Nom du groupe

Ignis fatuus

Album

Under commande of the leviathan cross

Label

autoprod

Date de sortie

novembre 2019

LA NOTE
7.6/10
Le précédent album d’Ignis Fatuus date de 2016, il avait montré une progression dans la brutalité, tout en gardant cette touche mélodique propre au style des Franc Comtois. Avec « Under command of the Leviathan cross », aucun doute on franchit un cap dans la violence musicale.
Je suis agréablement surpris par l’enregistrement encore une fois réalisé par Pierre Emmanuel Fisher qui a fortement amélioré sa technique. Même si le son de la batterie m’a un peu surpris au début, je m’y suis rapidement adaptée.
« Décimation Complete » ouvre cet album sur une intro de guitare sobre mais efficace pour enchainer sur un style encore assez proche du précédent cd.
« Symbol of Abstraction » est plus dans une veine thrash avec un passage où les guitares nous offrent une accalmie ultra mélodique – pas trouvé mieux comme façon de décrire.
« Berserkers », sur l’air de la marche funèbre, se montre bien plus violent que ce à quoi Ignis Fatuus nous a habitué, agréable surprise. L’influence thrash est toujours bien marquée.
« Beneath the silent hordes » renoue avec les sonorités Heavy que Dan affectionne particulièrement , ces riffs donnent à ce morceau des cotés épiques, me rappelant parfois des groupes comme Blind Guardian.
« Those from the netherworld » se démarque un peu des autres avec un feeling Black Metal, totalement surprenant mais foutrement agréable.
« For the dead travel fast » suit un peu le précédent titre avec des influences très extrême, des riffs qui sonnent très Metal Extrême Finlandais (Children of Bodom, …).
« Sub créatures » renoue avec les origines Thrash-Death du groupe, un titre qui renferme des solos bien Heavy, pas mon préféré mais diablement efficace !
« Archangels of doom » surprends avec son break avant une nouvelle débauche de blast !
« Praising the untrue » est par contre moins bien réussi que le reste de l’album, le chant et la musique semblent décaler, les riffs moins inspirés que sur les précédents morceaux.
« Where the Dark Threat prevails » clôt ce nouvel album d’Ignis Fatuus en résumant finalement les influences multiples du groupe. Il ne fait que confirmer que les franc comtois ont sorti leur meilleur cd !  

 

Evil – Vocals and screams
Dan – Rythm and Lead guitars
Man – Rythm and Lead guitars
Mat – Bass
Arnaud – Drums

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Nom du groupe

The darkness

Album

Easter is cancelled

Label

Canary Dwarf

Date de sortie

4 octobre 2019

LA NOTE
8.6/10

Ce qu’il a de bien avec toute forme artistique, c’est qu’on finit toujours par découvrir des choses même lorsqu’on a l’impression d’avoir fait le tour d’un sujet. En l’occurrence, The Darkness était un groupe qui m’était totalement inconnu jusqu’à ce qu’Easter is Cancelled, leur sixième album, ne sorte début octobre 2019. Depuis, je me suis refait l’intégralité de leur discographie et il me tâte que les membres ne passent dans le coin pour apprécier toutes les facettes de leur musique sur scène.

Et des facettes, il y a en a un paquet sur Easter is Cancelled. Rock pop / prog’ tranquille à la Yes des débuts voire à la Marillion (le morceau “In Another Life”), gros riffs pop qui envoient à la Foo Fighters (“How Can I Lose your Love”), envolées lyriques dignes d’un Jack Black dans Tenacious D (“Rock and Roll Deserves to Die”): chacun y verra midi à sa porte en termes d’influences.

En tout cas, une chose est sûre : les arrangements sont léchés et la production parfaite. Magnifiquement mises en avant, les parties de chant démontrent toute la facilité qu’a Justin Hawkins à monter dans des tonalités aiguës aux rendus hard rock vraiment efficaces (“Confirmation Bias”).

On retrouve également toute l’autodérision du combo british dès le titre d’ouverture : “Rock and Roll Deserves to Die”. Un sens de l’humour anglais et de la provoc’ visible avant même la première écoute, la pochette parlant d’elle-même avec un Justin Hawkins aux abdos en béton, en position de crucifixion.

Les tubes s’enchaînent avec une facilité déconcertante. Ici, des solos en tapping à la Van Halen se laissent entendre. Plus loin, l’énergie brute d’AC / DC. Bref, comme le suggère le titre de l’album, si Pâques est annulé, pour les fans de The Darkness, c’est déjà un peu Noël.

(A noter qu’ils passent en France fin janvier 2020 à Paris et Strasbourg.)

Membres du groupe
 
Justin Hawkins, Dan Hawkins, Frankie Poullain and Rufus Tiger Taylor
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Nom du groupe

Monsieur Burnz

Album

Live

Label

autoproduction

Date de sortie

Juillet 2019

LA NOTE
7.5/10

Monsieur Burnz, encore un groupe que j’ai raté un sacré paquet de fois, car on ne peut pas dire qu’il ne joue jamais. Est ce pour me narguer, me faire passer un message pour que je me bouge les voir en live mais les voilà qui sortent un CD live justement !

