Pickhells

Style :
Rock
Membres du groupe :

Guitare: Richard

Batterie : Bastien

Chant: Raphaël

Basse: Grégoire

Ville d'origine :
Le locle (CH) / Morteau / Le Russey

Biographie

Pickhells plus qu’un quatuor rock, un nouvel ordre mondial ?

Fasciné par les théories du complot, les fakes news et les régimes sectaires, Richard puise son inspiration dans ce marasme youtubesque pour écrire les paroles de ses chansons.
D’ailleurs Pickhells s’interdit toute reprise, et utilise le français afin d’exploiter la richesse linguistique de sa langue maternelle. Des riffs puissants, de la distorsion, quelques accords dissonants et des envolées d’harmonica pour parfaire la recette Pickhells.
Ce style, ils le définissent par dystopique rock. Souvent scandaleuse et dénonciatrice, la dystopie
c’est la colère et le cynisme face à un système mondialisé voué à l’échec.
Officiellement formé en 2016 dans une version instrumentale, le groupe a pris un tournant
avec l’arrivée de Raphaël au chant. Depuis mai 2018 sa venue à permis de présenter la formation
complète en live.
Leur local est basé au Locle, dans les murs riches en projets culturels de l’ancienne poste. C’est là bas que leurs discussions les plus délirantes aboutissent à créer l’univers Pickhells. Parfois on se demande si ces quatre musiciens sont humains ou reptiliens !
Contrairement à la noirceur des sujets qu’ils abordent, leur humour et leur énergie est contagieuse.
Pickhells travaille dur à l’enregistrement de ses morceaux pour conquérir le monde aussi vite qu’un virus.
Aidé de leur manager perverse, calculatrice et opportuniste, ils tentent d’amasser le plus de
fans possible.
Grâce au contrat qu’ils sont sur le point de signer, les membres s’engageront les uns vis-à-vis des
autres, à mettre toute leurs forces dans la réussite du projet Pickhells.

Discographie

EP EN COURS

Clip

Albums Photos

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Samedi
20 juillet.

Landresse
nous revoilà ! La guerre n’est pas terminée ! Une partie
des guerriers est restée dormir sur place, plantant la tente ou
garant le camping-car à coté du champ de bataille. Nous on a refait
la route avec plaisir pour retrouver l’équipe de l’organisation de
festival. On se sent bien chez vous : Partout, ce sont des
sourires qui nous accueillent. Un vrai plaisir.

La
2e soirée commence avec KNUCKLE HEAD. Découverts lors de
« Mon Baby Blues Festival » à l’automne dernier,
je les attends avec plaisir. La batterie de Jock est installée sur
l’avant gauche de la scène tandis que le micro de Jack patiente à
droite. Son pied de micro est caractéristique, fait d’une grosse
chaîne, ornée à son sommet d’un crâne de ce que je pense être un
mouflon, avec ses grosses cornes spiralées et recourbées. Les 2
garçons proposent un set lourd et gras, qui mélange le blues, le
rock, la country. On voyage à travers les paysages poussiéreux de
l’ouest américain. On croit entendre dans le lointain les Harley
vrombir. Non seulement ils ont des « gueules » comme on
dit, mais ils ont aussi une présence forte sur scène. Jock ne s’est
pas calmé depuis la dernière fois derrière sa batterie, cognant
comme un fou… (je ne vois pas pourquoi il se serait calmé
d’ailleurs ?!!:-) ) et Jack nous embarque au son de sa guitare
et par sa voix profonde. Si vous les avez ratés, allez voir leur
clip « Gazoline »
extrait de leur dernier album. Un chef d’œuvre : Vous aurez
compris ce que je peine à exprimer avec ces quelques mots.

Allez,
retour sur la scène B. Aujourd’hui, c’est l’asso Mighty worms
qui tient les manettes de la programmation. Cette association
Bisontine travaille pour la promotion du Rock, et plus
particulièrement de la scène locale, depuis 2003. Ce soir au
programme, il y aura tour à tour SOUND OF DUST, LANDSLIDE, DAALE et
THE MANIAX.

