Semaine Swamp Fest : Cannibal Mosquitos

Le Swamp Fest revient pour une deuxième édition, et ce pour notre plus grand plaisir !

Et on termine cette semaine (oui je sais on est jeudi mais demain c’est le festival !) avec un ovni (ou insecte) musical, les Cannibal Mosquitos !! Je pense mon ptit chouchou du week end !

1/ Tous les festivaliers ne vous connaissent peut être pas, pouvez-vous svp présenter le groupe ? D’où venez-vous, les origines du groupe, ses membres, etc. ?

Nous sommes Cannibal Mosquitos, nous habitons autour de Bourg de Péage dans la Drôme, proche de Valence. Le groupe est né en 2010, nous avons 3 albums, deux 45 tours, et des figurations dans quelques nombreuses compilations. Les membres sont Pat Mosquitos à la basse, Airwesh Mosquitos à la batterie et El Cannibal à la guitare et aux diverses machines.

Nous venons tous du punk hard core, nous sommes anciens membre de ISP (1994-2014) et bien d’autres groupes…

 

2/ Comment définiriez-vous votre musique et/ou quelles sont vos influences majeures ?

Notre musique est du surf rock and roll soupoudré de twist ! Notre son est un mix entre la surf musique et le rock garage.

Nos influences vons de Dick Dale, The Cramps, the Mummies, et bien d’autres musique autres que la surf musique pour d’inspirer. Ca peut peut aller du punk au blues ou du métal…

 

3/ Quand vous serez dans la foule des festivaliers, quel(s) groupe(s) allez-vous regarder ?

 

Je pense qu’on va essayer d’en regarder un maximum, il y a beaucoup de super groupe ce soir la ! On va profiter pleinement du festival !

Nous avons déjà joué avec l’excellent Reverent Beat Man, On adore le clip de One Rusty Band « Cat suicide blues »…

 

4/ Racontez nous une anecdote avec le groupe lors d’un concert, festival, enregistrement studio ou autre ?

Y en a pleins (rires…), El Cannibal qui oublie ses deux guitares dans un festival Belge ! Des personnes qui nous rejoingnent au stand de merch, et qui nous disent, (une fois démasqué et avoir enlevé la combinaison), ah non, c ‘était pas vous, vous êtes des rigolos ! Vous pouvez aller chercher les vrai CannibalMoquitos s’il vous plait ? C’est celle notre préféré!

5/ Quelle est votre actualité du moment et/ou vos projets des mois à venir (CD, clip, concert, etc.) ?

Nous Sommes toujours en tournée pour notre troisième Album « Vroom Vroom » , Nous serons en concert tous les weekends de septembre, nous partons en tournée au Brésil du 14 novembre au 24 novembre, et puis on va se consacrer à composer et sortir notre quatrième album en 2020 !

6/ Un petit mot pour les festivaliers et/ou les organisateurs ?

Pour les festivaliers on est prêt à twister et faire les cons avec vous ! On espère qu’on passera un bon moment !

Pour les organisateurs, on en connait un grand nombre ! Ce sont des potes ! On se connait depuis un bon bout de temps ! C’est une immense joie pour nous, non seulement de passer une soirée ensemble mais aussi qu’ils nous ait programmé ! Ça va être une belle fête c’est clair !

7/ Si vous deviez citer ?

un concert marquant : Ouah ! La liste est trop longue ! La claque de l’année 2019 pour Pat et moi (El Cannibal), c’est le concert de Laibach à Lyon ! On ne s’y attendait pas ! On pourrait t’en parler des heures, mais je dois avouer que ça a été une tuerie !

 

une belle rencontre artistique : Pareil il y en a beaucoup, c’est dur ! Slim Jim Phantom (au hasard)…

 

une pochette d’album : Ministry l’album « Filth Pig » !

