Faire un live report d’une date qu’on organise, c’est comme s’extasier devant un dessin de son gosse, ce n’est pas parfait mais on sait qu’il s’est fait plaisir en le faisant. Et bien c’est exactement ça ! Malgré le stress, les risques, la fatigue, on a fait notre premier concert ! Et comme je ne peux pas être totalement objectif sur les groupes qui ont joué, je vous propose un journal de bord de ce premier concert qui finalement a commencé fin janvier.

Mais avant tout, je commence par les remerciements, car ce concert ce n’est pas une personne, c’est bien une équipe

Nico, la personne de confiance, le gars sur qui on peut toujours compter ; Marion pour sa présence et sa confiance ; Stéphanie pour son soutien énorme !! ; Michael, Mathilde et Alexia pour leur gros coup de main ; Anton et Manu pour nous avoir fait confiance et laissé la boutique, le salon du tatouage pour la promo, les groupes pour leur patience, leur bienveillance !! Et vous le public qui êtes venu ce soir avec nous pour écouter du bon Rock !!!

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Comme d’habitude, je travaille (glandouille, diront certains) sur notre page facebook, et d’un coup une petite notification de mon ami David d’Iron Bastards qui annonce qu’il tourne avec Sticky Boys et un autre groupe que je ne connais pas encore !! Et là je me dis, putain l’affiche de tueur !! Et je ne sais pas ce qui me prends à ce moment-là, je me dis, tiens et si on les faisait jouer dans le coin ! Ni une ni 2, je propose le plateau aux orga et salles que je connais. Personne pour le faire à cette date.

J- 0

Après une nuit de réflexion, je me dis … et si on le faisait nous-mêmes ce concert ! Je sonde un peu à droite à gauche, je pose la question aux autres de l’asso. Je pense qu’ils ont juste du me prendre pour un idiot fini de vouloir faire ça, sachant qu’on a jamais fait ça avant, qu’on a un budget serré mais après avoir expliqué que cette date est une tuerie, mon bras droit (Nico) et mon bras gauche (la trésorière) me disent qu’on peut le tenter !! Manque plus que la salle, et là, après avoir écumé la région, l’Antonnoir s’impose comme un choix judicieux et Anton nous dit ok ! Les amis, c’est parti, on va organiser un concert !

J- 43

Un mois de mise en place laborieux, entre recherche de fonds, création de supports, début de communication. Car ouais, y a le concert, mais derrière il faut que tout soit au top. Pour une première, on doit être irréprochable et on va essayer de mettre les p’tits plats dans les grands ! En parlant de plat d’ailleurs, comme vous le savez, on est pour certains vegans ou végé dans l’asso, et il me semblait difficile de payer de la souffrance animale pour nourrir l’équipe et les groupes, alors on a osé le pari du catering Vegan pour cette date, les groupes, l’orga ont dit ok et c’est donc le resto Gloria Mea Fides qui nous a nourri !!

J- 17

Ce vendredi, Hellbats joue à Besançon et c’est un sacré événement à ne pas manquer, tant pour le groupe en lui-même que pour la promo de notre date, merci au Mighty Worms pour ce concert ! Distribution de flyers, beaucoup de discussions avec des acteurs de la scène locale et gros son dans les oreilles.

J- 16

Gros travail de communication avec des articles dans les médias (Le Progrès, Macommune info, Diversions + d’autres webzines et agenda en tout genre), des passages radios (La Colère du Peuple, Jamix on Air) et du tractage/collage d’affiches (gros fuck à ceux qui ont recouvert les nôtres avec leurs bouses, nous on a juste niqué celle du cirque sur l’eau – stop exploitation animale – et celle de Maitre Gims – stop à la merde)

JOUR J

On se lève en disant que ça va être une putain de journée ! Presque 40 préventes, ça s’annonce plutôt bien !! Pour se mettre en jambes, car avant d’être un passionné de musique, je suis surtout un habitant de cette planète, direction la Marche pour le Climat pour revendiquer le droit à un avenir pour nos enfants.

