Jeudi 17 octobre, nous avons eu la chance de pouvoir couvrir le concert des groupes HEILUNG+SKÀLD , à L’autre Canal, dans le cadre du Nancy Jazz Pulsations (NJP). Pour celles et ceux qui ne situent pas, on sort effectivement de l’esprit « métal » habituel pour se retrouver face à de la musique expérimentale envoutante et mise en scène dans un esprit shamanique. Fan de ce groupe, je ne sais pas si ce report va être très objectif mais c’est l’intention qui compte n’est-ce pas ? 😉

Je co-voiture donc dès la sortie du travail, direction Nancy, 2h30 de route, des embouteillages, j’arrive en retard et je ne vois que deux morceaux de la première partie qui n’est autre que SKÀLD. Ouais c’était un sacré beau plateau que nous proposait le NJP.

Du fait de ce retard, je ne peux prendre SKÀLD en photo, j’arrive à peine à capturer une image sympa depuis le balcon de la salle. Malgré le fait que je n’ai pu voir seulement les derniers morceaux, il faut dire que ça envoyait du bois !

Il est 21h, Heilung joue à 22h, ce laps de temps annonce déjà un espace scénique digne de ce nom ! Je retrouve Stéphane à ce moment-là, on attrape une bière et on va attendre dans le PIT photo. 4 morceaux autorisés à la prise de vues depuis le PIT, on s’équipe chacun d’un boitier et on se prépare à immortaliser l’envoutement. On repèrera dans la foule une petite fille d’une dizaine d’année, sur les épaules de son papa qui semble être déjà fan aux vues des bois de cerfs qui ornent sa tête.

22h, c’est partie ! Les mystiques Maria Franz et Kai Uwe Faust entrent en scène. Une longue intro s’ensuit, annonçant la couleur du live. Les morceaux se succèdent,  exécutés à la perfection, ça prend aux tripes d’entrée. Les membres du groupe produisent ces sonorités en frappant sur des tambours, des os, des cloches rituelles, des hochets et surtout un grand nombre d’instruments à percussion… C’est singulier et captivant.

On termine les photos, retournons dans la foule et on ne voit pas le temps passer. Des guerriers entrent en scène, peintures noires sur le corps, femmes seins nus, munis de boucliers et de lances, frappent le rythme au sol avec les manches des lances.

Tout va crescendo, on se laisse animer par l’histoire racontée par les artistes sur scène.

Attentifs à tout ce qu’il se passe, captivés à la fois par le voyage musical que l’expérience visuelle, on se rend compte que le morceau final arrive quand on voit débarquer une des femmes guerrières avec des torches enflammées sur scène.

Ce dernier titre est d’une intensité surprenante, et je crois que si on ne s’était pas laissé bercer par ce qui venait de se passer, la perception de ces énergies que le groupe nous envoyais en pleine face n’était pas possible.  

Le live se termine, la magie du voyage aussi mais ne me laisse pas indemne.

Ce concept proposé par Heilung est le genre de performance que l’on n’a pas l’occasion de voir tous les jours, et ça en devient réellement mystique. C’est pourquoi nous tenions à remercier le NJP pour l’accréditation, car ça nous a permis de vivre une expérience exceptionnelle !

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On vous parle du Hellfest, mais quand on n’y a jamais mis les pieds, et qu’on le vit via les reports, on a du mal à s’imaginer l’ambiance réelle du festival… Du coup, cette année, on vous emmène avec nous au coeur de l’ambiance du festival en images.


Au Hellfest, on croise des Vikings qui chantent à tue-tête du Papa Roach, des petites dames d’environs 70 ans qui hochent la tête sur Gojira, des enfants de 7 ans équipés de casques antibruit et de t-shirt Iron Maiden qui font des headbang sur les épaules de leurs parents. On y voit aussi des personnes danser le Madison sur les morceaux de Sabaton, des hommes et des femmes dans les arbres pour avoir un plus haut point de vue sur les mainstages, des gens dormir partout, n’importe où et n’importe quand. 

Au Hellfest, on peut se faire tatouer, tailler la barbe, danser sur des sons des années 80 au camping, customiser ses dr Martens, faire son shopping et un tour de grande roue qui offre un sacré point de vue sur toutes ces personnes qui fourmillent tout en bas. 

Au Hellfest, on se prend des coup de chaud à cause des flammes qui jaillissent de tous les cotés et des coups de chaud tout court quand il faut supporter la chaleur de 10h à 2h. On se prend aussi des pichets vide sur la tête (o des gens) pendant les concerts si on n’est pas vigilants, mais au Hellfest, on constate aussi des gestes d’entre-aide, du respect et de beaux moments de partage entre les gens.

