HELLFEST 2019 : 4 doses de chaleur et de reports (4/4)

Dernier jour au Hellfest *soupirs*… On a pas hâte que ça finisse. 

Après un gros samedi, on est un peu rincés. On arrive sur le site gentiment pendant NOVA TWINS. Pas mal du tout en mainstage, avec un genre de rock-rap-metal à la RATM en mode féminin fluo. 

On est venus tôt surtout pour Brutus, qui à l’écoute, est une belle découverte. La voix de la chanteuse batteuse sur un fond de rock-sludge n’y est pas pour rien. Le combo belge arrive à la Warzone en fin de matinée. Quelques errements aux débuts, mais c’est de belles envolées post-rock La leadeuse de ce groupe belge est devant la scène, de biais. On a tout le loisir d’observer son jeu. C’est carré. on se disait, “allez on va voir Municipal Waste un petit coup”. Eh bien on ira pas. Pour les fans de Rolo Tomassi, pas dans ses passages méchants, on est accrochés. Belle découverte. 

On retrouve Yannick de MIFC sur la Warzone, qui sera son début de dernière journée, pour découvrir Employed To Serve. Ces deniers n’ont pas fait l’unanimité. Yannick été séduit. Peut -être la surprise d’avoir un growling féminin, ce qui reste encore rare dans le métal. Mais pourquoi donc ont il joués tout du long avec leur K-Way ? Le public leur a posé la question, mais nous n’avons pas eu de réponse claire. Qu’importe. Ils avaient de l’énergie à revendre et les pits se sont enchaînés. D’un autre côté, nous (Dorine et moi) adorions l’album de ce groupe de Metal-core bien méchant “The Warmth of a Dying Sun”. La batterie n’aura qu’un petit son, il faudra 4 titres pour que le son soit cool, du coup le public bouge pas trop (tout le monde est mort ?), y’a peu d’ambiance. Dommage. Pas convaincant. On croisera Kem des Eurocks qui sera pas plus convaincu. Déception du jour. 

On boit un coup en attendant le revival de Morning Again. Cela sonne un peu à la Vision Of Disorder, dont je suis ultra fan. On se dit que ça peut être plaisant. Mais non….Je l’ai déjà écrit, mais c’est pour moi l’exemple type du groupe qui devait pas se reformer… enfin dans ces conditions de live. Le son est degueu, des pains au large sur les ‘ premiers morceaux (mais genre, vraiment !), c’est une boulangerie à la batterie, le guitariste à jar’ est à la rue parfois. Pas d’ambiance, pas de foule… Déception 2. 

On passe rapidement devant Trivium. Du Neo-metal efficace. Grosse ferveur du public. Un classique, qui marche. 

On revient à la Warzone pour Cancer Bats, qu’on avait déjà vu au Hellfest. La prestation Hardcore-metal des canadiens nous rappellera GET THE SHOT l’an dernier. Une chaleur accablante, des titres phares que le public attend, une reprise de Sabotage des Beasty Boys, et un chanteur qui est à fond et enthousiaste. Les 6 premiers morceaux n’amusent franchement pas la galerie. On aime cette énergie qui semble être la spécialités des nords-américains. 

La journée de dimanche file à toute vitesse ensuite. 

On appréciera BearTooth et son punk-hardcore en mode skatepark. Avant d’aller Mainstage 2 voir LOG et rejoindre Yannick qui avait noté ça dans son programme. 

La claque de la journée a été distribuée par Lamb Of God. Quelle énergie ! Le chanteur Randy Blythe fait tourner frénétiquement ses dreadlocks, saute de l’estrade de la batterie, et galvanise le pit. Les classiques étaient tous là (Walk with me in hell, Ruin, Redneck, 512…) et le public a suivi à fond et en masse ! Un bon concert de batterie en mode démo. 

On rejoint les locaux d’Eye of The Dead à Cannibal Corpse. J’aime pas vraiment CC en écoute. Mais franchement, on ne peut rester indifférent à leur puissance live. C’est malsain, matraqué mais tellement bon. On s’éclipse à regrets après la moitié du live. 