 

« le/les » morceau(x) que vous écoutez en boucle  : the Mummies « The Fly »

 

votre première idole musicale : (El Cannibal a répondu en premier) Jean Michel Jarre

 

8/ Quel sera votre merch disponible sur place (t-shirt, CD, etc) ? Et pouvez-vous nous communiquer un autre moyen d’acquérir votre merch pour nos lecteurs qui ne seront pas présent au festival ?

 

Le second album « Surfin Love party » en lp vinyle, le troisème « Vroom Vroom » en vinyle et k7, t-shirt bien sur !

Membres du groupe
El Cannibal mosquitos : Guitar, machine & stupids vocals,
Pat Mosquitos : Bass & Stupid Vocals
Air Wesh Mosquitos : Rythm special Surf Groove

 

 

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Semaine Swamp Fest 2019 : Hoboken Division

Le Swamp Fest revient pour une deuxième édition, et ce pour notre plus grand plaisir !

On continue la semaine consacrée au plus français des festivals américains, aujourd’hui on découvre un trio de Nancy, Hoboken Division !

1/ Tous les festivaliers ne vous connaissent peut être pas, pouvez-vous svp présenter le groupe ? D’où venez-vous, les origines du groupe, ses membres, etc. ?

On vient de Nancy et on a commencé le groupe Marie et moi en 2011. Au départ, on devait se voir pour enregistrer une partie de voix sur une cover du Velvet Underground avec mon ancien groupe et on s’est très vite mis à composer ensemble. On a écrit 8 morceaux en 1 mois, donc on s’est dit que ça valait le coup de se lancer dans le grand bain ! On a joué pendant 4 ans sur boites à rythmes et depuis 2015, Thibaut nous a rejoint à la batterie. Et on continue de mixer batterie acoustique et boites à rythmes sur nos disques.

2/ Comment définiriez-vous votre musique et/ou quelles sont vos influences majeures ?

Pour faire simple, on dira du rock garage avec une touche de psyché sur une très grosse base blues (vive les accordages en Open et autres) !

On a un côté très blues car on a énormément écouté RL Burnside / Mississippi Fred Mc Dowell: ce blues du delta qui transcende sur un seul accord et un côté punk blues/garage en grand fan du Gun Club, Left Lane Cruiser et des Stooges. On partage aussi avec Marie et Thibaut un gros goût pour le Velvet Underground, les Stones (rolling et roses), le Brian Jonestown Massacre ou encore les Yeah Yeah Yeahs et la scène krautrock.

 

3/ Quand vous serez dans la foule des festivaliers, quel(s) groupe(s) allez-vous regarder ?

On va jouer le dimanche donc je pense qu’on passera du temps devant les Peawees qui viennent d’Italie. On a fait quelques tournées en Italie et on a eu l’occasion de jouer avec pas mal de groupe italiens, ils ont depuis toujours une super scène garage/punk (cf Les Movies Star Junkies) et c’est toujours bien puissant ! On ne ratera pas non plus Henry’s Funeral Shoes, car quand le blues se fait gras dans un micro harmo, c’est la Vie !

Dommage de louper la veille… On a déjà joué avec Fat Jeff et the White Rattlesnake, et ils défoncent tous les deux, ça aurait été cool de les revoir. 

4/ Racontez nous une anecdote avec le groupe lors d’un concert, festival, enregistrement studio ou autre ?

En tournée il y en a énormément, tres souvent bonnes, quelques fois.. moins! Comme cette soirée à Hautefort où un mec hors de lui à explosé notre vitre arrière avec son poing, pour une embrouille avec d’autres clients du bar. On a du visiter quelques garages et commissariats du coin avant de pouvoir remonter à Nancy, la voiture remplie de verre pilé. 

 

5/ Quelle est votre actualité du moment et/ou vos projets des mois à venir (CD, clip, concert, etc.) ?

On va sortir un 45 tours de noël avec 2 morceaux début décembre. Et on est en train de travailler sur les morceaux de notre 3e album qui devrait sortir fin 2020 début 2021 sur le label messin « Les Disques de la Face Cachée ».

