Nom du groupe

Sol Draconi Septem

Album

hyperion

Label

time tomb productions

Date de sortie

mars 2021

LA NOTE
6.8/10

Sorti le 5 mars 2021, ce premier album de Sol Draconi Septem se montre assez déroutant à la première écoute. Je crois même avoir pensé : « c’est quoi cette démo digne des années 2000 ? ». Mais une fois que j’ai mis mes a priori de côté, je me suis plongé plus intensément dans ce « Hyperion », inspiré du roman de science-fiction « Cantos d’Hyperion » de Dan Simmons.

Alors oui, le son est très light par rapport aux supers productions actuelles, mais justement, il s’accorde vraiment avec ce style de Black Metal aux relents parfois indus, parfois sympho, mais surtout très expérimental avec l’apport d’un saxophone par exemple… même si ses interventions sont parfois dispensables.

Néanmoins la base reste sur un Black Metal justement très première vague. L’écoute du titre « The river lethe’s taste is bitter » nous replonge dans une époque lointaine où le Black Metal se voulait totalement underground et se fichait complètement des étiquettes. C’est sûr, ici, point de corpse paint ni de Satan, mais on sent néanmoins des influences venant d’Arcturus ou bien encore Windir dans certains claviers. Et ces 2 noms doivent vous donner l’envie d’écouter ce « Hyperion ».

Rajoutons à cela un visuel plutôt réussi que l’on peut retrouver, en plus, sur un beau vinyl sorti chez Time Tombs Production, et on a finalement un album qui, d’ici quelques années, aura peut-être un statut d’œuvre culte.

Nom du groupe

Sanctuary

Album

resilience

Label

autoprod

Date de sortie

2020

LA NOTE
6.7/10

« Un peu rouillé je suis » dirait Maître Yoda, pas de chroniques pendant plusieurs mois = beaucoup de retard.

Je reprends donc dans l’ordre d’arrivée des cd, et on commence par du Black Metal. Et dans un style peu joué ces derniers temps : du Black avec des touches symphoniques.

Sanctuary nous vient de la région parisienne. Le groupe existe depuis 2006, selon Metal archive, mais le premier EP est sorti en 2016. La suite fut un album en 2018 « le choix du mal » qui contenait les premières compositions, antérieures à celle du EP « Beyond the divine ».

Nous voilà donc en novembre 2020 avec « Résilience », un album une nouvelle fois autoproduit. Et, mettons les pieds dans le plat : c’est quoi cette pochette les gars ? Il faut voir y voir un message en rapport avec le concept de l’album ? C’est vraiment le point négatif du packaging. La couv du livret (ou la photo de vos mains) aurait été top. Allez, passons ce détail car la musique prime sur tout cela.

Et la musique, c’est un Black/Death avec des touches symphoniques. Mais pas uniquement car les expérimentations sont nombreuses, limite Jazzy par moment. Tout ça produit de façon professionnelle par Frédéric Gervais au studio Henosis (Glorior Belli, Moonreich, Misanthrope, Pensées Nocturnes).

Revenons donc à « Résilience » qui lorgne fortement vers Carach Angren et notre Anorexia Nervosa. Le piano est très présent, il rajoute une touche bien baroque au Black Death plutôt traditionnel que propose Sanctuary. Musicalement, tout est bien construit, pas ou peu de fioritures, c’est un album qui s’écoute facilement. Un petit reproche néanmoins (avec la couv), la voix, trop linéaire et qui aurait mérité des variations pour rendre son écoute moins monotone.

Malgré tout, la technique est là, les idées aussi, reste maintenant à enfoncer le clou avec du live !

Sanctuary :
Antoine Dumortier : guitars/vocals
Julien Dumortier : drums
Sonny Bellonie : bass
Axel Hurard (session) : keyboards

Nom du groupe

THe Chant of trees

Label

autoprod

Style

Folk Metal

Album

THe Chant of trees

Date de sortie

mars 2021

Pays

France

LA NOTE
8.6/10

Il y a des albums qui tombent bien, qui sont une bouffée d’air pur dans une période sombre (bien propice aux albums Black Metal en tout cas), et ce projet mené par Frédéric (plus connu pour son groupe Black Metal, Himinbjorg) en fait partie.