SOUND
OF DUST
ne sont eux aussi que 2 sur scène, un batteur et un
guitariste. Au programme, quelque chose à mi-chemin ente le rock et
le blues, mais un son plutôt efficace. Il n’y a pas grand monde
devant la petite scène en ce début de soirée, et pourtant ils font
ce qu’il faut pour l’animer, le guitariste descendant au milieu du
public le temps d’un morceau. Pas facile de jouer de la guitare et
tenir le micro pour chanter en même temps : C’est un fan qui
proposera de servir de pied de micro temporaire tandis qu’un autre
apportera une bière à l’artiste ! Ambiance vraiment sympa pour
ce jeune combo dont je ne connais pas grand chose.

Pendant
ce temps en backstage au pied de la grande scène, les membres de
POGO CAR CRASH CONTROL s’échauffent ! Quelques
mouvements histoire de se mettre en jambe au pied de l’escalier pour
les uns, un fond de bière sur la nuque et les cheveux pour Lola, la
bassiste, pour se rafraîchir les idées (si si ! Je l’ai vue !!
Le houblon, ça doit être bon pour sa jolie chevelure blonde!), et
hop ! C’est parti pour un nouveau set bourré d’énergie !
Ça doit être la 3e ou 4e fois que je les vois, et j’ai hâte !
Du bon punk qui envoie !! Ils commencent à avoir une certaine
réputation. Leur passage au Hellfest entre autre n’y est sans doute
pas pour rien. Les textes, écrits en français, traitent des thèmes
actuels tels que le mal-être de la jeunesse actuelle. La musique qui
les accompagne est cinglante et leur prestation sur scène décape du
feu de dieu ! Et pourtant, ils savent aussi se poser entre deux
titres explosifs où ils vomissent toute leur rage, tant par les
mots, par le son que par leur jeu de scène. Débute alors une balade
aux notes plus douces qui permet aussi au public de reprendre son
souffle.

Du
coté de la scène B, on pourra découvrir LANDSLIDE, jeune
groupe de Indie Rock/Pop’90’s originaire de Besançon (25). C’est
le 2e concert seulement ce soir pour ce groupe fraîchement formé :
j’imagine le trac !… même si les musiciens sont issus de
précédents autres groupes. Suivront un peu plus tard dans la soirée
DAALE, trio originaire d’Épinal, qui se classe dans la
catégorie Grunge/Rock/Noise, puis THE MANIAX. Eux tournent
pas mal dans la région et plus loin. Il paraît qu’ils font du
Crossover Rock’n roll ! Je ne sais pas bien ce que cela veut
dire, mais en tout cas leur présence sur scène est indéniable.
Même si Julian, le chanteur, a quitté sa canne et son chapeau, ils
sont tous beaux avec leurs vêtements assortis à leurs jolis
nœuds-papillons gris ! Ce coté Circassien, voire freakshow un
peu désuet renforce l’image de ce groupe. Et musicalement, on
s’évade aussi dans une sorte de fresque mêlant l’étrange et le
fantastique au Rock’nroll.

En
milieu de soirée, BLACK BOMB A accaparait la scène A. On ne
présente plus ces parisiens qui écument les scènes depuis plus de
20 ans, balançant un punk Hardcore qui vous déchausse les
molaires ! Spécialistes des Circle Pits et wall of death, ils
n’ont pas dérogé aux habitudes, même si à la Guerre du Son, on a
fait plus petit que devant des très grandes scènes… mais les fans
ne pouvaient pas rater ça bien sûr ! Ça va de pair avec BBA !
L’énergie monstrueuse de ce groupe communiquée à son public et
leur style musical font d’eux un groupe à part en France, sur la
scène punk.

Allez,
je redonne la main à Yannick pour présenter les 2 autres grands
groupes de cette 2e soirée : OOMPH! et SHAARGHOT.

OOMPH!
C’est un groupe allemand de musique industrielle. Ils chantent en
anglais et en allemand. Le chanteur parle aussi quelques mots de
français (j’y reviendrai plus tard). Bien qu’ils aient commencé
à officier avant (et qu’ils ont même peut-être un peu inspirés)
leurs compatriotes de Rammstein, ils sont bien moins connus. Je suis
certain que beaucoup les découvraient ce soir.