Retour à la Warzone, qui sera la scène du jour pour le retour de REFUSED. Quel bilan en tirer ? Bah ça c’est un retour réussi. Bien que moins envolé je pense, le live est plutôt classe, à l’image du chanteur en veste et mode dandy. 4 morceaux légendaires de The Shape of Punk to Come, et puis beaucoup de place aux morceaux du nouvel album _ normal. On notera que Refused sera le seul groupe à se risquer à parler politique avec des messages libertaires de ce qu’on en a vu sur le festival. 

Avant de finir le festival, on devait évidemment aller voir Slayer avec un gros show, une install’ titanesque, et du morceau culte à la pelle (toute la set-list l’etait ?). 

On finit par Tool, particulièrement attendu (je ne saurais vous dire depuis combien de temps ils ne s’étaient pas produits en France). Mais il fallait être prêt pour bien profiter du show. En effet, les écrans géants n’étaient pas utilisés à reprendre des images du groupe en train de jouer, mais à diffuser des vidéos expérimentales. Joli, mais un peu frustrant. Décidé à me rapprocher pour ne pas à avoir que deviner des silhouettes en ombre chinoises au loin, c’est avec surprise que je découvre qu’il n’était pas si difficile que cela de se frayer un chemin dans un public assez clairsemé pour ce dernier concert. Je profite donc un peu plus de cette fin de festival, mais somme toute sur un style que je trouve, pour ma part, trop calme pour clôturer un tel évènement.

On a déjà hâte d’être à l’année prochaine. Merci au Hellfest de l’invitation.
Crédits photo :

  • Yannick BREDENT
  • Dorine MAILLOT

Live reports :

  • Stéphane LAURENT
  • Yannick BREDENT

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HELLFEST 2019 : 4 doses de chaleur et de reports (3/4)

On commence la grosse journée du samedi assez tôt. Les pieds souffrent déjà, il fait un cagnard violent. 

On commence par Shaârghot, Groupe français de metal indus (pour faire simple). Inspiration à la Rammstein et à la Punish Yourself, avec un chanteur particulièrement charismatique. Des compos précises aux sonorités assez riche, le groupe n’est pas en reste le côté visuel, style cyber-punk, agrémenté de lasers ou fusées d’artifice montées sur guitares, ou autres « Mantis », sorte de créatures montées sur échasses et équipées de faux en guise de mains. Terriblement efficace ! Beaucoup sont venus, de sûr,  par curiosité, et sont repartis conquis ! Le public a vraiment bien suivi !

On reste dans le metal indus avec les allemands de Cypecore. Ambiance post apocalyptique avec ses musiciens tous grimés en sorte de cyborg futuristes. Mais derrière les costumes, c’est un combo très puissant, à gros renforts de double pédales, qui distille un metal au beat entraînant. Une chouette découverte.

On se dirige Mainstage, revisitant la musique un peu kitch de FM, revival total des années 80 qui aurait pu faire une BO de Retour vers le Futur. Avant la venue de Whitechapel, on croise une partie de la team Necronomi’con (convention geek annuelle de Belfort). 

Whitechapel arrive sur scène, scénographie simpliste, un backdrop. Le groupe ne fait pourtant pas dans la dentelle. Trois guitares, un batteur en mode démonstration de breaks. Les tubes de leur nouel album “The Valley” sont plutôt au début du set, sans oublier leur hit “The Saw is the Law”. Le public headbang gentiment sous un soleil écrasant. Bémol notable, le chanteur a une voix puissante, mais _ sous mixée _ qui manque de définition, syndrome de la main posée autour de la grille ?

Retour sur le death technique d’Allegaeon. Une petit déception pour ce dernier (que je suis content d’avoir découvert il y a un peu plus d’un an).. Non pas qu’ils aient mal joués, mais plutôt que j’ai trouvé le set trop technique avec les musiciens peut-être trop concentrés sur leur jeu, alors que je leur préfère certains titres  tout aussi précis, mais beaucoup plus brutaux (écouter à l’occasion les titres « Behold (God I am)» ou « Twelve » de leur album Formshifter pour vous rendre compte).

