La sélection de Mika

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Nom du groupe

rage

Album

Winds of rage

Label

spv / steamhammer

Date de sortie

10 janvier 2020

LA NOTE
7.5/10

Sur la scène metal allemande, plusieurs groupes font office de dinosaures : Running Wild avec plus de quarante ans d’existence au compteur, Blind Guardian, Helloween, etc. Rage fait aussi partie du lot. La formation créée par Peavy Wagner traverse les décennies avec toujours cette même fougue, quelque que soit le line-up. Et des changements, il y en a eu au fil du temps : période avec Jörg Michael à la batterie fin 1980 (qui partira plus tard chez les Finlandais de Stratovarius), période Manni Schmidt à la grat’ et Chris Efthimiadis derrière les fûts (durant laquelle le trio accouche de classiques encore joués en live), une autre plus élaborée avec le monstre de technicité Terrana à la batterie et le virtuose russe Smolski à la guitare, sans oublier un passage brillant de plusieurs albums enregistrés avec l’orchestre symphonique Lingua Mortis Orchestra. Wings of Rage, c’est aussi un changement de label pour le groupe, qui laisse Nuclear Blast pour revenir vers SPV / Steamhammer.

 

Depuis 2015, le groupe est retourné à une approche plus brute avec The Devil Strikes Again en 2016 puis Seasons of the Black l’année suivante. Sur le récent Wings of Rage, on retrouve donc pour la troisième fois Marcos Rodriguez à la guitare mais également à la production – il s’est chargé du mix et du mastering dans le studio Soundchaser situé à Burscheid en Allemagne -, et Vassilios Maniatopoulos pour marteler sa caisse claire.

La formule est donc bien rodée. Les compositions ne surprendront personne mais l’apport mélodique fait clairement du bien contrairement aux deux précédents opus, un peu trop froids et thrash à mes yeux. Peavy ressort quelques envolées aiguës comme à l’époque. Marcos se permet divers solos agréables à l’oreille. La touche de musique classique refait même une apparition sur le morceau ‘A Nameless Grave’, l’un des plus soignés de cette cuvée 2020. Un effort de six minutes qui aurait très bien pu figurer sur XIII au vu de ses arrangements bien sentis.

 

Que les fans de la première heure se rassurent, Rage reste Rage et les titres mid et speed tempos (‘True’ et ‘Chasing the Twilight Zone’) s’enchaînent habilement au cours de la douzaine de nouvelles compos, avec une petite ballade (‘Shine a Light’) à la mi-parcours pour mieux relancer la machine. Cerise sur le gâteau, une nouvelle version de ‘Higher Than the Sky’ est même sur la galette. Renommé ‘HTTK 2.0’ pour l’occasion, le morceau gagne en énergie et modernité. Ces sextolets de double grosse caisse en guise de final, quelle patate! Un classique sorti initialement en 1996 sur End of All Days qui est devenu un morceau phare de leur setlist quelque que soit l’époque. Cela tombe bien, leur tournée européenne prévue en février 2020 fait deux arrêts par la France dont un à Colmar. Inutile de dire que j’y serai pour couvrir l’événement!

Rage - Wings of Rage european tour Première partie : Serenity. Dates françaises : -> Colmar, dimanche 9 février. Le Grillen. -> Lyon, jeudi 13 février. CCO Villeurbanne.

Membres du groupe
 
Peter „Peavy“ Wagner – Vocals, Bass / Marcos Rodriguez – Guitars, Vocals / Vassilios „Lucky“ Maniatopoulos – Drums, Vocals
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Nom du groupe