Et attention, les gars ont poussé la promo en venant me l’offrir en direct avec en cadeau un sachet de graines ! Bein oui j’avais dit qu’on pouvait me payer en graines lors de la Guerre du Son.

Parlons un peu du contenu, un digipack sobre mais bien fichu (des belles photos venant de  Clément de Pixscènes) et 3 titres … QUOIIII  !! Seulement 3 titres !!!! Les gars, il m’en faut plus !! Bon ok je vous la fais la chronique mais la prochaine fois je veux au moins 7 titres !!

« Tyrannie » commence avec des sons indus pour enchainer de suite sur un Metal lourd, très lourd !! Cette basse donne l’impression de peser 1 tonne !! Le rythme est assez lent, les sons indus restent sur tout le titres et donnent à l’ensemble un air de Mass Hysteria ! (Influence non caché par le groupe)

« Des sots et des cuistres » commence par un hommage à Paul Watson et Sea Shepherd, et là ça touche mon petit cœur d’activiste pour les animaux ! Un titre plus rentre dedans, au groove toujours aussi énorme ! Les influences Metal au sein de Mr Burnz sont assez nombreuses. Moi qui avait toujours vu ce groupe comme étant plutôt Rock, je m’étais un peu gouré !!

« Perfuckateur » … rien que le nom suffirait juste à dire que c’est le meilleur titre du CD ! Le guitariste a décidé de se faire plaisir dès le début et va nous en mettre plein les oreilles. Comme le reste du groupe d’ailleurs, le chanteur accélère un peu le débit de parole. Les influences se font plus Bluesy dans le solo !!

Et voilà, c’est déjà fini !! Bein oui 3 titres j’ai dit ! Alors maintenant il va falloir nous proposer un nouvel album les gars !!

Sebastien Lupfer : Batterie
Phillipe Botey : Guitare / Sample
Fabrice Coinus : Guitare basse
Eddy Celor : Chant

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Nom du groupe

My sweet tyranny

Album

DBCW

Label

autoprod

Date de sortie

octobre 2019

LA NOTE
7.6/10

La chronique

My sweet Tyranny, un nom au combien mélancolique pour ce groupe de Montbéliard qui sort là son premier album après une première démo en 2015. 4 ans, une période assez longue qui a permis aux musiciens de trouver leur style, leur son !
Et dès le premier titre c’est bien le son qui attire l’oreille. Il est extrêmement propre, presque cristallin. Pour ce style de Rock, c’est un grand point positif. Sans aller jusqu’à dire que le son est digne d’une grosse production, on en est pas bien loin. Rendons honneur au Studio Indie Ear et Electric Room pour le mastering.
Parlons musique maintenant, My Sweet Tyranny officie dans un style de rock avec de nombreuses influences pop. Pour un gars comme moi habitué au metal souvent le plus extrême, j’aurai du fuir rapidement. Mais après 4 ans à tenir ce webzine, ma façon de voir la musique a bien changé.
Et recevoir ce cd me conforte dans cet optique de toujours en découvrir plus ! Et bon, malgré un style plutôt rock, on peut trouver dans « DBCW » de bons riffs que n’aurait renié Metallica et consorts.
Et entre la voix, les guitares, les refrains, un groupe, français de surcroit, me vient tout de suite en tête. The Old Dead Tree. Ils savaient mixés les influences, les compos transpiraient une mélancolie qui pouvaient te coller le spleen pour la journée tout en étant assez agressives pour te donner envie de sauter partout !
Le jeu de basse est travaillé, donnant un petit coté RHCP à certains titres. Par moment le Rock Français d’un Noir Désir se fait aussi entendre.
On peut reprocher le manque de profondeur de certains titres et quelques répétitions dans les intros mais ce n’est qu’un détail.
Un morceau comme « Falling lives » vous fait oublier tout cela avec un chant aérien.
Quelques solos bien placés viennent agrémenter cet album qui s’annonce comme une réussite pour My Sweet Tyranny. Nul doute que le groupe peut prétendre à une plus grande notoriété avec un label derrière eux.  

Nicolas, chant + guitare rythmique

Laurent, lead guitare + choeurs

Jérôme, Basse

Dylan, Batterie + choeurs

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Nom du groupe

fractal universe

Album

Rhizomes of insanity

Label

metal blade

Date de sortie

2019

LA NOTE
9/10

Pourtant pas totalement Franc Comtois, Fractal Universe est lié intrinsèquement à MIFC. Valentin, le bassiste, est l’un des premiers à s’être intéresser à notre webzine, après une rencontre dans feu le BarAcat. Quand il a m’a parlé de son groupe en 2015, j’avais été agréablement surpris de la richesse et de la technicité du premier ep, Boundaries of reality. Alors qu’en sort ce nouvel album chez Metal Blade, je suis aux anges.