Au même moment joue The Fever 333. Connaissant les titres _ lâchés au compte-goutte pendant plusieurs mois, et suivant le groupe sur les plateformes de streaming, on avait très peur des effets du dernier album. Les premiers titres en mode rap-métal méchant, ont mués progressivement vers des titres beaucoup plus easy-listening néo-rap-métal, on a un peu peur. Un MC + un Batteur/Samples + Une guitare : on se dit que la Mainstage est peut-être (trop) grande. Eh bien QUE NENNI. Une grosse prestation va nous amener à avoir tort. Un MC fou qui court partout, saute dans le public, glisse sur 4 mètres sur scène, un batteur qui saut depuis son tabouret, lance ses cymbales _ pied compris _ saute depuis les sides-retours… Un bon gros déjanté, à aller revoir en live. 

Punish Yourself, comme à son habitude haut en couleurs. Quel plaisir de retrouver Klodia et sa meuleuse. Énergie de fou !

On va vers la Valley voir Cave In (Indie Rock). Groupe mythique des années 2000 qui a fait son retour en grande pompe avec un super album à peine sorti en intégralité 15 jours avant le Hellfest. Comme des dingues on se plante devant la scène pour retrouver un groupe compacté volontairement sur scène qui prend beaucoup de temps à des réglages entre les morceaux mais qui nous gratifie d’un gros son ! Le groupe jouera majoritairement du dernier opus, mais fera plaisir aux fans avec des titres légendaires de sa disco issus de A Perfect Picth Black (2004) comme Ataraxia ou encore The World Is On Your Way. Cela dit, le show, simpliste et assez froid, nous offre une petite déception, manquant d’un public emmené et d’un groupe plus lâché. 

Retour a du metal indus avec Combichrist et ses 2 batteurs. 1 jouant de profil, et l’autre debout avec une batterie plus minimaliste. Le jeu des batteurs est captivant, avec nombre de lancés (et rattrapage) de baguettes. Excellent show.

La Valley, de nouveau, accueille un groupe poids lourd du post-metal-atmosphérique : The Ocean. Groupe qui se qualifie de collectif, encore une fois, les 8 musiciens sur scène ne sont peut-être pas ceux de l’album actuel Phanerozoic qui succède à Pelagial (avec qui le collectif a tourné mondialement pendant 5 ans). On sait que les shows de The Ocean sont calibrés, ciselés, précis. L’ambiance change par rapport à Cave In : très attendus, il y a beaucoup de monde pour un gros show lights, grosse place aux derniers album, mais on entend le fameux “Firmament” en 3. C’est très sombre, rouge dans les lumières, agrémentés de grand Pars blancs puissants. 

Soirée bloquée sur place, on attend avec impatience le passage du groupe japonais Envy. Véritables légendes du post-rock-hardcore-screamo, ce groupe a inspiré de nombreux confrères qui évoquent fréquemment le travail. Pas grand monde 10 minutes avant, puis un raz-de-marée de public s’installe autour de nous avant de lancer une énorme clameur à l’arrivée du groupe sur scène. Les trois premiers morceaux sont magistraux, très syncopés, avec de grandes envolées de guitares. Une vraie ferveur s’empare du public, il se passe quelque chose, l’atmosphère est très calme, mais en même temps très intense.

Ça joue grave, 3 guitares, dont celui, à jardin, qui saute partout. Le chanteur lui, semble possédé, lançant ses bras vers le ciel, comme s’il racontait des histoires, envoûtés par ses propres paroles. Les morceaux s’enchaînent, commençant souvent doucement par des arpèges ou des grandes réverbs, passages calmes, minimalistes pour ensuite tourner à des gros passages screamo violents. L’émotion est palpable, les morceaux nous tranchent en 2, ou nous hérissent les poils. On citera en vrac A Warm Room, Footsteps in the distance, Dawn and gase. Devant nous, un mec est bouleversé, à côté un autre chiale littéralement. Le groupe finit sa prestation sur un morceau progressif qui se termine en déflagration sonore monumentale, en lumières aveuglantes, avec des guitares qui montent en puissance et volume/larsens pour se couper brutalement à l’ampli. Il s’est vraiment passé un truc : on a tous pris une énorme tarte, voire c’est LA tarte du festival pour moi (stef).