Nihilism

Album

Apocalyptic Fate

Label

Greatdane

Date de sortie

2019

LA NOTE
7.5/10

Les NIHILISM nous reviennent avec un album de death metal old school (c’est leur créneau) brut de décoffrage. D’emblée les choses sont placées. Depuis 2009, une démo, un split album avec DEHUMANIZE et un album « Beyond Redemption » pour arriver sur ce dernier opus (2019) « Apocalyptic Fate » sorti chez les spécialistes du genre Great Dane Records. Nos oreilles réagissent vite en nous replongeant dans le death metal 90ties (Floridien et Scandinave) avec sa panoplie innombrables de groupes, je n’en citerai que quelques uns me venant à l’esprit : AMON, DEICIDE, DEATH, MORBID ANGEL, OBITUARY, SINISTER, GRAVE, UNLEASHED, ENTOMBED, GOREFEST, LOUDBLAST….Cet album est rempli de bonnes ondes musicales ! 11 titres d’une puissance démoniaque, c’est sombre, racé, puissant, mélodique (et oui aussi), le chant de Seb de surplus nous fait trembler les amygdales ! Intéressant de bout en bout, c’est du old school, du très bon old school, les guitares transpirent et brûlent tout sur leur passage. Bien dosée, bien jouée, la musique de NIHILISM mérite une écoute franche et sincère et reste une découverte intéressante pour les nouveaux adhérents du style. NIHILISM fait perdurer un état d’esprit artistique qui n’a jamais cessé d’évoluer : Le Death Metal. « Apocalyptic fate » en est la preuve auditive.

Membres du groupe
Vocals : Séb S. –
Guitars : Seb P. –
Guitars : Jules –
Bass : Steph –
Drums : Seb G. –
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Nom du groupe

Phenix

Album

ignition

Label

Brennus

Date de sortie

novembre 2019

LA NOTE
8.6/10

La Franche Comté à l’honneur sur cette fin 2019 / début 2020 avec le retour des Heavy Métalleux de PHENIX. Quatrième opus pour ces passionnés de metal pur et dur. Nous ressentons dès la 1ere écoute une grande expérience musicale autant au niveau chant qu’au niveau instruments. 19 ans d’existence pour le combo avec une petite période d’inactivité inéluctable pour la majorité des groupes. Un Heavy Metal traditionnel nous est proposé dés le 1er titre (a noter le très bon son de l’album qui y est pour quelque chose c’est évident) : « Black Flag » déboule avec son modernisme et sa fraicheur, au chant très « Dickinson », belle entrée en matière. Poursuivons avec « Ignition » influencé par le Metal Allemand type HELLOWEEN pas déplaisant du tout avec ses rythmiques à couper les écoutilles à la tronçonneuse. Les deux gratteux Sébastien et Olivier s’ éclatent et se font plaisir : bien joué ! « Heavy Load » est sa lourdeur malsaine, son refrain très 70ties, nous rappelle les belles années du Hard Rock. Acoustique oblige, « Missed Occasions » nous transporte calmement sur le chemin de la mélancolie frissonnante, envolées de guitares superbes et la ballade du Phenix nous prend les tripes de bien belle façon. « Three Hundred », ça speed d’entrée, riffs guitares imparables, chant ultra puissant, section basse batterie au top, ça décoiffe, le Metal le vrai est bien parmi nous ! « Time Crisis » très maidenien en conception guitare suivi d’un p’tit côté Joe Satriani harmoniquement parlant, les refrains sont toujours très soignés et Bertrand s’en charge à merveille. « Helpless » continue la route 666 avec des passages plus progressifs dans l’ensemble, performance vocale encore une fois impeccable, l’ombre Maiden n’est pas très loin mais qui s’en plaindra ? « Broken Toy » seconde ballade de l’album: Son côté apaisant nous fait penser que la fin de l’opus est proche……Et bien non ! Encore deux titres et pas des moindres clôturent de belle augure ce quatrième « Phenix » …Riffs puissants pour « Can’t stop rocking » très Heavy Rock mélodique comme son nom le souligne, tandis que « The Infinite Search » avec ses plus de quinze minutes, démarrant par des arpèges façon zénitude nous tendant la main pour la fin du voyage. Album très long il est vrai mais bel album quand même rendant un bel hommage aux Heavy Metal Rules. Plus d’une heure de très bon Metal réalisé avec les tripes et la foi, nous traversons les époques sans vieillir, pari réussi pour les Phenix. Le tout orchestré et produit par Pierre Emmanuel FISCHER qui se forge a la longue une belle réputation ( Diluvian, Derealized, Ignis Fatuus, Holy Fallout, Phenix, Gibraltar….). Le Metal Français est bien là et sera encore là pour longtemps !

