travail de chroniqueur s’est aussi mettre ses tripes sur la table, comme les musiciens le font avec leurs musiques. Tout n’est pas toujours basé sur la technique et les mots.

Bref, voilà maintenant 7 ans que «The Howling Spirit» est sorti, montrant déjà le retour à un Black Metal plus proche de «The excellence» que des précédentes sorties (à savoir Divine-X, Era Decay). Pendant ces longues années, le groupe a connu quelques changements de musiciens, avec surtout l’arrivée de Saint Vincent (Blacklodge, The arrival of Satan), qui est une bénédiction car il a su renouer avec ce chant en Français, déclamé, possédé, que l’on pouvait entendre sur «Les blessures de l’âme». L’autre nouveauté, c’est le retour des claviers avec l’arrivée de Pierre le Pape (Melted Space), qui lui aussi a su nous faire replonger dans ces ambiances uniques que l’on peut entendre sur «Les silences d’outre-tombe» par exemple.

Avec un line up renforcé d’un guitariste (Drakhian) et d’un nouveau bassiste, Heimoth et Alsvid (qui sont la base du groupe) ont pu se lancer dans une mini-tournée (qui est passé par le Forest Fest) pour fêter les 20 ans de l’album «Les blessures de l’âme». Et sans nul doute, c’est cette période qui a dû inspirer les membres du groupe tant ce nouvel opus est une suite logique à ce qu’il avait sorti en 1998.

Le plus dur quand on donne une suite à un album sorti il y a plus de 20 ans est de ne pas s’auto parodier pour juste proposer un cd pour les nostalgiques et coller à la mode du moment. Et là, aucun doute, nous ne sommes pas dans cette démarche. Ce CD transpire la sincérité, celle d’un Black Metal qui a marqué une génération, dont je fais partie. Un Black Metal qui fait ressentir à son auditeur des sensations que peu de groupes arrivent à partager, entre tristesse, mélancolie et toute puissance ! La force de Seth est de proposer des morceaux toujours dans l’esprit des précurseurs du style, sans démonstration trop technique, avec des riffs toujours entre Black Metal et Heavy Metal (si si) et en posant des ambiances sombres avec des nappes de claviers. J’ai beau chercher, en 22 ans, très peu de groupes ont su proposer ce sentiment de noirceur si particulier (Nehemah s’en rapprochait un peu).

«La morsure du Christ» sort donc en 2021 avec 7 titres, et il m’est difficile de dire lequel est celui qui pourrait résumer l’album tant chaque morceau nécessiterait à lui seul une chronique.

Celui qui porte le nom du CD est le premier qui fut diffusé et je l’ai donc beaucoup écouté. Néanmoins, après mûre réflexion, mon choix se porte sur «Sacrifice de sang». Avec un démarrage digne de l’hymne au vampire act II, il offre, par la suite, des riffs de guitare vraiment uniques. Dans cette chronique, le mot ambiance revient souvent, sa définition aide à comprendre ce que j’essaie de dire.

 Ambiance – Def : Ensemble des caractères définissant le contexte dans lequel se trouve quelqu’un.

Cet album de Seth me replonge dans la période de la sortie des «Blessures de l’Âme» qui signifiait pour moi la fin de l’enfance, la découverte d’un monde qui ne me ressemblait pas… et c’est en écoutant un sampler Metallian que j’ai entendu cette musique qui semblait être le fond sonore idéal à ce grand changement.

Un coup de téléphone dans la foulée à mon dealer (Adipocere) et le CD arrivait une semaine après. Il a dû tourner des heures et des heures dans mon lecteur disque portable, accompagnant chacun de mes pas.

Finalement, ce nouvel album marque lui aussi un changement. Pas dans ma vie spécialement, mais il vient rappeler ce qui fait que la scène Française est à part. Nul doute qu’il y aura un avant et un après cette Morsure du Christ, un parallèle peut d’ailleurs se faire avec ce que symbolise la pochette de l’album (Notre Dame en feu, peinture réalisée par Leoncio Harmr).