Besoin d’une pause, on file à l’espace Presse, on y croise les gens du Syndrome qui viennent de jouer sur le Metal Corner. 

C’est sur Cradle Of Filth que je clôture cette soirée (Yannick), avec des musiciens qui prennent de multiples poses pour le plus grand plaisir du public (et des photographes). Cela dit, je trouve peu d’énergie distillée. Concert en demi-teinte donc.

On retourne encore à la Valley _ scène du jour _ pour assister à la démonstration Cult Of Luna en mode double batterie avec un gros show lights. On file voir la fin de Kiss, quand même, pour assister à un show démesuré fait de paillettes, de solos, et de rappels qui n’en finissent plus. 

La soirée se clôture, pour nous, par Architects et un show très propret avec un Sam Carter en costume. L’album Holy Hell est forcément mis en avant. Le Décor est épuré, très blanc, un gros son malgré un manque de définition sur les grattes. 

Une journée avec des airs de montagnes russes, entre petites déceptions, belles découvertes et grosse tarte, mais ça, on l’aura lu plus haut. Il ne reste plus qu’une journée, on est déjà nostalgiques.

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HELLFEST 2019 : 4 doses de chaleur et de reports (2/4)

HELLFEST JOUR 1 : Journée (re-)découverte(s)

Knotfest passé, c’est avec plein d’enthousiasme que nous attaquons notre 2ème journée à Clisson mais première journée d’Hellfest.

Un petit tour du site d’abord. On croise du monde qui parle espagnol, anglais, allemand, hollandais, pays de l’Est.. c’est moi ou y’a plus d’internationaux cette année ? Côté festival, quelques changements notables : 

  • Les pits, pavés l’an dernier, sont peints (ou alors je l’avais pas remarqué)
  • La “petite forêt” entre la WarZone et le reste du site a été aménagée (bêtonnage des allées, paillage des coins pour squatter, beaucoup de festivaliers se soulageaient le long des palissades ⇒ des pissotières ont été installées)
  • Côté restauration, des dizaines de tables de pique-nique en dur, une fontaine ombragée, des allées. 
  • Une énorme horloge sculptée a été installée en complément des autres oeuvres qu’on trouve sur le site. 

Franchement, le Hellfest investit chaque année dans le confort des festivaliers et dans la scénographie du site, c’est vraiment chouette. 

Nous attaquons fièrement avec nos Franc-Comtoises, vainqueurs du Voice of Hell, les Fallen Lillies sur la Mainstage 2.

C’est avec brio qu’elles ont démontré que notre belle région avait des groupes de talent. Elles ont “fait le job” !

Le reste de la journée sur cette Mainstage 2 était 100% française : Klone, Blackrain, Lofofora, No One Is Innocent, Dagoba, Ultra Vomit, Mass Hysteria et Gojira. Mais pour ma part, c’est sur les scènes secondaires que j’ai porté mon dévolu, à la recherche de nouvelles découvertes.

Ainsi, on commence avec Cult Leader et son crust/grindcore efficace. Cela fait penser à du Converge avec une voix plus grave. Le batteur distribue les torgnoles. Malheureusement, comme souvent, le son est dégueulasse, il n’y a pas de basse ni de kick, tout est très médium-aigu. C’était bien, mais ça nous a arraché la tronche. 

Ensuite, c’est Daughters qui a attiré mon attention. Du « mathcore » (si j’en crois le programme du Hellfest) ? Je ne suis pas un pro des étiquettes… J’aurais plutôt dit du “Chaotic New Wave Rock” malsain. Mais c’est le côté punk qui s’en détache qui me fait vibrer. Le chanteur, dandy moustachu, est très charismatique. Il commence en costard cravate, puis s’adonne à un strip-tease tout du long du set, en prenant soin de frapper sa poitrine tatouée, manquera d’avaler son micro, ira plusieurs fois chanter en surfant sur le public, et finira debout, torse-nu sur une enceinte, en se flagellant avec sa propre ceinture. La musique n’était bien sûr pas en reste, et vous entraînait dans ce délirium ! Il était 15H ce vendredi, et je venais de prendre ma claque !