C’est
définitivement un très bon groupe de scène. Par les costumes d’une
part : look un peu gothique pour le chanteur (et frontman) Dero,
casque souple d’aviateur orné de balles pour le bassiste… Mais
également par les différents postures que chacun prendra tout au
long du concert, debout sur des piédestals, brandissant les
guitares, etc. Et bien sûr par l’incroyable efficacité de leurs
titres.

Une
intro très martiale avec le titre « TRRR-FCKN-HTLR »
(issu de leur dernier album « Ritual » sorti en 2019) qui
fait énormément penser… ben à du Rammstein, tant dans la musique
que dans le chant. S’enchaînent alors des titres tous plus
entraînants les uns que les autres (« Träumst Du »,
« Jetzt Oder Nie », « Labyrinth », …) où
le chanteur tend fréquemment son micro vers le public pour l’inviter
à reprendre les refrains. A de multiples reprises, ce dernier se
saisit de baguettes pour frapper un tom qu’il a à sa disposition
au-devant de la scène.

A
un moment du concert une partie du matériel audio s’est arrêté.
Les claviers – dont les 2 guitaristes du groupe s’étaient
d’ailleurs emparé -mettent plusieurs minutes à rebooter. Pour
faire patienter Dero demande à la foule (en français) si ça va ?
si ça plane ? puis il entonnera avec le public la fameuse
chanson de Plastic Bertrand ! Il slamera d’ailleurs lui-même
un peu plus tard sur la foule.

Un
groupe définitivement à aller voir et revoir !

Arrive
le dernier concert. Il s’agit d’un groupe qui mérite qu’on s’y
attarde. Parce qu’ils font la clôture, et parce qu’ils ne sont
pas (à tort) encore très connus. Alors profitons-en pour faire les
présentations : SHAÂRGHOT.
Groupe français, 1er EP (« Mad party ») sorti en 2013,
qui distille un métal indus (pour faire simple) énergique, plutôt
sombre, et avec des teintes assez martiales.

Shaârghot,
ce n’est pas juste une musique efficace. C’est tout un univers
qu’ils installent. Imaginez vous un futur proche, ambiance blade
runner et cyber punk… Vous y êtes ! Le Shaârghot est le
fruit d’une expérience ratée, vivant dans les bas-fonds de la
ville, et constituant son armée de fidèles (ses « Shadows »)
en les contaminant avec son propre sang. Allez jeter un œil sur leur
dernier clip « Z//B » (éventuellement sur un célèbre
Hub porno pour y voir la version non censurée) et vous saisirez bien
l’ambiance.

Comment
transposent t’ils cela sur scène ? Éclairage sombre que
transpercent des lumières noires et vertes. Un écran de projection
à l’arrière de la scène qui offrira tout au long du set une
série d’images collant à l’ambiance survoltée (on y verra
notamment des extraits de leur clip « Break your body »
où une armée de mercenaires s’attaquent aux Shadows, scène
filmée par moment comme dans un FPS, en vue subjective). Tous les
musiciens sont recouverts de noir (c’est le parasite qui fait de
Shaârghot le Shaârghot), portent des lunettes stylées cyberpunk ou
des lentilles phosphorescentes. Le look du chanteur – hormis son
chapeau melon orné du “Great Eye” – fait un peu penser à celui
du héros de BD RanXerox. Shaârghot, le frontman, est déchaîné et
parcourt toute la scène. Il va fréquemment à la rencontre du
public pour les contaminer en les marquant sur le front de son
parasite, déclenche un wall of death en se trouvant lui-même au
point de rencontre des 2 vagues, utilise un bidon pour faire des
percussions dessus en intro de leur titre « Azerty »,
puis le jette dans le public.