Et hop, direction le Salon du Tatouage pour une distribution de flyers que Nico a déjà bien attaqué le matin, plus de 500 tracts, on s’est même fait embaucher pour filer ceux du salon. Une belle vitrine pour notre concert, on espère à fond que tout ce petit monde viendra après !!

15h30 les groupes ne vont pas tarder à arriver, on file à l’Antonnoir pour installer notre bazar et préparer les loges. 16 h … où sont les groupes ??? retenus quelques minutes par les gilets jaunes plusieurs fois, ils arrivent enfin !!

C’est parti pour le grand déballage, ça en fait du matos pour 3 groupes ! Mais les gars sont rodés, c’est leur deuxième week-end ensemble.

19h30 tout est prêt !! Un repas vegan vite avalé et on file avec ma moitié aux entrées, déjà du monde devant la porte à 20h ! Il faudra patienter !! Petit à petit, le public arrive et à 21h15, on compte environ 80 personnes !

Full Throttle Baby entrent en scène et ils ont vite fait de mettre l’ambiance, Julien le chanteur descend au contact, pousse le public à bouger ! Quelques-uns le suivent mais pour le moment, c’est assez calme ! Dommage car le Rock’n’Roll des Parisiens est une machine à pogo !! Je fais un petit passage devant la scène pour montrer que l’orga est content !! et hop retour aux entrées avec l’espoir que ça arrive un peu !

Full Throttle Baby
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Déception pour Iron Bastards ils ne sont guère plus à venir écouter le fast Rock’n’Roll de mes strasbourgeois préférés. Franchement c’est un réel plaisir de les voir encore sur scène, dans une configuration plus intimiste que lors des Sapins Barbus. Les nouveaux titres passent bien l’épreuve du live ! David nous régale de solos de plus en plus travaillés !

Iron Bastards
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Il faut se rendre à l’évidence, on n’atteindra pas notre nombre d’entrée pour éviter de perdre de l’argent, c’est le jeu … mais quand même un goût amer car l’affiche était belle et quand les Sticky Boys montent scène, le public est encore timide !! Heureusement nos Parisiens savent mettre l’ambiance et ça fait plaisir ! Même si on sent la fatigue, ils donnent tout, et jouent avec le public !! c’est d’ailleurs eux qui font gagner le pass de la Guerre du Son, la demoiselle repartira même avec un bisou du chanteur (moi aussi j’aurai droit à un câlin d’ailleurs).

Le concert se termine en retard mais on s’en fiche le taulier a dit ok !! Rangement rapide, bilan rapide avec l’équipe et c’est déjà l’heure de partir … enfin ça c’était le programme, mais bon y a l’after !

Certains vont se coucher, je fais donc le conducteur de van puis taxi pour ramener les musiciens qui ne peuvent pas conduire. Franchement ils méritent largement que je les emmène et que je les borde, ils ont tout donné !

Et finalement j’abandonne une partie des Sticky Boys, ils rentreront au petit matin pour dormir quelques heures.

10h30 le dimanche, je retrouve les Full Throttle Baby au petit déj, certains ont une mine bien fatiguée, en effet il y a eu quelques petits soucis de répartition des lits. Le reste des zicos se lève un par un et c’est sur une dédicace sur l’affiche du concert que je quitte tout ce petit monde pour aller moi aussi me coucher, ben ouais faut aller bosser le soir … mais putain quel pied cette soirée !!!

Sticky Boys
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On vous fait découvrir les groupes qui joueront sur notre première date le 16 mars 2019.

Aujourd’hui, découvrons (ou pas) les Sticky Boys !