Comme je le disais au début de cette chronique, le ressenti que j’ai sur cet album m’éloigne vraiment du travail journalistique et me replonge dans mon passé. 22 ans après, les sentiments que provoque la musique de Seth sont toujours vivants, et me rappellent Ô combien «Les blessures de l’Âme» sont éternelles…

Pierre Le Pape (Claviers),

Drakkhian (Guitare),

Alsvid (Batterie),

Saint Vincent (Chant),

EsX (Basse),

Heimoth (Guitare).

Nom du groupe

Burnt Umber

Album

Petroleum

Label

autoprod

Date de sortie

mars 2021

LA NOTE
8.6/10

Quand j’ai lu « premier album » dans la bio fournie par Elo de Ellie Promotion, j’ai cru à une erreur… car après une seule écoute on comprend vite qu’on a affaire à un album carré, musicalement et professionnellement parlant. Alors oui, J War (batteur et compositeur) a déjà une bonne expérience (The way I am), mais il a su en plus s’entourer de musiciens de qualité, dont bien sur Abby, la chanteuse.

Eh oui ! Un groupe à chanteuse, et du genre avec un coffre qui va te coller au mur. Un style qui ne plait pas toujours mais qui a largement fait ses preuves. ET surtout, chanteuse à coffre mais pas que ! Elle peut aussi se faire douce quand le morceau s’y prête ! Elle me rappelle une chanteuse d’un groupe local qu’on entend plus trop en ce moment et c’est bien dommage (Lybellula).

Bref et sinon, musicalement ? Eh bien là encore les influences sont nombreuses, très !! Pas facile de marier le pop rock (couplet/refrain/pont/refrain) à un Metal plus extrême, à la Strapping Young Lad, tout en lorgnant sur l’univers de Evanescence. Je vous ai perdus ?  

Comment est-ce possible ? La faute à un batteur (et son bassiste, car oui : l’un ne va pas sans l’autre) capables d’allier des blast beat ou des breaks bien lourds (à la Gojira par exemple), avec des rythmes plus prog, à la Dream Theater. Rajoutons à cela un peu d’orchestrations et on obtient une œuvre aboutie.

C’est ce genre de groupe qui me permet d’avouer ma passion cachée pour les chanteuses à voix (ok toujours avec du Metal derrière, je ne vais pas dire non plus que j’écoute du Céline Dion en cachette – And my heart will go onnnnnnnn …).

Alors au milieu de toutes ces sorties plus typées Metal Extrême, ce « Pretoleum » est une bouffée d’air frais, entre Rock et Metal, mon cœur balance …

Nom du groupe

Endless Funeral

Album

Le Grand silence

Label

Epictural Records

Date de sortie

mars 2021

LA NOTE
8.6/10

Pas Franc-Comtois, certes, mais il y a des éléments qui nous rapprochent, comme le label déjà, mais aussi le premier chanteur : E.Z.K qui officie également dans Je.

Pour ce premier album, Thomas a fait appel à deux autres chanteurs de la scène Black Metal Française : Pyscho (Hats Barn) et Apathy (Karne). Et sur ce point, leurs chants (hurlements par moment) sont un atout au Black Metal torturé que propose Endless Funeral.

Le CD commence néanmoins par une voix calme, comme si une histoire allait nous être contée. Et c’est finalement un peu cette idée que propose le Grand Silence. Un voyage dans l’univers torturé des hommes, entre mensonges, solitude, maladie et au bout… la mort.

Oui, tout ça n’a rien de joyeux, et vous vous imaginez déjà un Black Metal sombre, limite Doom. Et bien, que nenni ! Il y a des passages limite planants, presque aériens, comme sur « Des souvenirs et des cendres », avec un solo de toute beauté. Et finalement, la vie est comme ça. Dans le désespoir, il y a des moments de bonheur. Thomas a parfaitement su mettre en musique ce que l’être humain ressent.

Entre brutalité, noirceur et mélodie, ce premier album (4 titres qui oscillent entre 6.30 et 12.30) est un hommage certain à tous les styles de Black Metal, allant de Burzum à Drudkh en passant par Alcest.

Depressive black metal band from France. Cathartic songs about sadness, mourning and life as a painful experience.