Une
pause avec leur titre « Regrets » en toile de fond, le
temps de mettre un masque en forme d’araignée et c’est reparti
pour un tour. Le guitariste Brun’O Klose a équipé sa guitare
d’une sorte de bougie fontaine produisant une pluie d’étincelles
et de lasers, artifices auxquels il a plusieurs fois recours pendant
le set. Le bassiste Clem-X, a un jeu et un style beaucoup plus posé,
prenant à un moment le temps de s’allumer une cigarette. Ce n’est
d’ailleurs peut-être pas pour rien que son pied de micro est
équipé d’un repose verre où trône fièrement un gobelet de
bière. O.Hurt/U, le batteur, a un jeu très efficace, mais
malheureusement un peu trop en retrait sur la scène.

Contrairement
à d’autres de leurs prestations, il n’y avait pas Scarskin,
sorte de souffre-douleur que le Shârghot aime habituellement à
maltraiter à coup de clés à molettes ou batte de baseball. Il n’y
avait pas non plus les Mantes, créatures montées sur échasses avec
des lames de faux en guise de main (sans doute sont-elles restées au
Hellfest où Shaârghot a retourné le public 1 mois plus tôt).

Pendant
près d’une heure et demie le groupe nous en a mis plein les
oreilles et les yeux , et a passé en revue la plupart des
titres phares de leur 2 albums (« Vol.1 », et « Vol2 :
The Advent of Shadows » sorti il y a tout juste quelques mois).
A la fin du set que je n’ai pas vu passer, même impression qu’ils
m’ont laissé au Hellfest : Beaucoup dans le public ne
connaissaient pas, mais ont été conquis. Bienvenue à vous,
« Shadows » !

Merci
à Yannick et Franck de m’avoir prêté main forte pour la rédaction
de ce report.
Ainsi
s’achève la 15e édition de La Guerre du Son. Petit festival par la
taille de son infrastructure, mais grand par la qualité de sa
programmation, qui devient de plus en plus époustouflante d’année
en année. On se prend à rêver sur le chemin du retour d’un
Hellfest Comtois d’ici quelques années, là au milieu de cette
campagne bucolique… Et pourquoi pas ? Eux aussi ont commencé
tout petits à l’époque !

Crédits Photos : Franck Lamberthod, Yannick Bredent, Laurence
AMIELH

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    On retrouve Steph, nouvellement arrivée dans l’équipe, qui vous livre son ressenti sur le deuxième jour du Swamp Fest. Au programme Chicken Diamond, Josh Hoyer & Soul Colossal, Desana, Mars Red Sky, Jim Jones & the Righteous Mind et Hillbillies.

SWAMP FEST #1, Saison 1 – Episode 2

    De retour dans le bayou de Thise, nous voilà prêts à en découdre avec les 6 nouveaux groupes invités à fouler la scène à peine refroidie du Swamp Fest… Sauf que par un malencontreux malentendu, ce ne sont que les dernières notes de Chicken Diamond que j’entends en arrivant, persuadée que les concerts commençaient à la même heure que la veille ! C’est donc par une grande frustration de ne pas avoir pu découvrir de ce one-man-band que je commence l’épisode 2. Espérons que le multi-instrumentiste ramènera son blues funk dans les environs prochainement…

Chicken Diamond

    Réaction de base face à la déception, je me rue vers le stand miamesque, histoire de ne pas subir l’immense file d’attente observée la veille à l’heure où tous les estomacs cherchaient la paix…A l’instar de la programmation musicale, la qualité gustative est là aussi plus qu’au rendez-vous, et ce n’est pas pour déplaire aux rockers présents, merci aux artisans présents qui ont su prendre soin de nos papilles.

« 1 de 6 »

  Mais comme ce n’est pas une critique gastronomique que vous lisez, revenons-en au son…

    Les Etats-Unis (Lincoln, Nebraska) débarquent devant un public déjà plus dense que la veille à la même heure. Josh Hoyer accompagné de son Soul Colossal s’installe sur la scène franc-comtoise. Sachant qu’ils arrivent de l’Autriche et s’apprêtent à rallier l’Espagne pour continuer leur tournée, il est bien chouette qu’ils aient fait étape ici pour nous balancer leur soul électrique mâtinée de funk et R&B…Et ils captent l’audience très rapidement, car leur énergie et leur plaisir d’être là sont contagieux. Le frontman alterne la position assise devant ses keyboards avec des passages debout à venir chauffer la fosse, sous son chapeau inébranlable malgré les secousses, ou à encourager son trompettiste. Et les 4 musiciens ne sont pas en reste, tous très généreux et en contact régulier avec le public. Un set de quasiment 1 heure où l’on ne voit pas le temps passer, qui se termine en apothéose avec un solo du batteur. La plaine de Thise reprend des faux airs d’Amérique du Nord et s’enfonce dans la nuit qui promet d’être encore longue (mais pas plus chaude que la veille !).