6/ Un petit mot pour les festivaliers et/ou les organisateurs ?

On est ravis de venir jouer à Besançon! et bravo d’avoir monté un festival aux couleurs blues / punk. A l’heure des gros festivals qui ont tous la même affiche, ça fait du bien d’avoir des petits festivals marqués avec une vraie esthétique. Et on sait que c’est dur de tenir la barre pour ces festivals. Bravo, et longue vie à vous! 

7/ Si vous deviez citer ?

un concert marquant :  A Place To Bury Strangers aux Trinitaires à Metz en 2014

une belle rencontre artistique :  Lo Spider, l’ingé son toulousain qui enregistre nos disques sur bandes. Je le vois un peu comme notre Steve Albini français, enregistrement live, choix radicaux dans la prod. C’est quelqu’un qu’on apprécie beaucoup et qui fait un super taf !

une pochette d’album : An Ass Pocket Full Of Whiskey de RL Burnside feat Jon Spencer Blues Explosion 

« le/les » morceau(x) que vous écoutez en boucle  :  

En ce moment, c’est :

Korto – A40 (super trio de krautrock/psyché de Haute Savoie)

Rowland S Howard – Breakdown (and then..)

Mississippi Fred Mc Dowell – tout le disque “live in Gaslight, NYC”

votre première idole musicale : Jimi Hendrix !

 

Question facultative :

 

8/ Quel sera votre merch disponible sur place (t-shirt, CD, etc) ? Et pouvez-vous nous communiquer un autre moyen d’acquérir votre merch pour nos lecteurs qui ne seront pas présent au festival ?

On aura les T-shirts, vinyles et CDs de nos 2 albums (désigné par Jean-Luc Navette, un grand illustrateur et tatoueur avec qui on bosse depuis 2015 : son travail est magnifique !).  Et on peut aussi retrouver notre merch sur notre page bandcamp http://hobokendivision.bandcamp.com

Membres du groupe
Marie – Mathieu – Czmil
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Semaine Swamp Fest 2019 : The Fre3 Bastards

Le Swamp Fest revient pour une deuxième édition, et ce pour notre plus grand plaisir !

Et pour démarrer cette semaine consacrée au plus français des festivals américains, découvrons les Belfortains de l’affiche, the Fre3 Bastards.

1/ Tous les festivaliers ne vous connaissent peut être pas, pouvez-vous svp présenter le groupe ? D’où venez-vous, les origines du groupe, ses membres, etc. ?

 

Réponse : Nous sommes un power trio, Mick (basse), Greg (batterie), et Jo (guitare/chant), nous nous revendiquons Belfortains car nous répétons au Rockhatry. En réalité, nous sommes un peu plus éparpillés autour de la ville du Lion.

Mick et moi (Jo) avons traversé ensemble les styles, et cela doit faire maintenant plus de 10 ans qu’il me supporte ! Quand on s’est retrouvé à la recherche d’un batteur pour faire revivre notre projet, on a fait la rencontre de Greg qui a complété l’équipe de façon très évidente.

 

2/ Comment définiriez-vous votre musique et/ou quelles sont vos influences majeures ?

 

Réponse : On aime dire que l’on fait de la vraie musique, pour de vraies personnes ! Dans l’énergie, le partage et de façon authentique. Quand le public est réceptif, on en est que plus efficace et la mayonnaise ne prend que mieux.

Nous sommes influencés par la scène du desert/stoner rock, les classiques comme Motorhead, les musiques un peu plus techniques/psychédéliques mais aussi toutes les musiques groove, de la motown à RATM. Par contre, nous n’oublions pas les racines bluesy dont on tire une certaine démarche en plus des fondements musicaux.

 

3/ Quand vous serez dans la foule des festivaliers, quel(s) groupe(s) allez-vous regarder ?