BILLETTERIE

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Avec Sticky Boys, la fioriture n’est pas de mise. Ici, seul le rock a droit de cité. Un rock à l’accent australien (AC/DC) et parfois anglais (Motorhead). Même si ce sont par des américains qui les repèrent avant tout le monde : The Donnas et The Nashville Pussy. Un beau réseau et de belles références pour ces trois parisiens qui trouvent pourtant en France quelques subsides en vendant leur âme à Converse et à la SNCF. A moins que ce ne soit l’inverse…

MIFC les a déjà croisé à nombreuses reprises !
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  Au programme : Alestorm, Sticky Boys, Snap Border, Dirty Deep, Dictracy Lords, et Rock or Bust AC/DC Cover band

    Après deux heures de route depuis Besançon (25) me revoilà sur le site des Sapins Barbus. Côté météo, si la journée de la veille nous avons quelques gouttes éparses, ce samedi est splendide le soleil est au rendez-vous. Quant aux festivaliers, la foule est moins dense cependant je suis arrivée en avance, il n’y a pas d’inquiétude à avoir la clairière va se remplir doucement au cours de la soirée avec petits conifères déchaînés.

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    Je m’accorde une petite bière bien méritée avant de débuter les festivités, elle est délicieuse cette bière ambrée « Sapin Barbue ». Je goûterais la bière artisanale locale de Remiremont, la « Marie-Thérèse », un peu plus tard dans la soirée. Tout en dégustant ma bière j’aperçois un type avec une tronçonneuse sur scène… rien de grave c’est juste une personne du staff qui effectue une finition de dernière minute sur la plate-forme qui accueil les batteries. Tout est normal (ou presque…) n’oublions pas qu’on est chez des bûcherons.

    Au bar, je discute cinq minutes avec deux membres de l’équipe des Sapins Barbus. Nous parlons des événements organisés en dehors du festival, ils m’expliquent qu’ils n’ont pas de tremplin même si c’est une idée pour les éditions futures. Je leur demande alors comment les groupes sont sélectionnés, ils me répondent que deux personnes de l’équipe sont préposés à cette tâche. D’autre part, comme cette année le festival fête sa cinquième édition, ils ont ré-invité les « coups de cœur » des années précédentes.

    Ils me parlent aussi des « 48 heures copeaux » qui se sont déroulés le week-end du 31 mars et 1er avril. Au cours de ces deux jours une soixantaine de bénévoles, encadrés par les « bûcherons barbus », ont découpé et écorcé le bois en vue de la fabrication des décors ainsi que de la grande scène construite cette année. Des graffeurs étaient venus aussi pour l’occasion réaliser quelques fresques. Un week-end d’un travail acharné mais essentiel aux préparatifs du festival, une petite scène a été montée pour l’occasion histoire se détendre après une dure journée de labeur. L’année prochaine ils envisagent de refaire un week-end similaire, la grande scène n’étant pas entièrement terminée et il y a toujours de nouveaux décors à réaliser. On parle aussi de l’ambiance dans le camping de cette année, des jeux ont été organisés et surtout des concerts entièrement gratuits. Toys Breakers (punk rock), 1F CK (pap & rock fusion) et Outspoken (punk rock) ont pu divertir les campeurs en attendant l’ouverture des portes du festival.

    Je les quitte pour me diriger vers la petite scène où Dicktracy Lords ne va pas tarder. Je reverrai l’un d’eux un peu plus dans la soirée avec une masse à la main… rien d’alarmant… je vous ai déjà dit qu’on est chez les bûcherons.

  Les festivités commencent…

    Dicktracy Lords débutent cette deuxième journée du festival. Il n’y a malheureusement pas foule devant la petite scène, et c’est bien dommage ce groupe de rock’n’roll l’aurait bien mérité. Pour ma part j’apprécie de découvrir ces Parisiens.