Je poursuis avec une redescente en douceur avec Trollfest. Palme du groupe le plus « délirant ». Sans doute peu étonnant pour un groupe de pagan metal, qui sait mettre un point d’honneur à transmettre de la bonne humeur et du festif. Mais passé cette surprise visuelle, rien de bien nouveau ou particulièrement entraînant côté musical… Je reste donc sur ma faim.

On ira faire un tour aussi voir d’autres groupes comme FUN AT ALL _ punk rock legends _ avec un pit blindé, des gens à fond et un concert très attendu, ou encore MY SLEEPING KARMA _ très attendus eux aussi _ et son post rock instru à qui on donnera la palme du son nickel dès le premier morceau. 

La palme du public reviendra à POWERTRIP qui nous ramène à nos premiers amours du metal en distillant un “bon vieux trash metal à l’ancienne avec des pointes de hardcore”.  Une grosse presta sous une ALTAR ras la gueule, et un public qui headbang jusqu’au fond. A réécouter chez soi.

Les 2 groupes suivants ne vont pas beaucoup m’inspirer. Pestilence et Impaled Nazarene. Ce dernier a d’ailleurs fait les choses à moitié… En effet, pour un groupe aux racines black, ils auraient pu faire les choses plus « proprement ». Soit pas d’artifice du tout, ou alors un apparat propre avec de belles peintures sur les visages… Mais juste une croix à l’envers et un 666 réalisé à l’aide d’un bouchon de liège noirci… Dommage, car dans un show, et qui plus est à un tel festival, je trouve la prestation scénique presque aussi importante que la prestation purement musicale.

HEADLINER du Vendredi : GOJIRA

Tête d’affiche du vendredi, GOJIRA va vraiment assurer son statut de groupe référence du metal français. Profitant à fond du serpent de 300 mètres d’écrans-géants qui serpente tout le long des Mainstages 1 et 2, Gojira nous offrira un set très atmosphérique. Avec moins de morceaux violents comme lors de leur dernier passage au Hellfest en pleine après-midi, le groupe nous emmènera complètement, on ne déscotchera pas du set. C’est puissant, posé, maîtrisé, mature, technique, implacable, bref… c’est GOJIRA. 

Entre côtillons, flammes, feux d’artifices, explosions, strobs’, tout y passe.. Quelle tarte, vraiment. J’avoue m’être dit qu’après avoir joué 3 fois avec eux en 2005, les avoir vus au moins 6 fois en live, je partais un peu grisé d’avance. Mais non, encore une fois, y’a eu du gros taf, de la créativité, le groupe a su s’élever pour proposer un gros show de Headliner et c’est vraiment réussi. Ils sont franchement très forts !! #modegroupieOFF. Pour ma part (Stéphane), c’est l’une des deux tartes du week-end. 

On quitte le site et cette première journée  en passant voir King Diamond qui a su créer une ambiance sombre en mode hôpital psychiatrique plutôt très sympa pour finir. 

Crédits Photos :

Dorine MAILLOT : Site Internet

Yannick BREDENT

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HELLFEST 2019 : 4 doses de chaleur et de reports (1/4)

HELLFEST J-1 : Knotfest. 

Habituellement, on arrive le jeudi après-midi, histoire de s’installer tranquillement et de faire un petit tour au metal corner avant une bonne nuit pour ouvrir clairement les hostilités le vendredi. Changement de planning donc cette année, avec le Knotfest, festival mettant en vedette le groupe Slipknot et une liste prestigieuse d’invités.

Pour la première de ce festival en Europe, c’est donc le site du Hellfest qui a été investi, et a ouvert ses portes dès 16H ce jeudi..

Les 2 Mainstages étaient réservées pour l’événement, mais de nombreuses zones du site restaient inaccessibles (les tentes Altar, Temple et Valley étaient barricadées), toute la War Zone également. Une tente, genre petit barnum de cirque, avait été ajoutée pour en faire un musée à la gloire du groupe Slipknot, avec notamment des costumes et masques utilisés durant la carrière du groupe. 

Petit tour rapide donc, et direction le bar pour une première bière salvatrice et le 1er concert, Sick of It All. Je me décide enfin à aller vers les Mainstages, pour voir Amaranthe vers 17H15.