Membres du groupe
Sébastien Trève : Guitare 
Bertrand Gramond : Chant
Olivier Garnier : Guitare 
Anthony Phelippeau : Bass 
Eric Brézard-Oudot : Batterie
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Nom du groupe

Saturnus terrorism

Album

Pamphlet

Label

Epictural Production

Date de sortie

mai 2019

LA NOTE
7.3/10
Je commencerai cette chronique par des excuses (bein ouais encore des mois avant de faire le job) mais comme m’a dit une attaché de presse il y a peu de temps, cela permet de refaire parler d’un groupe d’avoir des chroniques étalées dans le temps. Intéressons nous donc à Saturnus Terrorism qui compte dans ses rangs Dies (Malevolentia, Einsicht, …) et surtout Païard le Ferré (Grisatre). Ce duo propose donc un premier album dont l’influence principale est purement Black Metal. Qu’il soit ambiant, martial, industriel, ST puise sa noirceur dans ce style tellement perverti ces dernières années. Ce « Pamphlet » ne peut cacher ses origines qui viennent pour beaucoup de la scène Française, entre Desolation Triumphalis, Seigneur Voland,, KN. Chaque morceau reflète la haine, l’esprit guerrier, la glorification des temps anciens, des héros de jadis. Malgré tout, résumer ST au seul souvenir de la grandeur de la scène Française serait une erreur car les 2 soldats savent aussi se replonger dans les groupes précurseurs du style. « La garde d’acier » me fait irrémédiablement penser à Dissection par exemple. Les morceaux durent tous plus de 5 min et peuvent aller jusqu’à presque 10 min, sans pour autant trainer en longueur et donner un sentiment de remplissage.
Saturnus Terrorism n’innove pas, mais le contrat est rempli. le duo a su proposer un cd épique, mélodique, froid, tout ce qu’on attends d’un album de Black Metal. Encore une fois je répondrai à certains qui prétendent que le Black Metal est mort, tant qu’il y aura des groupes comme ST qui savent allier l’esprit et la musique, le style perdurera.

 

 

Membres du groupe
Païard le Ferré
Dies
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Nom du groupe

Opeth

Album

In Cauda Venenum

Label

nuclear blast

Date de sortie

27 septembre 2019

LA NOTE
8.5/10

In Cauda Venenum, de l’expression latine “Les mauvaises surprises sont pour la fin”, est le treizième album d’Opeth, disponible aussi bien en anglais qu’en suédois au niveau du chant. Ce double choix de langues – une première dans l’histoire du groupe (du metal ?) – s’avère amusant pour peu que l’on aime comparer les rendus. De mon point de vue, le suédois donne une couleur plus sombre, qui rappelle les racines death de leur début de carrière, là où l’anglais sonne logiquement plus pop. Il faut rappeler que l’album fut pensé initialement en suédois, le label Nuclear Blast ayant insisté pour qu’une version anglaise soit aussi présente afin de ne pas faire fuir des auditeurs potentiels.

Jeu des sept différences mis à part, il faut reconnaître que In Cauda Venenum est globalement très inspiré. S’il reste dans la même veine metal progressif seventies que Sorceress, l’opus précédent, il demeure plus maîtrisé sur l’ensemble. Il n’y a pas de creux en milieu d’album. Tout semble s’enchaîner avec une certaine logique, comme si les compositions faisaient partie d’un bloc unique à la manière d’un concept album. Les titres sont souvent grandiloquents, les thèmes restent en tête et les moments calmes tempèrent parfaitement l’énergie brute chère à la formation. Mention spéciale à la balade ‘Lovelorn Crime’ (ou ‘Minnets Yta’ selon la version choisie), mélancolique à souhait, et dont la progression à la guitare rappelle le meilleur du hard rock progressif des décennies passées.

Toujours mené par Mikael Åkerfeldt, Opeth propose une formule plus efficace que jamais. Riffs couillus, mesures impaires où la section rythmique se fait plaisir, envolées lyriques hypnotiques : presqu’un quart de siècle après son premier album, le groupe est définitivement à sa place dans le paysage musical contemporain. Derrière les fûts, le toucher presque jazzy (parfaitement perceptible sur un morceau comme ‘Banemannen’) de Martin « Axe » Axenrot rend le tout léger même dans les moments puissants. Un album somptueux donc, de la part d’un groupe qui a su muer, quitte à perdre en route certains fans trop attachés à un sous-genre précis.