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    Pour le prochain groupe sachant que mon ami depuis 37ans l’apprécie je lui tourne une petite vidéo qu’il aura en main dès le lundi suivant. Je laisse donc Jérôme vous en parler bien mieux que moi : « Ah Sticky Boys, un des rare groupe vu dans un petit bar (feu le BarAcat) puis sur la mainstage 2 du Hellfest. J’avais adoré l’album « Make Art » et « Calling the devil » sorti en 2017 est venu prouver que les Boys avaient les reins (le foie aussi) pour devenir un sacré groupe de live ! Et aujourd’hui au milieu de sapins, ils ont encore tout dévastés. Le power trio enchaîne les titres, le public est déjà plus présent et commence à s’échauffer pour Alestorm ! Je peux vous dire une chose, on va les revoir bientôt sur nos terres ! »

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    Rock Or Bust AC-DC Cover Band se produit ensuite sur la petite scène, un groupe de reprises comme son nom l’indique. Rien à redire ça sonne juste et du AC/DC ça fonctionne toujours qui plus est quand les membres du groupe se donnent à fond sur scène. L’un dès guitaristes va même descendre de scène entouré de quatre garde du corps pour se rendre sur la plate-forme surélevée pour livrer quelques riffs. Dommage qu’ils ne se produisent  pas sur la « main stage » ça aurait donné vu comment les festivaliers apprécient et en redemandent.

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    Il est temps de s’alimenter entre deux groupes. Le jour précédent nous avions eu une agréable surprise, je me dirige donc vers le stand de « Tofaille » puisque qu’il y a une version végétarienne. Rappelons que la recette de base, que nous avions dénichée sur le site officiel, est à base pomme de terre, oignons, lard, échine de porc et saucisses. Les cuistots ont donc fait l’effort de séparer les aliments dans des marmites pour en décliner une version végétarienne (et même végan). Au top les Sapins Barbus !!! Pour faire descendre tout ça une une petit mousse blonde la « Marie-Thérèse », la bière artisanale de Remiremont. Elle est douce cependant j’ai une préférence pour la Sapin Barbue.

    Sinon pour la restauration les festivaliers avaient le choix entre plusieurs stands (barbecue, Tofaille et burger) ainsi que deux bars pour s’abreuver. Ils pouvaient ensuite se poser sur vieux canapés (comme ceux qui se trouvent dans les garages des potes) placés sous de grandes gloriettes fabriquées maison bien évidemment. Tout est bien pensé je regrette en revanche le manque de tables hautes au niveau des bars, les places sont chères pour simplement poser sa barquette de bouffe et sa bière.

  On continue sur la « main stage »…

    La foule atteint son apogée pour Alestorm, les petits conifères sont venus en masse et ils sont survoltés. On m’avait prévenu, la sécu sera sur les dents !!! Alestorm font le show, déchaîne le public à tel point que les membres de sécurité sont obligés les soutenir les « crash-barrières », et un membre du staff des Sapins Barbus vient à la hâte planter de nouveau piton à coup de masse pour les maintenir en place. On a eu le droit bien sûr au traditionnel « Canard Géant » dans le public et le chanteur de All But One Joe CARTER-HAWKIN est soudainement apparu sur scène pour fêter son anniversaire. Il est jeté dans une brouette puis on lui sert un bon gros gâteau et une bonne bière, il se rappellera longtemps de ce moment.

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    C’est le tour de  Snap Border de continuer à emmener le publique sur la seconde scène, et si nos conifères étaient chaud avec Alestorm la température continue de monter avec Snap Border. Ils ont offre un magnifique Wall Of Death que vous pouvez retrouver sur leur page Facebook : Wall Of Death – Snap Border et il y a eu encore un anniversaire de fêté sur scène. C’est autour de Eddy, l’un des guitariste du groupe, de recevoir un magnifique cape rouge de Super Eddy qu’il portera jusqu’à la fin.

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    Dirty Deep termine la soirée sur la scène principale. Le mélange judicieux de guitare, basse, batterie et surtout de d’harmonica donnent des sonorités blues-rocks idéales pour apaiser les esprits. Je ne vais pas tarder à partir mais je sais que je reverrai Dirty Deep d’ici peu car ils sont programmés au Swamp Fest, le 7 et 8 septembre, sur l’aérodrome de Besançon-Thise (25).

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    Il est tard et deux heures de route m’attendent, je m’en retourne en pensant déjà à l’année prochaine. Bye Bye les Sapins Barbus, on ne vous oubliera pas…

Crédits photos : Nico Light

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