Il a su s’entourer des bonnes personnes (dont Baptiste de Boisson Divine et Sven d’Himinbjorg ainsi que 2 chanteuses) pour composer un album qui se veut être un voyage initiatique vers un retour à la nature.

En grande partie acoustique, où se mêlent chant, guitare sèche, instruments traditionnels et sons de la nature, The Chant of Trees renoue avec un style qui avait quelque peu disparu avec les années, souvent caché par la popularité des groupes de Folk Metal Festif. Il est loin le temps des Hagalaz Runedance et consorts.

Malgré tout le groupe ne se prive pas de mettre des parties bien Metal, qui aurait largement pu être sur un album d’Himinbjorg comme sur « The boundless seas », morceau divisé en 2 parties, dont la deuxième moitié est un solo de guitare électrique (qui, je pense ne pas me tromper, est de Baptiste de Boisson Divine) extrêmement émouvant ou bien encore sur « War Day » un peu plus épique.

Les chants sont un des atouts de Chant of Trees, qu’ils soient en chœur, parlés, criés, en solo, uniquement en vocalises ou avec des paroles en anglais.

Le dernier morceau « Springtime of the soul » mets en avant le violon et c’est un instrument qui colle vraiment à l’univers de The chant of Trees, à la fois mélancolique et aérien, capable de faire passer une émotion positive comme négative.

Alors que retenir de tout ça, que The Chant of Trees est un bon album de Folk au sens noble du terme, en dehors de toute volonté commerciale, sincère dans sa démarche et tourné totalement vers la Nature.

A noter qu’il y a une version Digipack format A5 avec des œuvres d’artistes de Pascal Moguérou et David Thiérrée.

Chronique écrite par

Baptiste – Guitars
Pierre – Flute
Sara – Vocals and Backing Vocals
Luille – Harp and Violin
Sven – Guitars
Zahaah – Vocals
Frédéric – Vocals and Guitars
Elisabeth – Vocals

Nom du groupe

Eternal Majesty

Album

Black Metal Excommunication

Label

Those Opposed Records & Mallevs Records

Date de sortie

novembre 2020

LA NOTE
6.9/10

Alors qu’on les pensait définitivement retirer de la scène avec qui ils ont toujours été en « froid » (mais franchement qui peut les en blâmer), Eternal Majesty nous revient avec un album qu’on penserait avoir été écrit dans les 90.
Après une intro occulte, incantatoire, que n’aurait pas renié Emperor ou Summoning, nous sommes plongés dans un Black Metal de la vieille époque où les claviers et les guitares sonnent terriblement old school. Ce n’est bien sûr pas un gros mot quand c’est fait avec les tripes, et je pense E-M semble sincère dans sa démarche.
« L’appel de Neptune / éternelle majesté » est vraiment un titre parfait, l’ambiance qui s’en dégage est froide, sans fioriture.
Le groupe utilise le chant en Français, et ça reste une bonne idée. La voix de Navint Alfius ayant ce grain de folie idéal au Black Metal.
Cet album se veut presque un hommage à ce style, tant les groupes qui me viennent à l’esprit sont nombreux, de Burzum (pour les parties ambiantes) à Bathory (les riffs des Damnés), en passant par Emperor et Mayhem pour les ambiances.
Qu’est ce qu’on pourrait reprocher à cet album, qu’il est un peu court (30 min avec 2 morceaux instrumentaux) et la pochette pas très originale. Hormis ça, c’est un album à se mettre rapidement sous la dent.

?
Line-up :
Navint (Goetia) Martyr (Traumatic Hellstrings) Sagoth (Throbbing Black Art) (ex-End of Mankind, ex-Antaeus, ex-Reverence, ex-Ancestral Fog, ex-Aosoth) Thorgon (Battle Artillery) (Sepulchral Goetia) (Traumatic Hellstrings) (ex-Antaeus, ex-End of Mankind, ex-Hell Militia, ex-Deviant, ex-Aosoth) Crucifier (Strings of

Nom du groupe

End of Mankind

Album

Antérieur à la lumière

Label

Mallevs Records

Date de sortie

novembre 2020

LA NOTE
7.5/10

Né des cendres (bon ok rallumées depuis) de Eternal Majesty en 2015, End of Mankind avait déjà sorti un album convaincant en 2019 « Faciem Diaboli », un pur condensé de Black Metal Old school mais avec cette touche presque typiquement Française.