Au Hellfest on y vient surtout pour la musique mais aussi beaucoup pour l’ambiance. Une fois qu’on y a été, il est vraiment difficile de ne pas y retourner. 

Alors merci pour cette édition 2019 de folie, j’avoue avoir mis du temps à passer le cap de retirer mes bracelets, comme chaque année… 

See you in Hell. 

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Ce samedi 23 février 2019, le Moloco et la Poudrière nous ont filé rendez-vous pour la première soirée des studios de l’année. Le principe de ces soirées ? Laisser la scène aux groupes qui répètent entre les murs des Studios du Moloco et du Rockhatry de la Poudrière.
Cette fois, nous avons eu la chance de pouvoir découvrir Blue Orchid, Domini Metus et Van de rope.
PRÉSENTATION DES GROUPES :

Blue Orchid : duo garage punk originaire de Clamecy et actuellement basé à Dijon en Bourgogne. Amis de longue date, le groupe composé de Alex et Math donne dans un rock simple, efficace avec une énergie live électrique. Petits frères des Mississippien de Bass Drum of Death surfant sur les vagues des californien de Wavves, Blue Orchid font un rock actuel puissant et turbulent !

Domini Metus : À travers les âges, témoins de l’histoire et nés avant l’époque sumérienne. Nous connaissons tous les secrets des fondateurs. Qui sommes-nous ? Que faisons-nous ? Quel est notre but ? Autant de questions qui jusqu’à présent étaient restées sans réponse. Les Domini Metus tirent les ficelles de tous les pouvoirs depuis des siècles. Nous avons développé notre extraordinaire influence grâce à la peur. Oui, la peur, simplement. Pour rendre notre prise en charge plus efficace, nous avons sélectionné 4 adeptes dont la tâche sera de vous divertir et quoi de plus divertissant que la musique… Vous aurez bientôt le plaisir de les entendre, voire les sentir ou les toucher…

Van de rope : Une corde, vous avez dit une corde ? C’est bel et bien en jouant avec, que les Franco-Suisses Van de Rope tirent dessus sans complexe. Une section rythmique au cordeau, des riffs oscillants entre tension et nœud gordien, une voix enrayée servant de liant à ce post-emocore amarré dans un port sombre. Une rencontre improbable, toutes voiles sorties, entre La Dispute et At the Drive in.
Psssst ! Pour la petite anecdote, Stef, notre live reporter est le batteur de ce dernier groupe.

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Il y a de cela un mois, le Moloco nous filait rencard pour une soirée Post Métal au doux parfum d’Islande. Nous avons pu assister à trois concerts d’exceptions en compagnie de Sólstafir, Kontinuum et de Louise Lemón. Douceur et puissance étaient toutes deux au rendez-vous. Le retour en image suffira à ressentir l’atmosphère qui se dégageait des prestations qui se jouaient sur scène.

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Photos : Dorine Maillot 
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Samedi 6 octobre 2018, on avait rendez-vous au MOLOCO avec THE INSPECTOR CLUZO & THE DIZZY BRAINS. On s’attendait, comme d’habitude, à un show très engagé et plein de convictions, ben figurez-vous qu’on n’a pas été déçu !

Ce soir-là, on arrive pile à 21h pour le lancement de The Dizzy Brains. Il y a déjà foule, et la salle ne fait que de se remplir davantage. Pour ceux qui ne situent pas du tout cette première partie, c’est un groupe de Punk/Rock Garage originaire de Madagascar. À l’écoute pré-live de leurs albums, on sent l’influence des Stooges sur certains morceaux (cf « Baby Jane » par exemple), ce qui nous donnent, par moment, des sons tout droit sortis des années 60 ! De mon côté, ça va être la découverte, je n’avais jamais vu ce groupe en live auparavant.

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Et là, c’est la claque !

Mais quelle foutue énergie !!!!! Les 4 lascars sont impressionnants, ça combine parfaitement le son 60’s avec la voix brute du chanteur et ça nous cloue le bec. La folle transe des zikos est communicative, le public se laisse entrainer très rapidement par les morceaux du groupe. Le chanteur est captivant, il semble complètement immergé par l’intensité du show et déploie de grands et lents mouvements pendant sa prestation, ce qui donne encore plus d’ampleur à l’énergie du live (énergie qu’on ressent plutôt bien dans certains des clichés réalisés ce soir-là) …

Un peu avant la fin, on décide d’aller se chercher une bière pour éviter le mouvement de foule et là c’est déjà la cohue, le barman nous apprend qu’ils sont sold out et qu’on ne peut plus entasser personne. On confirme, difficile de se frayer un chemin avec une bière et un boitier dans les mains.  Bref, on va faire un petit tour dans les backstages avant le lancement du prochain plateau… Et là, on tombe nez à nez avec tous les rockeurs de la soirée, il aurait été dommage de ne pas profiter de l’occaz’ pour faire quelques clichés…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À peine le temps de se trouver un petit espace entre deux personnes devant la scène que les deux fermiers Gascons (et Miguel) envoient le pâté ! Et ça balance du son et des convictions d’emblée ! Comme on l’avait présagé, les petites vannes sur la démission de Nicolas Hulot étaient inévitables. À mesure de l’avancée du live, le duo capte facilement l’attention de son auditoire en glissant leurs engagements et ferveurs quant à la défense de l’environnement entre deux morceaux. On se retrouve également confronté à la notion de transmission intergénérationnelle, qui reviendra plusieurs fois au cours de ce concert.