Josh Hoyer & Soul Colossal
« 1 de 3 »

 

    Une fois la diffusion vidéo mise en route et réglée en 2 temps 3 mouvements, les locaux du jour investissent le plateau éclairé en fond de scène par l’Alligator en chemise à carreaux emblématique : Desana, trio bisontin d’indie rock, avec Kayou, sans souci remis de sa prestation de la veille (si, si, il double la mise au Swamp Fest !) Après avoir déjà écumé pas mal de scènes de festival de la région tout cet été, il tient la forme ! Increvable, oserais-je dire aussi, Incontournable de l’été 2018 ! Avec Ben au chant et Steph à la batterie, ils nous promettent tous les trois de nous asséner un « son ultra gras distillé à grands coups de bottes dans ta gueule », alors je ne vous fais pas de photo (pis des pros sont présents pour faire le taf bien mieux que moi! d’ailleurs allez vite les voir), ça envoie… Un set ultra-vitaminé qui excite encore bien plus la fosse qui n’attend que ça. S’il y avait dû y avoir une coupure de courant, c’est bien sur leur prestation qu’on n’aurait pas été étonnés que ça arrive, mais là encore, le talent de l’orga et des techniciens (là ou d’autres, jaloux, diraient « la chance du débutant ») a permis d’éviter cet aléa assez classique des festoches électrifiés.

Desana
« 1 de 2 »

 

    Le temps de laisser les marques de leurs grolles s’effacer de nos joues rouges, c’est de nouveau un trio qui s’avance, des Bordelais cette fois, à savoir le groupe de stoner psyché Mars Red Sky, en pleine tournée d’été commencée depuis mai avec un impressionnant nombre de dates et de villes européennes visitées. Et on peut dire que les empreintes de Desana ont largement eu le temps de disparaître de nos tronches, car pour la 1ère fois depuis le début du fest, le rythme et l’énergie bien rock font place à une atmosphère beaucoup plus planante et psychédélique. Un vrai repos pour nos tympans qui sont quand même bien câlinés. Un brin de lassitude vers la fin du set semble parcourir le public trop habitué à trépigner mais ce fût une bien belle chance de revoir ce groupe de 10 ans d’âge dans les parages (Méline Rock 2012 pour ceux qui y étaient !).

Mars Red Sky

    Après ce répit de beats et de remuage des jambes, retour au rock’n blues avec les Britanniques, Jim Jones & the Righteous Mind (ouais, le nom n’est pas simple, et les décrire non plus). Pour les avoir découverts à la soirée Halloween du Moloco l’an dernier, je m’attends de nouveau à un grand moment, et je ne suis pas la seule (« IMMANQUABLE » sur le flyer du Swamp Fest, c’est clair ?). Les braises dans le public n’étaient pas encore refroidies et le feu reprend très vite dans la fosse. C’est l’heure de ma seconde douche à la bière et le moment de bien ré-agripper les barrières devant la scène. Ca remue autant sur et devant la scène. Lookés comme jamais et à fond sur leurs instruments respectifs, ils sont à la hauteur des attentes et nous amènent vers 1h du mat’ sans temps mort ! Un grand moment…

Jim Jones & the Righteous Mind
« 1 de 3 »

 

    C’est enfin l’heure du 12ème et dernier groupe invité par la Heavy Gators’team, et nous replongeons plusieurs décennies en arrière, dans le rockabilly, avec l’arrivée des Hillbillies, de leur contrebasse, de leurs fringues typiques de l’époque et de leur cheveux gominés à souhait. Mais peut-être pas suffisamment, car les bananes sont très vite baladées de gauche à droite tout comme nos têtes ou nos hanches. Qui aurait pensé que ça swinguait autant à Dijon ? Y a pas à dire, un contrebassiste qui slappe, ça a de l’allure ! Les Hillbillies alternent leurs compos avec des reprises et mettent fin à cette seconde (et déjà dernièèèèèère, arf) journée du Swamp Fest avec un talent qui leur promet un bel avenir.