 

Réponse : Après un bisou aux potes qui jouent, je dirais One Rusty Band pour la formation improbable, et le Reverend pour réactiver notre foi(e) J Au final c’est difficile à dire parce qu’il y a beaucoup de beau monde à découvrir !

 

4/ Racontez-nous une anecdote avec le groupe lors d’un concert, festival, enregistrement studio ou autre ?

 

Réponse : Ah ! Une anecdote ! C’est le « une » qui pose problème. Je préfère te faire un petit florilège : les esquives d’animaux la nuit, le couchage à 6 dans 6m2 avec un chiotte au milieu de la pièce, les prises de karaté sponsorisées par Havana Club, vivre en caleçon en Suisse, les open bar en Allemagne. La vie de groupe quoi, il y en a tellement !

 

5/ Quelle est votre actualité du moment et/ou vos projets des mois à venir (CD, clip, concert, etc.) ?

 

Réponse : Nous avons mis en ligne notre 1er clip « Friends » cette année, et on ne va pas le cacher, le prochain album est déjà en partie enregistré. C’est le gros projet du moment, nous finalisons les derniers morceaux pour repasser en studio bientôt. On a hâte de vous le faire découvrir début 2020.

 

6/ Un petit mot pour les festivaliers et/ou les organisateurs ?

 

Réponse : Venez nous voir, et agrandir la famille des batards ! On va bien se marrer et il y aura de quoi se défouler ! Et puis venez taper la causette au merch, on aime bien, et on vous racontera les versions non politiquement correctes des anecdotes !

Pour les organisateurs, déjà chapeau, un festoche comme ça c’est du taf, et on aime la programmation pointue !

 

7/ Si vous deviez citer ?

 

un concert marquant : Queens of the stone age aux eurocks en 2011, mais il y en a beaucoup d’autres !

une belle rencontre artistique : Earthless dont on a fait la 1ere partie cette année. Des mecs en or, un état d’esprit qui colle beaucoup au notre.

une pochette d’album : RATM, le 1er album

« le/les » morceau(x) que vous écoutez en boucle  : Dans le camion pour partir en concert, le 1er album de Monster Truck, je crois qu’il doit être coincé dans le lecteur

votre première idole musicale : Pas une en particulier, mais plutôt tous ces groupes authentiques et bon esprit, qui ne se la racontent pas, et qui sont là pour faire partager leur musique. C’est notre vision des choses.

 

Question facultative :

 

8/ Quel sera votre merch disponible sur place (t-shirt, CD, etc) ? Et pouvez-vous nous communiquer un autre moyen d’acquérir votre merch pour nos lecteurs qui ne seront pas présent au festival ?

 

Réponse: Sur place, on aura des t shirts, des CD (les derniers du précédent EP), et quelques goodies habituels. Sinon, il est possible de tout se procurer en nous contactant par email (thefreebastards@gmail.com), via facebook, ou par bandcamp.

Les membres : 

Drums: Greg
Bass: Mick
Guitar/Vocals: Jo

 

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Swamp Fest : l’affiche de la seconde édition

L’équipe Heavy Gators a dévoilé son affiche avec la programmation pour de la seconde édition du Swamp Fest qui se déroulera, le 6 et 7 septembre 2019, à l’aérodrome de Besançon-Thise (25). Une bien belle affiche réalisée par Cerise la Castagne.

En attendant qu’on vous parle plus en détail des groupes voici la liste :

Reverend Beat-Man (CH) – Blues Trash
Henry’Funeral Shoe (UK) – Rock ‘n’ Roll
The Money Makers (FR) – Rhythm’n’blues et Rock’n’roll 50’s
Them Dirty Roses (USA) – Southern Rock
The White Rattlesnakes (FR) – Heavy Blues Rock
Hoboken Division (FR) – Delta Blues / Garage
Cannibal Mosquitos (FR) – Savage Rock’n’roll Surf
The Peawees (IT) – Punk Rock ‘n’ Roll
One Rusty Band (CH) – Dirty Blues Rock
Ruff Majik (AFS) – Sludge ‘n Roll / Stoner Rock / Doom
Fat Jeff (FR) – Blues gras
The Hipshakers (FR) – Blues