Intéressant, mais pour ma part sans plus. Ça me rappelle un peu Evanescence, mais avec un côté plus pêchu. Une voix claire féminine, une voix claire masculine et une chant growlé masculin s’entremêlent. L’ensemble marche assez bien.

Par la suite, c’est Ministry qui nous distillera son metal indus comme ils savent le faire, puis les Polonais de Behemoth entrent en scène. Comme toujours, gros spectacle. Premier titre avec des masques de têtes des mort, jets de flammes, crachats de sang…

On passe à PAPA ROACH : un peu de scéno, un percussionniste, quelques lights, une grosse paire de ciseaux… Beaucoup de gens à fond, c’est vraiment le groupe d’une génération : qu’ils aient des airs de coreux, blackeux, deatheux, tous les profils que tu croises, fredonnent les refrains par coeur des tubes qui s’enchaîneront tout le set.

 

 

Après Powerwolf, je m’attarde sur Rob Zombie, et son univers déjanté, teinté d’esprit BD et films d’horreurs, esprit que l’on retrouve dans les vêtements de scène et postures que prennent les artistes tout au long du set. Toujours aussi efficace, comme notamment avec son titre « More Human than Human » qui commence avec des samples d’orgasmes féminins.

Amon Amarth a pris la suite avec son désormais classique « viking » metal. Une grosse prestation devant un public qui attendait le groupe de pied ferme. 

Puis Slipknot fait son entrée. Le rideau tombe et laisse apparaître une scène immense, avec sur ses 2 côtés des percussions montées en hauteur, ainsi que la batterie. Ces percussions ont des lumières changeantes, s’accordant avec les images projetées sur l’arrière et les côtés de la scène. 

La scénographie est assez folle, avec l’écran géant, les 4 premiers morceaux s’enchaînent sans qu’on se rende compte. On vient de se prendre une tarte !!? 

 

 

Concert très visuel, avec son lot de jets de flammes sur le devant de la scène, mais aussi sur son arrière, manche du bassiste éclairé d’un cordon de Leds (du genre que l’on peut trouver dans tous bons Pcs de gamer), et des titres repris en chœur par une grande partie de la foule, comme les grands classiques « Psychosocial », « The devil in I », et « Duality », où l’un des batteurs va, durant l’intro, taper sur un bidon suspendu à coup de batte de baseball enflammée…

Cela compensera le son qui s’est dégradé tout au long du set. Excellent au début, on finira dans un imbroglio de guitares, martelées de batterie et un chant tout au fond du mix. 

Sabaton a clôturé ce festival. Comme un grand nombre de festivaliers, on a quitté le site peu après la fin de Slipknot.

Crédits photos :

Dorine MAILLOT – Site Internet

Yannick BREDENT

Live report à quatre mains et deux programmes : Yannick & Stéphane

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Frank Carter and the Rattlesnakes – Round 2 … K.O !!!

L’an dernier, le groupe (lire FCATR) était déjà venu à la Poudrière. Pour ceux qui y étaient, la soirée fut à demi-réussie, en raison de l’absence du batteur _ blessé suite à un accident de tour-bus qui avait eu lieu la veille. Le « groupe » s’était quand même battu pour proposer 6 titres acoustiques. C’était sympa, joli, mais il avait manqué la version réelle de ce que pouvait proposer FCATR sur une petite scène.

Après une prestation Grande Scène aux Eurockéennes 2017 – où on avait pu assister au plus grand circle-pit pour ceux qui s’en souviennent – Frank Carter nous avait conquis avec un show décomplexé et punk dans les faits.

Intimiste à souhait, la Poudrière de Belfort a accueilli ce mardi 19 Mars, FCATR pour la deuxième fois. Le groupe, en pleine tournée européenne ne pouvait pas ignorer Belfort et revenir pour un deuxième round plein et entier et contenter les nombreux frustrés de 2018.

Premier constat : ils sont au rdv, le concert est sold out en quelques semaines. Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu des gens avec des pancartes « cherche places » devant l’entrée de la salle belfortaine.

Doors à 20h30 : 1 bière et ça envoie.