Cette foutue COVID ayant mis à terre les concerts et autres festivals, le groupe en a profité pour bosser sur un nouvel opus qui a été mis en boite très rapidement au mois de Juin 2020. Et nous voilà, en novembre 2020, avec « Antérieur à la lumière ».

Je ne résiste pas au plaisir de vous citer les mots d’Albert Camus (lors de son discours de réception du prix nobel de littérature), qui servent ici à l’introduction de ce nouvel album car ils ont eu une saveur presque actuelle.
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. Héritière d’une histoire corrompue où se mêlent les révolutions déchues, les techniques devenues folles, les dieux morts et les idéologies exténuées, où de médiocres pouvoirs peuvent aujourd’hui tout détruire mais ne savent plus convaincre, où l’intelligence s’est abaissée jusqu’à se faire la servante de la haine et de l’oppression, cette génération a dû, en elle-même et autour d’elle, restaurer, à partir de ses seules négations, un peu de ce qui fait la dignité de vivre et de mourir.

Devant un monde menacé de désintégration, où nos grands inquisiteurs risquent d’établir pour toujours les royaumes de la mort, elle sait qu’elle devrait, dans une sorte de course folle contre la montre, restaurer entre les nations une paix qui ne soit pas celle de la servitude, réconcilier à nouveau travail et culture, et refaire avec tous les hommes une arche d’alliance. »
Passons maintenant à la partie musicale qui montre bien que les musiciens connaissent bien leurs classiques. Car « Antérieur à la lumière » fait la part belle au Black Metal des débuts avec des ambiances qu’on retrouve sur les premiers Emperor ou Satyricon, un mélange de brutalité et de mélodie. Cette dualité est finalement la trame de cet album, basé sur le travail de Pierre Soulage (peintre né en 1919 et toujours de ce monde) dont le morceau « Outrenoir » en est l’expression la plus précise.

Le groupe n’hésite pas non plus à utiliser des instruments que l’on trouve rarement comme le Saxophone, comme sur « Opponent Deity ».

L’album se termine sur un morceau presque Jazzy, « le Boël ».

Maintenant qu’Eternal Majesty est de retour, on se dit finalement que les membres du groupe ont bien fait de prendre chacun une destination différente, cela nous permet d’avoir 2 styles de Black Metal. A vous de choisir … ou pas.

Line-up:
Anxiferath : Vocals Goulax : Guitar Nesh : Guitar Volodia : Drums Gasha: Bass

Nom du groupe

Ferriterium

Album

calvaire

Label

epictural production

Date de sortie

janvier 2021

LA NOTE
7.1/10

Le moins qu’on puisse dire est que Raido ne manque pas d’inspiration et que chaque nouvelle production montre une progression significative. « Le Dernier livre », l’opus précédent, est sorti en 2019 et proposait déjà des titres aboutis dans un style Black Metal Mélodique. Si à l’époque je trouvais que certains morceaux manquaient d’originalité et que le son n’était pas assez puissant, sur ce nouveau CD, ces remarques n’ont plus lieu d’être.

Le son déjà, le mixage a été confié cette fois Mario Dahmen, (Evangelion, Magoth) et il permet de bien profiter de toutes les mélodies que propose Raido quelles soient sur la partie rythmique ou bien sur la guitare solo. Rajoutons à cela une batterie (tenu par Thyr, guitariste de Iron Flesh mais aussi ancien batteur d’Otargos) bien mise en avant, ce qui manquait à l’album précédent.

La suite, ce sont 4 titres entre 9 et 12 minutes de Black Metal Mélodique où alternent passages en Blast Beat furieux, épique même et des parties plus mid tempo. On pourrait avoir peur de l’effet soporifique d’un titre dépassant les 10 min mais il n’en est rien. Tout est utile au morceau, pas de remplissage inutile.

La pochette a été réalisée par Sözo Tözo, artiste-peintre de son état, dont les œuvres vont, je pense, ornées de plus en plus de pochettes. La mise en page de l’artwork a été faite par Ars Goetia.

Raido : All musics