Membres du groupe
Mikael Åkerfeldt (Vox, guitars), Martin Mendez (bass), Martin Axenrot (drums), Fredrik Åkesson (guitars), Joakim Svalberg (keys)
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ALEISTER : « No Way Out »

ALEISTER revient en force sur cette fin 2019. Groupe majeur de la scène Metal des 90ties, les belfortains avaient cessé l’activité du groupe en 1997, et oui quand même! Beaucoup d’entre vous étaient encore en couche – culottes! lol. L’intemporalité de l’œuvre artistique nous donne cette chance….de recommencer l’histoire. C’est le cas d’ALEISTER : « No Way Out » nous replonge dans cette fameuse période « Thrash US » la ou les TESTAMENT, OVERKILL, EXODUS, METALLICA (première époque), SLAYER, MEGADETH, DEATH ANGEL, VIO – LENCE ANTHRAX…. inondaient nos platines. 7 titres pour ce nouvel album qui a surpris tout le monde, moi le premier. En trio ALEISTER l’a toujours été il me semble? Une section basse batterie rodée (Neon et Didier s’en chargent) épaulé par la présence charismatique de David Roustany (Guitare / Vocals) apportant puissance et engagement vocal. « I grow » démarre sur les chapeaux de roue (l’on note de suite un excellent son) et nous envoie un Thrash sans rides, nous sentons que les gaillards ont retrouvé la niaque et ont envie d’en découdre. « Slave » superbe morceau, au chant façon « Chuck Billy » avec rythmiques tapageuses et mélodiques. « Primary » sent bon la fureur et la haine d’un système humain défaillant. « Straighten up » avec son intro ultra dynamique, Neon nous gratifie de plans batterie de tout premier ordre, mélodie et chant puissant sont toujours au rendez vous. ALEISTER axe sa musique exclusivement sur le travail rythmique, ne cherchez pas de soli multi notes, vous n’en trouverez pas. « Bastard 2.0 » percute nos neurones avec un chant « punkisé » toujours interprété musicalement avec une grande justesse : Thrash Or Die nous ont ils dit! « I feel myself » poursuit l’embuscade, riffs cisaillants, tout semble rouler du mieux pour ces nouvelles compos. Pour clôturer « Gods don’t bless you » axé sur un chant plaintif aux accélérations revendicatrices, harmoniquement calé comme une horloge suisse à la précision chirurgicale. Retour gagnant pour les franc comtois. Bien bel album de retrouvailles, clair, net et précis dans l’impact.

ITW EXPRESS OBJECTIF METAL www.facebook.com/ObjectifMetal avec Neon (drums) du groupe ALEISTER

1- Alors cher ami, votre date de formation et votre style de prédilection ?
Notre année de formation 1987 jusqu’en 1997 et notre style musical le Thrash US.
2- Quels sont les membres actuels d’ALEISTER et les membres passés ?
Membres actuels :
David Roustany : Guitars / Vocals
Didier Renaud : Bass
Néon : Drums
3- Quelles sont vos influences musicales les plus représentatives ?
Nos influences représentatives sont principalement axées sur le Thrash US.
4- Peux tu nous dire quelles sont vos productions à l’heure actuelle (démos, CD’s, DVD Live) ?
Nous venons de produire notre album « No Way Out » en CD et Vynil sous le label M/O Music distribué par Season Of Mist.
5- Mettez vous en avant les prestations scéniques et à combien se dénombrent t’elles ?
Lors de nos débuts nous avons effectué environ 200 concerts. Depuis notre reformation seulement trois dates à notre actif pour se concentrer sur les compos de l’album.
6- D’où venez vous exactement et quels sont les groupes Metal de votre scène régionale ?
Nous sommes du Territoire de Belfort. La scène régionale est très florissante et avec la nouvelle génération la relève est assurée.
7- Que penses tu de la scène Metal Française en bien et en mal ?
La scène Metal française a su s’exporter et ne s’est jamais aussi bien portée ces dernières années. Il n’y a qu’à se rendre compte de la place qu’elle se voit offrir au Hellfest et ça cartonne.
8- Qu’espères tu pour le futur de vos projets et pour leurs développements hors de nos frontières ?
Grâce à Season Of Mist nous espérons pouvoir nous exporter plus facilement hors de nos frontières et de ce fait s’y produire. Par le passé nous avons enregistré notre album « Tribal Tech » en Allemagne qui n’a jamais été distribué en France. Ce qui ne sera pas le cas de « No Way Out ».
9- Allez, ton coup de gueule ?
Concernant le coup de gueule, je déteste les réflexions du genre « à ta place j’aurais pas fait comme ça ».
10- Et la dernière question pour toi Néon : Ton amour du Metal note de 1 à 10. Et pourquoi ?
Je dirais plus ma passion et non pas mon amour, ce qui est complètement diffèrent. Pourquoi ? Parce que le Metal c’est ma vie !

 

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