Crédits photo : Dorine Maillot

Ce sont les Anglais de King Nun qui ont le privilège d’ouvrir la tournée de FCATR. Un mélange plutôt harmonieux de grunge-punk pop, joué par des ados méchés, un mélange de Metz, teinté de La Dispute. Malgré le peu de place sur scène, le groupe s’en tire bien. Surprise, car la première partie était passée un peu à travers dans la com de la salle, j’avoue avoir appris le jour même qu’il y avait un deuxième groupe.  Pour les curieux, je vous conseille leur titre FAMILY qui pour moi est le plus représentatif de leur set. Une grosse demi-heure de set, et le plateau se vide déjà pour laisser place aux équipes de FCATR.

Maîtrise, maturité et sympathie : un cocktail savoureux.

Crédits photo : Dorine Maillot

Comment dire que le show de FCATR est mature et maîtrisé ?

On commence par 3 titres accrocheurs _ dont le dernier single sorti CROWBAR. On prend un Frank qui se balance dans la foule, pogote avec les premiers rangs, se fait porter (comme aux Eurocks) debout au-dessus du pit (clin d’œil aux photographes qui ont eu droit à 3 titres pour shooter), fait le poirier et finit en disant « That ! .. is a party ! ».

Derrière, ça joue grave, on notera le batteur qui _ réparé _ envoie des grands breaks ciselés… apparemment, le bras… ça va !! sic.

Crédits photo : Dorine Maillot

Une fois bien chaud, le public est prêt à entendre d’autres morceaux, notamment du prochain album, qui, doit-on avouer , semble s’annoncer plus rock que punk. Le set réussit à emmener doucement tout le monde à écouter religieusement Frank plusieurs minutes passer des messages de tolérance, d’écoute, d’amitiés et d’égalité femmes-hommes jusqu’à faire redescendre la pression sur Anxiety ou encore Acid Veins avec son Give me Looooooove. Les filles de la salle ont droit à une session de crowdsurfing exclusive pendant plus d’un morceau, avec les mecs fliqués par Frank.

Crédits photo : Dorine Maillot

Dernier tiers du set, après un violent Jackals pour nous réveiller, c’est un Frank Carter achevé/fatigué qui nous achève avec les hits de sa discographie comme Juggernaut, Devil inside me pour finir par nous laisser beugler en chœur « I hate you ».

Une photo dos au public, plein de merci, et on remballe. On est trempés.

A noter : un son d’enfer qui n’est jamais passé au-dessus des 100dB, un bass-batt nickel, des morceaux mega-clean et du grand frontman.

Pour les frustrés de la deuxième, vous pourrez aller voir FCATR aux Eurockéennes 2019. Frank Carter ayant spoilé l’info à Kem Lalot. On a hâte de voir cela en Juillet au Malsaucy.

La set list : Crowbar – Wild flowers – Nouvelle chanson – Vampires – Paradise – Nouvelle chanson – Give me love – Anxiety – Jackals – Lulabby – Devil inside me – Fangs – I Hate You.

Crédits photo : Dorine Maillot Photography

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[INTERVIEW] – BEYOND THE STYX (Tours)

BEYOND THE STYX (HARDCORE – Tours)

C’est lors du Hellfest 2018 qu’on vous avait évoqué un rdv avec Adrien – batteur de Beyond the Styx. Retour sur l’interview très sympa, à la cool, réalisé le Jeudi midi sur la terrasse de l’espace VIP/Presse. Retrouvez tous les liens vers le travail du groupe, en fin d’interview.

Petite présentation

Beyond The Styx est venu à notre rencontre au milieu de sa tournée de promotion de son nouvel album sorti début 2018.

Entre temps, le groupe a enquillé 30 dates depuis Février 2018 _ ça ne chôme pas.

Niveau sonorités, cet album a des accents de THE ARRS des premières heures ou, plus proche de nous, 6Gram8. Du méchant-core à souhait.

« STIIGMA », titre de l’album, est sorti chez le collectif Klonosphère. On peut même trouver des K7 du groupe puisque BTS a un deal avec DIORAMA Records, label Indonésien.

 

Première bière du w-e, partagée avec Adrien. INTERVIEW :

MIFC – Alors, Adrien, qu’est-ce qui fait que tu es un « métalleux » aujourd’hui ? Racontes-nous ton parcours.