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SWAMP FEST #1 : brasier du rock dans le bayou – 2ème jour du festival

    On retrouve Steph, nouvellement arrivée dans l’équipe, qui vous livre son ressenti sur le deuxième jour du Swamp Fest. Au programme Chicken Diamond, Josh Hoyer & Soul Colossal, Desana, Mars Red Sky, Jim Jones & the Righteous Mind et Hillbillies.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 2

    De retour dans le bayou de Thise, nous voilà prêts à en découdre avec les 6 nouveaux groupes invités à fouler la scène à peine refroidie du Swamp Fest… Sauf que par un malencontreux malentendu, ce ne sont que les dernières notes de Chicken Diamond que j’entends en arrivant, persuadée que les concerts commençaient à la même heure que la veille ! C’est donc par une grande frustration de ne pas avoir pu découvrir de ce one-man-band que je commence l’épisode 2. Espérons que le multi-instrumentiste ramènera son blues funk dans les environs prochainement…

Chicken Diamond

    Réaction de base face à la déception, je me rue vers le stand miamesque, histoire de ne pas subir l’immense file d’attente observée la veille à l’heure où tous les estomacs cherchaient la paix…A l’instar de la programmation musicale, la qualité gustative est là aussi plus qu’au rendez-vous, et ce n’est pas pour déplaire aux rockers présents, merci aux artisans présents qui ont su prendre soin de nos papilles.

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  Mais comme ce n’est pas une critique gastronomique que vous lisez, revenons-en au son…

    Les Etats-Unis (Lincoln, Nebraska) débarquent devant un public déjà plus dense que la veille à la même heure. Josh Hoyer accompagné de son Soul Colossal s’installe sur la scène franc-comtoise. Sachant qu’ils arrivent de l’Autriche et s’apprêtent à rallier l’Espagne pour continuer leur tournée, il est bien chouette qu’ils aient fait étape ici pour nous balancer leur soul électrique mâtinée de funk et R&B…Et ils captent l’audience très rapidement, car leur énergie et leur plaisir d’être là sont contagieux. Le frontman alterne la position assise devant ses keyboards avec des passages debout à venir chauffer la fosse, sous son chapeau inébranlable malgré les secousses, ou à encourager son trompettiste. Et les 4 musiciens ne sont pas en reste, tous très généreux et en contact régulier avec le public. Un set de quasiment 1 heure où l’on ne voit pas le temps passer, qui se termine en apothéose avec un solo du batteur. La plaine de Thise reprend des faux airs d’Amérique du Nord et s’enfonce dans la nuit qui promet d’être encore longue (mais pas plus chaude que la veille !).

Josh Hoyer & Soul Colossal
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    Une fois la diffusion vidéo mise en route et réglée en 2 temps 3 mouvements, les locaux du jour investissent le plateau éclairé en fond de scène par l’Alligator en chemise à carreaux emblématique : Desana, trio bisontin d’indie rock, avec Kayou, sans souci remis de sa prestation de la veille (si, si, il double la mise au Swamp Fest !) Après avoir déjà écumé pas mal de scènes de festival de la région tout cet été, il tient la forme ! Increvable, oserais-je dire aussi, Incontournable de l’été 2018 ! Avec Ben au chant et Steph à la batterie, ils nous promettent tous les trois de nous asséner un « son ultra gras distillé à grands coups de bottes dans ta gueule », alors je ne vous fais pas de photo (pis des pros sont présents pour faire le taf bien mieux que moi! d’ailleurs allez vite les voir), ça envoie… Un set ultra-vitaminé qui excite encore bien plus la fosse qui n’attend que ça. S’il y avait dû y avoir une coupure de courant, c’est bien sur leur prestation qu’on n’aurait pas été étonnés que ça arrive, mais là encore, le talent de l’orga et des techniciens (là ou d’autres, jaloux, diraient « la chance du débutant ») a permis d’éviter cet aléa assez classique des festoches électrifiés.