Hillbillies
« 1 de 2 »

 

    Comment conclure autrement ce report qu’en multipliant les félicitations à l’ensemble de ceux qui ont réussi à monter ce festival rock aux portes de Besançon, dans un lieu improbable, avec une programmation démentielle pour une première édition, qu’en remerciant tous les artistes qui ont relevé le défi et tous les bénévoles, encadrants et techniciens qui ont assuré, sans fausse note. On se dit rendez-vous pour la saison 2 hein ? Obligés les gars… Bye bye au Bayou…

Report par Steph

Crédits photos Nico Light

Publications associées :

◊ [LIVE REPORT] SWAMP FEST #1 : baptême de rock – 1er jour du festival

◊ [INTERVIEW] Le Swamp Fest qu’est ce que c’est ?

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Chicken Diamond

◊ [INTERVIEW] Semaine Swamp Fest : Desana

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Fallen Lillies
Out There
Sortie : avril 2018

La note
82%

Les Fallen Lillies et nous, si je dis pas de bêtises c’est depuis le début de MIFC. C’est après un concert d’un autre groupe de Laura, Tchernobyl Wave, que j’ai découvert ces 4 filles dans le vent.

Après un premier EP et plus d’une cinquantaine de dates (dont une tournée en Angleterre), les voilà de retour avec un EP 3 titres. On pourrait râler et dire qu’on veut un album mais après tout, on ne va pas les blâmer de prendre leur temps pour affiner leur style ! Et quel style !

Parlons du son déjà, grosse progression par rapport au premier EP, la voix de Hélène est mise en avant dans le mix, et c’est tant mieux ! Ses capacités vocales se sont encore améliorées, oscillant entre voix claire et plus rocailleuse !

Pour la suite, faisons un titre par titre :

Cold Rain : Après un départ plutôt calme, très « The Runaways » dans l’âme, la suite du morceau se montre plus agressive, presque Heavy ! L’extrait de film me parait dispensable, cela coupe un peu trop le morceau. Malgré tout, le rythme reprends avec ce riff qui reste bien dans  la tête !

M.I.A : Avec ce morceau cette fois, on rentre direct dans le frontal ! Plus heavy encore, avec parfois des relents Psychobilly, les Fallen Lillies montrent leurs nombreuses influences, passant par le Heavy Metal et le Rock’n’Roll à l’ancienne.

Truth be Told : Ce dernier titre (et oui c’est un ep) résume à lui tout seul ce que propose les Lillies, un Rock’n’Roll survitaminé, avec des refrains qui se retiennent facilement, une chanteuse élevée aux Runaways et des musiciennes biberonnées au Heavy Metal !

Let’s punch the Lilly inside you! Get out b****es!

Chant/guitare: Hélène
Batterie: Marine
Guitare Lead: Laura
Basse: Ludivine

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Chris Slade Timeline – Atelier des Môles à Montbéliard, Samedi 20 mai 2017 – Live Report by Lola

 

Il y avait un Monsieur, avec un grand M samedi dernier à l’Atelier de Môles… petit par la taille mais grand par le talent et la notoriété ! CHRIS SLADE : 70 ans, dont plus de 50 à malmener ses fûts et ses cymbales… 50 ans vous imaginez ?

Il a débuté sa carrière professionnelle avec Tom Jones vers1965… je parie qu’une bonne partie d’entre vous n’était même pas encore née !! Et puis il y a eu entre autres Manfred Man, Uriah Heep, David Gilmour, Gary Moore, Asia… j’en passe et des meilleurs. Mais surtout, Chris est connu pour son rôle au sein du mythique groupe AC/DC qu’il a accompagné de 1989 à 1994. Mais chez lui l’heure de la retraite, connait pas : revenu prendre du service pour eux en 2015, il mène sa tournée Timeline (et ses 9m2 de batterie !!) et prépare la prochaine avec ses vieux potes Australiens !