Adrien BTS – Mon père est musicien et grand Jazzman. J’ai commencé par le piano, puis je me suis mis à la batterie. Ado, j’étais fan des groupes de la vague Metal-Core française comme Watcha, Mass Hysteria. Avec Emile (chant), on a monté BTS en 2010. On a eu quelques changements de line-up, mais la base principale du groupe reste notre binôme.

MIFC – Difficile de rentrer des groupes dans des cases, cependant, pour toi, ça sonne comme quoi BTS ?

A – Chaque interview c’est différent, on nous attribue plein d’influences ou de « as like ». Pour moi, nos influences vont de KickBack à Neurosis.

MIFC – Et alors, parlons actu : cet album STIIGMA, vous en êtes contents ?

Adrien – Oui, les retours sont très bons. On est contents d’avoir le soutien de Klonopshère. On bosse aussi avec Replica Promotion qui assure le rôle d’agent de presse. On a fait une journée Presse à Paris qui s’est bien passée.

 

MIFC – Côté promo c’est géré. Pour les dates, vous avez un booker ?

Adrien – Ah non, c’est du DO IT YOURSELF 100%. Tout le monde met la main à la pâte. On a une association – RIIPOSTE association – depuis 6 ans sur Tours. Notre objet : promouvoir la scène locale ainsi que d’organiser des évènements (l’association organise RIIP Fest et de nombreuses dates sur Tours qui possède une SMAC et qq salles indé et bars). On a aussi notre propre camion (le mien), qui sert pour les tournées.

 

MIFC – On a vu que vous avez abattu du gros taf avec 30 dates depuis Février, c’est énorme. C’est quoi la suite du programme ?

Adrien – On joue au RIIP Fest cet été, mais aussi en Août au Ferrailleur de Nantes en ouverture de TERROR. On est en train de monter une tournée d’automne en Europe (Hollande, Allemagne, Belgique) avec Anchor Agency. En Février 2019, on espère finaliser une tournée en Espagne.

On a arrêté le principe des échanges de dates avec les groupes, car on a eu parfois de très mauvaises expériences. Maintenant, on attend qu’on nous propose quelque chose avant d’inviter plein de groupes sans forcément savoir si le retour sera à la hauteur de ce qu’on peut proposer.

MIFC – On a vu que vous aviez un clip, plutôt cool au demeurant, vous en avez annoncé un prochain, je crois ?

Adrien – Oui, on a sorti Danse Macabre il y a quelques semaines. On est en train de monter un clip live, car c’est vraiment là que notre musique s’exprime le mieux. On est en pour-parler pour tourner un troisième clip cet été.

MIFC – Quels thématiques abordez-vous dans vos morceaux ?

Adrien – Nous apprécions la vie et le contact humain. Nous abordons aussi des thématiques liées au système consumériste et aux notions de contrôle de masse. Et puis, comme tous les groupes aujourd’hui, on est très branché sur le DIY.

MIFC – Si je te dis « le hardcore, c’est juste de bruit et un chanteur qui gueule des paroles que personne ne comprend » que réponds-tu ?

Adrien – Eh bien je te dirai « viens nous voir en Live ». On fait ça avant tout car on aime la scène et les rencontres de tournée/concerts. C’est un élément de motivation important pour le groupe. Donc, oui, je te dirais, viens à un concert de BST (le groupe se produira à Ensisheim dans quelques mois, surveillez l’agenda du caf’conc’).

MIFC – Dernières questions, tu viens au Hellfest depuis longtemps ?

Adrien – Cela fait 4 ans que j’y viens, en partie aussi pour bosser sur le groupe dans le cadre des espaces VIP/Presse. J’adore.

MIFC – Ta dernière claque en live ?

Adrien – Sans hésiter Stray From the Path, je suis méga-fan. Ou encore TERROR, leur live était énorme !

MIFC – Ta dernière claque en album ?

Adrien  – Arf, pas facile quand on écoute tellement de groupe. Le dernier album d’Incendiary est super, alors je dirais ça.

Interview réalisé par Stéphane pour MIFC.

Processed with VSCO with b5 presetCrédits photos : Dorine Maillot

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