Desana
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    Le temps de laisser les marques de leurs grolles s’effacer de nos joues rouges, c’est de nouveau un trio qui s’avance, des Bordelais cette fois, à savoir le groupe de stoner psyché Mars Red Sky, en pleine tournée d’été commencée depuis mai avec un impressionnant nombre de dates et de villes européennes visitées. Et on peut dire que les empreintes de Desana ont largement eu le temps de disparaître de nos tronches, car pour la 1ère fois depuis le début du fest, le rythme et l’énergie bien rock font place à une atmosphère beaucoup plus planante et psychédélique. Un vrai repos pour nos tympans qui sont quand même bien câlinés. Un brin de lassitude vers la fin du set semble parcourir le public trop habitué à trépigner mais ce fût une bien belle chance de revoir ce groupe de 10 ans d’âge dans les parages (Méline Rock 2012 pour ceux qui y étaient !).

Mars Red Sky

    Après ce répit de beats et de remuage des jambes, retour au rock’n blues avec les Britanniques, Jim Jones & the Righteous Mind (ouais, le nom n’est pas simple, et les décrire non plus). Pour les avoir découverts à la soirée Halloween du Moloco l’an dernier, je m’attends de nouveau à un grand moment, et je ne suis pas la seule (« IMMANQUABLE » sur le flyer du Swamp Fest, c’est clair ?). Les braises dans le public n’étaient pas encore refroidies et le feu reprend très vite dans la fosse. C’est l’heure de ma seconde douche à la bière et le moment de bien ré-agripper les barrières devant la scène. Ca remue autant sur et devant la scène. Lookés comme jamais et à fond sur leurs instruments respectifs, ils sont à la hauteur des attentes et nous amènent vers 1h du mat’ sans temps mort ! Un grand moment…

Jim Jones & the Righteous Mind
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    C’est enfin l’heure du 12ème et dernier groupe invité par la Heavy Gators’team, et nous replongeons plusieurs décennies en arrière, dans le rockabilly, avec l’arrivée des Hillbillies, de leur contrebasse, de leurs fringues typiques de l’époque et de leur cheveux gominés à souhait. Mais peut-être pas suffisamment, car les bananes sont très vite baladées de gauche à droite tout comme nos têtes ou nos hanches. Qui aurait pensé que ça swinguait autant à Dijon ? Y a pas à dire, un contrebassiste qui slappe, ça a de l’allure ! Les Hillbillies alternent leurs compos avec des reprises et mettent fin à cette seconde (et déjà dernièèèèèère, arf) journée du Swamp Fest avec un talent qui leur promet un bel avenir.

Hillbillies
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    Comment conclure autrement ce report qu’en multipliant les félicitations à l’ensemble de ceux qui ont réussi à monter ce festival rock aux portes de Besançon, dans un lieu improbable, avec une programmation démentielle pour une première édition, qu’en remerciant tous les artistes qui ont relevé le défi et tous les bénévoles, encadrants et techniciens qui ont assuré, sans fausse note. On se dit rendez-vous pour la saison 2 hein ? Obligés les gars… Bye bye au Bayou…

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

Publications associées :

◊ [LIVE REPORT] SWAMP FEST #1 : baptême de rock – 1er jour du festival

◊ [INTERVIEW] Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Chicken Diamond

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Desana

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SWAMP FEST #1 : baptême de rock – 1er jour du festival

    Elle nous suit depuis le début, elle nous a souvent accompagné dans les festivals et concerts, c’est donc avec un grand plaisir qu’on vous offre le  premier report de Steph.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 1