 

Avec un CV pareil, samedi soir, on a eu droit à un meltingpot de morceaux : si plus de la moitié de la setlist était consacrée à AC/DC (Dirty Deeds, High Voltage, You shook me, Hells Bells, Back in black, Riff raff, Thunderstruck, Whole lotta Rosie, Highway To Hell), les reprises de ses anciens groupes ont été tout aussi fabuleuses.

Accompagné par 2 guitaristes, un bassiste et 2 chanteurs aux voix admirables, le groupe a ravi le public qui s’est égosillé sur les tubes d’AC/DC, a rêvé sur les reprises de « Comfortably numb » de Pink Floyd et « Parisienne Walkways » de Gary Moore, a ri et balancé en rythme sur le fameux « Delilah » de Tom Jones ou sur « Davy’s on the Road Again » de Manfred Man, a plané sur « July morning » d’Uriah Heep… Et bien sûr le public a aussi bavé devant le solo de batterie de Chris, pendant quasiment 7 mn, durant lequel l’émotion était palpable dans la salle des Môles. Le bonhomme l’a bien ressentie puisqu’il a terminé en avouant « Vous m’avez mis la larme à l’œil ».

Bref, une fois de plus, Sabino et ses acolytes de la petite salle des Môles ont offert à leurs habitués une nouvelle tranche de vrai plaisir rock n’ roll. Tant pis pour ceux qui n’étaient pas là !

Lola Photographie – Laurence AMIELH

 

Photos CHRIS SLADE TIMELINE :

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negative« Spectrum of the past », c’est une plongée dans un style quasi inconnu pour moi mais comme souvent, ce type de découverte me permet d’apprécier un nouveau genre de Metal. Et ici, on part dans un Gothic/Rock joué par des Metalleux, ce dernier détail étant important pour s’imaginer la musique du groupe.

Donc premier Ep pour ce groupe crée fin 2014 par  Sarkasm (ex- Messaline, ex-Fragments Of Dirt, ex-Nora Fries) au chant (NDH : Rencontré lors du Ragnardrock Fest) et à la programmation batterie et de Requiem (Last Requiem, Blood For Dexter), en charge des guitares, de la basse, des claviers et des chœurs.

Coté production, rien à dire c’est professionnel, je reprocherai peut être la mise en retrait des guitares pour laisser une grande place au chant. Choix finalement assez étudié car la voix de Sarkasm a un coté totalement hypnotique et ritualiste qui vous emmène très loin.

5 titres, et quelques pépites comme « Spectrum of the past » dont l’influence Moonspell est palpable à chaque note, franchement en fermant les yeux j’avais l’impression d’entendre Fernando. Aucun doute, les Portugais ont vraiment été une source d’inspiration pour Negative Ritual car justement, ils arrivent à allier le Gothic Rock aux sonorités Metal Extrême avec finesse.

Malgré tout, même si j’aime ce type de chant, il aurait fallu le faire évoluer, varier sur les titres car il pourrait à la longue lasser l’auditeur. Il y a bien quelques incursions de vocaux extrêmes mais seulement en backing sur le morceau « Darvulia ».

Pareil pour le rythme mais là c’est plus une question de gout personnel, j’avoue, j’aime quand ça booste un peu et je pense que la démarche de Negative Ritual n’est pas dans la rapidité, mais bien dans la mélancolie.

Donc pour un premier Ep, c’est plutôt une réussite. J’attends de voir si les influences extrêmes revendiquées par le groupe (Behemoth, Rotting Christ, …) vont se révéler dans les nouveaux morceaux.

Pour écouter

Pour suivre le groupe

1 Two Messiahs 4.32
2 Spectrum of the past 3.5
3 The Blood Eagle 5.00
4 Darvulia 4.44
5 No More Effigies 4.08
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