Entre temps, le groupe a sorti « Engram of Decline », premier CD que, honte à moi, je n’ai pas chroniqué. Il leur a permis de tourner et de jouer dans des gros festivals (Hellfest, Metal Days, …). Et donc en avril 2019, sort Rhizomes of Insanity. Le concept tourne toujours autour de la folie. Vaste sujet ! La musique de Fractal Universe étant elle même une folie, alternant passage sombre et envolée aérienne, brutalité et calme. On retrouve finalement cette dualité de l’Homme. Cet album étant tellement riche qu’un titre par titre s’avère utile.

Oneiric Realisations : le premier morceau est souvent essentiel, il donne souvent toutes les informations nécessaires. Le style, le son ! Et bien celui là respecte cette norme !! Si tout l’album est comme ça, on aura surement l’album du mois !! Tout y est, technicité, son cristallin, multiples voix !

Flashes of Potentialities : Le second titre s’envole en blast beat, une brutalité bienvenue qui tout de suite laisse sa place à une voix claire. Décidément Fractal Universe aime bien nous emmener dans des chemins torturés. Un petit solo (petit c’est pas le mot idéal) vient ornementer tout ça !

Rising Oblivion : Un début de morceau moins intéressant que les 2 premiers, Très mid tempo, la voix varie peu et donne un coté répétitif qui pousse à zapper sur le prochain titre.

A Reality to Foreclose : Encore plus calme dans son approche, avec une voix presque parlée, ce morceau part après dans un style à la Death mais encore une fois reste un rythme plus lent que le reste de l’album.

Masterpiece’s Parallelism : Attention, petit chef d’oeuvre !!!! Composé presque sur un thème purement musique classique, ce morceau est une violence et d’une technicité sans limite. Il tombe au bon moment de l’album après un passage plutôt calme !! Il relance la dynamique et pousse à écouter la suite !

Parabola of Silence :Plus mélodique, ce morceau reste dans la lignée du précédent. Décidément rien n’est à jeter pour l’instant. Je reste admiratif des riffs de guitare, je me demande comment des mains humaines font cela !!

Madness’ Arabesques : Aller, il fallait bien un titre que je n’aime pas. Et celui ci s’explique je pense par la folie qui y règne, les solos jazzy sont peut être trop pour moi. Loin d’être mauvais, mais un titre qui provoque un rejet.

Architectural Aberrations : On repart rapidement sur ce que Fractal Universe s’est faire de mieux, des morceaux oscillant entre brutalité et mélodie. Une vraie marque de fabrique qui les placent au niveau des Atheist et autre Cynic !

Fundamental Dividing Principle : le riff de départ est juste une petit tuerie, un son, une rythmique, un chant qui rapproche ce morceau du dernier album de Gojira ! et cette comparaison est totalement réfléchie, je la pose là car sans aucun doute, Fractal Universe a su se créer un style comme les Basques ont pu le faire. Et il se paye le luxe d’un solo de Saxophone !!

Chiasmus of the Damned : Car il faut bien finir un jour, le dernier titre est plus prog, plus calme. Il faut bien faire redescendre toutes les émotions par lesquelles cet album nous a fait passé.

Collective Engram : et finalement ce morceau accoustique achève le constat, Fractal Universe a sorti un album qui mérite son passage sur Metal Blade et qui va j’espère les envoyer aux 4 coins du monde.

Membres du groupe
Vince Wilquin – Guitar / Vocals
Hugo Florimond – Guitar
Valentin Pelletier – Bass
Clément Denys – Drums
 
Ville d’origine
Nancy, France
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Nom du groupe

narthraal

Album

chainsaw killing spree

Label

INVERSE RECORDS

Date de sortie

2016

LA NOTE
7/10

Ce deuxième EP du groupe de death métal islandais Nartrhaal contient deux morceaux intitulés « Million Graves To Fill » ainsi que « Descent Into Darkness ».

Il débute sur le bruit d’une tronçonneuse qui démarre. Puis la musique commence et une phrase mélodique se fait entendre. Phrase mélodique qui sera d’ailleurs répétée tout le long du morceau, parfois accélérée, parfois ralentie, mise à la tierce ou encore doublée par une autre guitare, mais aussi accompagnée d’une autre phrase qui va subir le même sort. Tout le morceau est basé sur ce jeu d’alternances et de répétitions, sauf ce qui concerne le chant, et cette partie où la guitare lead décide d’entrer en euphorie et de ne faire que des doubles croches. La guitare rythmique, la basse et la batterie restent sur la base d’un morceau métal.

Pour ce qui est du deuxième titre, il suit à peu près le même schéma et les mêmes codes tout en nous criant joyeusement «  You will die ! ».

Cependant une chose me trouble : l’Intro, qui me fait bizarrement l’effet d’un vieux morceau de rock américain sur lequel je n’arrive pas à placer de nom mais qui me semble pourtant plutôt connu.

Même après de longues recherches la seule chose qui arrive à s’en approcher est le célèbre générique de « C’est pas sorcier » mais je sais parfaitement que ce n’est pas le morceau que je recherche. Oh je vous en prie si vous savez de quoi je parle faites-le moi savoir.

Membres du groupe
Viktor Peñalver: Vocals/bass
Birkir Kárason: Guitar
Jónas Haux: Drums
Tony Aguilar: Guitar
 
 
Ville d’origine
Hafnarfjörður
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