    Assister à la naissance d’un nouveau festival, c’est assez rare dans nos contrées, et c’est déjà remarquable et louable en soi, mais l’association Heavy Gators et sa flopée de bénévoles au top du top ont enfanté cette 1ère édition du Swamp Fest avec un tel brio qu’on ne peut qu’applaudir, se réjouir de ce week-end réussi et lui souhaiter longue vie. C’est d’ailleurs de tels compliments unanimes et clairement sincères qu’on a pu entendre de la part de chacun des 12 groupes programmés. Eh oui, 12 groupes ! Rien que ça ! Une prog très axée rock’n roll, dans plusieurs dérivés, mais restant homogène dans le style (à l’inverse de nombreux festivals qui cèdent au choix de mixer des styles très différents dans une même journée, hélas à mon goût !).

    Alors que s’est-il passé ces 7 et 8 septembre 2018, aux portes de Besançon… Pour ceux qui ne connaissaient pas (c’était mon cas…), l’arrivée sur le site de l’aérodrome de Thise est assez impressionnante : une vaste plaine, des hangars typiques, un arrière-plan montagneux, et le site du Swamp Fest implanté là au milieu, sous le soleil (non négligeable!). Un immense lieu de parking juste à deux pas de l’entrée, et une sensation qu’il va se passer quelque chose d’unique, parce que le lieu est unique et la prog alléchante…

    Entrons dans le vif du sujet. Après le passage par la billetterie, accueillis par des bénévoles souriants et très arrangeants (même quand on n’a pas son billet imprimé avec soi, vive la technologie!), nous voici entrés dans le « bayou », où s’alternent des stands classiques de merchandising, de prévention, le bar immmmmense, deux (bien trop petits) stands de nourriture, un peu plus originale que les sempiternels sandwiches chipo-merguez-hamburger qu’on a avalés tout l’été en festival (et que ça fait du bien d’avoir d’autres choix !), avec des stands d’artisans et exposants, et même un barbier ! Le tout encadré d’alligators bienveillants tout autour, emmenant vers la grande scène où les hostilités commencent aussitôt.

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    C’est Electric Worry, les locaux, qui ont l’honneur de fouler en premier la scène et de lancer la Swamp Fest dès 19h15, devant un public encore un peu clairsemé (mais ça ne durera pas!). Le power trio de Besançon, qui fête ses 10 ans d’âge, trouve là l’occasion de rejouer ensemble en live, après avoir écumé les scènes avec leurs autres projets musicaux, et c’est un vrai plaisir de les revoir. Le public ne s’y trompe pas et ne tarde pas à se rapprocher. Alternant des titres de leurs 2 EP et des nouveautés tout au long de leur (petit) set de 35 nmn, Electric Worry chauffe la foule comme il faut avant de laisser place aux parisiens de Wooden Shields.

Electric Worry

    Après un changement assez express, diablement bien animé par la scène VIP trônant sur le côté de la scène qui ne cessera, durant tout le WE, de diffuser des trèèèès bons titres (rock’n roll of course!) avec de vrais disques qui tournent !, un nouveau trio s’accapare la scène. Wooden Shields est une belle découverte, pour ma part, qui nous diffuse un heavy rock aux racines de blues rondement mené. Où quand la plaine de Thise prend des airs de Grand Ouest sauvage, sur fond de soleil couchant…et qu’on se prendrait presque un ptit blues des vacances ! C’est un featuring avec Victor (de Dirty Deep), à l’harmonica, qui clôt leur prestation avec fougue ! Et là, on se dit qu’il n’y a pas de doutes, la soirée promet d’être sacrément bonne…

Wooden Shields
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    Et ça n’a pas raté : la CLAQUE de la soirée, ce fut le set des Irlandais de The Bonnevilles, un guitariste et un batteur, à la méga classe vestimentaire (chemise blanche, cravate et pantalon noir), qui, dès les premières justify, vous envoient un son punk rock qui prouve immédiatement qu’ils ne sont pas venus pour assister à une cérémonie guindée. Une prestation sans temps mort, qui met le feu au public déjà bien massif et massé devant les barrières. Je dois bien l’avouer sans honte, j’ai ADORE, et je pense qu’on était un bien grand nombre à penser la même chose ! Vivement qu’ils reviennent réveiller la Franche-Comté qui n’était pas présente vendredi soir, car ça fait un bien fou !