Nos deux compères envoient du son et livrent leur cœur au public. C’est engagé, fort et enrichissant. On sent toute la force et la volonté se déployer pour faire prendre conscience aux personnes présentes de l’urgence de la situation actuelle.  Ce sentiment est renforcé quand vient le moment de « We the People of The Soil« .

Le duo balance ses morceaux avec une extrême rigueur, c’est propre, très bien joué, ils ne sont que deux et leur énergie secoue les murs du Moloco. Le jeu est parfois déstabilisant, très carré sur certains titres et complètement délirant sur d’autres. On sent une incroyable complicité entre les deux musiciens et ça rend la chose encore plus belle.

On remerciera le Moloco qui nous a permis d’assister à un concert supplémentaire d’Inspector Cluzo mais aussi de découvrir The Dizzy Brains. Ce fût encore une fois un joli moment, plein de partage, de bonnes ondes, de convictions et d’engagement. Merci.

 

Crédits & Report : Dorine Maillot

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Desybes nous a filé rencard il y a de cela 15 jours pour sa release party à la poudrière. Ils ont, par la même occasion, invité quelques copains : les StepMom Fuckerz & The Fre3 Bastards pour pimenter leur soirée.

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On est parti, direction la Poudrière pour notre aventure avec Desybes et on ne vous cache pas qu’on a hâte de découvrir ce qui nous attend. Il faut dire qu’on vous a aussi un peu bombardé avec la sortie de leur nouvel album et qu’on voulait encore sortir de la salle pour vous en foutre une nouvelle couche dans la tronche J (oui on aime bien vous spamer parfois…).

On arrive sur place, la salle se remplie petit à petit. Il faut dire que chaque groupe présent ce soir est originaire de la région et a donc son public bien à lui. Les fidèles sont là.

C’est StepMom Fuckerz qui ouvrira le bal ! Ce Trio, issu de Belfort/Montbéliard, aux sons punk/rock tout droit sorti des années 70 nous mets au parfum d’emblée. Ça envoie et ça joue bien ! A peine le temps de se mettre dans l’ambiance que le changement de plateau se fait, ce qui nous permets d’aller se chercher une bière avant d’enchainer avec le Lound Heavy Rock des Fre3 Bastards. Jo, Mick et Greg sont en place et nous balancent des sonorités décapantes de leur EP « In our world of bastards ». D’un coup d’un seul, le chanteur de Desybes se retrouve entre ce trio le temps d’un morceau, fou le feu aux poudres et s’en va aussi vite qu’il est apparu ! Ca promet pour la suite.

Nous y voilà ! Le moment tant attendu, c’est maintenant.

Desybes ne nous ont pas menti quant à la qualité de la prestation qui nous attendait. La mise en scène est au rendez-vous. Afin de mieux nous faire comprendre qu’on risque d’être secoué par ce live, le groupe a mis en place une installation devant la scène. Un grand voile noir apparait devant nous avant l’entrée des musiciens… Un teaser créé spécialement pour la sortie de « Sermon d’hypocrites » nous est dévoilé…. Le voile tombe et le groupe envoi la sauce ! On repère les fans au premier rang qui nous dévoile une soudaine énergie folle et festive.

A peine arrivée, on se prend le morceau « Dolores » de ce fameux album en pleine face ! La température monte instantanément chez les fans du groupe. Le concert se poursuit, alternant nouveaux et anciens morceaux, chacun y trouve son compte et l’ambiance montre que le show est réussi et tout à fait maîtrisé. Ces 4 copains nous renvoient une énergie démentielle, et ça paye puisque les cheveux virevoltent de tous les côtés de la foule !

On ressort de la salle, ravis de cette prestation que l’on vient de vivre, on nous avait promis un show et ce fût le cas !  Nous constatons la satisfaction générale et c’est encore plus plaisant de voir que chaque personne présente ce soir y ait trouvé son compte ! Desybes, merci pour cette soirée de lancement d’album, on reviendra avec joie pour le prochain 🙂 !!!!

Report & Crédit photos : Dorine Maillot 

Publications associées :

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