The Bonnevilles
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Et dire que ce n’était pas fini…Encore 3 groupes trépignent pour participer à cette première soirée.

    C’est donc le tour des Washington Dead Cats de faire bouger la foule, et ils ont su faire ! Là, côté look, c’est l’imprimé sauvage qui fait son apparition et on vire dans un punkabilly maîtrisé (30 ans d’ancienneté quand même ! Ils ne le font pas…). La fosse s’anime sévèrement, et j’ai droit à une première douche à la bière, les risques du 1er rang remué par les pogos de l’arrière… Soyons positifs, ça rafraîchit ! (la température extérieure aussi, fichtre…restons groupés). Pendant ce temps là, les Wash nous emmènent dans leur monde éclectique, à bord de leur « fusée intergalactique pailletée or », la classe quoi… oui, même quand le chanteur quitte son pantalon et nous expose son caleçon imprimé léopard, il garde le style et le naturel de sa folie ! Ca doit être ça, l’énergie d’un chat mort…Un rappel scandé avec force permet de retrouver le groupe, son chanteur, avec son pantalon (ah bah non, finalement, il le retire assez vite…) pour un dernier titre et un petit slam dans la foule, roaAaAArrrrR.

Washington Dead Cats
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    En attendant que le groupe suivant s’installe, on essaie de retrouver son calme, mais les interludes musicaux sont toujours aussi survoltés et impossible de rester en place la moindre seconde. Les fans se rapprochent rapidement et là je capte derrière moi la phrase (masculine qui plus est!) qui résume bien la soirée : « T’imagines un orgasme de 45 mn, ben c’est ça un concert de Dirty Deep ». Je ne l’aurais pas forcément exprimé comme ça, mais pour avoir la chance de les avoir vus sur scène 3 ou 4 fois depuis l’an dernier, à plusieurs festivals ou en salles, je sais déjà que la prestation saura en effet procurer un grand plaisir (aux oreilles et aux yeux). Ceux qui ont été choisis pour être les parrains du Swamp Fest seront à la hauteur de ce titre et nous distilleront leur trash blues folk rock avec classe, justesse, et une belle symbiose entre les 3 Strasbourgeois. Tel un baiser diabolique, ils nous absorbent le reste d’énergie qu’il nous reste après toutes ces décibels, parce qu’il est impossible de ne pas danser, sauter et remuer quand ils se donnent autant devant et pour nous.

Dirty Deep

    Alors forcément, après une telle débauche de (booooon) son, quand il est quasiment 1h du mat’, et que le sixième et dernier groupe de la soirée se présente, une partie du public s’est en partie volatilisée… fatigués, exténués, comblés ? Cela n’empêchera pas Jäger Blaster de balancer son fuzzy stoner progressif, pour les survivants encore présents. Là encore, un plaisir de retrouver Jeff sur scène avec cette formation, lui qu’on a eu plus récemment l’occasion de voir en solo ou en kilt avec ses acolytes des Korrigan Celtics. Il porte donc toujours très bien aussi le pantalon (il l’a gardé sur lui, lui!) et le chant stoner. Les Jäger ont pu clôturer un peu plus en douceur, quoique nerveusement quand même parfois, cette géniale première soirée. Il ne restait plus qu’à affronter une petite heure de route pour rentrer et se glisser au lit avant de remettre ça le lendemain, boostés comme jamais.

Jäger Blaster
    L’épisode 2 de nos aventures dans les marais rock Bisontins est à suivre…essayons de dormir !

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

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[INTERVIEW] Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

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